Didier Deschamps

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Didier Deschamps
Didier Deschamps 2011.jpeg
Didier Deschamps pendant une conférence de presse, lors du Trophée des champions 2011.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : France Sélectionneur de l'équipe de France
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (47 ans)
Lieu Bayonne (France)
Taille 1,74 m (5 9)
Période pro. 1985 - 2001
Poste Milieu défensif puis entraîneur
Parcours junior
Saisons Club
1976-1983 Drapeau : France Aviron bayonnais
1983-1985 Drapeau : France FC Nantes
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1985-1989 Drapeau : France FC Nantes 123 0(4)
1989-1994 Drapeau : France Olympique de Marseille 158 0(9)
1990-1991 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 035 0(3)
1994-1999 Drapeau : Italie Juventus FC 178 0(4)
1999-2000 Drapeau : Angleterre Chelsea FC 047 0(1)
2000-2001 Drapeau : Espagne Valence CF 021 0(0)
1985-2001 Total 562 (21)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
- Drapeau : France France minimes
- Drapeau : France France cadets
- Drapeau : France France juniors
1988-1989 Drapeau : France France espoirs 009 0(0)[1]
1989-2000 Drapeau : France France 103 0(4)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2001-2005 Drapeau : France AS Monaco 208 (98, 59, 51)
2006-2007 Drapeau : Italie Juventus FC 045 0(30, 11, 4)
2009-2012 Drapeau : France Olympique de Marseille 163 (82, 41, 40)
2012- Drapeau : France France 045 (26, 8, 11)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 30 mars 2016

Didier Deschamps, né le à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), est un footballeur international français reconverti entraîneur.

Deschamps évolue au poste de milieu de terrain dans plusieurs grands clubs européens et en équipe de France. Sa carrière de joueur professionnel s'étale sur seize années, pendant lesquelles il porte les couleurs de six clubs. Joueur français de l'année en 1996, nommé au FIFA 100 (liste des meilleurs joueurs vivants), ce milieu de terrain récupérateur a remporté de nombreux titres : deux Ligues des Champions en 1993 et 1996, avec l'Olympique de Marseille et la Juventus de Turin. Il est également champion de France avec l'OM (1990, 1992) et champion d'Italie avec la Juventus FC (1995, 1997, 1998). Il remporte enfin plusieurs Coupes (dont l'une avec Chelsea en 2000) et Supercoupes, ainsi que plusieurs trophées. Avec l'équipe de France, en qualité de capitaine (52 fois capitaine — record national), il décroche les titres prestigieux de champion du monde en 1998 et de champion d'Europe en 2000. Ce titre mondial est à ce jour le seul trophée de champion du monde décerné à l'équipe de France.

Après sa retraite de joueur, il occupe la fonction d'entraîneur à l'AS Monaco, la Juventus de Turin et l'Olympique de Marseille. En qualité d'entraîneur, il emmène notamment Monaco en finale de la Ligue des champions 2003-2004, remporte le Championnat d'Italie de Serie B avec la Juventus et le Championnat de France avec Marseille. Il remporte également quatre Coupes de la Ligue en 2003, 2010, 2011 et 2012. Ces résultats lui valent la distinction de meilleur entraîneur de l'année à deux reprises (2003, 2011) par France Football et le trophée UNFP de meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2004. Depuis le 8 juillet 2012, Didier Deschamps assume le poste de sélectionneur de l'équipe de France[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Footballeur[modifier | modifier le code]

Jeunesse au Pays basque (1968-1983)[modifier | modifier le code]

En tant que basque, Didier Deschamps commence par jouer à la pelote et au rugby avant de choisir le football, il fait aussi de l'athlétisme et du handball[3]. Didier Deschamps déclare en 1985 : « J'ai arrêté le rugby lorsque je me suis aperçu qu'autour de moi, ils étaient beaucoup plus grands »[4].

Didier Deschamps signe sa première licence de football à l'Aviron Bayonnais à douze ans, sans songer à faire carrière mais plutôt pour suivre ses amis qui ont choisi ce sport. Tout va très vite à l'Aviron, le joueur flambe, se retrouve en sélection d'Aquitaine puis en équipe de France minimes. Du coup, les plus grands clubs de France commencent à l'observer. Ils sont une dizaine à vouloir engager le joueur de quatorze ans. Il finit par choisir le Football Club de Nantes et son centre de formation, qui lui offre des garanties sportives et scolaires[3]. Il y côtoie Marcel Desailly qui sera plus tard son coéquipier à l'Olympique de Marseille, à Chelsea mais aussi en équipe de France.

Formation et débuts au FC Nantes (1983-1989)[modifier | modifier le code]

Sur le plan sportif, Didier fait ses débuts en Division 1 à dix-sept ans, le 27 septembre 1985 lors du match Brest-Nantes. Il remplace Vahid Halilhodžić à la 20e minute de jeu.

