Verny

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Verny
Verny
Église Saint-Michel.
Blason de Verny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Messin
Maire
Mandat
Victorien Nicolas
2020-2026
Code postal 57420
Code commune 57708
Démographie
Gentilé Vernois [1]
Population
municipale
1 951 hab. (2018 en augmentation de 0,62 % par rapport à 2013)
Densité 500 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 28″ nord, 6° 12′ 14″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 246 m
Superficie 3,9 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Verny
(ville-centre)
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Faulquemont
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Verny
Liens
Site web http://www.verny.fr

Verny est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Verny se trouve à 12 kilomètres au sud de Metz, sur la rive droite de la Seille, un affluent de la Moselle.

Carte de la commune.

Transports[modifier | modifier le code]

Verny se situe sur la route départementale 913 ou rue de Metz. La rocade Sud de Metz est à cinq kilomètres au nord de la commune et permet de rejoindre l'autoroute A31 plus à l'est. À cinq kilomètres au sud, vers Louvigny, se trouvent la gare de Lorraine TGV et l’aéroport régional de Lorraine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Verny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Verny, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 2 645 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (34,4 %), zones urbanisées (22,8 %), prairies (20,5 %), forêts (18,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,6 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Verny date de 914, quand Vigeric, alors abbé de Gorze, fait présent à l’abbaye de terres situées sur le ban de Verny. Nous n’avons jusqu’à présent retrouvé aucune trace de document parlant de Verny avant 914 et aucune fouille archéologique connue n’a été faite sur le site. Mais l’étude étymologique du mot Verny peut laisser penser qu’il existait déjà un domaine rural à l’époque romaine. Verny pourrait ainsi avoir une origine gallo-romaine, Vernius (ou Vernio), un nom d’homme, auquel s’ajoute la désinence -acum, qui servait à désigner des domaines. Nous aurions ainsi *Vernius-acum, *Verniacum, c’est-à-dire le domaine de Vernius. Cependant, le substantif celtique *verno- ( > verne), aulne, n'est pas impossible[12]. Homonymie avec Vergné (Charente-Maritime).

Il existe aussi, hors de la Lorraine, un saint Verny, encore honoré dans le centre de la France, comme saint patron des vignerons. Son origine, que l’on situe sur les bords du Rhin, remonte à la fin du XIIIe siècle.

Le ban de Verny appartenait à l’ancienne famille de Vergney, qui tenait ce fief des seigneurs de Cherisey. En 1331, céda à l’évêque de Metz ses droits sur la maison forte de Verny, sur la ville et ses appartements[13]. À partir de ce moment le seigneur de Verny sera vassal de l’évêque de Metz et l’histoire de Verny sera liée à celle de la principauté épiscopale de Metz.

Cette maison forte, un petit château fort, sera détruite en 1635 par les Suédois, pendant la guerre de Trente Ans.

Au début du XVIe siècle, la seigneurie de Verny est dans la famille de Barisey. Puis elle sera partagée entre les familles de Flavigny, de Feriet et de Collin, toutes issues de la haute bourgeoisie messine. Par la suite les de Feriet seront les seuls seigneurs du ban de Verny de 1671 à la Révolution et Louis Philippe de Feriet, qui fut président du Parlement de Metz, construisit un nouveau château à l’époque de Louis XV.

De 1814 à 1870, Verny sera réuni à la commune de Pournoy-la-Grasse pour ne former qu’une seule mairie, mais à deux sections, tout en demeurant chef-lieu de canton.

En 1869, rien ne va plus entre les deux sections de la commune Pournoy - Verny et celles-ci décident de se séparer. Ce sera fait par un décret de Napoléon III datant du .

Le premier conseil municipal de Verny se réunit le , peu de temps avant la guerre franco-allemande de 1870. Il n'y pas de combats à Verny, mais les troupes allemandes occupent le village d’août à et logent dans la mairie et l’école. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Verny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Pour protéger Metz, siège du district de Lorraine, la construction d'un fort est programmée près de Verny. La Feste Wagner, sur les communes de Pournoy-la-Grasse et de Verny, complète la seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914)[14]. Les Allemands construiront ainsi, sur le territoire de Verny et de Pournoy-la-Grasse, un groupe fortifié devant servir de position avancée du sud messin, à la fois sentinelle et gardienne de la vallée de la Seille. Située à 1 km au nord de Verny, la forteresse domine la Seille d’une hauteur de 65 à 70 mètres. Elle s’étend sur une sorte d’éperon et s’allonge d’est en ouest sur environ 1 200 m. L’association pour la découverte de la fortification messine réhabilite le site et y organise régulièrement des visites[15]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

Pendant l’entre-deux-guerres, Verny se modernise peu à peu.

La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion de la Moselle (1940) seront, en revanche, la cause de traumatismes profonds et de destructions massives. En 1940-1941, de nombreux habitants sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, en 1944, le château du XVIIIe siècle est bombardé par l’aviation américaine. Il s’ensuivra un incendie, qui ne laissera rien de cette ancienne demeure seigneuriale. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Verny est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le [16], à la fin de la bataille de Metz.

Au début des années 1970, Verny « explosera » et sa population passera de 257 habitants en 1968 à 1465 en 1982. C’est à ce moment que se feront tous les aménagements qui font le charme du Verny d’aujourd’hui.

