Équipe de Belgique de football

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 Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Belgique de football féminin.
Drapeau : Belgique Équipe de Belgique
Écusson de l' Équipe de Belgique
Généralités
Confédération UEFA
Surnom Les Diables Rouges
de Rode Duivels
die Rote Teufel
Belgian Red Devils
Stade principal Stade Roi Baudouin
Classement FIFA en stagnation 2e (14 juillet 2016)[1]
Personnalités
Sélectionneur -
Capitaine Vincent Kompany
Plus sélectionné Jan Ceulemans (96 sélections)
Meilleur buteur Paul Van Himst et
Bernard Voorhoof (30 buts)

Rencontres officielles historiques

Premier match (France, 3-3)
Plus large victoire 10-1, Saint-Marin ()
Plus large défaite 2-11, Angleterre ()

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 12
4e en 1986
Championnat d'Europe Phases finales : 5
médaille d'argent, Europe Finaliste en 1980
médaille de bronze, Europe Troisième en 1972
Jeux olympiques Phases finales : 4
médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 1920
médaille de bronze, Jeux olympiques Médaille de bronze en 1900

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Domicile
Couleurs de l’équipe
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Équipe de Belgique de football au championnat d'Europe 2016

L'équipe de Belgique de football est la sélection de joueurs belges représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA).

Les internationaux belges sont surnommés les « Diables Rouges », en néerlandais Rode Duivels, en référence à la couleur de leur maillot, depuis 1906, bien que ce surnom ne soit devenu officiel que plus tard. Durant le mandat de Raymond Goethals, dans les années 1970, ils sont aussi appelés les « Diables Blancs[2] » ou encore les « Diables Noirs » au début des années 2000, après l'introduction du maillot extérieur entièrement noir.

Le premier match officiel de la Belgique est organisé le à Bruxelles contre la France et se solde par un partage (3-3). La sélection belge remporte en 1920 la médaille d'or aux Jeux olympiques. La Belgique a depuis participé à douze phases finales de la Coupe du monde. Son meilleur résultat est la quatrième place atteinte lors de la Coupe du monde 1986 au Mexique. En Championnat d'Europe, son meilleur résultat est une finale en 1980, perdue contre l'Allemagne.

Les résultats des Diables Rouges lors des qualifications à l'Euro 2016 leur permettent de devenir la huitième nation à accéder à la première place du Classement mondial de la FIFA en [3], tout en étant classée cinquième en Europe au ranking UEFA[4].

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

La genèse d'une équipe nationale (1900-1904)[modifier | modifier le code]

Belgian national football team 1901.jpg
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1re sélection belge, le (match non officiel). Derrière, à partir de la gauche: Harry Menzies (FC Liégeois), Georges Simon (A&RC Bruxelles), Fernand Defalle (Gardien - FC Liégeois), Hughes Ryan (Léopold CB), Gustave Pelgrims (Léopold CB), Charles Maggee (Arbitre - Beerschot[5]).
Devant, à partir de la gauche: Herbert Potts (Beerschot), Jan Robyns (Beerschot), Ernest Gillon (A&RC Bruxelles), Albert Friling (Capitaine - Beerschot), Lucien Londot (FC Liégeois), Walter Potts (Beerschot).
[6],[5]

Les premiers matchs de football internationaux d'une sélection belge remontent à l'aube du XXe siècle. Le , Jorge Diaz, président d'honneur du Beerschot et futur entraîneur de l'équipe nationale, offre un challenge pour voir s'affronter à Anvers les meilleures équipes d'Europe. Les organisateurs rencontrent cependant des difficultés et le tournoi se résume finalement à une partie entre une sélection belge et une sélection néerlandaise[6] choisie par un ex-footballeur de Rotterdam, Cees van Hasselt (nl)[7]. Ce tout premier match de l'équipe nationale belge se déroule le et se conclut par une victoire pour la Belgique (8-0)[6]. Cette rencontre, disputée devant 300 spectateurs, n'est aujourd'hui pas reconnue officiellement puisque plusieurs étrangers étaient présents sur le terrain, tant du côté belge que néerlandais. Il était habituel à l'époque que les expatriés, notamment britanniques, soient intégrés à l'équipe nationale, comme cela avait été accepté lors d'un référendum organisé en par La Vie Sportive (publication de la fédération)[6].

Dans les années qui suivent le premier match, le Challenge Vanden Abeele se tient encore à trois reprises : deux fois en 1902 et une fois en [8]. Ces trois matchs, toujours officieux, se soldent également par des victoires belges. Le capitaine de la Belgique lors du dernier de ces matchs est Samuel Waler, futur président du FC Malinois [8].

À cette époque, l'encadrement de l'équipe est bien différente de celui d'aujourd'hui. Ce n'est par exemple que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[8]. On notera aussi qu'alors, non seulement il n'y a pas d'entraîneur national, mais de plus les joueurs ne sont pas désignés par un sélectionneur mais bien par les votes des délégués des clubs. Ces votes faisaient d'ailleurs l'objet d'âpres négociations et se trouvaient influencés par bien d'autres éléments que la seule qualité des joueurs[9].

Les débuts officiels (1904-1914)[modifier | modifier le code]

Première sélection officielle
du [8]
Alfred Verdyck (Anvers FC)
Albert Friling (Beerschot)
Edgard Poelmans (Union St-Gilloise)
Guillaume Van Den Eynde (Union St-Gilloise)
Charles Cambier (FC Bruges)
Capitaine Camille Van Hoorden (Racing Club Bruxelles)
Maurice Tobias (Union St-Gilloise)
Alexandre Wigand (Union St-Gilloise)
Georges Queritet (Racing Club Bruxelles)
Pierre-Joseph Destrebecq (Union St-Gilloise)
Charles Vanderstappen (Union St-Gilloise)

Les joueurs étrangers n'étant plus sélectionnés, le premier match reconnu comme officiel de la Belgique se tient le contre l'équipe de France qui fait également ses débuts officiels[8]. Les deux formations s'affrontent au stade du Vivier d'Oie à Uccle, sur le terrain du Racing de Bruxelles et sous les encouragements de 1 500 spectateurs. Le match se termine sur une égalité (3-3). Les premiers buts belges sont inscrits par Georges Quéritet (deux fois) et Pierre-Joseph Destrebecq. Le gardien belge n'est autre qu'Alfred Verdyck, futur secrétaire général de l'Union belge de football[8].

Équipe de Belgique le avant un match contre les Pays-Bas.

En 1905, l'organisation évolue. Un comité de sélection est mis sur pied afin de sélectionner les joueurs sur des critères sportifs et non plus en fonction de leur province d'origine[10]. Ce comité est composé de MM. Paul Havenith, Albert Friling, Joseph Romdenne et Rodolphe William Seeldrayers; viennent s'y ajouter Louis Convert et Achille Grant-Dalton en 1906 ainsi que le futur président fédéral, le Comte Joseph d'Oultremont, en 1909[11]. Des matchs d'entraînements, auxquels les internationaux sont convoqués, sont également organisés, notamment contre les cadets de l'Académie militaire de Breda, le CVV Velocitas[12]. Enfin, l'équipe de Belgique revêt le fameux maillot rouge qui lui donnera bientôt son surnom[10]. C'est en effet en 1906 que l'éditeur de La Vie Sportive, Pierre Walckiers, qualifie pour la première fois les internationaux belges de « Diables Rouges » après l'enchaînement de deux victoires impressionnantes (5-0) aux dépens de la France, le , puis des Pays-Bas, le [10].

Juste avant ces succès, la Belgique essuie pourtant une dure défaite pour son premier déplacement en Angleterre. Le à Leyton, les Diables Rouges rencontre les Corinthians pour un match de préparation. Les amateurs londoniens infligent une très lourde défaite à la sélection belge (12-0)[13], qui n'est cependant pas reconnue officiellement vu qu'il s'agit d'un match contre une équipe de club. Les journaux évoquent, à la décharge des rouges, une traversée de la Manche catastrophique quelques heures avant le match et un mal de mer qui n'avait épargné aucun joueur[13]. Deux ans plus tard, pour un match officiel cette fois, c'est la sélection des internationaux anglais amateurs qui se déplace en Belgique. L'issue du match ne sera pas plus favorable aux joueurs belges, avec une défaite (2-8). Le match retour en Angleterre reste, lui, la plus lourde défaite officielle des Diables Rouges, battus (11-2)[13].

Trois tournois olympiques dont un victorieux (1920-1930)[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, le sport reprend peu à peu ses droits. Les Jeux olympiques d'été de 1920 sont organisés à Anvers, en Belgique. Dans le tournoi de football, la sélection-hôte est dispensée du premier tour. En quart de finale, emmenée par son capitaine Armand Swartenbroeks, premier Diable Rouge à dépasser les 50 caps, et Oscar Verbeeck en défense devant le gardien emblématique du Racing Club de Bruxelles, Jean De Bie, et derrière l'attaque dirigée par Louis Van Hege, buteur prolifique du Milan AC, cette première « génération dorée » élimine l'Espagne (3-1), les trois buts belges étant inscrits par Robert Coppée. En demi-finale, les Diables Rouges battent les Pays-Bas (3-0). En finale, la Belgique est opposée à la Tchécoslovaquie. Elle prend rapidement l'avance (2-0) après une demi-heure de jeu mais à cinq minutes de la mi-temps, les joueurs tchécoslovaques quittent le terrain, se plaignant d'un arbitrage favorable aux Belges. Le pays hôte est déclaré vainqueur du tournoi et son adversaire est disqualifié[14]. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques à Paris, la Belgique est dispensée du tour préliminaire en tant que tenante du titre. Toutefois, elle est éliminée dès les huitièmes de finale par la Suède (8-1)[15]. En 1928 à Amsterdam, les Belges éliminent difficilement au premier tour leur voisin luxembourgeois (5-3) puis sont battus sèchement par l'Argentine en huitième de finale (6-3)[16].

Trois participations des Diables Rouges à la Coupe du monde (1930-1938)[modifier | modifier le code]

États-Unis - Belgique (3-0) joué à Montevideo lors de la première Coupe du monde en 1930.

L'équipe de Belgique est une des quatre nations européennes à participer à la première Coupe du monde en 1930, organisée par l'Uruguay. C'est après la décision de la fédération belge de faire le déplacement que ses homologues française, roumaine et yougoslave décident également de prendre part à la compétition. Elle est éliminée au premier tour après deux défaites contre le Paraguay (0-1)[17] et les États-Unis (0-3)[18].

Quatre ans plus tard, la Belgique se qualifie de justesse pour la Coupe du monde 1934 organisée en Italie, pour avoir concédé un but de moins que l'Irlande face aux Pays-Bas[19]. Elle y est éliminée dès les huitièmes de finale par l'Allemagne, (2-5) après avoir mené (2-1) à la mi-temps, les deux buts belges étant inscrits par Bernard Voorhoof[20]. L'équipe est sortie au même stade de la compétition en 1938 par le pays hôte, la France (1-3)[21].

Une longue traversée du désert (1940-1968)[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale interrompt toutes les compétitions de football. Elles reprennent en 1945 et la FIFA décide de reprendre l'organisation de la Coupe du monde à partir de 1950. La Belgique s'inscrit aux qualifications mais déclare forfait avant de disputer son premier match. Le pays participe aux éliminatoires de la Coupe du monde 1954 et se qualifie pour la phase finale en Suisse. Versée dans un groupe comprenant l'Angleterre et l'Italie, la Belgique parvient à décrocher un partage (4-4) face aux Anglais[22] mais s'incline (1-4) contre les Italiens[23] et se trouve éliminée au premier tour.

Résumé, en néerlandais, du match Pays-Bas-Belgique le (min 13 s).

Malgré la présence de joueurs de qualité tels que les attaquants Rik Coppens et Denis Houf ou les milieux de terrain Louis Carré et Victor Mees, la Belgique ne parvient pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1958, distancée par la France dans son groupe de qualification[19]. La Belgique, bien que membre fondateur de l'Union des associations européennes de football (UEFA), ne s'inscrit pas à la première édition de la Coupe d'Europe des nations en 1960[24].

Présentation des sélections belge (à gauche) et néerlandaise, en 1960.

Durant la décennie qui suit, une génération de joueurs offensifs d'envergure émerge parmi les Diables Rouges, avec des joueurs comme Jacques Stockman, Paul Van Himst et Roger Claessen notamment. Mais ces joueurs ne parviennent pas à qualifier le pays pour une grande compétition internationale. La Belgique est éliminée lors des qualifications pour la Coupe du monde 1962 avec quatre défaites en autant de matchs. Deux ans plus tard, elle est battue dès les huitièmes de finale de la Coupe d'Europe des nations par la Yougoslavie. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1966, la Belgique termine ex-aequo avec la Bulgarie. Les deux équipes doivent disputer un match de barrage à Florence pour les départager, que les Bulgares remportent (2-1). Les Diables Rouges échouent également de peu durant les éliminatoires de l'Euro 1968, terminant un point derrière la France[19],[24].

Retour timide au niveau international (1968-1978)[modifier | modifier le code]

Versée dans un groupe relevé en compagnie de l'Espagne, la Yougoslavie et la Finlande, la Belgique parvient à se qualifier pour la Coupe du monde 1970 en déjouant les pronostics. L'équipe est emmenée par les attaquants Johan Devrindt et Odilon Polleunis, auteurs respectivement de six et cinq buts sur les quatorze inscrits par la Belgique durant les qualifications. Durant la phase finale, la Belgique remporte sa première victoire en Coupe du monde face au Salvador (3-0)[25] mais est ensuite battue par l'URSS (1-4)[26] et le Mexique (0-1)[27], deux défaites signifiant son élimination[28]. Les joueurs les plus en vue sont l'attaquant Raoul Lambert et le milieu Wilfried Van Moer, qui inscrivent chacun deux buts durant le tournoi.

Lors des éliminatoires de l'Euro 1972, les Belges sortent premiers de leur groupe, composé du Portugal, de l'Écosse et du Danemark. En quart de finale, ils sont opposés à l'Italie des Riva, Rivera, Mazzola et Zoff, tenante du titre et finaliste de l'épreuve mondiale deux ans plus tôt. Après avoir tenu le nul (0-0) au match aller à San Siro, la Belgique remporte le match retour (2-1) et se qualifie pour les demi-finales de l'épreuve, ce qui constitue le début de la phase finale. Le pays est désigné hôte de la compétition. En demi-finale, les Diables Rouges s'inclinent contre la RFA (1-2) sur un doublé de Gerd Müller. Ils remportent ensuite le match pour la troisième place face à la Hongrie (2-1). L'avant-centre Raoul Lambert est nommé dans l'équipe-type du tournoi, dont il est le seul joueur non-finaliste[29].

