Julie Gayet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gayet.

Julie Gayet, née le à Suresnes, est une actrice et productrice de cinéma française.

Elle commence sa carrière à l'écran durant les années 1990 et se fait notamment connaître en interprétant le premier rôle féminin dans le film Delphine 1, Yvan 0 de Dominique Farrugia. Elle se lance dans la production en 2007. Elle a notamment été nommée une fois au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour Quai d'Orsay en 2014.

Depuis 2013, elle est la compagne de François Hollande, président de la République française de 2012 à 2017. Leur relation n'est toutefois pas officialisée ; elle n'est donc pas considérée comme étant la compagne du président de façon formelle et n'apparaît jamais à ses côtés en public.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Julie Gayet naît d'une mère antiquaire et d'un père, Brice Gayet, professeur de chirurgie digestive à l'Institut mutualiste Montsouris, ancien ami et professeur de Jérôme Cahuzac pendant ses études[1],[2], qui a travaillé sur la loi de bioéthique en 1992 en tant que conseiller du ministre de la Santé et de l'Action humanitaire, Bernard Kouchner, et a connu, d'après L'Obs, « toute une génération de socialistes » — dont François Hollande, selon Jean Glavany[3]. Son grand-père, Alain Gayet, est chirurgien et Compagnon de la Libération[4]. Ses parents sont propriétaires depuis 2005 du château de Cadreils dans le Gers, propriété du XVIIe siècle qu'ils ont rénovée[5].

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Julie Gayet étudie le chant lyrique dès l'âge de huit ans[6], s'oriente vers la comédie à quatorze ans, puis part à Londres afin d'effectuer un stage à l'Actors Studio avec Jack Waltzer[7]. Elle étudie ensuite au théâtre-école de Tania Balachova, à l'école du cirque Fratellini et étudie le chant lyrique de Tosca Marmor[7]. Elle étudie aussi l'histoire de l'art, la psychologie et le cinéma à l'université Sorbonne-Nouvelle[8].

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

En 1993, elle débute comme figurante dans Trois couleurs : Bleu. En 1994, elle joue son premier grand rôle dans Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma d'Agnès Varda. En 1996, elle tient le rôle féminin principal de la comédie Delphine 1, Yvan 0[9],[10].

Elle est également productrice de cinéma et crée trois sociétés : Rouge International en 2007[11], Amarante International en avril 2012, puis Cinémaphore en juillet 2013, associée au producteur Charles Gillibert (49 % des parts chacun, François Pinault détenant 2 % du capital de la société)[12]. Elle est co-productrice du film de Mia Hansen-Løve, Eden et se rapproche de la société Cinéfrance 1888[1].

En 2016, elle est présidente du jury au festival du film italien de Villerupt 2016[13].

Vie conjugale[modifier | modifier le code]

Santiago Amigorena[modifier | modifier le code]

Le à Faget-Abbatial, Julie Gayet se marie avec le cinéaste Santiago Amigorena[14] avec qui elle a deux enfants [7],[9]. Le couple divorce en 2006[15].

François Hollande[modifier | modifier le code]

En mars 2013, une rumeur court selon laquelle l'actrice entretient une liaison avec le président de la République française, François Hollande. Elle porte plainte contre X pour « atteinte à l'intimité de la vie privée »[16],[17].

En janvier 2014, le magazine de presse people (célébrités) Closer publie un reportage à sensation extrêmement relayé sur le même sujet [18],[19]. Le président de la République apparaît sur la photo de couverture, casqué, en passager du scooter qui le transporte en bas du domicile de l'actrice. Cette publication n'est pas démentie par l'intéressé[20]. Elle reçoit un très large écho dans la presse française et internationale[21],[22].

Dans les jours qui suivent, des soupçons d'instrumentalisation sont évoqués dans la presse, amenant l'auteur des photos publiées à démentir la thèse d'un coup monté[23],[24]. Le 16 janvier, Julie Gayet annonce qu'elle porte plainte contre Closer pour atteinte à la vie privée[25].

Julie Gayet au festival de Cannes 2014.