Les années 1970 voient une extension considérable du village : la rue du Moulin avec ses 120 logements locatifs, rue de Lorraine et son lotissement les Chenevières. À l'extrémité, les habitations des Acacias sont plus récentes (2007 - 2008).

De 1998 à 2002 : lotissement d'Avigy (140 maisons).

2009 : travaux de construction d'un nouveau lotissement Les Bagrasses (46 parcelles).

2015 : travaux de construction d'un nouveau lotissement La Bergerie (40 parcelles).

De 1790 à 2015, Verny était le chef-lieu de l'ex-canton de Verny.

Économie[modifier | modifier le code]

Nombreux commerces et artisans[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2001 Walter Cavaliere    
mars 2001 mars 2008 Jean-Louis Rossignol    
mars 2008 mai 2020 Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine PS Vice-présidente du conseil régional
mai 2020 En cours Victorien Nicolas    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , la Communauté de Communes du Vernois a fusionné avec les communautés de communes d'Accueil de l'Aéroport Régional de Lorraine et de Rémilly et Environs pour donner naissance à la Communauté de Communes du Sud Messin comptant environ 15 000 habitants et 35 communes. Depuis le la commune de Villers-Stoncourt a quitté la Communauté de Communes du Sud Messin pour rejoindre la Communauté de Communes du Pays de Pange.

Le Président de la CCSM est Jean Paul Eckenfelder (maire de Fleury).

Représentants de la commune de Verny au conseil communautaire[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse Gansoinat Ravaine (2e vice-présidente, chargée de l'aménagement et de l'urbanisme)
  • François Valentin
  • Chantal Bricout
  • Victorien Nicolas
  • Séverine Courtois-Sené
  • Pierre Noirot

Services publics[modifier | modifier le code]

En sus de la mairie, deux services publics sont présents sur la commune :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[19].

En 2018, la commune comptait 1 951 habitants[Note 3], en augmentation de 0,62 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1871 1875 1880 1885 1890 1895
191194192278295261255232227
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
211375364219212223243235249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2382571 2161 4671 4341 5001 7831 9331 953
2018 - - - - - - - -
1 951--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21]. |recens-prem=2004 |nombr.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Fort de l'Aisne à Verny.
  • Fontaine fortifiée.
  • Voie verte du bois de l'Hôpital.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Centre socio-culturel Faber : bibliothèque et dojo.
  • Accueil périscolaire Les Diablotins inauguré en 2009.
  • Espace de loisirs : terrain de football, courts de tennis, city stade, jeux pour enfants.
  • Dans la cour du Château : boulodrome, maison des associations.
  • École maternelle et élémentaire.
  • Collège Nelson-Mandela. Il reçoit les élèves de Verny, ainsi que d'autres originaires de communes voisines (Pommérieux, Pournoy-la-Grasse, Fleury, Solgne, Goin, Liéhon, Louvigny etc).
  • Etablissement régional d'enseignement adapté (équipé d'un planétarium). Fermé.
  • Caserne de sapeurs pompiers.
  • Gendarmerie.
  • Halle communale : marché dominical.

Architecture militaire[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, néo-romane de 1854.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Léon-Ignace Mangin, né le , fils du juge de paix du canton. Après avoir passé ses premières années à Verny, il ira au collège Saint-Clément à Metz. Entré au noviciat des jésuites de Saint-Acheul, près d’Amiens, il part ensuite comme missionnaire en Chine en 1882. Il est rapidement chargé d’un important district, Ho Hien Fou, comprenant 240 paroisses et 20 000 chrétiens. Et puis survient la guerre des Boxers. Le , les Boxers exterminent 1 800 chrétiens dans l’église de Tchou-Kia-Ho. Le père Mangin était parmi eux. Et le , le pape Pie XII béatifia 56 de ces martyrs qui avaient pu être identifiés, dont le père Mangin. Il a été canonisé par Jean-Paul II le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Verny Blason
D 'argent à trois pals de sable
Détails
Ce blason est utilisé par la commune depuis le XIXe siècle. Selon E. de Bouteiller il s'agit du blason de la Maison de Verny, d'ancienne chevalerie. Cependant le sceau de Pierre de Verny de 1338 et de Jean de Verny de 1489 portent un écu gironné[22]. Verny est décorée de la Croix de guerre 1939-1945, reçue le 14 juillet 1950 et ajoutée depuis au blason[23].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Louis Rossignol, Verny, 1 000 ans d’histoire.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/verny/verny.html
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Verny », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur insee.fr (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud Paris 1978.
  13. Henry de Cherisey
  14. Association pour la Découverte de la Fortification Messine sur fort-de-verny.org
  15. ADFM sur verny.fr.
  16. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.15:Recensement préfectoral sur les dates de libération).
  17. http://verny.fr/vie-economique
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Perrin de Dommartin et Dom Pelletier (manuscrit de Vienne) donnent à cette famille les armes suivantes « Gironné d'argent et de gueules de seize pièces à la bordure de gueules chargée de seize besants d'argent à l'écusson de même mis en abîme. »
  23. Le Républicain lorrain, La Lorraine vue du ciel, édition 2009, Verny