Après ces deux participations encourageantes à des tournois internationaux, la Belgique entame les qualifications pour la Coupe du monde 1974 avec confiance. Les joueurs terminent invaincus sans encaisser le moindre but mais sont toutefois devancés à la différence de buts par les Pays-Bas, avec qui ils ont partagé deux fois (0-0), et sont donc éliminés alors que les Pays-Bas seront finalistes du Mondial[19]. La Belgique confirme ses bonnes performances lors des éliminatoires de l'Euro 1976, en terminant en tête de leur groupe devant la RDA, la France et l'Islande. Ils sont ensuite sèchement battus par les Pays-Bas en quart de finale (5-0) et (1-2)[24]. Les Belges sont une nouvelle fois opposés à leurs voisins bataves lors des qualifications pour la Coupe du monde 1978. Le résultat final est identique, les Néerlandais remportant le groupe haut la main[19].

La Belgique dans le gotha européen (1980-1986)[modifier | modifier le code]

Équipes de départ de la finale de l'Euro 1980 RFA-Belgique.

Dotée d'une nouvelle « génération dorée », avec le gardien de but Jean-Marie Pfaff, les défenseurs Éric Gerets et Walter Meeuws ou encore l'attaquant Jan Ceulemans, la Belgique termine en tête de son groupe des éliminatoires pour l'Euro 1980 sans connaître la défaite[24]. Pour la première fois, la phase finale oppose huit équipes, réparties en deux groupes de quatre. Les Belges héritent d'un groupe très relevé avec le pays hôte, l'Italie, ainsi que l'Espagne et l'Angleterre. Après un partage contre les Anglais et une victoire sur les Espagnols, les Diables Rouges conservent le nul (0-0) face à l'Italie lors du match décisif et se qualifient pour la finale du tournoi. Les troupes du sélectionneur Guy Thys s'inclinent (2-1) contre la RFA, le second but d'Horst Hrubesch tombant à deux minutes de la fin du match[30]. Jan Ceulemans apparaît à son tour dans l'équipe-type du tournoi par l'UEFA.

Cette finale est encore aujourd'hui la meilleure performance de la Belgique lors d'un championnat d'Europe. Cette première historique marque le début d'un « âge d'or » pour l'équipe nationale belge qui obtient un nouveau statut dans le football européen.

Walter Meeuws (à droite) contre les Pays-Bas en 1981.

Après leur performance à l'Euro italien, les Diables Rouges sont de nouveau pris au sérieux par leurs adversaires. Ils terminent premiers de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1982, devant la France et les Pays-Bas, finalistes des deux dernières éditions, qui sont donc éliminés[19]. Avec un noyau quasiment identique à celui qui avait atteint la finale de l'Euro (16 joueurs sur 22), la Belgique se qualifie donc pour sa première phase finale de Coupe du monde depuis douze ans. Au premier tour, elle hérite d'un groupe équilibré et dispute le match d'ouverture contre les champions du monde argentins. Les Belges créent la sensation en s'imposant (1-0), but d'Erwin Vandenbergh[31]. Ils remportent leur deuxième match contre le Salvador également (1-0), puis font un match nul (1-1) contre la Hongrie[32]. Avec ces résultats, la Belgique termine en tête de son groupe au premier tour et franchit un tour pour la première fois de son histoire. Au deuxième tour, la Belgique hérite de l'URSS et de la Pologne. L'équipe perd ses deux rencontres, respectivement (0-1) et (0-3), et est éliminée[31].

Chose assez rare, les Diables Rouges doivent aligner leurs trois gardiens durant la compétition. Le titulaire à ce poste, Jean-Marie Pfaff, se blesse après le premier tour et est remplacé par Theo Custers. Ce dernier ne dispute qu'une rencontre et se blesse à son tour. C'est ensuite Jacky Munaron, troisième gardien du noyau, qui joue le dernier match contre l'URSS[33].

Après le mondial, plusieurs cadres de l'équipe prennent leur retraite internationale, parmi lesquels Wilfried Van Moer et les frères Luc et Marc Millecamps. Leurs remplaçants les font vite oublier et entament les éliminatoires de l'Euro 1984 par quatre victoires en quatre rencontres, des résultats qui leur permettent d'assurer leur qualification alors qu'il reste encore deux rencontres à jouer (qui se solderont par un partage et une défaite lors de l'ultime journée)[24].

En phase finale, les Diables Rouges font figure d'outsider et tombent dans un groupe à leur portée avec la France, pays hôte et favori de la compétition, la Yougoslavie et le Danemark, qualifié surprise dont c'est seulement la deuxième grande compétition internationale, vingt ans après l'Euro 1964. Les Belges débutent bien le tournoi en s'imposant (2-0) contre la Yougoslavie[34] puis subissent une défaite cinglante (5-0) contre la France, avec un triplé de Michel Platini. Le dernier match contre le Danemark est décisif. La Belgique mène (0-2) après 39 minutes mais se fait rejoindre puis dépasser, les Danois l'emportant finalement (3-2)[35],[36].

Équipes de départ de la demi-finale de la Coupe du monde 1986 Argentine-Belgique.

Après cet Euro 1984 décevant, la Belgique entame plutôt mal les qualifications pour la Coupe du monde 1986 avec une défaite en Albanie (0-2) et un partage en Grèce (0-0). L'équipe se reprend sur la fin des éliminatoires et termine deuxième du groupe, une position qui l'emmène en barrages contre les Pays-Bas. Les Diables Rouges gagnent le match aller à Bruxelles (1-0). Lors du match retour, ils tiennent le (0-0) pendant une heure puis encaissent deux buts en moins d'un quart d'heure. À cinq minutes de la fin du match, le défenseur Georges Grün inscrit un but de la tête qui qualifie les Belges (1-2)[37]. Pour la deuxième fois consécutive, les « Oranje » sont éliminés d'une Coupe du monde par leurs voisins.

En phase finale, la Belgique retrouve le Mexique, à nouveau pays-hôte de la compétition, le Paraguay et l'Irak. Sur le papier, le groupe est plus qu'abordable pour les Belges mais une défaite d'entrée (1-2) face au Mexique et des dissensions internes font craindre une élimination précoce. Les joueurs parviennent toutefois à se qualifier comme meilleur troisième après une victoire poussive (2-1) contre l'Irak et un partage (2-2) face au Paraguay[38].

En huitième de finale, la Belgique est opposée à l'un des favoris de la compétition, l'URSS. Les Soviétiques prennent deux fois l'avance mais les Belges parviennent à chaque fois à égaliser, et prennent ensuite deux buts d'avance dans la prolongation, le dernier but des Russes ne changeant rien au résultat final (3-4). En quart de finale, la Belgique affronte l'Espagne et ouvre le score en première mi-temps. Les Espagnols égalisent à cinq minutes du terme (1-1) puis les Belges s'imposent aux tirs au but (5-4). L'aventure des Diables Rouges s'arrête en demi-finale face à l'Argentine de Diego Maradona, auteur des deux buts du match (0-2). Dans la petite finale, les joueurs belges sont à nouveau battus, après prolongations, par la France (4-2)[39]. Cette quatrième place finale est toujours aujourd'hui le meilleur résultat de l'équipe nationale belge en Coupe du monde[38]. Le meneur de jeu Enzo Scifo est nommé meilleur jeune joueur du tournoi par la FIFA.

Trois fois en Coupe du monde, jamais à l'Euro (1986-1998)[modifier | modifier le code]

Quelques mois après le mondial mexicain débutent les éliminatoires de l'Euro 1988. La Belgique tient son rang jusqu'à deux défaites (2-0) en fin de campagne, en Bulgarie et en Écosse, qui la privent d'une nouvelle participation au championnat d'Europe[24]. L'équipe se lance ensuite dans les qualifications pour la Coupe du monde 1990 et termine en tête de son groupe avec quatre victoires et quatre partages. En phase finale, les Diables Rouges enlèvent deux victoires sur la Corée du Sud (2-0) et l'Uruguay (3-1) puis concèdent une défaite sans conséquence face à l'Espagne (1-2). En huitième de finale face à l'Angleterre, ils dominent largement et se créent plusieurs occasions franches mais, sans réussite, sont finalement éliminés sur un but inscrit à une minute de la fin de la prolongation par David Platt (0-1)[40].

La sélection belge renouvèle son effectif à l'entame des éliminatoires de l'Euro 1992. Dans un groupe difficile comprenant notamment les champions du monde allemands, la Belgique termine troisième et est éliminée[24]. Après un bref interim effectué par Walter Meeuws, désigné comme son successeur par la féderation, Guy Thys, le sélectionneur emblématique de l'équipe depuis 1976, décide de prendre sa retraite de manière définitive et passe le relais à l'ancien international Paul Van Himst.

Sous la conduite de Van Himst, les Belges terminent en tête de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1994, à égalité avec la Roumanie[19]. Durant sa préparation, la Belgique signe la plus large victoire de son histoire en s'imposant (9-0) face à la Zambie, Josip Weber inscrivant cinq buts au cours du match. Grâce à leurs bonnes performances lors des éditions précédentes, ils héritent du statut de tête de série pour la phase finale aux États-Unis. Les Diables Rouges entament la compétition par deux victoires, sur le Maroc (1-0) et les Pays-Bas (1-0), grâce notamment à Michel Preud'homme, élu meilleur gardien de but du tournoi. Ils se font pourtant surprendre lors de leur dernier match contre l'Arabie saoudite (0-1) et terminent 3e, à la différence de buts. Ils héritent en huitième de finale de l'Allemagne, tenante du titre, et s'inclinent (3-2)[19].

En qualifications de l'Euro 1996, la Belgique se retrouve versée dans un groupe difficile et finit troisième, derrière l'Espagne et le Danemark, qualifiés. Cette élimination coûte sa place à Paul Van Himst qui est remplacé par l'ancien meneur de jeu de l'équipe durant les années 1970, Wilfried Van Moer. Ce dernier débute les éliminatoires de la Coupe du monde 1998 par deux victoires poussives contre la Turquie (2-1) et à Saint-Marin (3-0), suivies par une défaite cinglante (0-3) à domicile face aux Pays-Bas qui lui vaut d'être directement licencié. La Fédération belge engage Georges Leekens pour lui succéder, ce dernier parvenant à redresser la barre et à qualifier le pays pour la phase finale de la compétition après un barrage victorieux contre l'Irlande (1-1) et (2-1)[41].

Malgré une préparation encourageante, les Diables Rouges sont éliminés au premier tour de la Coupe du monde en France après avoir concédé trois partages face aux Pays-Bas (0-0), au Mexique (2-2) et à la Corée du Sud (1-1). De plus, des dissensions internes entre l'entraîneur et certains cadres de l'équipe dont Enzo Scifo sont rendues publiques et rendent la position du sélectionneur délicate. Après un an de matchs amicaux en demi-teinte, Leekens est finalement démis de ses fonctions en à la suite d'une défaite à domicile (3-4) contre la Finlande.

La déception de l'Euro à domicile et le déclin (2000-2010)[modifier | modifier le code]

Un an avant l'Euro 2000 que la Belgique co-organise avec les Pays-Bas, Robert Waseige est nommé sélectionneur de l'équipe nationale. Ses premiers résultats rassurent, rendant les joueurs, la presse et les supporters enthousiastes. Les Belges débutent le tournoi par une victoire sur la Suède (2-1), puis s'inclinent contre l'Italie après avoir dominé la rencontre (0-2). La qualification se joue lors du dernier match contre la Turquie, face à laquelle ils peuvent se contenter d'un partage pour accéder aux quarts de finale. Les Diables Rouges concèdent un but juste avant la mi-temps à la suite d'une erreur de leur gardien Filip De Wilde. Les joueurs belges tentent d'égaliser mais encaissent un second but en contre-attaque et sont éliminés de la compétition dès le premier tour, devenant la première équipe d'un pays organisateur à réussir cette « performance »[42],[43].

Équipes de départ du huitième de finale de la Coupe du monde 2002 Brésil-Belgique.

Après la déception de l'Euro, les Diables Rouges débutent les qualifications pour la Coupe du monde 2002. Lors de la troisième rencontre de ces éliminatoires, la Belgique signe sa seconde victoire la plus large (10-1) contre Saint-Marin[44] . Le match suivant, en Écosse, est un tournant dans ces qualifications. Menés (2-0) à la mi-temps et réduits à dix, les Belges arrachent l'égalisation (2-2) dans les arrêts de jeu grâce au jeune défenseur Daniel Van Buyten. Suivent ensuite trois victoires consécutives qui placent l'équipe belge en tête de son groupe avant le dernier match, un déplacement en Croatie. Les Belges tiennent le nul (0-0) jusqu'à un quart d'heure du terme, mais un but d'Alen Bokšić qualifie les Croates (0-1) et envoie la Belgique vers les barrages. Elle y est opposée à la République tchèque. À dix contre onze, les Diables Rouges remportent le match aller à Bruxelles (1-0). Au retour, ils résistent au pressing des coéquipiers de Pavel Nedvěd et assurent finalement leur qualification (0-1) grâce à un pénalty transformé en toute fin de match par le capitaine Marc Wilmots[45].

La Belgique débute le tournoi par un match nul encourageant contre le Japon (2-2), un des deux pays organisateurs de la compétition, suivi d'un autre plus inquiétant contre la Tunisie (1-1). Elle remporte néanmoins le match décisif contre la Russie (3-2) et se qualifie pour les huitièmes de finale. Opposée au Brésil, favori de la compétition et futur vainqueur, la Belgique fait jeu égal avec son adversaire. Marc Wilmots pense inscrire le premier but du match mais celui-ci est injustement annulé par l'arbitre. Les Belges s'inclinent en fin de match (2-0) et sont éliminés[46],[47].

Waseige parti au Standard de Liège, le poste de sélectionneur est confié à Aimé Anthuenis, entraîneur à succès d'Anderlecht[48]. Son mandat débute difficilement, avec deux cinglantes défaites, à domicile contre la Bulgarie (0-2) puis en Croatie (4-0), au cours des éliminatoires de l'Euro 2004. La Belgique termine son parcours de meilleure manière mais échoue à la 3e place du groupe[24]. Malgré cet échec, Aimé Anthuenis est confirmé à son poste pour les qualifications pour la Coupe du monde 2006. Le début de ces éliminatoires est catastrophique avec un nul (1-1) contre la Lituanie puis deux défaites (0-2) à domicile, contre l'Espagne et contre la Serbie-et-Monténégro. Une victoire (4-1) contre la Bosnie-Herzégovine à domicile et deux succès (1-2 et 8-0) face à Saint-Marin seront les seuls de la Belgique dans ce groupe. Les Diables Rouges terminent à la quatrième place et ne participent pas à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1978, provoquant la colère des médias[49],[19].