Encore quelques années d'apprentissage et il devient titulaire lors de la saison 1988-1989, au poste de libéro, et international français, comme milieu défensif. Lors de la saison suivante, Deschamps est capitaine du FCNA à seulement vingt ans et déclare : « ça ne pose pas de problème d'être un si jeune capitaine. Sur le terrain, j'ai toujours beaucoup parlé, j'aime diriger mes partenaires. Chez moi, c'est naturel »[3].

Capitaine à l'Olympique de Marseille (1989-1994)[modifier | modifier le code]

Il est transféré à l'Olympique de Marseille en 1989 et joue son premier match contre son club formateur du FC Nantes. Le 10 mars 1990, il marque son premier but sous le maillot olympien contre le Gazélec Ajaccio en Coupe de France, il s'offrira même un doublé lors de ce match. Lors de la saison 1990-1991, Deschamps est prêté aux Girondins de Bordeaux, avant de retourner à l'Olympique de Marseille[5]. Il y débute la longue liste de titres de son palmarès et devient le capitaine incontesté de l'équipe. Deux fois champion de France en 1990 et en 1992[6], c'est en Ligue des champions qu'il entre définitivement dans l'histoire du football français. En effet, l'OM est le premier (et encore aujourd'hui le seul) club français à remporter ce titre, en 1993, au terme d'un match contre le Milan AC, avec un but de la tête de Basile Boli.

Deschamps devient le plus jeune capitaine de l'histoire à soulever la "Coupe aux grandes oreilles".[réf. nécessaire]

Sur le toit de l'Europe à la Juventus (1994-1999)[modifier | modifier le code]

La Juventus Football Club engage Didier Deschamps en 1994[5] pour retrouver un meneur capable de faire remporter des titres à son équipe. Le succès est au rendez-vous puisque dès sa première saison à la Juve, il remporte la Coupe d'Italie et est champion d'Italie 1995 mais ne joue que 14 matchs de championnat. Il se fait sa place dans l'équipe type la saison suivante avec 42 rencontres toutes compétitions confondues. Cette saison là, il est même titulaire lors de la finale de la Ligue des Champions face à l'Ajax Amsterdam remportée aux tirs aux buts. Il remporte également la Supercoupe de l'UEFA 1996 largement (6-1, 3-1) contre le Paris SG. Devenu un joueur important du club aux côtés de son compatriote Zinédine Zidane, il remporte encore de nombreux trophées avec deux nouveaux championnat en 1997 et 1998, une Coupe intercontinentale ou deux Supercoupe d'Italie. Il sera également finaliste malheureux de la Ligue des champions deux fois consécutivement après l'avoir remportée mais battu par le Borussia Dortmund et le Real Madrid.

Le Français est reconnu comme un des meilleurs milieux défensifs mondiaux et sa cote est au plus haut[réf. nécessaire].

Fin de carrière à Chelsea puis Valence (1999-2001)[modifier | modifier le code]

Didier Deschamps en août 2000.

En 1999, Deschamps, laissé libre par la Juventus, il tente l'aventure anglaise et part pour Chelsea où il retrouvera son ex-coéquipier Marcel Desailly. Une fois de plus, il remporte un titre : la Coupe d'Angleterre[6]. Il achève sa carrière de joueur en Espagne, à Valence, en 2000/2001[5], l'année où le club parvient à se hisser une deuxième fois consécutive en finale de la ligue des champions mais sera battu par le Bayern Munich.

Il aura ainsi construit l'un des plus beaux palmarès qui soit, difficilement égalable tant sur le plan international que national. Sa personnalité (force de caractère), son comportement exemplaire sur le terrain et en dehors des stades (calme, fair play, résistance) lui permettront d'acquérir une "stature" et une "réputation" au-delà même de ses performances sportives. Ces paramètres ont certainement contribué à forger la carrière que Didier Deschamps a pu et continue d'avoir aujourd'hui en tant qu'entraineur, au-delà de son expérience professionnelle.

En sélection (1988-2000)[modifier | modifier le code]

Didier Deschamps connaît pratiquement toutes les équipes de France : minimes, cadets, juniors, espoirs et A[3]. Le 29 avril 1989 au Parc des Princes, face à la Yougoslavie (0-0) en éliminatoires de la Coupe du monde 1990, Didier Deschamps fait sa première apparition sous le maillot de l'équipe de France A. Michel Platini, alors sélectionneur des Bleus, le fait rentrer à la 74e minute à la place de Daniel Xuereb[7].

Deschamps connaît les périodes creuses du football français : la non-qualification pour la Coupe du monde 1990, l'Euro 1992 bâclé, et surtout le fiasco des éliminatoires pour la Coupe du monde de football 1994.

