Kerbach

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Kerbach
Kerbach
Église Saint-Remi
Blason de Kerbach
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Forbach Porte de France
Maire
Mandat
Daniel Fritz
2020-2026
Code postal 57460
Code commune 57360
Démographie
Gentilé Kerbachois
Population
municipale
1 199 hab. (2019 en augmentation de 0,25 % par rapport à 2013)
Densité 269 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 02″ nord, 6° 57′ 57″ est
Altitude Min. 231 m
Max. 360 m
Superficie 4,45 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Sarrebruck (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Stiring-Wendel
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Kerbach
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Kerbach
Géolocalisation sur la carte : Moselle
Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Kerbach
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Kerbach
Liens
Site web kerbach.fr/

Kerbach [kɛʁbak] est une commune française de l'agglomération de Forbach, située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau de Lixing et le ruisseau le Waeschbach[Carte 1].

Le ruisseau de Lixing, d'une longueur totale de 10,3 km, prend sa source dans la commune de Folkling et se jette dans la Sarre à Grosbliederstroff, après avoir traversé six communes[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Kerbach.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin Houiller ». Ce document de planification, dont le territoire est approximativement délimité par un triangle formé par les villes de Creutzwald, Faulquemont et Forbach, d'une superficie de 576 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[2]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[3].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau de Lixing, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Kerbach est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 15 communes[7] et 82 547 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sarrebruck (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (33,7 %), prairies (17,5 %), zones urbanisées (14,5 %), cultures permanentes (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), forêts (8,3 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Kerpach (1257), Gyrperes (1262), Kirperch (1277), Kerbanck (1577), Kirbach (1594), Kerpachen (1668)[14], Herbach (1801).
  • Kerboch en francique lorrain.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La seconde partie -bach provient du vieux haut allemand bak, bah (apparenté à beach en anglais), " court d'eau, ruisseau", devenu Bach en allemand standard. En effet, deux courts d'eau passent par Kerbach : la Bousbach et la Waeschbach, affluents du ruisseau de Lixing, lui-même affluent de la Sarre. Cet aspect se retrouve d'ailleurs sur le blason de Kerbach, où un court d'eau est représenté.

La première partie Ker- est plus sujet à débat. Selon Joseph Allmang, ce suffixe pourrait dériver du moyen haut allemand kürn, " le moulin ". En effet, la commune comptait plusieurs moulins : la Losermühle, située sur le ban d'Etzling, la Oligmühle citée en 1747, la Neumühle évoquée en 1752 et la Altmühle, citée en 1727[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait du comté de Forbach.
  • L'ancien village de Bieslingen (Büslingen en 1594) se situait sur la commune de Kerbach, il a été détruit à la fin du XVIe siècle[16]. L'ancien village de Bettingen cité au XIIIe siècle et en 1594, a eu son ban partagé en 1720 entre les villages de Kerbach et Behren.
  • Le village fut presque entièrement détruit durant la Guerre de Trente Ans.
  • Le 1er septembre 1939, les habitants de Kerbach sont évacués à Saint-Laurent de Cognac, en Charente, après l'annonce de la Seconde Guerre Mondiale. En hommage, deux rues de Kerbach ont été rebaptisées : la rue du 1er septembre et la rue de Saint-Laurent de Cognac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1665 1669 Clément Meyer    
1926 1935 Émile Nicolay    
1935 1945 Nicolas Albert    
1945 1947 Joseph Meyer    
1947 1960 Émile Weyland    
1960 1983 Lucien Fritz    
1983 1989 Louis Philippe    
mars 1989 mars 2008 Jean-Marie Bildstein   Instituteur retraité
mars 2008 nov. 2013 Laurent Bour   Comptable retraité
déc. 2013 En cours Daniel Fritz   Fonctionnaire de la Police Nationale en retraite

Jumelage[modifier | modifier le code]

Saint-Laurent de Cognac : depuis 2001[17]. C'est dans ce village charentais que les kerbachois furent évacués le 1er septembre 1939.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2019, la commune comptait 1 199 habitants[Note 3], en augmentation de 0,25 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
3901901858751 0491 0761 0971 1671 230
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 2481 2451 2531 265743760782879816
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
358365350357400506557597842
1990 1999 2006 2011 2016 2019 - - -
9119771 1321 1931 1971 199---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Remi 1735.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Kerbach » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « le ruisseau de Lixing »
  2. « SAGE Bassin Houiller », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  3. « Les SDAGE des districts Rhin et Meuse (2022-2027) », sur www.eau-rhin-meuse.fr (consulté le )
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Unité urbaine 2020 de Sarrebruck (ALL)-Forbach (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sarrebruck (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  15. « Notre histoire », sur www.kerbach.fr (consulté le )
  16. Mémoires de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle (1859)
  17. « Saint-Laurent-de-Cognac: signature de la charte au bout du voyage », sur CharenteLibre.fr (consulté le )
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.