Sébastien Pocognoli lors du match Italie-Belgique en mai 2008.

Ce nouvel échec conduit à la démission d'Anthuenis. L'Union belge choisit comme nouveau sélectionneur René Vandereycken, pilier des Diables Rouges dans les années 1980, avec comme objectif de qualifier la Belgique pour l'Euro 2008[50]. Mais dès l'entame des éliminatoires, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, avec notamment un nul à domicile (0-0) contre le Kazakhstan en ouverture, puis deux défaites (4-0 et 1-2) face au Portugal et des revers en Serbie (1-0), face à la Pologne à domicile (0-1) et en Finlande (2-0). Elles entérinent rapidement l'élimination de la Belgique, qui finit cinquième de son groupe. En , la Belgique apparaît à la 71e place du classement FIFA, sa plus mauvaise position depuis la création de ce classement en 1993[51].

Malgré cette campagne catastrophique, le contrat de Vandereycken est prolongé pour deux ans par la Fédération nationale[52]. Il change néanmoins d'adjoint, Franky Vercauteren remplaçant Stéphane Demol. Les matchs amicaux du premier semestre 2008 ne sont guère encourageants mais l'équipe parvient tout de même à redresser la barre à l'entame des qualifications pour la Coupe du monde 2010, signant deux victoires (3-2 et 2-0) contre les modestes équipes d'Estonie et d'Arménie, un bon match nul (1-1) en Turquie et ne s'inclinant que dans les dernières minutes (1-2) face à l'Espagne, championne d'Europe en titre. Malheureusement, les espoirs de qualification pour le mondial sud-africain sont réduits à néant après deux défaites (2-4 et 2-1) en une semaine contre la Bosnie-Herzégovine[19]. Ces contre-performances poussent l'URBSFA à licencier le sélectionneur le [53]. Son adjoint, Franky Vercauteren, est chargé de l’intérim[54] en attendant l'arrivée de son successeur désigné, le Néerlandais Dick Advocaat[55], en contrat avec le Zénith Saint-Pétersbourg jusqu'en décembre. Les résultats ne s'améliorent pas et après une défaite humiliante (2-1) en Arménie, Vercauteren remet sa démission. Dans le même temps, Advocaat est libéré par son club et peut entrer immédiatement en fonction à la tête des Diables Rouges[56]. Une première polémique survient quand, en décembre, le sélectionneur s'engage également avec le club néerlandais d'AZ Alkmaar, une double-casquette finalement acceptée par l'Union Belge, l'équipe nationale ne devant disputer que deux rencontres amicales d'ici le début des qualifications pour l'Euro 2012. Malgré cette largesse, le , il annonce au président de la fédération belge son intention de quitter son poste pour prendre en main la sélection de Russie[57].

L'émergence d'une nouvelle génération (depuis 2010)[modifier | modifier le code]

Parmi les candidats, la fédération Belge décide de nommer Georges Leekens[58], onze ans après son licenciement, avec Marc Wilmots pour adjoint. Les premiers matchs amicaux sont encourageants. Néanmoins la campagne de qualification démarre mal avec deux défaites contre l'Allemagne (0-1) à domicile et (3-2) en Turquie, suivies d'un partage (4-4) à domicile contre l'Autriche. L'équipe revient dans la course à la deuxième place mais concède ensuite deux partages (1-1) contre les Turcs et l'Azerbaïdjan, scellant son élimination. Le jeu proposé est encourageant mais l'équipe belge, qui compte dans ses rangs des jeunes joueurs talentueux comme Eden Hazard, Axel Witsel, Marouane Fellaini, Steven Defour ou Kevin De Bruyne, manque de maturité à des moments cruciaux, ce qui lui coûte des points précieux[59].

La Belgique (en rouge) contre l'Algérie à Belo Horizonte durant la Coupe du monde 2014.

Le , Leekens annonce qu'il quitte son poste pour le FC Bruges — qui double son salaire[60]. Marc Wilmots assure l'intérim avant d'être confirmé comme sélectionneur en vue de la Coupe du monde 2014 au Brésil[61]. Le changement d'entraîneur coïncide avec des résultats en progression et provoque un engouement parmi les supporters, qui remplissent le Stade Roi Baudouin à chaque rencontre. Les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 sont une réussite pour la Belgique, qui termine en tête de son groupe. La qualification est assurée le grâce à une victoire (1-2) en Croatie[62], son dauphin. Ces bonnes prestations permettent à la Belgique de remonter au classement FIFA : cinquième place à la sortie des éliminatoires, la position la plus haute qu'elle ait alors jamais atteinte[63], l'équipe nationale est tête de série lors du tirage au sort des groupes de la phase finale de l'épreuve. La Belgique passe le premier tour après trois victoires contre l'Algérie (2-1 après avoir été menée 1-0), la Russie (1-0 grâce un but à la 88e minute) et la Corée du Sud (1-0)[64]. Les Diables rouges affrontent les États-Unis en huitième de finale. Ils dominent mais doivent attendre les prolongations pour marquer deux buts par Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Le score final est de (2-1) et ils atteignent les quarts de finale pour la deuxième fois depuis 1986[65]. Les Belges jouent contre l'Argentine. Ils encaissent un but dès la 8e minute et n'arrivent pas à revenir. Le score reste donc de (1-0) et la Belgique est éliminée de la compétition[66].

En , à mi-chemin des éliminatoires du championnat d'Europe 2016, la sélection se présente comme la deuxième meilleure nation mondiale de football, selon le classement FIFA qui en fait l'équipe la plus forte derrière l'Allemagne.

Le , les Diables Rouges valident leur ticket pour « Le Rendez-Vous » du Championnat d'Europe 2016, soit le second grand tournoi de rang de l'actuelle « génération dorée », sur une victoire en Andorre (1-4)[67] en ne concédant qu'un match nul à domicile (0-0)[68] et une seule défaite à Cardiff (1-0)[69] face à leur dauphin, le Pays de Galles de Gareth Bale, ainsi qu'un match nul contre la Bosnie-Herzégovine à Zenica (1-1)[70]. Une dernière victoire à domicile contre Israël (3-1)[71] pour le prestige lors de leur dernier match des qualifications, le , leur assure à la fois la première place de leur groupe et le statut de tête de série lors de la phase finale[72], ainsi que d'accéder le à la première place du classement mondial de la FIFA[73]. La Belgique devient ainsi la huitième nation à atteindre la plus haute marche du podium.

Les matchs amicaux de préparation au Championnat d'Europe de football 2016 sont irréguliers. Une défaite au Portugal (2-1)[74] avec une équipe largement remaniée, une victoire convaincante en Suisse (1-2)[75], un nul inquiétant à domicile face à la Finlande (1-1)[76] et une victoire poussive contre la Norvège (3-2)[77] laissent apparaître une défense fébrile, remaniée en l'absence de plusieurs forfaits pour blessure, notamment celui du capitaine Vincent Kompany.

La Belgique rate son match d'entrée à l'Euro contre une Italie beaucoup plus réaliste (0-2)[78]. Elle se reprend ensuite et se qualifie pour les huitièmes de finale en battant d'abord sèchement l'Irlande (3-0)[79], puis la Suède (1-0)[80] après un match très engagé et indécis. Elle surclasse et écarte ensuite la Hongrie (4-0)[81], un score historique pour les Belges à ce stade de la compétition et par la même occasion le plus important du tournoi, et retrouve en quarts de finale le Pays de Galles, dont elle avait déjà croisé la route en qualifications. Les Diables Rouges, qui n'avaient récolté qu'un seul point sur six lors de cette double confrontation, doivent s'incliner une nouvelle fois (3-1)[82], après avoir néanmoins réussi à ouvrir la marque à la 13e minute, et sont éliminés d'un tournoi pour lequel ils avaient pourtant été classés parmi les favoris à la victoire finale. À la suite de ce résultat considéré comme décevant, la fédération belge licencie l'entraîneur Marc Wilmots deux semaines plus tard[83].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Parcours en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

La Belgique a participé à douze reprises à une phase finale de la Coupe du monde. Elle fait partie des treize nations ayant fait le déplacement pour la première édition de la compétition et s'est qualifiée sur le terrain les onze autres fois, la dernière étant pour l'édition 2014. La meilleure performance de l'équipe nationale belge est une demi-finale, atteinte en 1986.

Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
Drapeau : Uruguay 1930 Phase de groupes 9e 2 0 0 2 0 4 Pas de phase qualificative
Drapeau : Italie 1934 Huitième de finale 9e 1 0 0 1 2 5 2/3 2 0 1 1 6 8
Drapeau : France 1938 Huitième de finale 9e 1 0 0 1 1 3 2/3 2 1 1 0 4 3
Drapeau : États-Unis du Brésil 1950 Forfait
Drapeau : Suisse 1954 Phase de groupes 12e 2 0 1 1 5 8 1/3 4 3 1 0 11 6
Drapeau : Suède 1958 Non qualifiée 2/3 4 2 1 1 16 11
Drapeau : Chili 1962 3/3 4 0 0 4 3 10
Drapeau : Angleterre 1966 1/3 4 3 0 1 11 3
Drapeau : Mexique 1970 Phase de groupes 10e 3 1 0 2 4 5 1/4 6 4 1 1 14 8
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 Non qualifiée 2/4 6 4 2 0 12 0
Drapeau : Argentine 1978 2/4 6 3 0 3 7 6
Drapeau : Espagne 1982 Second tour 12e 5 2 1 2 3 5 1/5 8 5 1 2 12 9
Drapeau : Mexique 1986 Demi-finale 4e 7 2 2 3 12 15 2/4 6 3 2 1 7 3
Drapeau : Italie 1990 Huitième de finale 9e 4 2 0 2 6 4 1/5 8 4 4 0 15 5
Drapeau : États-Unis 1994 Huitième de finale 9e 4 2 0 2 4 4 2/6 10 7 1 2 16 5
Drapeau : France 1998 Phase de groupes 17e 3 0 3 0 3 3 2/5 8 6 0 2 20 11
Drapeau : Corée du Sud Drapeau : Japon 2002 Huitième de finale 9e 4 1 2 1 6 7 2/5 8 5 2 1 25 6
Drapeau : Allemagne 2006 Non qualifiée 4/6 10 3 3 4 16 11
Drapeau : Afrique du Sud 2010 4/6 10 3 1 6 13 20
Drapeau : Brésil 2014 Quart de finale 6e 5 4 0 1 6 3 1/6 10 8 2 0 18 4
Drapeau : Russie 2018
Drapeau : Qatar 2022
Total 12/20 41 14 9 18 52 66 116 64 23 29 226 129

Parcours en Championnat d'Europe[modifier | modifier le code]

L'Équipe belge a participé à cinq reprises à la phase finale du championnat d'Europe de football, quatre fois via les qualifications et une fois en tant que pays co-organisateur. Sa meilleure performance dans la compétition est une finale disputée en 1980, perdue contre la RFA.

Phase finale Phase qualificative
Année Stade Position J G N D BP BC Pos J G N D BP BC
Drapeau : France 1960 Non inscrit
Drapeau : Espagne 1964 Non qualifiée 14/29 2 0 0 2 2 4
Drapeau : Italie 1968 2/4 6 3 1 2 14 9
Drapeau : Belgique 1972 Demi-finale 3e 2 1 0 1 3 3 1/4 8 5 2 1 13 4
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1976 Non qualifiée 1/4 8 3 2 3 7 10
Drapeau : Italie 1980 Finale 2e 4 1 2 1 4 4 1/5 8 4 4 0 12 5
Drapeau : France 1984 Phase de groupes 5e 3 1 0 2 4 8 1/4 6 4 1 1 12 8
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1988 Non qualifiée 3/5 8 3 3 2 16 8
Drapeau : Suède 1992 3/4 6 2 1 3 7 6
Drapeau : Angleterre 1996 3/6 10 4 3 3 17 13
Drapeau : Belgique Drapeau : Pays-Bas 2000 Phase de groupes 9e 3 1 0 2 2 5 Pays organisateur
Drapeau : Portugal 2004 Non qualifiée 3/5 8 5 1 2 11 9
Drapeau : Autriche Drapeau : Suisse 2008 5/8 14 5 3 6 14 16
Drapeau : Pologne Drapeau : Ukraine 2012 3/6 10 4 3 3 21 15
Drapeau : France 2016 Quart de finale 6e 5 3 0 2 9 5 1/6 10 7 2 1 24 5
Drapeau : Europe 2020
Total 5/15 17 7 2 8 22 25 104 49 26 29 170 112

Parcours aux Jeux olympiques[modifier | modifier le code]

La Belgique a participé aux Jeux olympiques à quatre reprises entre 1900 et 1928, remportant l'édition 1920 disputée à domicile. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Jeux olympiques
Année Tour Classement M G N P Bp Bc
Drapeau : France 1900 Troisième[note 1] 3e 1 0 0 1 2 6
19041912 Non participante
Drapeau : Belgique 1920 Vainqueur 1er 3 3 0 0 8 1
Drapeau : France 1924 Huitièmes de finale 15e 1 0 0 1 1 8
Drapeau : Pays-Bas 1928 Quarts de finale 6e 2 1 0 1 8 9
19361960 Non participante

La FIFA ne reconnaît pas les matchs disputés à partir des Jeux olympiques de 1960 comme des sélections internationales. Depuis 1992, ce sont les équipes espoirs qui participent aux Jeux olympiques, voir donc Équipe de Belgique espoirs de football pour les résultats récents.

Image et identité[modifier | modifier le code]

Couleurs[modifier | modifier le code]

Le drapeau belge.

Traditionnellement l'équipe de Belgique porte les trois couleurs de son drapeau national, avec un maillot domicile à prédominance rouge. C'est ce qui explique le surnom très couramment utilisé de « Diables Rouges ». Les maillots extérieur sont traditionnellement blanc ou noir, accompagnés en général sur le short et/ou les chaussettes des trois couleurs belges. Ces maillots ont valu aux joueurs d'être appelés les « Diables Blancs » ou les « Diables Noirs » à certaines occasions, même si de nos jours les « Diables Noirs » est le surnom donné à l'équipe nationale de rugby. En 2014, lors de la coupe du monde au Brésil, l'équipe inaugure un troisième équipement entièrement jaune[84], il ne sera toutefois pas utilisé. Depuis 1981, l'écusson de la fédération belge de football est utilisé comme badge de l'équipe nationale. Auparavant, celui-ci arborait un lion jaune sur champ noir, proche des armoiries de la Belgique. Le lion belge a été présent sous différentes formes sur le maillot national depuis les jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, notamment de manière stylisée de 1948 jusqu'à l'Euro 1980 inclus.