Même s'il doit attendre le mois de juin 1996 (et un match amical contre l'Allemagne en préparation de l'Euro 1996) pour devenir le capitaine de l'équipe de France, Didier Deschamps s'affirme dès 1994 comme l'homme clé du dispositif mis en place par le nouveau sélectionneur Aimé Jacquet qui trouve en lui le parfait relais de son discours auprès des joueurs. Deschamps est également l'un des interlocuteurs privilégiés du sélectionneur en dehors du terrain. Ses qualités pédagogiques et de meneur d'homme s'avèrent déterminantes.

En 1998, la France remporte la Coupe du monde. Deschamps en a été un des principaux artisans, en donnant un cadre et une structure à l'équipe nationale[6]. Avant la compétition, le capitaine des Bleus semble donner des signes de fatigue. Mais devant l'échéance, Didier retrouve suffisamment de force pour réaliser une grande compétition. Hormis un passage à vide contre le Paraguay en huitième-de-finale et une certaine retenue face à la Croatie alors qu'il est sous le coup d'une suspension en cas d'avertissement, Deschamps est parfait dans son rôle de meneur d'homme et de ratisseur de ballon à toute épreuve. Lors de la finale, il réussit son meilleur match[8].

Pour sa centième sélection, le capitaine de l'équipe de France s'offre une qualification pour la finale du Championnat d'Europe 2000. Même gêné par des pépins physiques, il prouve lors de ce match contre le Portugal que son intelligence de jeu et son sens tactique sont indispensables aux Bleus[7]. Sur la lancée, il gagne également l'Euro 2000[6].

Le 2 septembre 2000, Didier Deschamps se retire de l'équipe de France au terme d'un match amical contre l'Angleterre au Stade de France (1-1). Présent dans les duels, agressif, Deschamps perd très peu de ballons et ne manque pas sa sortie. En compagnie de Laurent Blanc et Bernard Lama, dont les carrières internationales prennent aussi fin, « La Desch » reçoit de Marie-George Buffet, ministre des sports, et Claude Simonet, président de la Fédération, un bouquet et une œuvre d'art : un serre-livre en cristal Lalique représentant un coq tricolore. Avec un match contre une sélection de la FIFA en août, le compteur de « DD » s'arrête à 103 sélections[9].

Entraîneur (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

Débuts prometteurs à l'AS Monaco (2001-2005)[modifier | modifier le code]

En 2001, la chaîne de télévision TPS lui confie une émission qui s'appelle Deschamps Contrechamp, une émission qu'il anime et dans laquelle il reçoit des invités du monde du football (notamment Zinédine Zidane, Marcel Desailly, Thierry Henry ou encore Aimé Jacquet)[10].

Il devient entraîneur et rejoint l'AS Monaco en 2001[5]. La première année est difficile mais après avoir trouvé ses marques et grâce à une équipe talentueuse (Rothen, Nonda, Giuly puis Morientes un an plus tard), Monaco remporte la Coupe de la Ligue 2003[6] face à Sochaux, puis réalise un parcours exceptionnel en Ligue des champions en 2003-2004 : victoire 8-3 face à La Corogne, élimination en quart de finale du Real Madrid, pourtant favori de l'épreuve, puis du grand Chelsea en demi-finale. Seul le FC Porto, et ses joueurs de classe mondiale tels que Ricardo Carvalho, Maniche et autre Deco entrainés alors par José Mourinho, bat cette équipe en finale.

Ce parcours exceptionnel fait dès lors de lui l'un des "jeunes" entraîneurs français les plus talentueux et prometteurs du championnat de France. En 2005, Didier Deschamps quitte le club monégasque, après s'être constitué un premier palmarès en tant qu'entraîneur.

Pour la coupe du monde 2006, Didier Deschamps rejoint la « Dream Team RMC », puis reste consultant pour la station de radio dans l'émission Luis Attaque aux côtés de Luis Fernandez chaque lundi pendant une demi-heure pour parler du football italien et de son club la Juventus. En 2007, à la suite de sa démission de la Juventus, il intervient plus souvent dans Luis Attaque, une heure le lundi et une heure le jeudi. Après l'Euro 2008, Deschamps décide d'interrompre sa collaboration avec RMC.

Retour à la Juventus en Série B (2006-2007)[modifier | modifier le code]

Le , il confirme qu'il devient l'entraîneur de la Juventus pour deux saisons, quelle que soit la série où la Juventus jouera. À la suite d'une décision judiciaire, la Juventus est finalement reléguée en Série B avec une pénalité de départ de 17 points, ramenée à 9 points à la suite du verdict prononcé par la Cour arbitrale italienne (Coni Arbitrato), dans la nuit du 27 octobre 2006.

En obtenant le titre de champion de Série B en 2007[6], Deschamps fait remonter sans problème la Juventus en Série A. Cependant, le 26 mai 2007, Deschamps annonce qu'il démissionne de son poste d'entraîneur de la « Vieille Dame ». Ses rapports avec le directeur sportif Alessio Secco le poussent à partir.

