Hamonville

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Hamonville
Hamonville
Église Saint-Mansuy.
Blason de Hamonville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Patrice Velle
2020-2026
Code postal 54470
Code commune 54248
Démographie
Population
municipale
96 hab. (2017 en augmentation de 1,05 % par rapport à 2012)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 43″ nord, 5° 48′ 52″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 267 m
Superficie 6,66 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Hamonville

Hamonville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé au nord de la forêt de la Reine, à 38 Km de Nancy, 19 Km de Toul,

Fig 1 - Hamonville (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 673 hectares comportait en 2011, 43.5 % de zones agricoles, 22 % de forêts 31.5 % de prairies et 3.5 % de surfaces en eau.

Le territoire est arrosé par les cours d'eau suivants :  Ruisseau d'Esche (0.771 km),  Ruisseau de Berupt (1.692 km),  Ruisseau de l'Etang de la Grande Naue (0.762 km), Ruisseau de l'Etang Fion (1.36 km),  Ruisseau du Grand Etang (1.178),  Ruisseau du Pre St-Martin (1.378 km) [1] .

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Écart de Varin-Chanot ; dépendance de l'abbaye de prémontrés de Rangéval dans la Meuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village apparaît dans la seconde moitié du XIIe siècle sous deux noms : Hamunviler en 1155/1172, et Hamunvilla en 1184 (Cartulaire de l'abbaye de Rangéval[2]).

Le toponyme est formé de l'anthroponyme germanique Hamo et du terme latin villa, grand domaine latifundiaire puis village, ou de son dérivé villare, domaine propice à l'implantation d'une villa puis hameau. Ce type de toponyme est caractéristique du Haut Moyen Âge[3]. A cette époque la forme latinisée Haimonisvilla était utilisée[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans sa statistique, l'abbé Grosse, n'ayant pas trouvé d'archives très anciennes estime que le village serait de fondation récente[5], néanmoins le répertoire archéologique de Meurthe (Beaupré) mentionne la découverte de reste d'habitations aux lieux-dits Braquois et à la Grande Corvée[Note 1] avec tuiles et tessons de poteries qui pourrait être l'indice d'un occupation ancienne (romaine ?) du territoire communal[6].
Le bourg existait depuis le haut moyen-âge comme en témoigne H. Lepage dans sa notice :

"Une charte de Bertrand, évêque de Metz, de l'an 1184, fait mention de la donation qui avait été faite à l'abbaye de Rangéval par Alexandre, chevalier d'Apremont, de l'usage et du pâturage d'Hamonville"[7]

Il semble donc que ce territoire, comme Beaumont et Mandres aux quatre tours appartenait aux comtes d'Apremont qui le confiaient en gestion à des seigneurs, dont la famille de Beauvau, par exemple :

«..le , Jean, sire de Beauvau, chambellan du Roi de Sicile (le duc de Lorraine) et seigneur d'Hamonville en partie, permet à une nommée Sibille Woirin, dudit lieu, de se marier avec Didier, fils du maire de Sambumont (Beaumont), et renonce à sa postérité...»[7]

- En effet, pour éviter la fuite de main-d'œuvre en dehors de leurs possessions, les seigneurs pouvaient donner autorisation (ou non) de mariage en dehors de la commune, et donc renoncer à bénéficier pour eux-mêmes du travail de la descendance du marié qui quittait la commune.

D'autres seigneurs prélevaient un impôt sur les productions de la commune, les archives historiques en font la liste entre 1325 et 1755 :

  • Jean de Bar, échevin de Verdun (1325);
  • Alof de Beauvau et Christophe d'Ourches (1524) ;
  • Jeanne de Ville, dame de Neuville en Verdunois, veuve de François Warin, lieutenant général au bailliage de Saint-Mihiel (1575);
  • Charles Blanchard, sous-lieutenant d'une compagnie de chevau-légers pour le service du duc de Lorraine (1707);
  • les sieurs du Chesnois et de Thouvenin, lequel vendit sa portion, en 1765 ;

Les habitants d'Hamonville possédaient toutefois en commun un droit d'usage de 70 arpents dans un bois de haute futaie ; un même droit dans un paquis de cinq arpents, dans cent jours de terres labourables, dans 50 arpents de prés, biens qui deviendront communaux à la révolution[7].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Dommages au cours de la guerre 1914-1918.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jean-Paul Girard    
mars 2008 En cours Patrice Velle[8],[9]   Cadre de la fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2017, la commune comptait 96 habitants[Note 2], en augmentation de 1,05 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1161301158391126117124134
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
12212512213312112110810394
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
808659685555576453
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
54556413212210510310094
2017 - - - - - - - -
96--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole,  au XIXe siècle :

« Surf. territ.: 750 ha, dont 175 hect. en terres lab., 19 en prés, 87 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 10 hectol., en avoine 18. Chevaux, vaches, moutons et porcs »[14],[5]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[15]), la commune de Hamonville était majoritairement orientée[Note 3] sur la polyculture et le poly - élevage (auparavant même production ) sur une surface agricole utilisée[Note 4] d'environ 771 hectares (égale à la surface cultivable communale) en légère augmentation depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 861 à 787 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 5 (6 auparavant) exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 9 unité(s) de travail[Note 5]. (14 auparavant)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison de Clermont-Tonnerre avait un fief dont les bâtiments ont été transformés en ferme.
  • Église Saint-Mansuy, reconstruite après 1918.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Hamonville Blason
D'or à la croix ancrée de gueules cantonnée de quatre étoiles de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • Mgr de Beauséjour, évêque de Carcassonne, de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon. Les Clermont-Tonnerre comtois. A Vauvillers. A Luxeuil. A Hamonville ,Besançon , Impr. Jacques et Demontrond, 1929, In-8°, 204 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lieux-dits inconnus au fichier FANTOIR pour la commune 54248.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  3. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  4. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  5. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 24 octobre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, réd. sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, (lire en ligne), p. 64
  3. Aude Wirth, Les Noms de lieux de Meurthe-et-Moselle : Dictionnaire étymologique, Haroué, Gérard Louis, , 313 p. (ISBN 2-914554-43-5).
  4. Pouillé ecclésiastique du diocèse de Toul, B. Picart, 1711 - "HAMONVILLE"
  5. a et b E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne)
  6. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes / par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne)
  7. a b et c Henri Lepage, Les communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département...., vol. 1, (lire en ligne), p. 463
  8. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 11 août 2020)
  9. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 11 août 2020)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 235
  15. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  16. Paul de Beauséjour, Clermont-Tonnerre comtois. A Vauvillers. A Luxeuil. A Hamonville, (lire en ligne), •TROISIEME PARTIE Les Clermont-Tonnerre à Hamonville (154)