Bernard Casoni

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Bernard Casoni
Bernard Casoni.jpg
Bernard Casoni en 2011 sous les couleurs de l'Evian TG
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Algérie MC Alger
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (55 ans)
Lieu Valbonne (Alpes-Maritimes)
Taille 1,77 m (5 10)
Période pro. 1981-1996
Poste Défenseur puis entraîneur
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1981-1984 Drapeau : France AS Cannes 128 (8)
1984-1988 Drapeau : France SC Toulon 136 (2)
1988-1989 Drapeau : France Matra Racing 033 (1)
1989-1990 Drapeau : France SC Toulon 043 (0)
1990-1996 Drapeau : France Olympique de Marseille 240 (3)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1988-1992 Drapeau : France France 030 (0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
1998-1999 Drapeau : France Olympique de Marseille B
1999-2000 Drapeau : France Olympique de Marseille
2001-2002 Drapeau : Tunisie ES Sahel
2002-2003 Drapeau : France AS Cannes
2003-2004 Drapeau : Tunisie Stade tunisien
2004-2005 Drapeau : Arménie Arménie
2005-2009 Drapeau : France SC Bastia
2010-2012 Drapeau : France Evian TG
2012 Drapeau : Tunisie Club Africain
2012-2014 Drapeau : France AJ Auxerre
2014-2015 Drapeau : France Valenciennes FC
2015 Drapeau : Hongrie Videoton FC
2016-2017 Drapeau : France FC Lorient
2017 Drapeau : Algérie MC Alger {0v, 0n, 0d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 30 mai 2017

Bernard Casoni, né le à Cannes, est un footballeur international français reconverti entraîneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Pierre Casoni, le père de Bernard Casoni était défenseur de l'AS Cannes et a disputé plus de 200 matches en D2.

Bernard Casoni commence sa carrière de défenseur au tout début des années 1980 en deuxième division avec l'Association sportive de Cannes.

Il rejoint Toulon en 1984 et débute en première division le 17 août de cette année-là, au tout nouveau Stade de la Beaujoire face au FC Nantes (défaite 1-3). Il s'y construit une excellente réputation, lui ouvrant les portes de l'Équipe de France le 2 février 1988 lors d'un France-Suisse à Toulouse (victoire 2-1).

Quelques mois plus tard, il signe un contrat avec l'ambitieux Matra Racing de Paris de Jean-Luc Lagardère. Il n'y reste qu'une seule saison, puisque Lagardère se retire du football à la suite des mauvais résultats de son équipe.

Amer de ce fâcheux épilogue, Bernard retourne à Toulon. Après une bonne saison, les portes de la plus grande équipe française de l'époque s'ouvrent à lui. C'est ainsi qu'il signe en 1990 à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie. La concurrence en défense est forte entre Boli, Mozer ou encore Amoros.

Bernard connaît alors la consécration en atteignant la finale de la coupe aux grandes oreilles, finale perdue contre l'Étoile Rouge de Belgrade le 29 mai 1991. Pendant cette période, il s'octroie définitivement une place de titulaire en équipe de France, dirigée alors par Michel Platini. Il joue d'ailleurs l'Euro 92 la saison suivante.

Mais la saison 1992-93 va annoncer le déclin de sa carrière. Une bénigne fracture au pouce gauche lui fait perdre sa place de titulaire dans le onze olympien, ainsi qu'en équipe de France, où il joue son dernier match le 14 novembre 1992 face à la Finlande (victoire 2-1). Il ne joue pas non plus la finale victorieuse de la Ligue des champions face aux Milanais le 26 mai 1993 et doit même se contenter d'une place de remplaçant jusqu'à la rétrogradation de l'Olympique de Marseille en Division 2 à l'orée de la saison 1994-1995.