Le président de la Ligue de football professionnel, Frédéric Thiriez, lui propose à l'automne 2007 de participer au projet Footpro 2012. Deschamps accepte cette proposition.

Après une année sabbatique, au cours de laquelle il est consultant sur la chaîne de télévision Canal+ de 2006 à 2009 entre autres dans l'émission le Canal Football Club le dimanche avec Hervé Mathoux aux commandes ainsi qu'aux commentaires de quelques matchs de Ligue 1 sur la chaîne cryptée, Didier Deschamps souhaitait revenir sur un banc d'entraîneur. Après avoir été longtemps annoncé à Chelsea et à Lyon, il pouvait finalement devenir sélectionneur de l'équipe de France en cas de départ de Raymond Domenech[11]. Il s'est déclaré officiellement candidat au poste de sélectionneur de l'équipe de France à la suite de l'élimination de celle-ci au 1er tour de l'Euro 2008, mais la reconduction de Domenech dans ses fonctions met un terme à cette candidature.

Plusieurs titres à l'Olympique de Marseille (2009-2012)[modifier | modifier le code]

Le , le site officiel de l'Olympique de Marseille annonce que Didier Deschamps succède à Éric Gerets à la tête de l'équipe phocéenne[12]. Il prend ses fonctions d'entraîneur le 1er juin pour les deux années suivantes. Toutefois, sa nomination est fragilisée un temps à la suite du décès de l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus et du départ de Pape Diouf, les deux hommes à l'origine de son arrivée à l'OM. Mais quelques jours plus tard, le nouveau président Jean-Claude Dassier, confirme Deschamps comme entraîneur.

Dès sa prise de fonction, Didier Deschamps recrute des joueurs expérimentés comme les internationaux argentins Lucho Gonzalez (FC Porto) et Gabriel Heinze (Real Madrid) ainsi que de l'ex-Girondin Souleymane Diawara. Il instaure un schéma en 4-3-3 en s'appuyant sur un jeu physique, basé sur une ligne arrière très athlétique, relayé rapidement vers une attaque rapide menée par son capitaine et meilleur buteur Mamadou Niang[13]. Le coach marseillais réussit également à imposer Stéphane Mbia (auparavant milieu défensif) en position d'arrière central et à construire une défense extrêmement physique et solide. L'OM de Deschamps joue rapidement les premiers rôles en championnat, l'équipe se maintient toujours dans les huit premières places. En coupe d'Europe, l'équipe qualifiée en Ligue des Champions (dans un groupe avec le Real Madrid, le Milan AC et le FC Zurich) se fait rapidement éliminer et est reversée en Ligue Europa où elle est sortie par le Benfica Lisbonne au stade des huitièmes-de-finale. Le , après un parcours sans fautes, Deschamps remporte la finale de la Coupe de la Ligue[6] 3-1 face aux Girondins de Bordeaux de son ex-coéquipier Laurent Blanc. Cette victoire, très attendue, brise la série de dix-sept ans (depuis 1993) sans titre majeur pour l'Olympique de Marseille. Après avoir gagné la Coupe de la Ligue, l'OM est sacré champion de France[6], deux journées avant la fin, après sa victoire contre Rennes (3-1) au Stade Vélodrome. Lors des trophées UNFP, Deschamps fait partie des quatre meilleurs entraîneurs de la saison en Ligue 1 mais est devancé par Jean Fernandez, entraineur de l'AJ Auxerre. Il remporte aussi le trophée France Football du meilleur entraîneur français 2010, trophée qu'il avait déjà remporté à l'issue de l'année 2003.

Didier Deschamps, vainqueur du Trophée des Champions 2011.

À l'ouverture de la saison 2010-2011, son équipe remporte le Trophée des champions[6] devant le Paris SG au Stade olympique de Radès en Tunisie. De plus, l'OM se qualifie pour les huitièmes-de-finale de la Ligue des champions, 11 ans après sa dernière qualification. Côté transferts, Niang et Ben Arfa quittent le club et sont respectivement remplacés par André-Pierre Gignac et Loïc Rémy. Après un début de saison compliqué en Ligue 1 et en Ligue des Champions, l'OM redresse la tête et se qualifie pour les huitièmes-de-finale contre Manchester United. Éliminé par les anglais (0-0 ; 2-1), l'Olympique de Marseille conserve la Coupe de la Ligue[6] (une première dans cette compétition), en l'emportant face à Montpellier sur le score de 1-0 au Stade de France. Didier Deschamps devient ainsi l'entraîneur le plus titré de la compétition. En championnat, le club phocéen termine dauphin du LOSC Lille et devient donc vice-champion de France. À l'inter-saison, Deschamps prolonge son contrat à l'Olympique de Marseille jusqu'en 2014 mettant ainsi fin aux rumeurs l'envoyant à Chelsea ou à l'AS Rome[14].

