Viéville-en-Haye

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Viéville (homonymie) et -en-Haye.

Viéville-en-Haye
Viéville-en-Haye
Église Saint-Airy.
Blason de Viéville-en-Haye
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Marc Martinoli
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54564
Démographie
Gentilé Viévillois
Population
municipale
147 hab. (2017 en diminution de 8,12 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 37″ nord, 5° 55′ 38″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 357 m
Superficie 8,54 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte administrative de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Viéville-en-Haye
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Voir sur la carte topographique de Meurthe-et-Moselle
City locator 14.svg
Viéville-en-Haye
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Viéville-en-Haye
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Viéville-en-Haye

Viéville-en-Haye est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est. L'église a pour patron saint Airy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village situé dans un vallon, près de la route de Pont-à-Mousson à Thiaucourt à 35 Km de Toul.

Fig 1 - Vieville (ban communal)

D’après les données Corine land Cover, le ban communal de 760 hectares comportait en 2011,  71.5 % de zones agricoles , 28.4 % de forêts et quelques zones urbanisées. Le territoire communal est arrosé par le Ruisseau de Trey sur 90 m.  [1]

communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Viéville-en-Haye
Jaulny Prény Vilcey-sur-Trey
Thiaucourt-Regniéville Viéville-en-Haye Vilcey-sur-Trey
Euvezin Limey-Remenauville Vilcey-sur-Trey

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ecclesia Vetustae villae, 1106 - Magna via Vieville, 1138 - Viesville, 1250 - Viesville-en-Heys, 1402 - Vetteravilla, 1402 - Viezville, 1436 ; sont les différentes graphies recensées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[2].

Le nom désignait donc, dès les premiers écrits analysés par les historiens, une station ancienne (vetusta, vetera) sur une voie de liaison (magna via).

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Tautécourt ou Tantécourt, à la limite avec la commune de Prény, ancienne ferme.[3]

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama du village.

dans son ouvrage, H Lepage parle de cette commune en ces termes :

« Ce village existait déjà au XIIe siècle. C'est sur son territoire qu'avait été fondée, en 1126, par Simon Ier, duc de Lorraine , l'abbaye de Ste-Marie-aux-Bois, pour des religieux de l'ordre des Prémontrés. L'évèque Henri, frère du duc Simon, fit la dédicace de l'église, en 1127. Cette abbaye fut transférée , en 1607, dans la ville de Pont-à-Mousson. »[3]

On peut en déduire que le ban de la commune de Vilcey-sur-Trey dépendait alors de Viéville.

Au Moyen Âge, les habitants de Viéville devaient au duc de Lorraine une garde au château de Prény.

Viéville-en-Haye fut ruinée par la soldatesque messine lors du conflit de 1427-29 qui opposa la cité de Metz au duc de Lorraine et ses alliés. Alarmé par Jean Griffon, abbé de Sainte-Marie-aux-Bois qui détenait la collation de la cure de Viéville, le duc de Lorraine René d'Anjou ordonna la restauration de ce village par une charte datée de 1436. Soixante-dix années plus tard, ce lieu était toujours ruiné et vide d'habitants. Grâce aux dons du chevalier Nicolas de Heu et de l'écuyer Nicolas Remiat qui abandonnaient aux Prémontrés « tout tel droit, wagiere, seigneurie, assises, retenues, rentes, censes, droictures et revenus » dans les localités de Viéville-en-Haye et de Vilcey-sur-Trey, Pierre de Prény, abbé de Sainte Marie-au-Bois put faire appel en 1504 à des colons afin de reconstruire cette localité et leur concéda à cette fin les terrains nécessaires pour édifier « deux reins de maisons », ainsi que des terres à cultiver ; de même une partie de la forêt abbatiale fut cédée à la nouvelle communauté villageoise de Viéville-en-Haye. Cette restauration fut cette fois une réussite et les religieux de Sainte-Marie purent prélever dîmes et rentes dont « l'assise » sur leurs nouvelles ouailles.

Lors de la guerre de Trente ans, vers 1635, les Suédois, convertis au protestantisme, y apportèrent la désolation.