Mais pendant les deux saisons que l'équipe olympienne reste au purgatoire, il prouve qu'il n'est pas fini et permet à son équipe, aux côtés de Marcel Dib et d'autres, de retrouver l'élite en 1996. Il décide de mettre un terme à sa très bonne carrière professionnelle à cette occasion.

Carrière d'entraîneur[modifier | modifier le code]

Olympique de Marseille[modifier | modifier le code]

Il deviendra par la suite entraîneur des moins de 15 ans de l'Olympique de Marseille durant deux ans (de 1996 à 1998). Il entraînera ensuite l'équipe réserve jusqu'en décembre 1999, date à laquelle il prend les rênes de l'équipe fanion. Il y succède à Rolland Courbis, lequel démissionne après les mauvais résultats de l'automne 1999, et commence réellement sa carrière d'entraîneur professionnel. Il restera sur le banc marseillais jusqu'à la fin de l'exercice 1999-2000 où l'équipe, après une calamiteuse saison, terminera 15e, évitant de très peu la relégation en Ligue 2.

Evian TG[modifier | modifier le code]

Le 20 janvier 2010, il est nommé à la tête de l'Evian Thonon Gaillard FC alors que le club est co-leader de National mais connait une période creuse de résultats, n'ayant récolté que 9 points sur 24 possibles lors de ses dernières rencontres[1]. Il y vivra deux promotions successives, en Ligue 2 puis en Ligue 1.

Club Africain[modifier | modifier le code]

Il rejoint au le Club africain pour un contrat de deux ans[2]. Auprès de Slim Riahi, le président du club, il déclare son désir de remporter tous les titres possibles avec ce club. Il arrive en cours de saison, celle-ci s'étendant de novembre 2011 à septembre 2012[1]. Sur les 7 matchs qu'il dirige, il totalise 2 victoires, 4 nuls et 1 défaite[1]. Le , il est limogé pour insuffisance de résultats[3]. Il fait part de son incompréhension, lui qui avait vécu la fin de saison précédente comme préparation du nouvel exercice en vue[1]...

AJ Auxerre[modifier | modifier le code]

Le , il s'engage avec l'AJ Auxerre pour 18 mois à la suite du départ de Jean-Guy Wallemme[4]. L'AJA est alors seizième de Ligue 2 et éliminée des deux coupes. Sa mission y est simple : maintenir le club. L'alchimie y prend plutôt bien avec 4 succès en février 2013. Casoni y prend en main un effectif prometteur, composé des jeunes Christopher Jullien, Willy Boly, Sébastien Haller, Paul-Georges Ntep, Yaya Sanogo accompagnés des plus expérimentés Sorin, Hengbart, Adama Coulibaly, Oliech, Le Tallec ou autre Olivier Kapo. Il mène ainsi le club à une honnête neuvième place. Il lie également une relation intime avec Ntep qui le considère comme l'un des meilleurs coachs qu'il ait eu, le faisant passer le cap de "gamin à jeune homme"[1].

En août 2013, le seul horizon de l'AJA et de son nouveau président Guy Cotret est, de nouveau, le maintien. Bernard Casoni doit alors composer avec un budget en constante diminution. De 40M€ lors de la dernière année en Ligue 1, il n'était plus que de 21M€ en 2012-2013 avec comme objectif de tendre vers les 14M€... Jusqu'en janvier 2014, le plan se déroule comme prévu, le club végétant entre la 13e et la 10e place. Il est alors porté par Ntep (10 apparitions dont 7 titularisations, 5 buts, 1 passe décisive), vendu pour 5M€ en janvier au SRFC. En février, l'édifice s'écroule, l'AJA tombe 17e et une série de 5 matchs sans victoire sonne le glas de l'expérience bourguignonne de Casoni[1]. Le 17 mars 2014, il est démis de ses fonctions d'entraîneur[5].

