Geville

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Geville
Geville
Jouy-sous-les-Côtes vers 1900
Rue Naudin et Café Brin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Commercy
Intercommunalité Communauté de communes Côtes de Meuse Woëvre
Maire
Mandat
Pierre Brasseur
2020-2026
Code postal 55200
Code commune 55258
Démographie
Gentilé Gévillois, Gévilloises
Population
municipale
617 hab. (2019 en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 19″ nord, 5° 41′ 39″ est
Altitude Min. 233 m
Max. 400 m
Superficie 33 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commercy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Commercy
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.geville.fr

Geville (prononcé [ʒevil]; nommée également Géville non officiellement) est une commune française située dans le département de la Meuse en région Grand Est, regroupant trois communes associées (fusion partielle avec maintien de conseils municipaux associés) : Corniéville, Jouy-sous-les-Côtes devenue juridiquement Geville en tant que commune principale et Gironville-sous-les-Côtes. Cette fusion date de 1973. Le nom choisi est en rapport avec le site de la Chapelle de Gévaux dont le nom signifie le « Val de la Joie ».

Geville faisait partie de la communauté de communes de la Petite Woëvre depuis sa création en 2002. Elle fait désormais partie de la nouvelle communauté de communes Côtes de Meuse - Woëvre créée en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire des communes est situé entre les côtes de Meuse et la forêt de la Reine située dans la Woëvre.

La commune fait partie du parc naturel régional de Lorraine[1].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Geville est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Commercy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 19 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (48,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,2 %), terres arables (29,8 %), prairies (18 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,5 %), eaux continentales[Note 3] (3 %), zones urbanisées (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Corniéville (Cornica villa, Corniacae villa en 1152). Formation médiévale en -ville au sens de « domaine rural ». Ernest Nègre explique le premier élément par le nom de personne roman Cornicus[9]. Or, les formes anciennes postulent plutôt en faveur de l'adjonction de l'appellatif -ville, à un toponyme préexistant : on y discerne un élément Corn-, suivi des suffixes d'origine gauloise -ica ou -iacae (cf. -acum). On trouve ce genre d'association assez fréquemment en toponymie, cf. par exemple Tonneville (Seine-Maritime), Taunacum villa VIIe siècle.

Gironville, toponymie : nom germanique Gero (Girunnivilla en 965).

Jouy (Gaudiacum en 770), d'un type toponymique gallo-roman *GODIACU, basé sur le nom de personne chrétien Godius (formé sur le latin gaudium / gaudia « joie »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , Jouy-sous-les-Côtes devient Geville à la suite de sa fusion-association avec Corniéville et Gironville-sous-les-Côtes[10].

  • Jouy-sous-les-Côtes :
    • Anciennement diocèse de Toul, bailliage de Saint-Mihiel.
    • Maison de charité-hospice, fondée en 1745.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours Pierre Brasseur [11]
Réélu pour le mandat 2020-2026
   

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2019, la commune comptait 617 habitants[Note 4], en augmentation de 0,82 % par rapport à 2013 (Meuse : −4,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492570625668752728752756803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720732753681720662798712770
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
702695548377360348350336292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
294283504476443489563584612
2018 2019 - - - - - - -
618617-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes.
Église Saint-Léger de Gironville.
  • Ancienne abbaye de Rangéval à Corniéville XIIe siècle, reconstruite début XVIIIe siècle en style Renaissance par Nicolas Pierson : murs d'enceinte, logis abbatial, communs, deux ailes en équerre, cloître voûté d'ogives, salle capitulaire à colonnes corinthiennes, sacristie à deux nefs voûtées en étoile, réfectoire à voûtes d'ogives en arc brisé, grand escalier à colonnes ioniques, cheminées. Elle a été classée par les Monuments historiques en 1965[16].
  • Église Saint-Symphorien de Corniéville : construite en 1717 retable du maître-autel, chaire.
  • Église Saint-Léger de Gironville-sous-les-Côtes, fortifiée, de style ogival flamboyant : clocher-tour muni d'un hourd en partie XIIIe siècle, nef à 4 travées, abside pentagonale, chapiteaux Renaissance, christ et vierge de douleur en bois peint XVIe siècle. Elle a été classée par les Monuments historiques en 1908[17].
  • Église de l'Invention de Saint-Étienne de Jouy-sous-les-Côtes XVe siècle, fortifiée : bretèche munie de deux meurtrières, tourelle d'escalier polygonale à meurtrières, chœur flamboyant.
  • Chapelle de Jévaux, de Jouy-sous-les-Côtes chapelle actuelle de 1890, but de pèlerinage.

Édifices militaires[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

  • Musée de la belle Époque à Jouy-sous-les-Côtes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

La commune n'as pas de blason connu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard et Thérèse Génot, Corniéville, les bâtiments de l'abbaye de Rangéval, dans Congrès archéologique de France. 149e session. Les Trois-Évêchés et l'ancien duché de Bar. 1991, p. 95-112, Société française d'archéologie, Paris, 1995
  • Bernard Ardura, Abbayes, prieurés et monastères de l'ordre de Prémontré en France des origines à nos jours : dictionnaire historique et bibliographique, Nancy/Pont-à-Mousson, Presses universitaires de Nancy, , 734 p. (ISBN 2-86480-685-1 et 9782864806851)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie, Décret no 2015-73 du 27 janvier 2015 portant renouvellement du classement du parc naturel régional de Lorraine, (lire en ligne)
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes..., Volume 2, Droz, p. 1001.
  10. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=55&codecom=258
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  16. « Abbaye de Rangeval (ancienne) », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église Saint-Léger de Gironville », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.