L'OM 2011-2012 de Deschamps remporte de nouveau le Trophée des champions[6] face aux Lillois (5-4) dans un match riche en buts. Cependant, Deschamps et ses joueurs réalisent un très mauvais début de championnat (aucune victoire après 6 journées) et éprouve des difficultés à installer son nouveau style de jeu plus offensif[15]. La saison est marquée par une série de 13 matchs sans victoire en championnat, de février à mai, éloignant le club des places européennes[16]. Les Olympiens parviennent néanmoins à atteindre pour la première fois en 21 ans[Note 1] les quarts de finale de la Ligue des champions après avoir éliminé l'Inter Milan mais buté sur le Bayern Munich[17]. Les marseillais remportent pour la troisième fois consécutive la Coupe de la Ligue[6], victorieux de l'Olympique lyonnais sur le score de 1-0 après prolongation, s'assurant une place en Europa League[18]. Didier Deschamps devient ainsi le seul entraîneur à gagner à quatre reprises cette compétition et reste invaincu lors d'une finale au Stade de France.

La faiblesse des résultats en Ligue 1, classés seulement à la dixième place, et des tensions accrues avec le directeur sportif José Anigo marquent la fin de l'époque Deschamps à Marseille. Le , sans surprises, l'Olympique de Marseille et Didier Deschamps officialisent leur séparation[19],[20].

Sélectionneur de l'équipe de France (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Le , il est confirmé comme étant le nouveau sélectionneur de l'Équipe de France[21]. Il se met d'accord avec Noël Le Graët, le président de la FFF, sur un contrat de deux ans, reconductible deux années de plus en cas de qualification pour le Mondial 2014 au Brésil[22].

Après une phase qualificative difficile, la France se qualifie pour la Coupe du monde après les matchs de barrages contre l'Ukraine (0-2 ; 3-0), Deschamps réussissant ainsi son premier objectif. Son contrat est alors prolongé jusqu'à l'Euro 2016[23]. Durant la préparation pour la Coupe du monde, son équipe bat largement la Norvège (4-0) au Stade de France en mai 2014 puis fait un match nul (1-1) contre le Paraguay mais la nouvelle équipe se veut efficace, combative et soudée. Le 8 juin 2014, les Bleus jouent leur dernier match amical de préparation contre la Jamaïque, no 81 au classement FIFA du 5 juin 2014, et l'emportent sur le score fleuve de 8-0 au Stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d'Ascq[24].

Le 15 juin 2014, l'équipe de France menée par Deschamps gagne, pour la première fois depuis la Coupe du monde 1998, son premier match de poule au Brésil, face au Honduras (3-0). Le 20 juin, les Bleus battent la Suisse (5-2), marquant 5 buts en un seul match de Coupe du monde pour la première fois depuis 1958. Puis la France fait match nul contre l'Équateur (0-0), ce qui lui permet de se qualifier pour les huitièmes de finale en terminant à la première place du groupe E. Les Français rencontrent alors le Nigeria et se qualifient pour les quarts de finale en battant les Super Eagles (2-0). Deschamps et les Bleus atteignent alors leur objectif minimum annoncé avant le début de la compétition. Le 4 juillet, la France est éliminée de la compétition par l'Allemagne (0-1).

Grâce à sa très bonne coupe du monde et en vue de l'Euro 2016, le 12 février 2015, il prolonge son contrat avec l'équipe de France jusqu'en 2018.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de joueur[modifier | modifier le code]

Générales[modifier | modifier le code]

Statistiques de Didier Deschamps au 30 juin 2006[25]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe de l'UEFA Coupe intercontinentale Drapeau : France France Total
Division M B M B M B C M B M B M B M B M B
1985-1986 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 7 0 0 0 - - C3 1 0 - - - - - - 8 0
1986-1987 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 19 0 1 0 - - C3 2 0 - - - - - - 22 0
1987-1988 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 30 2 3 0 - - - - - - - - - - - 33 2
1988-1989 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 36 1 5 0 - - - - - - - - - 1 0 42 1
1989-1990 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 19 1 0 0 - - - - - - - - - 3 1 22 2
1989-1990 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 17 1 5 3 - - C1 4 0 - - - - 4 2 30 6
1990-1991 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux (prêt) Division 1 29 3 1 0 - - C3 5 0 - - - - 5 0 40 3
1991-1992 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 36 4 4 0 - - C1 4 0 - - - - 11 0 55 4
1992-1993 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 36 1 3 0 - - C1 11 0 - - - - 7 0 57 1
1993-1994 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 34 0 4 0 - - - - - - - - - 8 0 46 0
1994-1995 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Série A 14 1 3 0 - - C3 6 0 - - - - 2 0 25 1
1995-1996 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Série A 30 2 1 0 1 0 C1 10 0 - - - - 13 0 55 2
1996-1997 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Série A 26 1 3 0 - - C1 10 0 1 0 1 0 7 1 48 2
1997-1998 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Série A 25 0 - - 1 0 C1 8 0 - - - - 15 0 49 0
1998-1999 Drapeau de l'Italie Juventus Turin Série A 29 0 1 0 1 0 C1 9 0 - - - - 9 0 49 0
1999-2000 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 27 0 6 0 - - C1 14 1 - - - - 16 0 63 1
2000-2001 Drapeau de l'Espagne Valencia CF Liga 13 0 1 0 - - C1 7 0 - - - - 2 0 23 0
Total sur la carrière 427 17 41 3 3 0 - 89 1 1 0 1 0 103 4 665 25