Valenciennes FC[modifier | modifier le code]

Le , après 8 saisons dans l'élite, le VAFC débute en Ligue 2. En plein marasme économique et sportif, Bernard y est choisi par Jean-Louis Borloo pour remettre sur pied le club nordiste et y paraphe un contrat s'étendant sur deux saisons[6]. Un défi de taille, à 2 semaines et demi de la reprise, il prend en main un effectif composé de 15 éléments, attendant alors pas moins de 6 à 8 renforts pour constituer un effectif compétitif. Il déclare alors que son équipe, en déficit de foncier et sans repères tactiques, peut très bien terminer le mois d'août avec 0 point. Elle en prendra finalement 4, le club pointant à la 19e place. Le bilan entre septembre et décembre est, par la suite, plutôt bon : sur 13 rencontres de Ligue 2, les valenciennois s'en tirent avec 6 victoires, 1 nul et 6 défaites, de quoi remonter jusqu'à la 9ème place[1].

Entre la 18e et la 25e journée de championnat, le club nordiste n'engrange qu'un seul point et est alors premier non-relégable à un point du 18e. Du fait de ces résultats, il est remercié le 24 février 2015 et est alors remplacé par David Le Frapper, entraineur des U19[7]. À la suite de ce licenciement, il réclamera 1,3M€ d'indemnités au club en difficultés[8].

FC Videoton[modifier | modifier le code]

Le 11 juin 2015, il signe un bail de deux ans avec le club hongrois, champion en titre, du Videoton FC[9]. Le club participe ainsi aux tours préliminaires de Ligue des Champions. Sorti au troisième tour par le BATE Borisov après être difficilement venu à bout des gallois de New Saints, le club patauge également en championnat. Il y enchaîne notamment 3 défaites consécutives, ce qui n'était plus arrivé au Videoton FC depuis octobre 2007[1]. À la suite de ces mauvais résultats (10 matchs officiels, 2 victoires, 2 nuls et 6 défaites dont 4 en 5 journées de championnat), il est démis de ses fonctions dès août 2015[10].

FC Lorient[modifier | modifier le code]

Le , après dix-sept jours sans coach, le FC Lorient le choisit pour remplacer Sylvain Ripoll, démis de ses fonctions compte tenu des mauvais résultats du club[11]. Alors que Rolland Courbis, Rémi Garde, Elie Baup, Éric Roy et Hubert Fournier avaient été pressentis pour occuper le poste, c'est finalement lui qui, contre toute attente, arrive au chevet de l'équipe, 20e de Ligue 1, à 4 points du premier non-relégable. Sa réputation d'entraineur défensif, tactique, au jeu peu flamboyant ne semble alors pas correspondre aux valeurs de jeu incarnées par Christian Gourcuff puis Sylvain Ripoll dans le Morbihan[12]. Alex Hayes, directeur sportif du club breton, ne cache pas qu'il a été retenu pour ses qualités de leadership, de meneur d'hommes et sa base défensive importante, le club prenant alors près de 2 buts par match. Avec un contrat s'étendant jusqu'à la fin de la saison avec une option d'une année supplémentaire, il arrive ainsi comme "pompier" afin de pérenniser le club en Ligue 1[13]. Il est démis de ses fonctions le 30 mai 2017 à la suite de la relégation du FC Lorient en Ligue 2[14].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

En équipe de France[modifier | modifier le code]

Entraîneur[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

Par saisons[modifier | modifier le code]

