Abbaye d'Aniane

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Abbaye Saint Benoît d'Aniane
Image illustrative de l'article Abbaye d'Aniane
L'abbaye
Présentation
Culte Catholicisme
Début de la construction VIIIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (2004, Bâtiments)
 Inscrit MH (2004, Domaine)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Ville Aniane
Coordonnées 43° 41′ 01″ nord, 3° 35′ 22″ est[2]

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(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint Benoît d'Aniane

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Abbaye Saint Benoît d'Aniane

L'abbaye d'Aniane est une abbaye bénédictine, située à Aniane dans le département de l’Hérault.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une abbaye bénédictine[modifier | modifier le code]

Elle est fondée en 777 ou 782 par saint Benoît d'Aniane et fait partie au XVIIe siècle de la Congrégation de Saint-Maur.

Les bâtiments monastiques sont complètement détruit entre 1561 et 1572. Les religieux adhèrent en 1633 à la réforme de la congrégation des bénédictins de Saint-Maur.

Le premier projet de reconstruction rejette un vaste cloître très à l'Est, ce qui s'explique peut-être par la présence d'une zone de vestiges anciens laissée libre au Sud de l'église. Le projet de 1661 est celui qui correspond le plus exactement à la réalisation (l'église au Nord présente une nef rectangulaire avec chapelles latérales, sans transept et au chœur réduit, entourée des bâtiments conventuels). La reconstruction commence en 1679 par l'église, mais va durer jusqu'en 1714 ; puis le grand bâtiment Ouest et le cloître sont rebâtis. Les travaux se poursuivent jusqu'à la Révolution. Des parties importantes, notamment le logis abbatial décoré dans un style Louis XVI archaïsant, sont préservées. À la veille de la Révolution, l'église abbatiale possède un orgue qui est touché par l'organiste Balthazar Pierre Étienne Olive[3].

L'église devient ensuite paroissiale tandis que les anciens bâtiments conventuels sont transformés, en 1810, en filature de coton.

Un lieu de détention[modifier | modifier le code]

En 1845 l'administration pénitentiaire regroupe les propriétés morcelées de l'ancien enclos abbatial pour créer une maison centrale de détention relevant du ministère de la justice qui accueillera plus de 800 détenus; deux ailes parallèles encadrant une longue cour sont ajoutées à l'Est. Une caserne est également créée.

En 1885, la maison centrale de détention devient une « colonie industrielle pour jeunes détenus » puis une IPES (Institution publique d’éducation surveillée) le 2 février 1945. On y accueille désormais jusqu'à 200 enfants et adolescents délinquants à la fois, pour leur enseigner divers métiers industriels. En 1951, de nouvelles extensions sont réalisées. l'IPES fermera ses portes définitivement en 1994, (devenant brièvement un centre de rétention administrative).

Plusieurs révoltes et tentatives d'évasion massives durement réprimées marquent l'histoire de ce "bagne d'enfants" tristement célèbre, notamment en 1898 et 1938[4]. L'historienne et romancière Marie Rouanet consacrera à cette période sombre d'Aniane un chapitre de son livre Les Enfants du bagne paru chez Payot en 1994.

Un monument historique[modifier | modifier le code]

Malgré ces vicissitudes, l'abbaye d'Aniane reste, pour le Languedoc, un des rares exemples complets conservés d'architecture monastique.

L'ancienne église abbatiale, toujours affectée au culte catholique comme église paroissiale Saint-Sauveur, est classée monument historique par arrêté du 9 septembre 2002. Les bâtiments monastiques, ancien pénitencier, sont classés monument historique par arrêté du 2 novembre 2004 alors qu'une partie du domaine est inscrit à cette même date[1].

En 2010, la Communauté de communes Vallée de l'Hérault fait l’acquisition des bâtiments hors l'église, désaffectés depuis 1998 et devient donc propriétaire de l’Abbaye. Divers projets de réhabilitation sont à l'étude. Des fouilles archéologiques sont entreprises en 2011 par le CNRS mettant au jour quelques éléments carolingiens (750-900) et médiévaux : une ancienne fontaine du XVIIe siècle, et le dallage d’un bassin ayant sans doute servi à l'élevage de poissons pour la nourriture des moines mauristes.

Abbés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA34000025, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Google Earth
  3. « OLIVE, Balthazar Pierre Étienne (1749-av. 1793) », sur Base de données Musefrem (consulté le 29 mars 2015)
  4. Historia n° 730, octobre 2007, page 14

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]