En équipe de France[modifier | modifier le code]

  • 103 sélections[5] : 68 victoires, 23 nuls, 12 défaites - 4 buts
  • 1er match le 29 avril 1989 : Drapeau : France France - Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie (0-0)
  • Dernier match le 2 septembre 2000 : Drapeau : France France - Drapeau : Angleterre Angleterre (1-1)
  • 52 fois capitaine (record national)
Buts internationaux
# Date Lieu Adversaire Score Résultats Compétitions
1 Paris, France Drapeau : Écosse Écosse 1-0 2-0 Éliminatoires de la Coupe du monde 1990
2 Toulouse, France Drapeau : Chypre Chypre 1-0 2-0 Éliminatoires de la Coupe du monde 1990
3 Koweït City, Koweït Drapeau : Allemagne de l'Est Allemagne de l'Est 3-0 3-0 Match amical
4 Braga, Portugal Drapeau : Portugal Portugal 1-0 2-0 Match amical

Statistiques d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Générales[modifier | modifier le code]

Statistiques de Didier Deschamps comme entraîneur (màj : 30/03/2016)
Saison Club Division Pays Matchs Victoires Nuls Défaites  % Victoires
2001 - 2002 AS Monaco Division 1 Drapeau de la France 41 14 13 14 34,10
2002 - 2003 AS Monaco Ligue 1 Drapeau de la France 44 24 10 10 54,50
2003 - 2004 AS Monaco Ligue 1 Drapeau de la France 56 29 16 11 51,80
2004 - 2005 AS Monaco Ligue 1 Drapeau de la France 57 28 18 11 49,10
Sept 2005 AS Monaco Ligue 1 Drapeau de la France 10 3 2 5 30,00
Total AS Monaco 208 98 59 51 47,11
2006 - 2007 Juventus FC Série B Drapeau de l'Italie 45 30 11 4 66,70
Total Juventus FC 45 30 11 4 66.70
2009 - 2010 Olympique de Marseille Ligue 1 Drapeau de la France 54 32 11 11 60,00
2010 - 2011 Olympique de Marseille Ligue 1 Drapeau de la France 52 26 17 9 50,00
2011 - 2012 Olympique de Marseille Ligue 1 Drapeau de la France 57 24 13 20 42,11
Total Olympique de Marseille 163 82 41 40 50.30
2012 - 2013 Équipe de France - Drapeau de la France 11 4 2 5 36,36
2013 - 2014 Équipe de France - Drapeau de la France 16 10 4 2 62,50
2014 - 2015 Équipe de France - Drapeau de la France 10 5 2 3 50,00
2015 - 2016 Équipe de France - Drapeau de la France 8 7 0 1 87,50
Total Équipe de France 45 26 8 11 57.77
Total Carrière 461 236 119 106 51.19

Matchs de l'équipe de France sous l'ère Deschamps[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Palmarès de joueur[modifier | modifier le code]

Dans son mémo-foot du début de saison 1999-2000, Eugène Saccomano fait paraitre un classement mondial des plus beaux palmarès internationaux de tous les temps, établi sur la base d'un barème de point. Avant de gagner la Coupe d'Angleterre 2000 et l'Euro 2000, Deschamps est à la dix-septième place. Premier français, il est aussi le troisième joueur en activité derrière Maldini et Matthäus[7].

En club[modifier | modifier le code]

Avec le FC Nantes, il est finaliste de la Coupe Gambardella en 1986 et vice-champion de France lors de la même saison.

Avec l'Olympique de Marseille ensuite il remporte la Ligue des champions en 1993 en battant le Milan AC 1-0[6]. Il est Champion de France en 1990 et en 1992[6] et vice-champion de France lors de la saison 1993-1994.