Le lion stylisé (1948-80).

Lors de leur tout premier match en 1901, l'équipe nationale belge porte une tenue blanche avec des bandes tricolores sur le haut des bras[5]. Ce n'est que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[8]. Depuis 1904, le rouge exclusif du maillot de l'équipe belge n'a été écarté que deux fois. Pendant une brève période en 1904-1905, la Belgique utilisa des maillots satinés et barrés de trois bandes horizontales rouge, jaune et noire; maillots que l'ancien athlète et journaliste Victor Boin décrivit plus tard comme « le record de laideur »[85]. Durant les années 1970, l'entraîneur Raymond Goethals opta pour une tenue entièrement blanche afin d'améliorer la visibilité de ses joueurs lors des matchs en nocturne, ce qui valu a l'équipe d'être temporairement surnommée les Diables Blancs[86]. Brièvement, lors des éliminatoires de l'Euro 2012, le maillot rouge se voit barré d'une bande ondulée noire au niveau des épaules, un design qu'Adidas a imité, cette fois avec une bande droite, pour le championnat d'Europe 2016 en France[87]. Le maillot extérieur lors de ce tournoi a lui été inspiré de la vareuse de l'équipe nationale belge de cyclisme, notamment lors des championnats du monde 2014, bleu ciel avec le drapeau belge floqué horizontalement, en hommage aux sportifs de cette discipline[88],[89].

Maillot Adidas 2014-2015 de l'équipe nationale de Belgique.

La Belgique a connu six équipementiers différents depuis 1970[90]. Le logo d'Umbro (1970-73) est visible sur les maillots du début des années 1970. L'Allemand Adidas (1974-80), son successeur, est le dernier fabricant à avoir confectionné pour l'équipe de Belgique un maillot avec l'emblème historique, le lion stylisé. Après un court contrat avec l'équipementier britannique Admiral Sportswear (en) (1981-82) lors des qualifications et de la coupe du monde 1982, la Belgique retourne chez Adidas (1982-91) qui la fournit lors des trois coupes du monde suivantes. Dans les années 1990, la Belgique change trois fois d'équipementier : elle contracte d'abord avec l'Italien Diadora (1992-99) pour deux coupes du monde, puis avec l'américain Nike (1999-2010)[91]. Plus récemment, jusqu'à la coupe du monde 2014 au Brésil, son fournisseur est le Suisso-Qatari BURRDA (2010-14). Depuis le début des qualifications pour l'Euro 2016, la Belgique est retournée une nouvelle fois chez Adidas et y a signé un partenariat jusqu'en 2020[92].

Maillots domicile[modifier | modifier le code]

Couleurs de l’équipe
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1900-1901
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1904-1957
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1904–1905
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1958–1970
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1970–1979
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1980
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1981–2006
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2006-2010
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2010
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2011-2012
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2012-2013
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2014-2015

Maillots extérieur[modifier | modifier le code]

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1913-1956
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1971
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1972-1998
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1999-2006
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2006
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2006-2010
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2010
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2011-2012
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2012-2013
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2014-2015


Tournois majeurs[modifier | modifier le code]

L'équipe nationale belge fut équipée des maillots suivants lors des tournois majeurs auxquels elle a participé :

CE = Championnat d'Europe (Euro), CM = Coupe du monde

Maillots domicile[modifier | modifier le code]

Maillots extérieur[modifier | modifier le code]

Maillots alternatifs[modifier | modifier le code]

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CM 2014
(non utilisé)


Infrastructures[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Stade Roi Baudouin et Eurostadium.
Le stade national de football sur le plateau du Heysel, à Laeken :
Stade du Centenaire en 1935 (à gauche) et Stade Roi Baudouin en 2013 (à droite).

L'équipe nationale belge a disputé la majorité de ses rencontres à domicile à Bruxelles[93]. Le premier match de son histoire est joué au Stade du Vivier d'Oie, à Uccle, alors occupé par le Racing Club de Bruxelles, un des ténors du championnat. Les Diables Rouges évoluent ensuite dans d'autres stades de la capitale ou de sa périphérie, comme le Stade Joseph Marien ou le Stade Edmond Machtens sous leurs différentes appellations, puis le Stade Roi Baudouin où ont lieu la plupart des rencontres officielles de l'équipe depuis 1930, avec une courte interruption lors de sa rénovation à la fin des années 1990 où les Diables émigrent temporairement au Stade Constant Vanden Stock.

Les villes d'Anvers et de Liège, disposant de stades suffisamment grands, ont également accueilli les joueurs belges à plusieurs reprises. Au total, ce sont respectivement soixante-sept et vingt-cinq rencontres internationales qui ont eu lieu dans ces deux villes; à Anvers principalement contre les voisins, les Pays-Bas, vu la proximité[93].

À l'occasion de certains matchs amicaux ou de rencontres de qualification face à des adversaires moins "prestigieux", l'équipe nationale est amenée à jouer en-dehors de la capitale. En plus de permettre à des supporters de venir encourager leurs favoris sans devoir se déplacer jusqu'à Bruxelles, l'organisation de ces rencontres dans d'autres villes, alternativement en Flandre et en Wallonie, permet également à la fédération de réduire ses coûts et de remplir le stade hôte, ce qui n'était pas toujours le cas au Stade Roi Baudouin, surtout entre 2000 et 2010. Ainsi, les Belges se sont produits huit fois à Bruges, quatre fois à Charleroi et à Genk, trois fois à Gand, deux fois à Verviers, et une fois à Lokeren et à Waregem[93].

En , il fut annoncé que le Stade Roi Baudouin serait prochainement abandonné et qu'un nouveau stade baptisé Eurostadium verrait le jour à l'emplacement actuel du Parking C sur le plateau du Heysel[94]. En , l'UEFA désigna Bruxelles comme l'une des 13 villes hôtes pour le Championnat d'Europe de football 2020, le nouvel Eurostadium accueillant 4 rencontres dont un huitième de finale[95]. L'inauguration de ce nouveau stade de 60.000 places est prévue vers la fin de la saison 2018-2019, soit trois ans après la pose de la première pierre, planifiée lors du premier trimestre 2016.

Supporters[modifier | modifier le code]

Logo de l’association de fait regroupant les supporters des Diables Rouges.

Tout comme l'équipe nationale, les supporters belges affichent les trois couleurs de la Belgique, généralement avec une dominante de rouge. Ce n'est qu'en 2012 que les fans ont uni leurs forces en fusionnant les clubs de supporters locaux en une grande fédération nationale nommée 1895 en mémoire de la date de fondation de l'Union Royale Belge des Sociétés de Football-Association. Un an plus tard, 1895 comptait plus de 24.000 membres[96]. L'intérêt national envers l'équipe de football se reflète aussi par la présence occasionnelle des rois des Belges aux rencontres internationales depuis 1914[97],[98],[99]. Le plus beau moment pour les Diables Rouges est probablement l'été 1986, lorsque la délégation belge à la Coupe du monde au Mexique fut accueillie très chaleureusement. À leur retour, les demi-finalistes sont apparus au balcon de l'Hôtel de ville de Bruxelles au pied duquel la Grand-Place de Bruxelles était submergée par une foule extatique qui salua ses héros comme si ceux-ci avaient remporté le tournoi[100].

Supporters de l'équipe nationale belge de football.

Après six qualifications consécutives à la Coupe du monde entre 1982 et 2002, l'équipe belge échoua aux portes des phases finales des cinq Coupes du monde et Championnats d'Europe suivants. Entre 2004 et 2010, de nombreux journalistes décrivent alors le football belge comme moribond[101],[102]. Malgré une baisse sévère de popularité générale, certains fans ont continué cependant à supporter leur équipe dans les mauvais jours, le plus loyal d'entre eux est sans doute Ludo Rollenberg. Ce supporter a assisté aux matchs des Diables Rouges dans le monde entier depuis 1990, ne manquant que la Kirin Cup au Japon en 1999 ainsi que deux autres rencontres en 2006[103] et se retrouvant même seul et unique supporter en Arménie en 2009[104]. En 2008, l'espoir renait lorsque les moins de 23 ans atteignent la quatrième place aux Jeux Olympiques de Pékin et, bien que les jeunes pousses n'arrivent pas à se qualifier pour la Coupe du monde 2010 et l'Euro 2012, la popularité et la foi en la participation à un tournoi majeur renaissent de leurs cendres. Durant les qualifications pour la Coupe du monde 2014, le lien avec les supporters fut renforcé de manière très prononcée par le biais d'actions interactives baptisées « Les Défis des Diables » qui remportèrent un franc succès[105]. À l'entame d'une rencontre de qualification à domicile, les footballeurs purent même découvrir pour la première fois un tifo de 10,50 m sur 11,50 m représentant un diable tricolore[106].

Le roi Albert Ier et la reine Élisabeth assistent à la rencontre internationale Belgique-France, le .

Le blason redoré de joueurs faisant aujourd'hui partie du gratin mondial et évoluant au sein de formations prestigieuses, allié aux résultats positifs obtenus par l'entraîneur Marc Wilmots durant son mandat, n'ont fait que gonfler l'enthousiasme et la popularité des Diables Rouges est actuellement à son apogée, les rencontres à domicile se jouant devant un stade le plus souvent comble. À la suite de ce pic de popularité, deux monuments belges ont été décorés aux couleurs nationales lors de la Coupe du monde 2014 : Manneken-Pis se vit revêtir d'une version miniature du maillot des Diables Rouges[107] tandis que les facettes de la boule supérieure de l'Atomium furent couvertes de noir, de jaune et de rouge[108].

Les supporters belges sont aussi réputés pour êtres chaleureux et respecteux envers leurs adversaires. Par exemple, comme on peut le découvrir dans la série de reportages « Les Diables au cœur »[109], lors du déplacement en Écosse à l'occasion des qualifications pour le Mondial 2014, quelques supporters belges ont distribué des cadeaux aux enfants malades d'un hôpital; ou encore en Bosnie-Herzégovine, lorsqu'à la fin de la rencontre ils se mirent à scander " Bosnia, Bosnia...". Après l'élimination de leur équipe par le Pays de Galles lors de l'Euro 2016, les sympathisants belges ont démontré toute l'étendue de leur fair-play en faisant une haie d'honneur à leurs homologues gallois dans le hall de la gare de Lille-Europe[110].

Les chants de supporter sont typiques du pays et se déclinent dans les trois langues nationales. Les accessoires classiques du supporter des Diables Rouges sont un bonnet avec des cornes de diable ou une perruque tricolore, un trident et un maillot ou une écharpe aux couleurs de la Belgique, mais également très souvent un maquillage noir-jaune-rouge qui peut s'échelonner du très discret (joues et/ou front) à l'exubérance extrême (visage, torse et cheveux).

Couverture médiatique[modifier | modifier le code]

Gust De Muynck (nl) commente Belgique-Pays-Bas le .

La première couverture en direct d'un match de football de l'équipe nationale de Belgique a lieu le , quand le journaliste Gust De Muynck (nl) commente Belgique-Pays-Bas à la radio, ce qui est aussi à l'époque tout simplement le premier événement sportif jamais retransmis[111]. Dans les décennies qui suivent, la télévision devient le moyen le plus populaire de suivre les matchs. Comme la population belge est répartie en trois communautés linguistiques, environ 60 % de néerlandophones, 40 % de francophones et moins d'1 % de germanophones, les rencontres sont diffusées à la fois en français et en néerlandais, les germanophones suivant régulièrement les matchs en français.

Jusqu'en 1994, tous les matchs de l'équipe nationale ont été diffusés sur les chaînes publiques, la RTBF pour la partie francophone du pays et la VRT pour la partie néerlandophone. Par après, des chaînes commerciales commencent à acheter les droits de diffusion de certaines rencontres. La première est la VTM, associée à sa chaîne-sœur 2BE en Flandre. En Wallonie, la chaîne RTL-TVI a diffusé toutes les rencontres à domicile de 2002[112] à 2014, les matchs en déplacement étant retransmis par la RTBF. Cette dernière récupère l'intégralité des droits à partir de la Coupe du monde 2014[113]. En Flandre, la situation était inversée, les matchs à domicile étant diffusés par la chaîne publique VRT et les rencontres en déplacement par la chaîne privée VIER[114]. À partir du mondial brésilien, les deux chaînes publiques récupèrent les droits de diffusion de l'ensemble des rencontres.

Les Diables Rouges dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

L'existence de 3 langues nationales et 3 régions, les tensions communautaires, l'émergence récurrente de partis à tendance séparatiste et le système politique belge particulièrement complexe est sujet à de nombreuses et fréquentes crises, la plus grave ayant suivi l'organisation d'élections législatives anticipées le [115], compliquent fortement le sentiment d'appartenance nationale en Belgique. D'autre part, le Belge a tendance à être très discret et très peu chauvin, la pensée générale étant qu'il n'y a pas beaucoup de raisons à être fier d'être Belge. L'équipe nationale, les Diables Rouges, est avec le Roi, à l'image du mouvement de foule qu'a provoqué le décès du Roi Baudouin en 1993[116], et probablement à la seule exception près de la victoire belge de Sandra Kim à l'Eurovision[117], l'un des rares éléments autour desquels la nation se rassemble en oubliant les différents et les différences[118].

Télévision[modifier | modifier le code]

Le ciment que représente l'équipe nationale de football se traduit, entre autres, dans les chiffres d'audience télévisuelle des rencontres internationales, les matchs des Diables trônant systématiquement en tête de l'audimat, particulièrement lors de leur participation à des tournois majeurs comme la dernière Coupe du monde au Brésil[119]. Les toutes récentes rencontres de qualification et de phase finale du Championnat d'Europe en France ont fait exploser tous les records rassemblant à chaque fois plus de 2 millions de Belges devant leur petit écran[120],[121].

En préambule à la Coupe du monde au Brésil, une série de reportages en 8 épisodes fut diffusée sur les deux chaînes nationales, intitulée « Les Diables au cœur »[109] sur la RTBF côté francophone[122] et « Iedereen Duivel » sur la VRT côté néerlandophone[123]. La série filmée dans l'intimité des joueurs et du staff offra un regard de l'intérieur sur la vie du groupe lors des rencontres de qualification ainsi que sur le fanatisme de quelques-uns de leurs supporters. Le volet le plus poignant concerne sans aucun doute Stijn Umans, atteint d'un cancer des os, dont le rêve était d'accompagner les Diables Rouges au Brésil et qui s'est éteint le [124].

