Nicolas Vanier

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Nicolas Vanier
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Nicolas Vanier en 2011

Naissance (53 ans)
Dakar (Sénégal)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Nicolas Vanier, né le à Dakar (Sénégal), est un aventurier, écrivain et réalisateur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Nicolas Vanier est né au Sénégal alors que son père y fait son service militaire. Il grandit en Sologne dans une ferme de 125 hectares[Où ?], celle de son grand-père, qui lui a fait découvrir la nature[1],[2]. Il fait ses études au lycée agricole de Montargis[3]. Il est lauréat de la fondation Zellidja[4]. Il suit ensuite une formation à l'ISTOM où il obtient son diplôme[3].

Expéditions et réalisations[modifier | modifier le code]

Passionné par le Grand Nord dès l'adolescence, il commence ses expéditions en traversant à pied la Laponie en 1982[5].

En 1983, il entreprend une traversée en canoë dans le Grand Nord québécois depuis Schefferville jusqu'à la baie d'Ungava sur les traces des Indiens montagnais.

En 1983, il s'attaque au Grand Nord québécois sur les traces des indiens Montagnais. Il explore le grand nord canadien en traversant la péninsule du Nouveau-Québec-Labrador avec des traîneaux à chiens. Cette exploration fera l'objet d'un premier ouvrage, Grand Nord, et d'un documentaire télévisé pour Antenne 2, Le coureur des bois[6],[5].

En 1986 et 1987, il parcourt les montagnes Rocheuses et l'Alaska, en trois étapes, avec les moyens de locomotion traditionnels de ces régions[5].

En 1990 et 1991, il entreprend la traversée de la Sibérie, partant de Mongolie pour rejoindre l'océan Arctique, pour une expédition de 7 000 km.

En 1993, il retourne en Sibérie où il partage le quotidien d'une famille d'éleveurs nomades évènes[5].

De 1994 à 1995, il entreprend avec sa femme et sa fille, Montaine, alors âgée d'un an et demi, un voyage d'un an à travers les Rocheuses et le Yukon jusqu'en Alaska. Un long-métrage, L'enfant des neiges, sort en salles en décembre 1995[7].

En 1998-1999, il entreprend l’Odyssée blanche, un voyage de 8 600 km en traîneau de chiens de Skagway (Alaska) jusqu’au Québec en moins de 100 jours[8].

En 2004, le premier film de Nicolas Vanier, Le Dernier Trappeur, sort au cinéma. Le film relate un an de la vie de Norman Winther, l’un des derniers trappeurs du Yukon canadien.

En 2005-2006, Nicolas Vanier parcourt son Odyssée sibérienne, un périple de 8 000 km et de 4 mois à travers la Sibérie, qu'il effectue à raison de 80 kilomètres par jour avec un attelage de dix chiens, d'Irkoutsk à Moscou. Le départ a lieu le 1er décembre 2005 sur les bords du lac Baïkal, et l’arrivée se trouvait en plein cœur de la Place Rouge[9].

En 2008, il tourne en Sibérie pour le film Loup, qui sort en salles en décembre 2009.

En décembre 2013, sort le film Belle et Sébastien, dont il est le réalisateur. Une avant-première au profit de la SPA est organisée à cette occasion[10].

En 2013-2014, Nicolas Vanier entreprend l’Odyssée Sauvage, une traversée en traîneau de chiens de la côte Pacifique de la Sibérie jusqu’au lac Baïkal, en passant par la Chine et la Mongolie[11],[12],[13]. Il en fait un film éponyme, l’Odyssée Sauvage[14], sorti en DVD le 3 décembre 2014 et diffusé sur M6 pendant les fêtes de fin d’année[15].

Engagements et projets[modifier | modifier le code]

Nicolas Vanier au camp de Vassieux-en-Vercors.

Il participe en 2000 à la mise en place de l'association Les Fauteuils glissants, qui a pour objet de rendre accessible aux personnes handicapées moteur la pratique de la randonnée en traîneaux à chiens dans le monde.

Nicolas Vanier est parrain de la Fondation IDEE dédiée aux épilepsies de l'enfant et de l'adolescent[16].

En 2009, ouvre le Camp Nicolas Vanier à Vassieux-en-Vercors, un lieu destiné à sensibiliser les visiteurs à l’environnement et à l’apprentissage des gestes concrets pour la préserver[17]. En juillet 2014, le Camp est mis sous fermeture administrative par la DDPP et la Préfecture après plusieurs demandes de mise en conformité pour protéger la faune environnante[18]. Une association qui a recueilli 10 des 61 chiens du Camp Vanier a annoncé que ces derniers étaient dans un état précaire et victimes de dénutrition[19], à la suite de quoi Nicolas Vanier a dit que les chiens "seraient" en période de mue et suivis médicalement et qu’une discussion avec l’association avait mené à une pacification de la polémique[20] à la suite de l'abandon des 10 chiens de son camp. Deuxième camp qui ferme ses portes, le 1er était au Canada.

En 2009, Nicolas Vanier parraine L’école agit !, une initiative de l'éducation nationale qui vise à intégrer dans les programmes scolaires des projets liés à l’environnement et au développement durable[21].

Depuis 2010, Nicolas Vanier parraine les trophées du tourisme responsable, un concours organisé par la SNCF qui décerne une récompense aux entreprises de tourisme respectueuses de l’environnement et des hommes[22]. Une opération qui s'est exportée dans d'autres pays tels que le Liban, la Chine ou le Japon[23].