Le village est détruit pendant la guerre de 1914-1918, après évacuation de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 16 avril 2014)
Marc Martinoli    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en diminution de 8,12 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
266255279243262288295314306
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
301305296256265251241255250
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
245230211178178177181168151
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
159133124125150162164165156
2017 - - - - - - - -
147--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole, peut-être viticole, au XIXe siècle :  

« Surf. territ. 844 ha dont  536 à 580 hect. en terres lab. , 2 à 74 en prés et vignes, 164 en bois. L'hectare semé en blé et seigle peut rapporter 3 hect., en orge 5, en avoine 6. Chevaux, bêtes à cornes et moutons. Culture de la pomme de terre et des prairies artificielles. »[8],[3]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur primaire comprend, outre les exploitations agricoles et les élevages, les établissements liés à l’exploitation de la forêt et les pêcheurs. D'après le recensement agricole 2010 du Ministère de l'agriculture (Agreste[9]), la commune de Viéville-en-Haye était majoritairement orientée [Note 2] sur la production de céréales et d'oléagineux sur une surface agricole utilisée[Note 3] d'environ 1028 hectares (supérieure à la surface cultivable communale) en hausse depuis 1988 - Le cheptel en unité de gros bétail s'est fortement réduit de 227 à 69 entre 1988 et 2010. Il n'y avait plus qu' 8 exploitation(s) agricole(s) ayant leur siège dans la commune employant 10 unité(s) de travail[Note 4],(11 exploitations/ 16 unités en 1988) ce qui place cette commune parmi celles ou l'activité agricole se maintenait.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument de la 5e Div. US (1918).
  • Maison seigneuriale de 1752 avec un colombier de 1781, au milieu de la localité. Détruite au cours de la Première Guerre mondiale.
  • Église Saint-Airy construite en 1920.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Adopté en 1982, le blason est d'argent à l'écusson d'azur chargé de la lettre antique M d'or accompagné de trois étoiles à six branches de même, accompagné de sept tourteaux de sinople ordonnés en orle.

L'abbé de Sainte Marie aux Bois était seigneur du lieu, d'où les armes de l'abbaye: Un M et trois étoiles. En 1738, les habitants de Viéville ont déclaré posséder sept cantons de bois différents; ceux-ci sont représentés par les sept tourteaux (ronds) de sinople

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.
  • BAZAILLE Manuel ;
    • "L'abbatiat de Jean Griffon" Nos Villages lorrains n°98 juin 2005.
    • "L'abbatiat de Pierre de Prény", Nos Villages lorrains , n°102, avril 2006.
    • "L'abbatiat de Servais de Lairuels,"Nos Villages lorrains, n°113, octobre 2008.
  • OLRY, E. - Répertoire archéologique de l'Arrondissement de Toul, Cantons de Domêvre, Toul-Nord et Thiaucourt. - (Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, 1871, 2nde série, 13e vol.)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.
  2. Orientation technico-économique de la commune : production dominante de la commune, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel de l'ensemble des exploitations agricoles de la commune à la production brute standard.
  3. Superficie agricole utilisée : superficies des terres labourables, superficies des cultures permanentes, superficies toujours en herbe, superficies de légumes, fleurs et autres superficies cultivées de l'exploitation agricole.
  4. Unité de travail annuel : mesure en équivalent temps complet du volume de travail fourni par toutes les personnes intervenant sur l'exploitation. Cette notion est une estimation du volume de travail utilisé comme moyen de production et non une mesure de l'emploi sur les exploitations agricoles.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 15 novembre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : rédigé sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, (lire en ligne), p. 154
  3. a b et c Henri Lepage, Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative, (lire en ligne), p. 607
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. E. Grosse, Dictionnaire statistique du département de la Meurthe : contenant une introduction historique..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne)
  9. « Ministère de l'agriculture et de l'alimentation - agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Résultats - Données chiffrées », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 28 novembre 2019) : « Principaux résultats par commune (Zip : 4.4 Mo) - 26/04/2012 - http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/zip/Donnees_principales__commune.zip »