Avec la Juventus, il remporte de nouveau la Ligue des Champions en 1996 en tirs aux buts contre l'Ajax Amsterdam[6] et il est ensuite finaliste de le l'épreuve en 1997 et 1998 battu par le Borussia Dortmund et le Real Madrid. Il remporte également la Coupe intercontinentale en 1996 contre River Plate[6] et la Supercoupe d'Europe en 1996[6] sur un large total de 9-1 (match aller-retour) contre le PSG. Il est également finaliste de la Coupe de l'UEFA en 1995 contre Parme.

Au niveau national, il est Champion d'Italie en 1995, 1997 et 1998[6], remporte la Coupe d'Italie en 1995 contre Parme[6], la Supercoupe d'Italie en 1995 contre Parme (1-0) et 1997 contre Vicence Calcio (3-0). Il remporte également le Trophée amical Luigi Berlusconi en 1995 et en 1998.

Il remporte ensuite la Coupe d'Angleterre en 2000 avec le Chelsea FC en battant Aston Villa 1-0. Lors de sa saison avec le Valence CF, il sera finaliste de la Ligue des Champions en 2001 pour la cinquième fois de sa carrière mais échouera contre le Bayern Munich.

En équipe nationale[modifier | modifier le code]

En 103 sélections, il sera le joueur qui a porté le plus souvent le brassard de capitaine en le portant à 52 reprises avec l'Équipe de France entre 1989 et 2000. Il remporte la Coupe du monde en 1998 en battant le Brésil 3-0 et deux ans plus tard, il est Champion d'Europe en 2000 en battant l'Italie grâce au but en or.

Il remporte également des tournois amicaux comme la Coupe Kirin en 1994 et le Tournoi Hassan-II en 1998 et en 2000.

Distinctions personnelles (joueur)[modifier | modifier le code]

En 1989, il est la révélation de l'année France Football[26] et Joueur français de l'année en 1996[26]. En 1998, il est fait chevalier de la Légion d'honneur et remporte le prix Orange France Football en 2001. Il est nommé au FIFA 100 (125 meilleurs joueurs vivants de tous les temps) en 2004.

Palmarès d'entraîneur[modifier | modifier le code]

En Club[modifier | modifier le code]

Avec l'AS Monaco, il remporte la Coupe de la Ligue en 2003[6] et il est finaliste de la Ligue des champions en 2004 mais battu par le FC Porto[27]

Avec la Juventus, il est Champion d'Italie de Série B en 2007

De retour à l'Olympique de Marseille après y être passé en tant que joueur, il met fin à une disette de 17 ans sans trophée à l'OM en étant Champion de France en 2010[6]. Il est vice-champion de France la saison suivante. Il remporte la Coupe de la Ligue en 2010 (3-1 contre les Girondins de Bordeaux), 2011 (1-0 contre le Montpellier Hérault Sport Club) et 2012 (1-0 contre l'Olympique lyonnais)[6] et le Trophée des champions en 2010 et 2011[6].

Distinctions personnelles (entraîneur)[modifier | modifier le code]

Il est élu entraîneur français de l'année France Football en 2003 et en 2010 et remporte le Trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2004.

Style de joueur[modifier | modifier le code]

Didier Deschamps devient titulaire en Division 1 lors de la saison 1988-1989, au poste de libéro, et international français, comme milieu défensif. En octobre 1989, il déclare : « Libéro, cela convient peut-être plus à mes qualités. (...) En sélection, Platini pense que je peux apporter plus dans l'entre-jeu. Mon rôle est plus limité et obscur, mais je joue pour la collectivité »[3].

Didier Deschamps était un joueur au style défensif réputé pour ne rien lâcher, très conquérant à la perte du ballon. Dès ses débuts au FC Nantes, Deschamps se révèle être un joueur volontaire avec une forte personnalité. Milieu défensif, il se montre très vite entreprenant, ayant un rôle clé dans le jeu. Il récupère ainsi beaucoup de ballons et témoigne d'un tempérament d'organisateur et de relanceur hors pair[réf. nécessaire].

Le joueur reste dans la mémoire des supporters des Bleus comme le meneur d'hommes, le patron, doté d'une forte personnalité et d'une vraie intelligence de jeu (compréhension, anticipation, organisation). Il n'a certes pas la créativité de Zidane, mais il dispose de qualités d'endurance, de relance et d'organisation du jeu, essentielles pour une gestion au plus haut niveau. Il a fortement contribué à créer une cohésion d'équipe au sein du groupe et réussit pendant plusieurs années à donner une identité forte à l'équipe de France. Personne ne réussira vraiment à le remplacer dans ce rôle clé. Son absence et les résultats décevants qui s'en suivront, montreront que ce poste de milieu défensif et de capitaine dépassent les qualités sportives. Ils demandent également des capacités d'entraînement et de leadership peu habituelles, qui font parfois encore défaut en sélection.