Proche d'Anne Consigny et de son mari, Éric de Chassey, elle plaide, contre la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, pour la reconduction de celui-ci à la tête de la Villa Médicis[1]. Le 14 janvier 2014, la presse évoque la possible nomination de Julie Gayet au jury de l'Académie de France à Rome (« Villa Médicis ») par la ministre de la Culture et de la Communication[26], pour le concours de sélection des pensionnaires 2014 (jury dont les membres bénévoles sont des personnalités issues du monde des arts). Cette nouvelle intervenant en même temps que la révélation de la liaison amoureuse privée avec le président, la ministre Aurélie Filippetti annule la décision dépendant de ses services[27], en démentant en avoir été à l'origine[28].

Selon Closer du 17 janvier 2014, la liaison entre le président de la République et l'actrice durerait « depuis deux ans »[29],[30]. Le 25 janvier suivant, François Hollande annonce à l'AFP la fin de sa vie commune avec Valérie Trierweiler[31].

Pour Emmanuel Berretta du Point, « dans le monde du cinéma, les « escapades amoureuses » de François Hollande et de Julie Gayet n'étaient plus un mystère depuis longtemps » ; il évoque l'influence que cette dernière a eue dans les arbitrages et décisions pris par le président en matière de politique culturelle[32]. Les journalistes Soazig Quéméner et François Aubel affirment dans leur biographie de l'intéressée qu'elle a déconseillé à François Hollande de considérer la candidature de Claire Chazal à la présidence de la réunion des musées nationaux et du Grand Palais des Champs-Élysées[33].

En 2015, elle joue son propre rôle dans la série Dix pour cent. Une mise en abyme comique avec sa vie privée est créée lorsque JoeyStarr, qui veut la séduire, lui demande : « Dis-moi, je voulais te demander un truc… T’as quelqu’un en ce moment ? »[34].

Dans la biographie que la journaliste Pauline Delassus lui consacre en 2016 (Mademoiselle), celle-ci note que Julie Gayet joue auprès de François Hollande « un rôle de Première dame virtuelle, officieuse, mais présente »[35]. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria relèvent que « pour la première fois depuis 1958, la femme qui partage la vie d'un président de la République n'a rien voulu changer à sa vie professionnelle »[36].

Activités militantes[modifier | modifier le code]

Engagée auprès du Parti socialiste, Julie Gayet prend publiquement position en faveur de Ségolène Royal, lors de l'élection présidentielle française de 2007[2], puis pour François Hollande, lors de celle de 2012[17]. En octobre 2011, elle participe à la campagne du PS pour cette élection[37]. En 2013, elle apparaît à plusieurs réunions, en compagnie du président de la République et d'écrivains, dans la ville de Tulle[38]. Elle s'est prononcée en faveur du projet de loi ouvrant le mariage homosexuel en France[7]. En 2014, elle est membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris[39].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]
Télévision[modifier | modifier le code]
Courts et moyens métrages[modifier | modifier le code]
Clips[modifier | modifier le code]
  • 2007 : Dans la Merco Benz de Benjamin Biolay
  • 2008 : Laisse aboyer les chiens de Benjamin Biolay
  • 2011 : Qu'est-ce que ça peut faire ? de Benjamin Biolay
  • 2014 : Waiting for you de Minor Alps (projet parallèle du chanteur de Nada Surf)

Doubleuse[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Metteuse en scène[modifier | modifier le code]

