Villers-sous-Prény

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Villers-sous-Prény
Villers-sous-Prény
Église Saint-Blaise.
Blason de Villers-sous-Prény
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Jean-Yves Heresbach
2020-2026
Code postal 54700
Code commune 54579
Démographie
Population
municipale
343 hab. (2018 en diminution de 1,44 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 38″ nord, 5° 59′ 59″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 364 m
Superficie 6,17 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-à-Mousson
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Villers-sous-Prény
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Villers-sous-Prény

Villers-sous-Prény est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. Le territoire de ce village fait partie du Parc naturel régional de Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village sur le Trey, à 57 kilomètres N.-N.-O. de Nancy, chef-lieu de l'arrondissement, 7 kilomètres N.-O. de Pont-à-Mousson, chef-lieu du canton.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villers-sous-Prény est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,8 %), terres arables (24,3 %), prairies (18,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,2 %), zones agricoles hétérogènes (12,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

l'église et le château vers 1910.

On peut voir au Musée lorrain à Nancy un biface taillé en silex trouvé au XIXe siècle sur le territoire de cette commune. Des fragments de meule en basalte de l'Eiffel ainsi que des tessons de poterie sigillée témoignent d'une occupation à l'époque gallo-romaine.

« Ce village est ancien : un seigneur voué de Villers figure comme témoin dans la confirmation de la fondation de l'abbaye de Sainte-Marie-au-Bois sous Prény, par le duc Mathieu, en 1108. En 1406, le duc Charles II manda à plusieurs gentilshommes d'envoyer cent hommes de Vandières et de Villers au château de Prény pour le renforcer. En 1600, la seigneurie de Villers fut acquise par Salomon de Roussey, seigneur de Meuvre. Le droit de bourgeoisie dans ce village, était de 14 francs, celui de taverne de 10. Le droit de jauger les vins appartenait au roi. L'église de Villers a été construite en 1766. Il y a, sur le territoire de cette commune, une fontaine dite de Saint-Blaise, dont l'eau a, dit-on, la vertu de guérir la fièvre. » (Extrait de Le Département de la Meurthe. Statistique historique et administrative, par Henri Lepage - Reproduction en fac-similé de l'édition de Nancy 1843.- Berger-Levrault, 1978).

  • Dès le début de la Première Guerre mondiale, ce village est occupé par les troupes allemandes qui fusilleront un jeune homme en même temps que le curé et quelques habitants du village voisin de Vandières ; les furieux combats du Bois-le-Prêtre se déroulent à proximité. En , lors de la réduction du saillant de Saint-Mihiel par les troupes américaines, la population civile est évacuée par l'occupant en Belgique dans la région de Tirlemont.
  • Le , vers 22 heures, un bombardier anglais Avro Lancaster s'écrase sur le territoire de la commune. Quatre des sept membres de l'équipage sont tués et reposent aujourd'hui dans le vieux cimetière du village. L'un des membres d'équipage, Mr Clifford Hopgood, enterré dans ce cimetière, a fait l'objet d'un article dans le Brisbane Courier Mail (Australie) concernant un arbre (Tree of Life) planté à sa mémoire. Cet article est paru dans le supplément du Courier Mail les 23- (http://www.couriermail.com.au/extras/qweekend/).
  • En septembre-, le général américain George Patton a établi son quartier général dans ce village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1599 1600 Claudin Liegaulx    
1688   Nicolas Michon    
mars 2001 2014 Joël Serurier    
2014 mai 2020 Jean-Pierre Bigel    
mai 2020 En cours Jean-Yves Heresbach [8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 343 habitants[Note 3], en diminution de 1,44 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
318406411405410373443417446
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
394398354360342363343316321
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
311315248242270268263269339
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
284297344352340345346347348
2018 - - - - - - - -
343--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1710, il y avait 69 feux (par "feux, il faut entendre "ménage" ou "foyer").

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fête patronale le (Saint-Blaise), déplacée au dernier dimanche d'avril. Les habitants sont surnommés les "Bians laous" soit "Loups blancs".

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château maison seigneuriale XVIIIe siècle, avec colombier XVIIIe siècle.
  • Fontaine-Lavoir (XIXe siècle).
  • Monument aux morts (XXe siècle).
  • Église paroissiale dédiée à saint Blaise (XVIIIe siècle).
  • Monument de la Vierge (1946) du sculpteur Georges Acker (1905-1968).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-sous-Prény Blason
Détails

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chrétien, A.-J. - Excursions agricoles faites au nom de la Société centrale d'agriculture de Nancy, rapport lu en séance, le , par M. Chrétien... 2e excursion : ferme de M. Marc, à Villers-sous-Prény. - Nancy, impr. de J. Troup, [1844]. - In-8° , 31 p. - (Société centrale d'agriculture de Nancy. - Extrait du Bon cultivateur)
  • Lepage, Henri. - Le Département de la Meurthe. Statistique historique et administrative.- Reproduction en fac-similé de l'édition de Nancy 1843.- Berger-Levrault, 1978
  • Lepage, Henri. - Les Communes de la Meurthe. - 1853
  • Nos Villages lorrains, revue publiée à Pagny-sur-Moselle. [Contient de nombreux articles sur ce village]
  • Perrin, René. - L'Esprit révolutionnaire à Villers-sous-Prény avant la Révolution française. - (Le Pays lorrain et le Pays messin, 1912, p. 513-522)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.