Musique[modifier | modifier le code]

Le Grand Jojo lors de la fête nationale au Sablon en 2014.

L'engouement pour l'équipe nationale peut aussi se mesurer à travers les chansons écrites par le Grand Jojo, icône belge par excellence, connu et reconnu aux quatre coins du pays et représentant d'une certaine belgitude, et destinées à être reprises en cœur par tous les supporters, jeunes et vieux, du Nord au Sud, à gorge déployée lors des matchs des Diables. Chaque Coupe du monde à laquelle la Belgique a participé depuis 1986 a ainsi connu son tube :

  • 1986 E viva Mexico
  • 1990 Le Mondiale
  • 1994 Les petits Belges en Amérique
  • 2002 Les Belges à Tokyo
  • 2013 Viva Brasil

En , il est rendu public que c'est Lou Deprijck, ex-leader du groupe Lou and the Hollywood Bananas, qui chanterait l'hymne des Diables Rouges à l'Euro 2016, en compagnie de Miss Belgique 2015, l'Anversoise Annelies Törös[125] :

  • 2016 Come on Belgium

Littérature[modifier | modifier le code]

De nombreux ouvrages ont été rédigés au cours des années sur les Diables Rouges, le plus souvent des recueils de statistiques et d'anecdotes des matchs de l'équipe nationale retraçant ainsi son histoire depuis ses débuts en 1904. Parmi les derniers en date, « Les Diables Rouges. Le livre officiel », édité par la Renaissance du Livre avec l'aval de l'URBSFA (ISBN 978-2507051624) et paru le , retrace une vue d'ensemble des plus beaux moments de la préparation des Diables Rouges à la Coupe du monde 2014, avec une sélection des meilleures photos d'archives et une description des moments forts de la campagne et a été rédigé par les plus grands spécialistes et journalistes belges. En est paru un autre ouvrage sensiblement plus original et personnel, « Diables d'hommes », qui effectue un retour sur 20 ans de folie, entre 1982 et 2002 période à laquelle la Belgique n’a raté aucune Coupe du monde, à travers le témoignage et regard des acteurs, joueurs et entraîneurs, mais également de quelques témoins privilégiés et qui jette aussi un regard sur un avenir plein de promesses. En paraît une nouvelle édition de « Les Diables Rouges. Le livre officiel » (ISBN 978-2507053789), avec des textes de Pierre Danvoye et qui couvre aussi la période préparatoire au Championnat d'Europe 2016.

Voici une liste non exhaustive de quelques ouvrages édités en français et dont certains ont fourni la matière à cet article (Bibliographie et Annexes en bas de page) :

  • GULDEMONT, Henry. Toute l'histoire du football belge / Henry Guldemont, Bruxelles: Arts & Voyages, 1978. - 1 vol. (325p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-2-8016-0012-2 et 2-8016-0012-1
  • HUBERT, Christian. Les diables rouges / Christian Hubert. - Tournai: Arts et Voyages, 1980. - 1 vol. (208p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 2-8016-0046-6
  • HUBERT, Christian. Les diables rouges (édition revue et augmentée) / Christian Hubert. - Tournai: Gamma, 1981. - 1 vol. (253p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 2-7130-0494-2
  • DUBOIS, Michel. Le Mundial '82 des diables rouges et des autres / Michel Dubois. - Tournai: Gamma, 1982. - 1 vol. (309p.) : ill., couv. ill en coul.
  • Collectif. Les Diables Rouges et la Coupe du monde / Rik De Saedeleer, Yvan Sonck, Raymond Arets, François Colin. - Zaventem: Elsevier, 1986. - 1 vol. (128p.) : ill., couv. ill en coul.
  • HUBERT, Christian. De Montevideo à Orlando / Christian Hubert. - Bruxelles : Labor, 1994. - 1 vol. (215p.) : ill., couv. ill. en coul. ; ISBN 2-8040-1009-0
  • GULDEMONT, Henry. 100 ans de football en Belgique: 1895-1995, Union royale belge des sociétés de football association / Henry Guldemont, Bob Deps. - Bruxelles : Vif  éd., 1995. - 1 vol. (312 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; ISBN 90-5466-151-8
  • Collectif. Le Dictionnaire des Diables Rouges / Bruno Govers, Pierre Bilic, Claude Henrot, Bruno Dubois, Pierre Danvoye. - Bruxelles : Euro Images Productions, 2000. - 1 vol. (320p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-9-0766-2811-0 et 90-76628-11-4
  • HUBERT, Christian. Le siècle des Diables rouges / Christian Hubert. - Bruxelles : Luc Pire, 2006. - 1 vol. (152p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 2-87415-684-1
  • Collectif. Les Diables Rouges : Le livre officiel / Karl Vannieuwkerke, Frank Raes, Bart Raes, Gilles De Coster, Dirk Deferme, Frédéric Larsimont, François Collin, Frank Buyse, Stefan Van Loock, Stefan Keignaert, Kristof Terreur, Jean-Marc Ghéraille, Stijn Vanderhaeghe et Philippe Albert. - Waterloo : Renaissance du Livre, 2013. - 1 vol. (176p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-2-50705-162-4
  • COLIN, François. Les Diables Rouges : 1900-2014 / François Colin ; [traduction du néerlandais : Étienne Terroir]. - Bruxelles : Racine, 2014. - 1 vol. (204p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-2-87386-892-5
  • BEAUJEAN, Olivier. Diables d'hommes / Olivier Beaujean, Frédéric Renson, Xavier Thirion - Bruxelles : Éditions Mardaga, 2014. - 1 vol. (160p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-2-80470-188-8
  • DANVOYE, Pierre. Les Diables Rouges : Le livre officiel / Pierre Danvoye. - Waterloo : Renaissance du Livre, 2016. - 1 vol. (192p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-2-50705-378-9

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

La consécration vint sans doute de l'entrée des Diables Rouges dans le monde de la bande dessinée, le « neuvième art », une véritable institution en Belgique.

En 1982, Françoise Hugues et Raymond Reding publient en effet, dans le cadre de leur série « Éric Castel », un album qui raconte les exploits des Diables Rouges sur le chemin de la qualification pour la Coupe du monde en Espagne[126].

Une autre série, entièrement dédiée à l'équipe nationale a vu le jour plus récemment en , surfant sur la vague d'enthousiasme provoquée par le parcours exceptionnel en qualifications pour la Coupe du monde au Brésil[127]. Intitulée « Les Diables Rouges », elle compte à ce jour 5 albums :

Parue en , une nouvelle série intitulée « Les diablitos », dérivée de la précédente et suivant une tendance très marquée à revisiter les héros de bande dessinée au stade de l'enfance, renvoie les Diables Rouges sur les bancs de l'école[128], elle compte à ce jour 1 album :

Vignettes à collectionner[modifier | modifier le code]

En prélude à la Coupe du monde 2014 et suite à la popularité retrouvée des Diables Rouges, l'enseigne Carrefour Belgium, filiale du Groupe Carrefour et sponsor officiel de l'équipe belge, flaire le bon coup. Profitant de l'effervescence et en collaboration avec la célèbre maison d'édition Panini, dès la fin , elle propose un album exclusif de 180 vignettes à collectionner, entièrement dédié à l'équipe de Belgique[129]. L'album, ainsi que les pochettes d'autocollants qui sont distribuées par tranche d'achat de 25 euros, n'est évidemment disponible que dans les magasins du groupe (Hypermarchés Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express). Le succès est immédiat, plus de 12,6 millions de pochettes sont écoulées en moins d'un mois[130]. Carrefour remet cela l'année suivante avec un nouvel album[131], en marge des éliminatoires du championnat d'Europe 2016, et cette fois la rage est telle que l'entreprise se voit contrainte à deux reprises de recommander des albums à son réputé fournisseur[132],[133]. Forte de ce raz-de-marée, l'enseigne continue sur sa lancée et démarre une nouvelle campagne avec un troisième album de 320 vignettes, plus 20 à collecter après le tournoi, le , à l'aube de l'Euro en France[134]. Une nouvelle fois, les albums et les pochettes de vignettes s'arrachent comme des petits pains.

Rivalités avec d'autres équipes nationales[modifier | modifier le code]

Les principaux rivaux sont tout d'abord les proches voisins de la Belgique, les Pays-Bas , la France, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Allemagne et l'Angleterre.
L'équipe de Belgique rivalise surtout avec deux pays : la France et les Pays-Bas. Ces trois pays s'affrontent d'ailleurs très souvent.
Le bilan des rencontres entre la Belgique et la France est de 30 victoires pour la Belgique à 24 pour la France pour 19 partages, le dernier match le se solda par une victoire (3-4) de la Belgique après deux mi-temps enflammées où les Diables Rouges ont mené jusqu'à (1-4) après soixante minutes de démonstration[135].
Le bilan des oppositions entre la Belgique et les Pays-Bas est à l'avantage de ceux-ci avec 55 victoires à 41 pour la Belgique et 29 matchs nuls, le dernier match fut cependant brillamment remporté par les Diables Rouges (4-2)[136], juste avant les qualifications pour la Coupe du monde 2014.

Rivalité avec les Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Illustration d'une rencontre amicale entre la Belgique et les Pays-Bas dans le cadre de la Rotterdamsch Nieuwsblad (nl) Beker au Schuttersveld (nl) de Rotterdam en 1905.

Plus qu'avec n'importe lequel de ses quatre pays voisins, la Belgique maintient une rivalité sportive importante avec les Pays-Bas, notamment dans le football. Cela peut essentiellement s'expliquer par la longue histoire commune des deux pays (ils ont été ensemble membre des Dix-Sept Provinces et du Royaume uni des Pays-Bas), la taille similaire des deux pays et, dans ce cas particulier, leur passion commune partagée de longue date pour le football. Tenant compte de cela, on pourrait dire que les Diables Rouges et les Oranje sont des adversaires idéaux pour le football. Les compétitions sportives internationales entre la Belgique et les Pays-Bas, généralement les matchs de football, sont aussi appelés Derby des Plats Pays (Derbies der Lage Landen). Même si les deux pays entretiennent de bonnes relations, et que ces duels n'ont pas lieu dans une atmosphère hostile, l'ambiance est généralement très tendue, y compris lors des matchs amicaux.

Coupe Van den Abeele
« Het Koperen Dingetje ».

Le premier contact international de la Belgique date du 28 avril 1901 et vit le jour grâce à un mécène, Frédéric Van den Abeele. Président du cercle d'escrime La Concorde et président d'honneur du Beerschot, il créa un challenge à son nom pour lequel un trophée fut conçu : la Coupe Van den Abeele, surnommée plus tard « Het Koperen Dingetje » (« la petite chose en cuivre »). Le but initial était de réunir les meilleures équipes du continent mais, devant l'extrême difficulté d'organisation, il fut décidé de s'en tenir à un match entre la meilleure formation belge, renforcée par quelques Anglais, et une sélection néerlandaise rassemblée par Cees van Hasselt (nl), joueur et entraîneur au Sparta Rotterdam. Pour la petite histoire, la Belgique a remporté ce match (non officiel) à domicile sur le score de (8-0)[137]. 3 nouvelles rencontres entre 1902 et 1904, toutes aussi officieuses et toujours dans le cadre de la Coupe Van den Abeele se soldèrent par autant de nouvelles victoires belges. Il a ensuite été décidé que la Belgique jouerait deux fois par an contre les Pays-Bas à partir de 1905, cette fois dans le cadre de rencontres officielles, généralement une fois à Anvers pour la Coupe Van den Abeele, et une fois à Rotterdam dans le cadre de la Rotterdamsch Nieuwsblad (nl) Beker, puis plus tard à Amsterdam. Les Oranje ont remporté le premier match officiel entre les deux sélections en 1905 à l'extérieur (1-4) après prolongation. Un an plus tard, la Belgique a également connu sa première victoire officielle dans un Derby (5-0). La Belgique et les Pays-Bas se sont rencontrés à 125 reprises. Jusqu'à la fin des années 1960, ces pays se rencontraient normalement deux fois par an lors de matchs amicaux. Par la suite, les deux équipes se sont rencontrées plusieurs fois lors des qualifications pour la Coupe du monde ou le Championnat d'Europe. Elles se sont également rencontrées lors des Jeux Olympiques (en 1920) et à deux reprises au premier tour de la phase finale de la Coupe du monde (lors des éditions de 1994 et de 1998). Dans les confrontations directes, les Oranje mènent, ils ont remporté 55 duels, les Diables Rouges 41. En , la dernière victoire néerlandaise date de 1997 (3-1) et la dernière victoire belge de 2012 (4-2).

Rivalité avec la France[modifier | modifier le code]

1er mai 1904 : équipe belge (à gauche) et équipe française (à droite) encadrant l'arbitre John C. Keene, posant avec le ballon du match.

La rivalité sportive entre la Belgique et la France est également historique, la première rencontre entre les deux sélections a lieu le 1er mai 1904, ce match est la toute première rencontre officielle pour chacune des deux équipes. Dans le cadre de l'amitié franco-belge, le mécène Évence Coppée décide d'organiser un match de football pour un trophée qui porte son nom. Au cours de leur histoire, les deux équipes se sont rencontrées à de très nombreuses reprises, jusqu'au début des années 1970, ces sélections se rencontraient quasi-annuellement pour un match amical[note 2], par la suite la Belgique et la France se sont affrontées quatre fois durant des éliminatoires pour la Coupe du monde (éliminatoires 1958 et de 1982). Deux autres matchs ont eu lieu en phase finale de la Coupe du monde: le premier en huitième de finale de la Coupe 1938 et le second pour la troisième place de l'édition de 1986, en ce qui concerne le Championnat d'Europe des nations, les deux pays se sont rencontrés quatre fois lors des éliminatoires (pour l'Euro 1968 et pour l'Euro 1976) et une fois en phase finale (Euro 1984). Au total, les deux équipes se sont affrontés à 73 reprises, les Diables Rouges ont remporté 30 matchs, Les Bleus 24. En , la dernière victoire française date de 2004 à Bruxelles (0-2) et la dernière victoire belge de 2015 à Paris (3-4).

Rivalité avec le Grand-Duché de Luxembourg[modifier | modifier le code]

Les relations footballistiques de la Belgique et du Luxembourg sont fortement occultées par les statistiques officielles de l'URBSFA mais leur rivalité n'en est pas moins aussi fréquente et historique que face aux Pays-Bas ou à la France.

Phase de jeu disputée lors de la victoire face au Luxembourg (5–3) aux Jeux Olympiques de 1928.