Style de jeu : infatigable meneur d'homme[modifier | modifier le code]

Homme de dialogue, gagneur-né et leader naturel, Didier Deschamps est un atout à chaque équipe sur et en dehors du terrain. Avec son intelligence tactique et sa lecture du jeu, son volume physique et son inlassable activité, ce récupérateur-relanceur de ballon est un élément indispensable de l'équipe de France lors de ses grandes victoires. Son jeu de tête et sa frappe de balle sont ses points faibles[28].

Hommages[modifier | modifier le code]

En son honneur, l'Aviron Bayonnais Football Club renomme en juillet 2000 son stade en stade Didier-Deschamps. L'ancien nom de ce stade d'une capacité de 3 000 places, dont 1 500 assises, est stade du grand basque. C'est à l'Aviron Bayonnais que Didier Deschamps fait ses premiers pas dans le football dans la catégorie benjamins à la fin des années 1970[29],[30]. Un deuxième stade portant le nom du joueur se trouve dans le département du Nord. Le samedi 31 août 2002, la commune d'Halluin rebaptise le stade principal de la ville en stade Didier-Deschamps en présence du joueur[31].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le dernier quart de finale disputé remonte à 1991 ; en 1993, le club remporte certes l'épreuve, mais la formule de la compétition ne comporte alors pas de quarts de finale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Deschamps avec les espoirs
  2. http://www.leparisien.fr/sports/equipe-france-football/deschamps-nouveau-selectionneur-des-bleus-08-07-2012-2081964.php
  3. a, b, c, d et e Thierry Hubac, « Didier Deschamps, le jeune patron », Onze Mondial,‎ , p. 31-33
  4. France Football, p. 12, no 2064, 29 octobre 1985.
  5. a, b, c, d et e Vincent Duluc et David Marmo, Football Management, Eyrolles,‎ , 359 p. (ISBN 978-2-212-55641-4), p. 31
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Vincent Duluc et David Marmo, Football Management, Eyrolles,‎ , 359 p. (ISBN 978-2-212-55641-4), p. 32
  7. a, b et c Deschamps, quelle oeuvre !, p. 92
  8. « Champions du monde : Didier Deschamps », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 27 (ISSN 0995-6921)
  9. Adieux en armes, p. 124
  10. Deschamps animateur sur TPS, sport.fr, 30 janvier 2011.
  11. « Deschamps s'y verrait bien », L'Équipe, 16 juin 2008.
  12. http://www.om.net/fr/Saison/101002/Actualites/40123/Didier_Deschamps_succedera_a_Erik_Gerets
  13. http://www.footmarseille.com/j250/deschamps.html
  14. « Deschamps reste à l'OM », sur laprovence.com,‎ (consulté le 6 juin 2011)
  15. http://www.maxifoot.fr/football/article-13491.htm
  16. Emmanuel Jean, « Le soulagement, et après? », sur om.net,‎ (consulté le 6 mai 2012)
  17. Thierry Muratelle, « OM-Bayern : droit au rêve »,‎ (consulté le 6 mai 2012)
  18. Anne-Sophie Bourdet, « L'OM, la preuve par trois », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 6 mai 2012)
  19. Didier Deschamps quitte l'OM, Le Figaro, 2 juillet 2012.
  20. « L'OM et Deschamps officialisent leur séparation », sur om.net,‎ (consulté le 2 juillet 2012)
  21. Foot : Deschamps nommé sélectionneur de l'équipe de France, Le Figaro, 8 juillet 2012.
  22. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Accord-deschamps-fff/297153
  23. « Deschamps jusqu'à l'Euro », sur Sports.fr,‎ (consulté le 20 novembre 2013)
  24. « Un gros carton avant le Brésil », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 4 juillet 2014).
  25. « Statistiques de Didier Deschamps », sur footballdatabase.eu
  26. a et b (en) « France - Footballer of the Year », sur rsssf.com,‎ (consulté le 30 novembre 2009)
  27. Vincent Duluc et David Marmo, Football Management, Eyrolles,‎ , 359 p. (ISBN 978-2-212-55641-4), p. 48
  28. « Portrait, les hommes d'Aimé : Didier Deschamps », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 41 (ISSN 0995-6921)
  29. « En bref », Le Parisien,‎ , Sport (lire en ligne)
  30. PCM, « Didier Deschamps inaugure un stade à son nom au Pays Basque », TVA Nouvelles,‎ 2000 pages=sports (lire en ligne)
  31. Brandodean, « Le Champion du Monde de Football Didier Deschamps donne son nom à un stade d'Halluin », sur brandodean.over-blog.org,‎ (consulté le 24 octobre 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Rouch, Didier Deschamps : vainqueur dans l'âme, Édition no 1,‎ , 216 p. (ISBN 2846120315)
  • Le livre de l'année 2000, SNC L'Équipe,‎ , 194 p. (ISBN 2-9512031-3-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution
    • Didier Deschamps, vainqueur dans l'âme, film d'Antony Fayada, 25 minutes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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