Saison Club Pays Championnat Statistiques Coupe d'Europe

Drapeau : France France

1979 - 1980 AS Cannes Drapeau de la France France Division 2 16 matchs - -
1980 - 1981 AS Cannes Drapeau de la France France Division 2 25 matchs / 3 buts - -
1981 - 1982 AS Cannes Drapeau de la France France Division 2 33 matchs / 2 buts - -
1982 - 1983 AS Cannes Drapeau de la France France Division 2 28 matchs / 2 but - -
1983 - 1984 AS Cannes Drapeau de la France France Division 2 22 matchs / 1 but - -
1984 - 1985 Sporting Club de Toulon Drapeau de la France France Division 1 38 matchs - -
1985 - 1986 Sporting Club de Toulon Drapeau de la France France Division 1 25 matchs - -
1986 - 1987 Sporting Club de Toulon Drapeau de la France France Division 1 36 matchs / 1 but - -
1987 - 1988 Sporting Club de Toulon Drapeau de la France France Division 1 31 matchs - 3 matchs
1988 - 1989 Matra Racing de Paris Drapeau de la France France Division 1 27 matchs / 1 but - 3 matchs
1989 - 1990 Sporting Club de Toulon Drapeau de la France France Division 1 36 matchs - 5 matchs
1990 - 1991 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 1 35 matchs 9 matchs (C1) 5 matchs
1991 - 1992 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 1 31 matchs 4 matchs (C1) 11 matchs
1992 - 1993 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 1 24 matchs 6 matchs (C1) 3 matchs
1993 - 1994 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 1 8 matchs / 1 but
1994 - 1995 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 2 35 matchs / 2 buts 4 matchs (C3)
1995 - 1996 Olympique de Marseille Drapeau de la France France Division 2 36 matchs

Par compétition[modifier | modifier le code]

Championnat :

  • 1er match en Ligue 1 : 17 août 1984, Nantes - Toulon
  • Drapeau : France 291 matchs et 3 buts en Ligue 1
  • Drapeau : France 198 matchs et 10 buts en Ligue 2

Coupes d'Europe :

  • 19 matchs et 0 but en Ligue des champions
  • 4 matchs et 0 but en Coupe de l'UEFA

Sélection nationale :

  • 1er match en équipe de France : 2 février 1988, France - Suisse (2-1)
  • 30 sélections en équipe de France de 1988 à 1992 (avec 3 matchs disputés lors de l'Euro 1992[15])
  • 2 sélections en équipe de France A'
  • 17 sélections en équipe de France espoirs

Citations[modifier | modifier le code]

Parlant de son passage à l'OM : « On a beaucoup parlé du trio magique à l'avant, mais y'avait un trio magique à l'arrière avec Carlos [Mozer], Baz [Boli]... et moi. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Casoni : du miracle éviannais aux 4 limogeages successifs », sur statsl1mpg.over-blog.com,
  2. Contrat avec le Club Africain sur le site officiel du Club Africain
  3. Casoni limogé, lequipe.fr, 2 octobre 2012
  4. Bernard Casoni, nouvel entraîneur de l'AJ Auxerre, www.lyonne.fr, 3 décembre 2012.
  5. Guy Cotret officialise le départ de Bernard Casoni, entraîneur de l'AJA, www.lyonne.fr, 17 mars 2014.
  6. Football-VAFC: Casoni s'est engagé pour deux saisons, www.lavoixdunord.fr, 17 juillet 2014.
  7. « Bernard Casoni, c'est fini », sur lequipe.fr, .
  8. Football : pour Bernard Casoni la rupture avec le VAFC, c’est 1,3 million d’euros
  9. « Casoni repart vers l'inconnu ».
  10. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Bernard-casoni-quitte-deja-videoton/583177
  11. Arnaud Huchet, « Le feuilleton touche à sa fin. Dix-sept jours après la mise à l’écart de Sylvain Ripoll, le FC Lorient va nommer Bernard Casoni au poste d’entraîneur. », Ouest-France,‎ (ISSN 0999-2138, lire en ligne)
  12. Pierre Cornu et Nicolas Tavares, « Qui est Bernard Casoni, nouveau coach du FCL ? », Ouest-France,‎
  13. Arnaud Huchet, « Alex Hayes : "Bernard Casoni est un meneur d'hommes" », Ouest-France,‎
  14. « Football. Bernard Casoni et le FC Lorient, c’est fini », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  15. Fiche de Bernard Casoni sur le site de la FFF

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]