Ces deux nations se sont affrontées à raison de 2 à 3 fois l'an depuis 1924 avec la seule distinction que, dans la très grande majorité des cas, à l'exception de matchs dans le cadre d'un tournoi majeur, c'est l'équipe « réserve » ou « équipe B » des Diables Rouges, aussi dite des « aspirants », qui est opposée à l'équipe du Luxembourg. La FLF comptabilise dès lors ces rencontres parmi ses statistiques officielles, à l'inverse bien évidemment de l'URBSFA. Entre 1924 et 1976 ce ne sont ainsi pas moins de 75 rencontres (non officielles côté belge) qui ont eu lieu pour un bilan très largement à l'avantage de la Belgique avec 57 victoires contre 7 au Grand-Duché. Les statistiques officielles belges ne font mention durant la même période que de seulement 8 matchs dont une opposition lors des Jeux Olympiques (en 1928), un match de qualification pour la Coupe du monde (éliminatoires 1938) et deux rencontres de qualification pour le Championnat d'Europe (éliminatoires 1968). De manière officielle, La Belgique et le Luxembourg se sont ainsi affrontés au total à 18 reprises et le Grand Duché ne s'imposa qu'une seule et unique fois en 1945 lors d'un match amical (4-1). C'est encore et toujours la dernière victoire en date des Luxembourgeois, la dernière victoire belge datant elle de 2006 (2-0), la dernière rencontre officielle s'étant soldée par un partage en 2008 (1-1) à l'occasion d'un match organisé pour le 100e anniversaire de la Fédération luxembourgeoise de football.

Il est toutefois à noter que, plus récemment, le 26 mai 2014, les Diables Rouges ont sévèrement corrigé les Lions Rouges (5-1), avec notamment le premier triplé de la carrière de Romelu Lukaku, mais cette rencontre fut déclassée et requalifiée comme match d’entraînement par la FIFA le 3 juin 2014 car la Belgique avait effectué 7 remplacements au lieu des 6 autorisés lors de joutes amicales[138].

Rivalité avec l'Allemagne[modifier | modifier le code]

Une phase de jeu critique devant le but allemand lors de la rencontre Allemagne-Belgique, le à Duisbourg.

L'Allemagne est, avec l'équipe des amateurs anglais et la Suède, l'un des premiers adversaires que la Belgique a rencontré en dehors de ses voisins directs, la France et les Pays-Bas. La première rencontre entre les deux formations a lieu le et se solde par une victoire belge (0-3), les deux nations se sont rencontrées ensuite de manière régulière tous les 2 à 3 ans, à l'exception des périodes de guerre et d'une interruption de près de dix ans entre 1995 et 2004.

Le bilan est largement à l'avantage des Allemands avec 20 victoires contre 4 aux Diables Rouges et un partage.

La Mannschaft peut d'ailleurs être considérée comme la « bête noire » de la Belgique, l'ayant écartée de deux participations au Championnat d'Europe des nations (éliminatoires 1992 et 2012) et battue deux fois en phase finale (en demi-finales de l'édition 1972 et en finale de l'édition 1980). Les Diables Rouges sont également éliminés par la sélection allemande à deux reprises au stade des huitièmes de finales de la Coupe du monde (1934 et 1994).

Les Diables Rouges ont également été opposés à l'Allemagne de l'Est lors de deux phases de qualifications au Championnat d'Europe des nations (éliminatoires 1976 et 1984) et de quelques rencontres amicales dont la dernière, le , fut le tout dernier match officiel de la R.D.A.

Le bilan face aux Est-Allemands est beaucoup plus équilibré, chacun des deux pays ayant remporté trois victoires et partagé à deux occasions.

Rivalité avec l'Angleterre[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Pfaff s'impose dans les airs lors de la rencontre Angleterre-Belgique à l'Euro 1980.

La rivalité entre la Belgique et l'Angleterre remonte à 1908. Durant la période avant-guerre, les Belges se sont toutefois frottés aux amateurs britanniques avant de se mesurer aux professionnels à partir de 1921.

Les deux nations se sont affrontées en moyenne une fois par an jusqu'à la Coupe du monde 1954, à l'exception des périodes de guerre, et tous les dix ans environs depuis.

La Belgique et l'Angleterre ne se sont jamais affrontées durant les éliminatoires pour le Championnat d'Europe des nations ou la Coupe du monde. Elles se sont par contre affrontées trois fois en phases finales, à deux reprises lors des phases de groupes du Championnat d'Europe 1980 et de la Coupes du monde 1954 et une fois au stade des huitièmes de finales de la Coupes du monde 1990.

Cette dernière rencontre est également synonyme de l'une des plus grandes frustrations du football belge, les Diables Rouges ayant été éliminés par un but de David Platt à la 119e minute d'un match qu'ils avaient archi-dominé.

Même si le bilan est largement à l'avantage des Anglais avec 6 victoires contre 2 aux Diables Rouges et un partage face aux amateurs, 16 victoires contre une seule à la Belgique et 5 matchs nuls face aux professionnels, c'est face à l'Angleterre que la Belgique a signé deux de ses plus grands exploits. En effet, le , les amateurs sont tenus en échec (2-2) pour la première fois de leur histoire par une équipe du continent et le , ce sont les professionnels qui s'inclinent (3-2) sur ce qui reste à l'heure actuelle la seule victoire, qualifiée de miracle par la presse belge de l'époque, face à ceux-ci.

Personnalités importantes[modifier | modifier le code]

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Avant 1910, un comité de la fédération belge sélectionne les joueurs. Depuis le recrutement de l'Écossais William Maxwell, un sélectionneur appointé officie à la tête de la sélection.

Guy Thys, sélectionneur de 1976 à 1989 et de 1990 à 1991. La plus grande longévité (114 matchs) et les meilleurs résultats (finaliste de l'Euro 1980 et demi-finaliste du Mondial 1986)
Marc Wilmots, le dernier sélectionneur en date
Liste des sélectionneurs de la Belgique, mise à jour le .
Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés %
Drapeau : Écosse William Maxwell 19101913 19 8 3 8 42.10
Drapeau : Angleterre Charles Bunyan 1914 4 0 0 4 0.00
Drapeau : Écosse William Maxwell 19201928 56 18 10 28 32.14
Drapeau : Autriche Viktor Löwenfeld (en) 19281930 11 5 2 4 45.45
Drapeau : Belgique Hector Goetinck 19301934 31 7 5 19 22.58
Drapeau : Royaume de Hongrie Jules Turnauer (en) 1935 3 0 1 2 0.00
Drapeau : Angleterre Jack Butler 19351939 30 7 7 16 23.33
Drapeau : Belgique Hector Goetinck 19391940 2 1 0 1 50.00
Drapeau : Belgique François Demol 19441946 8 2 2 4 25.00
Drapeau : Angleterre Bill Gormlie 19471953 44 18 9 17 40.91
Drapeau : Écosse Dougall Livingstone 19531954 13 5 6 2 38.46
Drapeau : Belgique André Vandeweyer 19551957 17 4 2 11 23.53
Drapeau : Belgique Louis Nicolay (en) 1957 1 1 0 0 100.00
Drapeau : Hongrie Géza Toldi 19571958 6 1 2 3 16.67
Drapeau : Belgique Constant Vanden Stock 19581968 68 28 11 29 41.18
Drapeau : Belgique Raymond Goethals 19681976 44 25 8 11 56.82
Drapeau : Belgique Guy Thys 19761989 101 45 24 32 44.55
Drapeau : Belgique Walter Meeuws 19891990 6 2 3 1 33.33
Drapeau : Belgique Guy Thys 19901991 13 4 4 5 30.77
Drapeau : Belgique Paul Van Himst 19911996 36 19 5 12 52.78
Drapeau : Belgique Wilfried Van Moer 1996 5 2 2 1 40.00
Drapeau : Belgique Georges Leekens 19971999 29 10 10 9 34.48
Drapeau : Belgique Robert Waseige 19992002 34 16 11 7 47.06
Drapeau : Belgique Aimé Anthuenis 20022005 29 12 7 10 41.38
Drapeau : Belgique René Vandereycken 20052009 30 10 7 13 33.33
Drapeau : Belgique Franky Vercauteren 2009 5 0 1 4 0.00
Drapeau : Pays-Bas Dick Advocaat 20092010 5 3 0 2 60.00
Drapeau : Belgique Georges Leekens 20102012 19 8 7 4 42.00
Drapeau : Belgique Marc Wilmots 20122016 49 33 8 8 67.35

Note : Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Armand Swartenbroeks, fêté pour sa 50e sélection, le .

Avant-guerre[modifier | modifier le code]

Sans appartenir aux meilleures nations mondiales, la Belgique a régulièrement disposé de joueurs de talent. Avant la Première Guerre mondiale, la vedette de l'équipe est sans conteste l'avant-centre Robert De Veen, deux fois meilleur buteur du championnat, qui inscrit 26 buts en 23 matchs, dont cinq lors d'une rencontre amicale contre la France en 1911, un record deux fois égalé mais jamais battu. Après le conflit, le gardien Jean De Bie, aidé des défenseurs Oscar Verbeeck et Armand Swartenbroeks, premier Diable Rouge à dépasser le cap des cinquante matchs disputés, assurent un peu plus de stabilité derrière. L'attaque est emmenée par Louis Van Hege, buteur prolifique du Milan AC avant le conflit. Cette première « génération dorée » permet à la Belgique de décrocher son seul titre international, la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Anvers en 1920. Durant la suite des années 1920, d'autres avants vont se révéler sous le maillot national, comme Ferdinand Adams et Raymond Braine, ce dernier étant néanmoins suspendu à la fin de la décennie pour « faits de professionnalisme », ce qui le poussera à partir jouer au Sparta Prague.

Dans les années 1930, la Belgique participe aux trois premières éditions de la Coupe du monde de football. Dans les buts, Arnold Badjou a pris la place de titulaire. Devant, les buteurs du Standard de Liège, Jean Capelle, et du Lierse, Bernard Voorhoof (meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale belge avec trente réalisations), inscrivent de nombreux buts pour l'équipe. En défense par contre, seul Robert Paverick, dans la seconde moitié de la décennie, parvient à se démarquer.

Années 1940-1950[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, la Belgique conserve sa tradition d'attaquants prolifiques. Ainsi, des joueurs comme Victor Lemberechts, Léopold Anoul, Rik Coppens, Albert De Cleyn et Jef Mermans parviennent à scorer très régulièrement en équipe nationale, servis par le milieu de terrain Victor Mees, véritable maître à jouer de la sélection. Malheureusement, mis à part Fons Van Brandt, l'équipe ne compte pas de bons défenseurs et n'a pas de gardien de but titulaire indiscutable, une instabilité qui l'empêche de réaliser de bons résultats, en-dehors de la qualification pour la Coupe du monde 1954 en Suisse.

Paul Van Himst, lors d'une rencontre amicale contre les Pays-Bas en 1964.

Années 1950-1970[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950 et au début des années 1960, une nouvelle génération de joueurs talentueux apparaît en équipe nationale. Le gardien Jean Nicolay est le premier d'une longue lignée de portiers de haut niveau qui feront la réputation de la Belgique durant les décennies suivantes. Devant lui, la défense est articulée autour de Georges Heylens. Au milieu, Paul Van Den Berg, Jef Jurion, Pierre Hanon et Léon Semmeling sont chargés d'alimenter les attaquants, Jacques Stockman, Wilfried Puis, Raoul Lambert et surtout Paul Van Himst, qui égalise le record de Bernard Voorhoof et est élu en 1995 meilleur joueur belge du vingtième siècle. Une partie de ces joueurs font toujours partie de la sélection au début des années 1970, quand la Belgique rejoue deux compétitions internationales, la Coupe du monde 1970 et l'Euro 1972. Christian Piot a pris le relais dans les buts, la défense est renforcée par l'émergence de Jean Thissen et Jean Dockx tandis que devant, Odilon Polleunis et Johan Devrindt font figure de compléments idéaux à la vedette de l'équipe, Paul Van Himst. La plupart de ces joueurs mettent un terme à leur carrière internationale au milieu de la décennie.

Années 1970-1980[modifier | modifier le code]

Après quelques années de disette, la Belgique va connaître une longue période faste à partir de la fin des années 1970 et durant toutes les années 1980, emmenée par une génération de joueurs doués dans tous les secteurs de jeu. Jean-Marie Pfaff s'installe comme titulaire au poste de gardien pour dix ans. La défense est tenue par Hugo Broos, Éric Gerets, Walter Meeuws, Luc Millecamps ou encore Michel Renquin. Dans l'entre-jeu, la Belgique peut compter sur des garçons comme Ludo Coeck, René Vandereycken, Franky Vercauteren, Julien Cools ou encore Wilfried Van Moer pour animer le jeu, ces deux derniers se retirant au début des « eighties ». Enfin, à l'attaque, le buteur brugeois Jan Ceulemans, recordman du nombre de sélections avec l'équipe belge, et Erwin Vandenbergh, six fois meilleur buteur du championnat belge, et François Van Der Elst sont les joueurs les plus souvent alignés. Ces joueurs disputent la finale de l'Euro 1980 et, renforcés par des jeunes talentueux comme les milieux Vincenzo Scifo ou Franky van der Elst, les défenseurs Lei Clijsters, Stéphane Demol et Georges Grün ou l'attaquant Nico Claesen, ils atteignent les demi-finales du Mondial 1986, au cours duquel Jean-Marie Pfaff est nommé meilleur gardien et Enzo Scifo meilleur jeune.

Années 1990-2000[modifier | modifier le code]

Les années 1990 voient la Belgique participer à trois coupes du monde, sans jamais dépasser le stade des huitièmes de finale. Lors des éditions 1990 et 1994, le but est défendu par Michel Preud'homme, considéré comme le meilleur gardien de l'histoire du football belge et reconnu meilleur gardien du monde en 1994. En défense, la Belgique compte dans ses rangs des joueurs comme Philippe Albert, Vital Borkelmans, Rudi Smidts et Marc Emmers. Des jeunes arrières comme Éric Deflandre, Glen De Boeck et Bertrand Crasson s'affirment comme les successeurs de leurs glorieux ainés. Le milieu de terrain reste articulé autour de Scifo et Van Der Elst, formant un triangle avec Lorenzo Staelens. Devant, des joueurs comme Marc Degryse, Marc Wilmots et Luc Nilis s'affirment, rejoints par les premiers joueurs étrangers naturalisés, le brésilien Luis Oliveira et le croate Josip Weber.

Années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Daniel Van Buyten, avant la rencontre contre l'Autriche le , lors des éliminatoires de l'Euro 2012.

