Gézoncourt

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Gézoncourt
Gézoncourt
Église Saint-Lambert
Blason de Gézoncourt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Intercommunalité Communauté de communes du bassin de Pont-à-Mousson
Maire
Mandat
Bernard Burté
2020-2026
Code postal 54380
Code commune 54225
Démographie
Population
municipale
177 hab. (2017 en augmentation de 3,51 % par rapport à 2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 18″ nord, 5° 59′ 45″ est
Altitude Min. 205 m
Max. 305 m
Superficie 5,34 km2
Élections
Départementales Canton du Nord-Toulois
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Gézoncourt
Liens
Site web http://www.conseil-general.com/mairie/mairie-gezoncourt-54380.htm

Gézoncourt est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Gézoncourt est situé au nord est de la France entre Pont-à-Mousson et Nancy à proximité de Dieulouard, dans la vallée de l'Esch et la petite Suisse lorraine, dont les collines et les vallons se succèdent le long du ruisseau de Jezainville jusqu'à Martincourt.

Fig 1 - Gezoncourt (ban communal)

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 532 hectares comportait en 2011, 47,5 % de zones agricoles ,  48.5 % de forêts, et  4% de prairies. Le territoire communal est arrosé par le ruisseau d'Esche sur 0,9 km[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de son histoire, le village a vu sa dénomination fluctuer : Gisencourt. 1188. H.L. II, c. 482 ; Gisoncourt, Gisoncuria. 1402. Registrum[2] ; Jusoncourt. 1441. Domaine de Pont-à-Mousson ; Gisoncourt. 1498. Domaine de Pont-à-Mousson ; Gesoncourt. 1551. Domaine de Pont-à-Mousson[3] ; Gisoncourt. 1708. État temporel des Paroisses[4] ; Jesoncourt, Jesoniscuria.(forme latinisée) 1710. Pouillé du diocèse de Toul[5].

Le nom de Gézoncourt est formé sur le prénom d'origine dialectale germanique Giso(n) et le substantif cortem : le domaine de Giso[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

M Toussaint signale des substructions d'époque romaine au nord du village[7],[8].

H. Lepage reconnaît lui-même que les archives historiques et l'histoire sont pauvres sur la commune aussi parfois dénommée Gisoncourt. Toutefois, l'architecture de l'église (éléments du XIIIe siècle) semble indiquer une fondation à une époque assez reculée.

Selon lui, on ne possède d'autres documents, sur le village de Gezoncourt, que des actes  de reprises ou des dénombrements donnés aux comtes de Bar, puis aux ducs de Lorraine, par  les différents possesseurs de cette terre entre 1333 et 1620, mais une première citation de la chapelle en 1188 est fournie dans les archives de l'Eglise[9].

Le village a également dépendu du château de Pierre-Fort à Martincourt, voisin.

Pour les périodes antérieures à cette fondation médiévale, les répertoires et sources archéologiques citent des indices d'occupation ancienne dont :

« Sépultures nombreuses au Bois le prêtre. (Epoque incertaine.) »[10] Présence gallo-romaine[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1884 Joseph Playe    
1884 1888 Joseph Grandpierre    
1888 1892 René Manginois    
1892 1914 Jules Martin    
1914 1929 Désiré Martin    
1929 1935 Julien Claude    
1935 1945 René Barthélemy    
1945 1965 Léon Burté    
1965 1983 Jean Stosse DVG  
1983 2008 Daniel Henry    
2008 En cours Bernard Burté[13],[14]   Ancien cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2017, la commune comptait 177 habitants[Note 1], en augmentation de 3,51 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
156176193181206223239246261
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
244238193191201189184157143
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
138132134927689106128117
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
99107112134132161165169170
2017 - - - - - - - -
177--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et peu viticole au XIXe siècle :

« Surf. territ.: 533 hect.; 361 en terres lab., 16 en prés, 11 en vignes, 108 en bois. »[19],[9]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs.

D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[20]), la commune de Gézoncourt était majoritairement orientée[Note 2] sur la production de céréales et d'oléagineux sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 270 hectares (au delà de la surface cultivable communale) stable depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est réduit de 18 à zéro entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus que 1 exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 2 unité(s) de travail[Note 4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Moulin de Villevaux[21].
  • Lavoir et fontaine Saint-Lambert.
  • Pré de la Tarte. Ce pré était, sous l'Ancien Régime, tenu par le curé pour le droit des premiers enfants qu'on baptisait après Pâques ou la Pentecôte[22].
  • Église romane Saint-Lambert : nef et chevet XIe/XIIe siècles, chapelles latérales XVIe siècle, tour XIXe siècle[23], inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [24].
  • Croix de chemin dit de Saint-Lambert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Gézoncourt Blason
Parti, coupé d’azur au pal bretessé d’or chargé d’une vergette de sable, et d’argent à la croix engrêlée de gueules, parti de gueules à la crosse épiscopale d’or, accostée de deux épées d’argent la pointe en bas.
Détails
Sous l'Ancien Régime, Gézoncourt dépendait pour moitié du marquisat d’Heudicourt (le pal et la croix) et de la prévôté de Dieulouard (la crosse et les épées).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune :  production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure  en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 21 novembre 2019)
  2. Registrum Beneficiorum Diœcesis Tullensis, anno 1402. Réédité dans le Recueil de documents sur l'histoire de Lorraine, tome VIII, par Henri Lepage. Nancy, chez Wiener, aîné, fils. 1863.
  3. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862.
  4. Henri Lepage, Les Communes de la Meurthe : Journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département, volume 1, Nancy, Chez A. Lepage, 1853.
  5. Œuvre de François Benoist, capucin de la Province de Lorraine, dit Benoît Picart
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations non-romanes, formations dialectales, volume 2, Librairie Droz, Genève, 1991.
  7. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  8. Jean Hubert, « Maurice Toussaint. Répertoire archéologique du département de la Meuse (période gallo-romaine) . Bar-le-Duc, Imprimerie Contant-Laguerre, 1946. », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 106, no 2,‎ , p. 387–387 (lire en ligne, consulté le 27 novembre 2019)
  9. a et b Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 217
  10. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 68
  11. Maurice Toussaint, La Lorraine à l'époque gallo-romaine
  12. Registres des délibérations du conseil municipal de Gézoncourt
  13. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 11 août 2020)
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 11 août 2020)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1-278-24895-1 et 978-1-278-24895-0, OCLC 936241814, lire en ligne)
  20. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »
  21. De l'eau au moulin
  22. Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, p. 112, (lire en ligne)
  23. Gézoncourt et environs
  24. « Église romane Saint-Lambert », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture