Geville

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Geville
Geville
Jouy-sous-les-Côtes vers 1900
Rue Naudin et Café Brin.
Blason de Geville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Canton Commercy
Intercommunalité Communauté de communes Côtes de Meuse Woëvre
Maire
Mandat
Pierre Brasseur
2014-2020
Code postal 55200
Code commune 55258
Démographie
Population
municipale
623 hab. (2016 en augmentation de 2,98 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 19″ nord, 5° 41′ 39″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 400 m
Superficie 33 km2
Localisation

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Geville est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est, regroupant trois communes associées (fusion partielle avec maintien de conseils municipaux associés) : Corniéville, Jouy-sous-les-Côtes devenue juridiquement Geville en tant que commune principale et Gironville-sous-les-Côtes. Cette fusion date de 1973. Le nom choisi est en rapport avec le site de la Chapelle de Gévaux dont le nom signifie le « Val de la Joie ».

Geville faisait partie de la communauté de communes de la Petite Woëvre depuis sa création en 2002. Elle fait désormais partie de la nouvelle communauté de communes Côtes de Meuse - Woëvre créée en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire des communes est situé entre les côtes de Meuse et la forêt de la Reine située dans la Woëvre.

La commune fait partie du parc naturel régional de Lorraine[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Corniéville (Cornica villa, Corniacae villa en 1152). Formation médiévale en -ville au sens de « domaine rural ». Ernest Nègre explique le premier élément par le nom de personne roman Cornicus[2]. Or, les formes anciennes postulent plutôt en faveur de l'adjonction de l'appellatif -ville, à un toponyme préexistant : on y discerne un élément Corn-, suivi des suffixes d'origine gauloise -ica ou -iacae (cf. -acum). On trouve ce genre d'association assez fréquemment en toponymie, cf. par exemple Tonneville (Seine-Maritime), Taunacum villa VIIe siècle.

Gironville, toponymie : nom germanique Gero (Girunnivilla en 965).

Jouy (Gaudiacum en 770), d'un type toponymique gallo-roman *GODIACU, basé sur le nom de personne chrétien Godius (formé sur le latin gaudium / gaudia « joie »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Jouy-sous-les-Côtes devient Geville à la suite de sa fusion-association avec Corniéville et Gironville-sous-les-Côtes[3].

  • Corniéville :
    • Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Saint-Mihiel.
    • Ancienne abbaye de Rangéval, fondée au 12e par Hadwige, femme de Thierry d'Apremont, de l'ordre des prémontrés ; l'église, commencée en 1729, fut détruite à la Révolution.
  • Gironville-sous-les-Côtes :
    • Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Thiaucourt.
    • En 1588, Charles III, duc de Lorraine, permit la construction d'une enceinte fortifiée autour de l'église.
  • Jouy-sous-les-Côtes :
    • Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Saint-Mihiel.
    • Maison de charité-hospice, fondée en 1745.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Pierre Brasseur    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 623 habitants[Note 1], en augmentation de 2,98 % par rapport à 2011 (Meuse : -2,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492570625668752728752756803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720732753681720662798712770
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
702695548377360348350336292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
294283504476443489563574584
2013 2016 - - - - - - -
612623-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes.
Église Saint-Léger de Gironville.
  • Ancienne abbaye de Rangéval à Corniéville XIIe siècle, reconstruite début XVIIIe siècle en style Renaissance par Nicolas Pierson : murs d'enceinte, logis abbatial, communs, deux ailes en équerre, cloître voûté d'ogives, salle capitulaire à colonnes corinthiennes, sacristie à deux nefs voûtées en étoile, réfectoire à voûtes d'ogives en arc brisé, grand escalier à colonnes ioniques, cheminées. Elle a été classée par les Monuments historiques en 1965[8].
  • Église Saint-Symphorien de Corniéville : construite en 1717 retable du maître-autel, chaire.
  • Église Saint-Léger de Gironville-sous-les-Côtes, fortifiée, de style ogival flamboyant : clocher-tour muni d'un hourd en partie XIIIe siècle, nef à 4 travées, abside pentagonale, chapiteaux Renaissance, christ et vierge de douleur en bois peint XVIe siècle. Elle a été classée par les Monuments historiques en 1908[9].
  • Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes XVe siècle, fortifiée : bretèche munie de deux meurtrières, tourelle d'escalier polygonale à meurtrières, chœur flamboyant.
  • Chapelle de Jévaux, de Jouy-sous-les-Côtes chapelle actuelle de 1890, but de pèlerinage.

Édifices militaires[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée de la belle Époque à Jouy-sous-les-Côtes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Geville Blason D'azur au triangle renversé, bastionné aux deux angles du chef et évidé d'or au G majuscule du même posé en abîme; au chef de gueules à l'écusson gironné de huit pièces d'azur et d'or accosté à dextre d'une fleur de cornouiller et à senestre d'une grappe de raisin le tout d'or.
Détails
Blason composé par R.A. Louis avec les conseils de la Commission héraldique de l'UCGL et mis à disposition de la commune en 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard et Thérèse Génot, Corniéville, les bâtiments de l'abbaye de Rangéval, dans Congrès archéologique de France. 149e session. Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, p. 95-112, Société française d'archéologie, Paris, 1995
  • Bernard Ardura, Abbayes, prieurés et monastères de l'ordre de Prémontré en France des origines à nos jours: dictionnaire historique et bibliographique, Presses universitaires de Nancy, , 734 p. (ISBN 2864806851 et 9782864806851)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine, (lire en ligne)
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes..., Volume 2, Droz, p. 1001.
  3. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=55&codecom=258
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Abbaye de Rangeval (ancienne) », notice no PA00106538, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église Saint-Léger de Gironville », notice no PA00106539, base Mérimée, ministère français de la Culture