Le tournant des années 2000 marque un profond renouvellement des cadres dans l'équipe. En défense, Glen De Boeck et Éric Van Meir deviennent les titulaires dans l'axe, avec Nico Van Kerckhoven sur le flanc gauche, le poste d'arrière-droit changeant régulièrement. Daniel Van Buyten intègre également l'équipe au début de ce millénaire et prend rapidement une place dans le onze de base. Au poste de milieu défensif, Timmy Simons obtient rapidement la préséance sur ses concurrents et devient, en 2013, le deuxième joueur le plus capé de la sélection belge, à trois longueurs du record de Ceulemans. Aux artistes comme Scifo ou Degryse succèdent des milieux plus sobres, comme Bart Goor ou Gert Verheyen, travailleurs mais efficaces devant le but. Enfin, en attaque, les frères Émile et Mbo Mpenza marquent l'équipe mais de trop nombreuses blessures les limitent en dessous des soixante sélections, tandis que la retraite de Marc Wilmots est largement compensée par l'émergence de Wesley Sonck, buteur opportuniste qui inscrira 24 buts en 55 sélections.

Eden Hazard, sous le maillot de Chelsea contre Arsenal en 2015.

Années 2010-2020[modifier | modifier le code]

Après quasiment une décennie sans éclat, la Belgique compte depuis 2008 sur une nouvelle génération prometteuse. Quatrièmes aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, les Espoirs ont fourni l'ossature de l'équipe actuelle qui a atteint les quarts de finale à la Coupe du monde 2014 au Brésil ainsi qu'au Championnat d'Europe 2016 en France. La Belgique compte aujourd'hui des joueurs de talent qui évoluent dans les plus grands clubs européens : les défenseurs Vincent Kompany, actuel capitaine des Diables Rouges, Thomas Vermaelen et Jan Vertonghen faisaient partie du noyau espoir et sont aujourd'hui titulaires indiscutables en équipe nationale aux côtés de Toby Alderweireld, éventuellement suppléé par Thomas Meunier, devant le gardien Thibaut Courtois, déjà considéré à seulement 23 ans comme un des meilleurs gardiens du monde. En milieu de terrain : Axel Witsel, Marouane Fellaini et Radja Nainggolan sont les trois piliers de l'entre-jeu. Devant, Eden Hazard et Kevin De Bruyne, respectivement nommés meilleur joueur de Premier League[139] et de Bundesliga[140] lors de la saison 2014-2015 encadrent le plus souvent Christian Benteke ou le jeune Romelu Lukaku, international avant ses 17 ans[141]. L'éclosion fulgurante de Yannick Ferreira Carrasco à l'Atlético de Madrid entraîne toutefois quelques remaniements au milieu du terrain à l'occasion de l'Euro 2016, renvoyant Fellaini sur le banc et replaçant De Bruyne dans l'axe, en tant que meneur de jeu.

L'entraîneur des Belges dispose encore, sur le banc ou à côté, de nombreuses possibilités de valeur comme l'autre gardien de talent et titulaire à Liverpool, Simon Mignolet; les jokers de luxe Dries Mertens et Kevin Mirallas ou encore les jeunes espoirs Adnan Januzaj, Jordan Lukaku, Divock Origi ou Michy Batshuayi et, comme il aime à le souligner lui-même, il ne possède pas une équipe-type et des remplaçants mais bien 25 titulaires potentiels. La génération actuelle n'a probablement jamais été aussi riche et les années futures s'annoncent prometteuses tant en ce qui concerne la participation à des tournois majeurs qu'au niveau de la relève, à l'image de la brillante 3e place conquise par les moins de 17 ans à la Coupe du monde au Chili en 2015. Le noyau des espoirs dispose en effet de purs joyaux encore à tailler tels Youri Tielemans, Dennis Praet et Bjorn Engels, déjà titulaires dans leur club et bénéficiant de l'intérêt toujours grandissant de clubs étrangers, ou encore Charles Junior Musonda, parti à seulement 15 ans vers Chelsea[142] et qui évolue à présent pour le Bétis de Séville où il a achèvé une saison 2015-2016 remarquée entraînant par ailleurs la prolongation du prêt le [143], et Theo Bongonda, transféré lors du mercato d'hiver 2015 vers le Celta de Vigo où il figure déjà dans le onze de base[144].

Joueurs les plus capés et meilleurs buteurs[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés, au [145].
# Joueurs Période Caps Buts
1. Jan Ceulemans 19771991 96 22
2. Timmy Simons 20012014 93 6
3. Éric Gerets 19751991 86 3
Franky Van der Elst 19841998 86 1
5. Enzo Scifo 19841998 84 19
Daniel Van Buyten 20012014 84 10
7. Paul Van Himst 19601974 81 30
Jan Vertonghen 2007 81 6
9. Bart Goor 19992008 78 13
10. Georges Grün 19841995 77 6
Liste des meilleurs buteurs, au .
# Joueurs Période Buts Caps Moyenne
1. Bernard Voorhoof 19281940 30 61 0.49
Paul Van Himst 19601974 30 81 0.37
3. Marc Wilmots 19902002 29 70 0.41
4. Jef Mermans 19451956 28 56 0.50
5. Robert De Veen 19061913 26 23 1.13
Raymond Braine 19251939 26 54 0.48
7. Wesley Sonck 20012010 24 55 0.43
8. Jan Ceulemans 19771991 23 96 0.24
Marc Degryse 19841996 23 63 0.36
10. Rik Coppens 19491959 21 47 0.44

Note : Les joueurs en gras sont encore en activité.

Capitaines[modifier | modifier le code]

La Belgique a été dirigée jusqu'ici par au moins 87 joueurs différents ayant commencé un match international en tant que capitaine[146], mais en raison de remplacements ou d'exclusions le nombre total est plus élevé. Le premier joueur à mener l'équipe était le milieu Camille Van Hoorden, capitaine à douze reprises[147]. Le joueur qui a commencé le plus souvent en tant que capitaine est Jan Ceulemans (51 fois)[148]. Au moins 15 attaquants et 8 gardiens de buts ont rempli ce rôle, mais dans la majorité des cas, des défenseurs et des milieux de terrain ont été nommés capitaine. L'actuel capitaine de la Belgique est le défenseur Vincent Kompany[149], également capitaine de son club, Manchester City. Blessé contre la France et suspendu contre le Pays de Galles en , il a (temporairement) cédé le brassard à Eden Hazard[150] lors de ces deux rencontres, un rôle de capitaine qu'Hazard a une nouvelle fois endossé contre Andorre en et à l'occasion de la rencontre amicale contre l'Italie en . Le , contre le Portugal, Axel Witsel porte le brassard en l'absence d'une kyrielle de titulaires, dont notamment Kompany, Hazard et Kevin De Bruyne et devient le 87e capitaine des Diables Rouges. Une grave blessure encourue en demi-finales de la Ligue des champions écartant Kompany d'une participation à l'Euro en France, l'entraîneur Marc Wilmots désigne Eden Hazard comme capitaine lors de cette compétition le [151].

Jan Ceulemans (à gauche) a été capitaine le plus souvent, à 51 reprises. Vincent Kompany de Manchester City (à droite) est l'actuel capitaine de la Belgique.
Capitaines les plus fréquents, au .
# Joueurs Période Capitanats
1. Jan Ceulemans 19771991 51
2. Jef Jurion 19601967 40
3. Armand Swartenbroeks 19141928 37
Paul Van Himst 19641974 37
5. Timmy Simons 20042009 36
6. Vincent Kompany 2010 34
7. Jef Mermans 19491956 30
8. Georges Grün 19891995 24
9. Eric Gerets 19801991 23
Marc Wilmots 19992002 23

Note : Les joueurs en gras sont encore en activité.

Dans le tableau suivant sont indiqués tous les différents joueurs belges ayant commencé un match international en tant que capitaine depuis 1904. Les joueurs ayant porté le brassard de capitaine à la suite d'un remplacement ou d'une expulsion en cours de match ne sont pas mentionnés.

Sélection actuelle[modifier | modifier le code]

Voici la liste des 23 joueurs sélectionnés pour l'Euro 2016.


Effectif et encadrement de l'équipe de Belgique au [152],[153],[154],[155],[156],[157],[158],[159],[160],[161],[162],[163],[164],[165]
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Courtois, ThibautThibaut Courtois 8 842 11/5/1992 (24 ans) 42 0 Drapeau : Angleterre Chelsea 2011
12 G Mignolet, SimonSimon Mignolet 10 369 6/3/1988 (28 ans) 17 0 Drapeau : Angleterre Liverpool 2011
13 G Gillet, Jean-FrançoisJean-François Gillet 13 571 31/5/1979 (37 ans) 9 0 Drapeau : Belgique Standard de Liège 2009
2 D Alderweireld, TobyToby Alderweireld 10 008 2/3/1989 (27 ans) 60 2 Drapeau : Angleterre Tottenham 2009
3 D Vermaelen, ThomasThomas Vermaelen 11 212 14/11/1985 (30 ans) 57 1 Drapeau : Espagne FC Barcelone 2006
5 D Vertonghen, JanJan Vertonghen Blessé 10 686 24/4/1987 (29 ans) 81 6 Drapeau : Angleterre Tottenham 2007
15 D Denayer, JasonJason Denayer 7 699 28/6/1995 (21 ans) 8 0 Drapeau : Turquie Galatasaray 2014
16 D Meunier, ThomasThomas Meunier 9 084 12/9/1991 (24 ans) 9 0 Drapeau : France Paris Saint-Germain 2016
18 D Kabasele, ChristianChristian Kabasele 9 284 24/2/1991 (25 ans) 0 0 Drapeau : Angleterre Watford 2016
21 D Lukaku, JordanJordan Lukaku 8 037 25/7/1994 (22 ans) 5 0 Drapeau : Italie SS Lazio 2015
23 D Ciman, LaurentLaurent Ciman 11 313 5/8/1985 (30 ans) 12 1 Drapeau : Canada Impact de Montréal 2010
4 M Nainggolan, RadjaRadja Nainggolan 10 310 4/5/1988 (28 ans) 24 6 Drapeau : Italie AS Roma 2009
6 M Witsel, AxelAxel Witsel 10 057 12/1/1989 (27 ans) 72 7 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg 2008
8 M Fellaini, MarouaneMarouane Fellaini 10 474 22/11/1987 (28 ans) 71 15 Drapeau : Angleterre Manchester United 2007
19 M Dembélé, MoussaMoussa Dembélé 10 603 16/7/1987 (29 ans) 66 5 Drapeau : Angleterre Tottenham 2006
7 A De Bruyne, KevinKevin De Bruyne 9 160 28/6/1991 (25 ans) 44 12 Drapeau : Angleterre Manchester City 2010
9 A Lukaku, RomeluRomelu Lukaku 8 475 13/5/1993 (23 ans) 49 14 Drapeau : Angleterre Everton 2010
10 A Hazard, EdenEden Hazard Capitaine 9 332 7/1/1991 (25 ans) 70 14 Drapeau : Angleterre Chelsea 2008
11 A Ferreira Carrasco, YannickYannick Ferreira Carrasco 8 361 4/9/1993 (22 ans) 9 1 Drapeau : Espagne Atletico Madrid 2014
14 A Mertens, DriesDries Mertens 10 674 6/5/1987 (29 ans) 50 8 Drapeau : Italie Naples 2011
17 A Origi, DivockDivock Origi 7 770 18/4/1995 (21 ans) 21 3 Drapeau : Angleterre Liverpool 2014
20 A Benteke, ChristianChristian Benteke 9 367 3/12/1990 (25 ans) 28 6 Drapeau : Angleterre Liverpool 2010
22 A Batshuayi, MichyMichy Batshuayi 8 333 2/10/1993 (22 ans) 7 3 Drapeau : Angleterre Chelsea 2016
Sélectionneur
  • -
Sélectionneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : Belgique Mario Innaurato
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute(s)
  • Drapeau : Belgique Geert Neirynck
  • Drapeau : Belgique Bernard Vandevelde
  • Drapeau : Belgique Dimitri Lowette
  • Drapeau : Belgique Dirk Nachtergaele
  • Drapeau : Belgique Johan Demecheleer
  • Drapeau : Belgique Milan D'Hoe
Médecin(s)
  • Drapeau : Belgique Kris Van Crombrugge
  • Drapeau : Belgique Geert Declerq



Légende



Appelés récemment[modifier | modifier le code]

Les joueurs suivants ne font pas partie du dernier groupe appelé mais ont été retenus en équipe nationale lors des 12 derniers mois.

Les joueurs qui comportent le signe Joueur blessé, sont blessés au moment de la dernière convocation. Les joueurs qui comportent le signe Joueur suspendu, sont suspendus au moment de la dernière convocation.

Pos. Nom Date de Naissance Sél. Buts Club Dernier appel
AT Kevin Mirallas (28 ans) 50 9 Drapeau : Angleterre Everton vs Drapeau : Portugal Portugal,
DF Nicolas Lombaerts Joueur blessé (31 ans) 38 3 Drapeau : Russie Zénith Saint-Pétersbourg vs Drapeau : Portugal Portugal,
ML Nacer Chadli (26 ans) 31 3 Drapeau : Angleterre Tottenham vs Drapeau : Portugal Portugal,
DF Guillaume Gillet (32 ans) 21 1 Drapeau : France FC Nantes vs Drapeau : Portugal Portugal,
DF Dedryck Boyata Joueur blessé (25 ans) 2 0 Drapeau : Écosse Celtic FC vs Drapeau : Portugal Portugal,
ML Thorgan Hazard (23 ans) 1 0 Drapeau : Allemagne Borussia Mönchengladbach vs Drapeau : Portugal Portugal,
DF Björn Engels Joueur blessé (21 ans) 0 0 Drapeau : Belgique Club Bruges KV vs Drapeau : Portugal Portugal,
ML Steven Defour (28 ans) 47 2 Drapeau : Belgique RSC Anderlecht vs Drapeau : Italie Italie,
DF Luis Pedro Cavanda (25 ans) 2 0 Drapeau : Turquie Trabzonspor vs Drapeau : Italie Italie,
AT Laurent Depoitre (27 ans) 1 1 Drapeau : Belgique La Gantoise vs Drapeau : Italie Italie,
ML Sven Kums (28 ans) 0 0 Drapeau : Belgique La Gantoise vs Drapeau : Italie Italie,
GB Matz Sels (24 ans) 0 0 Drapeau : Angleterre Newcastle United vs Drapeau : Italie Italie,
DF Vincent Kompany Joueur blessé (30 ans) 70 4 Drapeau : Angleterre Manchester City vs Drapeau : Israël Israël,
AT Zakaria Bakkali Joueur blessé (20 ans) 2 0 Drapeau : Espagne Valence vs Drapeau : Israël Israël,
AT Adnan Januzaj (21 ans) 5 0 Drapeau : Angleterre Manchester United vs Drapeau : Chypre Chypre,

Statistiques[modifier | modifier le code]

Nations rencontrées[modifier | modifier le code]

Fréquence des rencontres de la Belgique face à ses différents adversaires dans le monde (au ).