Chanson[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Julie Gayet, un réseau très cultivé », Le Parisien, .
  2. a et b Michel Revol, « Séparation Hollande-Trierweiler : Julie Gayet, ou la revanche de Ségolène Royal », Le Point, .
  3. Marie Guichoux, « Julie Gayet. Premier rôle », L'Obs, no 2658,‎ , p. 40-47.
  4. Philippe Mellet, « Les racines ardennaises de Julie Gayet », L'Union, .
  5. Gaëlle Richard, « Le château gersois des parents de Julie Gayet », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  6. Aurélia Vertali, Isabelle Stassart, Emmanuèle Frois, « Julie Gayet, une actrice militante », Le Figaro, .
  7. a, b, c et d « Julie Gayet », Première.
  8. « Julie Gayet », Le Journal des femmes.
  9. a et b Caroline Piccinin, « Mais qui est Julie Gayet ? », Le Matin, .
  10. « Julie Gayet, une actrice discrète », AFP, .
  11. Rouge International sur Infogreffe.fr.
  12. Odile Plichon, « Exclusif. L'actrice Julie Gayet associée du milliardaire François Pinault », Le Parisien, .
  13. Amandine Jourdain, « Julie Gayet préside le Festival du Film Italien de Villerupt » sur le site de France Bleu Lorraine Nord, 19 octobre 2016
  14. Julie Gayet : qui est l'actrice dont tout le monde parle ? sur terrafemina.com, 10 janvier 2014.
  15. « Julie Gayet «est très calme», selon son ex-mari », AFP, .
  16. « Rumeurs de liaison avec Hollande : Julie Gayet porte plainte », AFP, .
  17. a et b « Julie Gayet et François Hollande sont-ils en couple ? », 'L'Express, .
  18. Fabrice Rousselot, « Hollande : y a-t-il une vie pendant l’Elysée ? », Libération, .
  19. « Rumeur Hollande-Gayet : Closer va retirer l'information de son site », Le Figaro, .
  20. Virginie Rivière, « Julie Gayet : Hollande déplore mais ne dément pas », L'Internaute, .
  21. « Rumeur Hollande-Gayet : les médias européens s'emparent de la nouvelle », RTL, .
  22. (en) Alissa J. Rubin, Scott Sayare, « An Affair? France Shrugs, but Its Leader Calls for Privacy », The New York Times, .
  23. Gérard Davet, Fabrice Lhomme, « Affaire Hollande-Gayet : les questions qui se posent », Le Monde, .
  24. Michel Guerrin, « Sébastien Valiela, paparazzi de Mitterrand à Hollande », Le Monde, .
  25. « Julie Gayet poursuit « Closer » pour atteinte à la vie privée », AFP, .
  26. « Julie Gayet brièvement nommée au jury de la Villa Médicis », Le Parisien, .
  27. « Villa Medicis : Filippetti ne nommera pas Julie Gayet », AFP, .
  28. Clarisse Fabre, « La nomination de Julie Gayet au jury de la Villa Médicis rejetée », Le Monde,
  29. Laurent Romuald, « François Hollande & Julie Gayet : Ils s'aiment depuis 2 ans », Closer, no 449,‎ , p. 4-6.
  30. « Hollande-Gayet, l'amour dure deux ans ? », AFP, .
  31. « François Hollande et Valérie Trierweiler se séparent », Le Figaro, .
  32. Emmanuel Berretta, « Julie Gayet plus forte qu'Aurélie Filippetti », Le Point, .
  33. « Audrey Azoulay : la ministre met fin aux rumeurs de piston par Julie Gayet », sur L'Internaute, (consulté le 16 mars 2016).
  34. Comment la série "Dix Pour Cent" s’amuse de la relation entre Julie Gayet et François Hollande, Les Inrocks, 2 novembre 2015.
  35. Marc-Olivier Fogiel, « Julie Gayet "joue un rôle de Première dame virtuelle, officieuse, mais présente", estime Pauline Delassus », rtl.fr, 10 mai 2016.
  36. Patrice Duhamel et Jacques Santamaria, L'Élysée : histoire, secrets, mystères, EDI8, , 736 p. (lire en ligne).
  37. Dans l'émission On n'est pas couché du 25 février 2012, l'actrice déclare avoir participé à l'élaboration du discours d'investiture du candidat socialiste François Hollande à la présidentielle de 2012, prononcé le 22 octobre 2011.
  38. Cf. interviews d'habitants de Tulle lors de l'émission matinale de France Inter du 11 septembre 2013.
  39. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 154.
  40. « Julie Gayet choisit Roanne pour tourner son prochain long métrage », sur forez-info.com.
  41. Julie Gayet au festival de Carcassonne : "Rendre l’opéra plus accessible", sur midilibre.fr, consulté le 2 juillet 2017
  42. a, b et c [PDF]Agentagitateur.com ; artiste "Laurent Bouhnik" Consulté le 31 janvier 2014.
  43. a et b Imdb.com ; Awards artiste "Julie Gayet" Consulté le 31 janvier 2014.

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]