En juillet 2010, il présente, à la demande du groupe immobilier Nexity, un projet de tour "verte" dans le quartier de la Défense[24].

En septembre 2010, il bat plusieurs records du monde de vitesse FIA sur le circuit de Linas-Montlhéry au volant d’un prototype de formule 1 électrique, la Peugeot EX1[25],[26].

En 2011 et 2012, Nicolas Vanier réitère son parrainage aux trophées du tourisme responsable[22].

En 2013-2014, l’expédition l’Odyssée Sauvage est accompagnée d’un programme pédagogique d’éducation au développement durable proposé aux écoles françaises en collaboration avec Canopé et le Ministère de l’éducation nationale[27].

Courses de chiens de traîneau[modifier | modifier le code]

Les chiens de traîneau constituant l’un de ses principaux moyens de locomotion lors de ses expéditions, il participe en 1996 à la Yukon Quest, une course de 1 600 km à travers le grand nord canadien et l'Alaska, il finit la course 13ème sur 28 attelages avant d'être disqualifié pour vol de sac.

En 2003, il réitère sa participation à la Yukon Quest[28] , mais il abandonne en début de course n'ayant plus de chien de tête pour mener son attelage.

En 2005, il organise avec Henry Kam et Dominique Grandjean la Grande Odyssée Savoie Mont Blanc, une course de chiens de traîneau, première de cette envergure en Europe[29].

En 2015, il participe pour la troisième fois à la Yukon Quest, et arrive en 9ème position.

Il a pour projet de participer en 2016 à l'Idatorod, une autre grande course de chiens de traineaux de 1700 kilomètres en Alaska.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Courts métrages et documentaires
  • 1985 : Coureur des bois
  • 1988 : Caravane
  • 1988 : Rivières ouvertes
  • 1988 : Partage des eaux
  • 1989 : Documentaire sur la course des trappeurs au Labrador
  • 1997 : Un hiver de chiens
  • 2006 : Chiens des neiges
  • 2007 : Grande Odyssée 2007
  • 2013 : La dernière meute
Longs métrages

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Vavasseur, « Un fermier nommé Nicolas Vanier », sur leparisien.fr,‎
  2. Florence Batisse-Pichet, « Nicolas Vanier : où vit le réalisateur de Belle et Sébastien ? », sur Côté Maison,‎
  3. a et b Séverine Tavennec, « Nicolas Vanier : mes 20 ans », sur L'étudiant,‎
  4. « Zellidja, Bourses de voayges, palmarès 2012 », sur Zellidja.com
  5. a, b, c et d « Biographie de Nicolas Vanier », sur Commeaucinema.com
  6. Isabelle Morizet, Interview de Nicolas Vanier dans l'émission Il n’y a pas qu’une vie dans la vie sur Europe 1, 16 juin 2013
  7. « L'enfant des neiges », sur Allociné
  8. « Nicolas Vanier : Dates de ses expéditions, livres et films en dvd », sur Aventure-nord.com
  9. « "L’Odyssée sibérienne franco-russe" de Nicolas Vanier, explorateur du Grand Nord », sur Russie.net,‎
  10. « Nicolas Vanier et Gaumont soutiennent la SPA ! », sur Spa.asso.fr,‎
  11. « L'Odyssée Sauvage, un rêve, un défi », sur M6.fr
  12. « L'Odyssée Sauvage, top départ », sur RTL.fr,‎
  13. Vincent Peillon, « Bravo à Nicolas Vanier pour son exploit humain et pédagogique en faveur de l'environnement », sur Education.gouv.fr,‎
  14. L'Odyssée Sauvage sur Allociné
  15. « Avec mes chiens, l’Odyssée sauvage de Nicolas Vanier (M6) : confidences d'un aventurier », sur Télé 7 Jours,‎
  16. « Fondation IDEE, maquette de présentation », sur Fondation IDEE
  17. Anne-Laure le Gall, « Le Camp Nicolas Vanier. Un labo écolo », sur Paris Match,‎
  18. « Le camp de l'explorateur Nicolas Vanier visé par une fermeture administrative », sur Le Figaro,‎
  19. Pascale Bieri, « Nicolas Vanier: ses chiens étaient maltraités », sur Lematin.ch,‎
  20. Olivier Pérou, « Nicolas Vanier : "Ces accusations sont sans fondement et intolérables" », sur Le Point,‎
  21. Laure Tréhorel, « Nicolas Vanier : « Les enfants aussi peuvent contribuer à la sauvegarde de l’environnement » »,‎
  22. a et b « Annonce des nominés - 6e édition des Trophées du Tourisme Responsable », sur SNCF.com,‎
  23. « L’école: précurseur du développement durable?(1) », sur ConsoGlobe,‎
  24. Eric Tréguier, « Nicolas Vanier recruté par le promoteur Nexity », sur Challenges,‎
  25. Emmanuel Genty, « Concept Peugeot EX1 : roadster 100% électrique », sur Auto Source,‎
  26. « Liste officielle des records homologués par la FIA en catégorie A », sur FIA.com
  27. « L'Odyssée sauvage de Nicolas Vanier, de l'océan Pacifique au lac Baïkal », sur Education.gouv.fr
  28. « Profil de Nicolas Vanier », sur Yukonquest.com
  29. « Historique », sur Grandeodyssee.com
  30. « Livres : le prix de la Vocation à Tanguy Viel », sur Les Échos,‎
  31. Michel Valentin, « Nouveau défi pour l'aventurier du Grand Nord », sur Le Parisien,‎
  32. « Prix André de Saint-Sauveur », sur Academie-sports.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]