Au niveau mondial[modifier | modifier le code]

Les douze participations belges à la Coupe du monde et les matchs amicaux joués sur plusieurs continents ont permis aux Diables Rouges de se mesurer à de nombreuses autres sélections, même si la majorité des rencontres ont eu lieu face à d'autres équipes européennes. La Belgique dispute son premier match face à une sélection non européenne, le 2 juin 1928 face à l'Argentine lors des Jeux olympiques d'Amsterdam. Ces différentes compétitions ont donné l'occasion à l'équipe nationale de rencontrer en match officiel des sélections d'Afrique (Maroc, Tunisie et Algérie), d'Asie (Corée du Sud à trois reprises, Irak, Arabie saoudite et Japon), d'Amérique du Sud (Argentine quatre fois, Paraguay deux fois, Uruguay et Brésil) et d'Amérique du Nord (Mexique trois fois, Salvador et États-Unis deux fois).

Bilan face aux sélections affrontées au moins quinze fois[note 3],[93]
Adversaire Victoires Partages Défaites Total
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 41 29 55 125
Drapeau : France France 30 19 24 73
Drapeau : Suisse Suisse 13 6 8 27
Drapeau : Allemagne Allemagne 4 1 20 25
Drapeau : Italie Italie 4 4 14 22
Drapeau : Espagne Espagne 5 6 11 22
Drapeau : Angleterre Angleterre 1 5 16 22
Drapeau : Pologne Pologne 6 6 7 19
Drapeau : Luxembourg Luxembourg 14 3 1 18
Drapeau : Portugal Portugal 5 6 6 17
Drapeau : Écosse Écosse 10 3 4 17
Drapeau : Serbie Serbie[note 4] 7 3 7 17
Drapeau : République tchèque République tchèque[note 5] 5 3 8 16
Drapeau : Suède Suède 8 2 5 15
Drapeau : Irlande Irlande 6 5 4 15


De plus, les nombreux matchs amicaux organisés à travers le monde par la fédération ont permis aux Diables Rouges de rencontrer de nombreuses autres équipes nationales avec des résultats parfois très bons, comme la victoire de prestige face au Brésil (5-1) à Bruxelles en 1963, ce qui leur valut une époque le surnom de « Champions du Monde des match amicaux », ou plus récemment contre la France (1-2), auréolée du double titre de Championne du monde 1998 et d'Europe 2000, en 2002 à Paris, juste avant la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon; ou nettement plus médiocres, à l'image des défaites à domicile face au Maroc (4-1) à Bruxelles en 2008 ou au Japon (4-0) à Tokyo en 2009.

Ses adversaires récurrents sont principalement les autres nations d'Europe de l'Ouest, à savoir les Pays-Bas, la France, la Suisse et l'Allemagne mais aussi l'Espagne, l'Angleterre ou l'Italie, la Belgique a eu l'occasion de rencontrer à plus de vingt reprises chacune ces nations, que ce soit en amical ou en match officiel.

À l'inverse, parmi les meilleures sélections mondiales, les Diables Rouges n'ont jusqu'à présent jamais affronté l'Ukraine pour l'Europe, le Nigeria pour l'Afrique, l’Équateur pour l'Amérique du Sud, le Honduras pour l'Amérique centrale, la Chine pour l'Asie, la Nouvelle-Zélande pour l'Océanie.

Pour l'anecdote, il est amusant de constater que lors des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin, les Espoirs belges ont rencontré pas moins de trois de ces adversaires issus de trois continent différents (Chine, Nouvelle-Zélande et Nigéria) en l'espace de seulement quinze jours et six rencontres !

En Europe[modifier | modifier le code]

La Belgique a disputé fort logiquement le plus de rencontres face à des sélections membres de l'UEFA. Les Diables Rouges ont disputé un total de 681 rencontres face à des nations membre de l'UEFA, le bilan est de 274 victoires, 148 matchs nuls et 259 défaites[note 3],[166].

La Belgique a joué de nombreux matchs à enjeux face à des sélections européennes, que ce soit en Coupe du monde ou en Championnat d'Europe.

En 1934 puis en 1938 la Belgique est éliminée deux fois consécutivement par l'Allemagne et par la France en huitième de finale de la Coupe du monde. En 1972, la Belgique est éliminée en demi-finale de son Championnat d'Europe par la RFA (2-1), en 1980, la Belgique s'incline une nouvelle fois contre la RFA (2-1), en finale cette fois-ci. Lors de la Coupe du monde 1986, la Belgique termine à la 4e place, lors de cette phase finale, les Belges font tomber l'URSS en huitième de finale (4-3) puis l'Espagne aux tirs au but (1-1, 5-4 t. a. b.) en quart de finale, ils retrouvent de nouveau une sélection européenne en petite finale, ils s'inclinent lors de cette rencontre (4-2) face à la France. En 1990 puis en 1994, la Belgique est éliminée deux fois consécutivement au stade des huitièmes de finales, par l'Angleterre (1-0) puis par sa bête noire dans les matchs à élimination directe, l'Allemagne (3-2). En 2016, après avoir écarté la Hongrie (4-0) lors des huitièmes de finale du Championnat d'Europe, les Diables Rouges sont éliminés par le Pays de Galles (3-1) en quart de finale.

Classements FIFA[modifier | modifier le code]

Durant les 3 premières années du classement FIFA créé en 1992, les Belges se maintiennent dans le top 25 notamment grâce à leur huitième de finale atteint lors du Mondial 1994. L'absence de la Belgique lors de l'Euro 1996 entraine un recul du classement aux alentours de la 40e position. La sélection belge participe à la Coupe du monde 1998 puis à l'Euro 2000, deux participations qui lui permettent d'améliorer son classement malgré, à chaque fois, un parcours modeste (deux éliminations en phase de groupes). La Belgique atteint à nouveau les huitièmes de finale d'une Coupe du monde en 2002, ce qui lui permet d'intégrer pour la première fois le top 20 du classement FIFA. Par la suite, la Belgique échoue cinq fois consécutivement dans les qualifications pour les compétitions européennes et mondiales et retombe dès lors à la 71e place en , son plus mauvais classement à ce jour. Les Diables Rouges enregistrent à nouveau de bons résultats à partir de 2012, ce qui leur permet de réintégrer le top 25 mondial. Une excellente phase de qualifications pour la Coupe du monde 2014 les positionne à la porte du top 10 en 2013 et et un quart de finale atteint lors de la phase finale les fait même entrer dans le top 5 en 2014. Le , la Belgique monte à la 1re place après la phase qualificative pour l'Euro 2016 et devient la 8e nation mondiale à atteindre cette position.

Évolution du classement FIFA de l'équipe de Belgique (en fin d'année)
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Classement mondial[fifa 1] 25 24 24 42 41 35 33 27 20 17 16 45 55 53 49 54 66 57 41 21 11 4 1
Classement européen[fifa 2] 17 16 16 22 20 17 23 18 15 12 11 22 27 28 27 28 35 33 24 13 7 2 1

Légende du classement mondial :

  •      de 1 à 25
  •      de 26 à 40
  •      de 41 à 209

Classements UEFA[modifier | modifier le code]

Démarrant le nouveau classement UEFA des nations au 27e rang, le , après de nombreuses années de vaches maigres durant lesquelles elle n'a participé à aucun tournoi majeur après la Coupe du monde 2002, la Belgique est redescendue fin 2009 jusqu'à la 35e place du classement pris en considération pour les éliminatoires de l'Euro 2012. N'ayant pris part ni à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, ni au Championnat d'Europe 2012 en Pologne et Ukraine, elle a continué à stagner à ce niveau pour atteindre la 33e position fin 2011. Une bonne entame des éliminatoires pour le Brésil permet aux Diables Rouges de progressivement remonter jusqu'à la 16e place fin 2013. Un excellent parcours global en qualifications, où elle n'a pas connu la défaite, puis en phase finale de la Coupe du monde 2014, atteignant les quarts de finale, ainsi que la récente campagne des éliminatoires de l'Euro 2016 ont permis à la Belgique de grimper au 5e rang fin 2015 et de figurer ainsi parmi les six têtes de série pour le tirage au sort de la phase finale en France.

Évolution du classement UEFA de l'équipe de Belgique (en fin d'année / de trimestre pour l'année en cours)
Année / Date 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 02/04/2015 15/06/2015 14/10/2015
Classement UEFA[uefa 1] 27 nc 35 nc 33 nc 16 11 5 8 5
Coefficient UEFA 24.041 nc 21.426 nc 22.544 nc 28.732 31.929 34.142 32.562 34.442

Note : Il n'est tenu compte ici que du ranking selon le nouveau système de calcul introduit en 2008 par l'UEFA[uefa 2],[uefa 3].

Bâton de Nasazzi[modifier | modifier le code]

Le Bâton de Nasazzi (« Batuta de Nasazzi » en espagnol) est un trophée virtuel transmis d'équipe nationale à équipe nationale depuis 1930, date de la victoire uruguayenne lors de la première Coupe du monde organisée dans son pays. Il tire son nom du capitaine de l'équipe nationale d'Uruguay d'alors, José Nasazzi.

Ce trophée, d'abord détenu par l'équipe d'Uruguay à l'issue de sa victoire finale lors de la toute première Coupe du monde, se conquiert en battant, dans un match officiel, l'équipe qui le détient.

La Belgique a conquis le bâton à quatre reprises pour une détention totale cumulée de 55 jours. Les Diables Rouges remportent le trophée pour la première fois lors de l'Euro 1984 en France à l'occasion de la victoire (2-0) contre la Yougoslavie et le conservent alors 3 jours avant de le perdre au profit de la France (0-5). La dernière conquête de la Belgique date de la Coupe du monde 2014 au Brésil après la victoire contre la Russie (1-0) où la Belgique conserve le bâton pendant 13 jours avant de devoir le céder à l'Argentine (0-1) en quart de finale du tournoi.

Date Compétition Précédent détenteur Score Nouveau détenteur Temps gardé
Championnat d'Europe Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 0-2 Drapeau : Belgique Belgique (1) 3 jours
Championnat d'Europe Drapeau : Belgique Belgique 0-5 Drapeau : France France
Éliminatoires de la Coupe du monde Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 0-1 Drapeau : Belgique Belgique (2) 35 jours
Éliminatoires de la Coupe du monde Drapeau : Belgique Belgique 1-2 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Coupe du monde Drapeau : Uruguay Uruguay 1-3 Drapeau : Belgique Belgique (3) 4 jours
Coupe du monde Drapeau : Belgique Belgique 1-2 Drapeau : Espagne Espagne
Coupe du monde Drapeau : Russie Russie 0-1 Drapeau : Belgique Belgique (4) 13 jours
Coupe du monde Drapeau : Belgique Belgique 0-1 Drapeau : Argentine Argentine

Archives[modifier | modifier le code]

Les Archives générales du Royaume détiennent depuis 2009 les archives de l'Union Royale Belge des Sociétés de Football (URBSFA). Quelque 400 mètres d'archives de l'URBSFA sont ainsi conservées aux à Bruxelles. L'exposition virtuelle GOAAAL ! Un siècle de football belge offre un premier avant-goût de ce qui se trouve en dépôt.

Les archives de l'URBSFA comprennent de nombreuses sources en rapport avec les Diables Rouges (organisation des tournois et matchs internationaux, avec l'Euro 2000 en apogée) ainsi que de nombreux dossiers concernant les clubs de football (statuts des clubs et données sur leur affiliation à l'URBSFA ; fiches de joueurs jusqu'en 1984, rangées par numéro de matricule de leur équipe) ou encore le journal de l'Union Belge, La Vie Sportive, qui reprend les résultats de compétition.

Une bonne partie des données a trait au fonctionnement de l'URBSFA et à ses procédures et activités internes : échange de lettres, procès-verbaux des réunions du Comité Exécutif, règlements fédéraux à travers les années, rapports d'arbitre, dossiers impliquant les procédures disciplinaires, les scandales de corruption et de fraude, le drame du Heysel, les marchés conclus avec les sponsors, les campagnes de fair-play, d'antidoping, d'antiracisme, etc.

En ce qui concerne le matériel iconographique, les Diables Rouges sont les mieux représentés. Le matériel photographique pour la période 1895-1920 est rare, mais à partir des années 1920, les albums photo des matchs internationaux sont systématiquement intégrés. On y trouve également la collection photo de « Jeanke Foto » (1987-2006), alias Jean Van Hauwermeiren, photographe attitré du RSC Anderlecht et un phénomène dans le monde du football belge. Durant quarante ans, il a été quotidiennement présent au stade Constant Vanden Stock, à l'entraînement des Diables Rouges. Après sa mort survenue en 2006, ses photos des Diables Rouges ont rejoint l'URBSFA et via l'Union de Football, les Archives générales du Royaume.

À propos des affiches, ce sont surtout les matchs internationaux qui sont documentés : affiches des concours dans le cadre des rondes qualificatives des Championnats d'Europe et de la Coupe du Monde, affiches officielles des Championnats d'Europe et des Coupes du Monde, affiches des tournois internationaux pour jeunes, des J-Days nationaux et régionaux annuels, du football ardennais, du football de plage, etc.

Dans les archives de l'URBSFA, conservées aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles, se trouve aussi quantité de supports audiovisuels : CD-ROMs, cassettes vidéos, disquettes et bandes magnétiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Belgique est représentée par l'Université libre de Bruxelles.
  2. Les périodes de guerre interrompent cependant les rencontres officielles.
  3. a et b Bilan mis à jour après le match contre le Pays de Galles du .
  4. Bilan incluant les rencontres disputées dans le passé par la Yougoslavie et la Serbie-et-Monténégro, la Serbie ayant en effet hérité des historiques respectifs de ces deux anciennes nations dont elle est issue.
  5. Bilan incluant les rencontres disputées dans le passé par la Tchécoslovaquie, la République tchèque ayant en effet hérité de l'historique de cette ancienne nation dont elle est issue.

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif. Le Dictionnaire des Diables Rouges / Bruno Govers, Pierre Bilic, Claude Henrot, Bruno Dubois, Pierre Danvoye. - Bruxelles : Euro Images Productions, 2000. - 1 vol. (320p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 978-9-0766-2811-0 et 90-76628-11-4
  • GULDEMONT, Henry. 100 ans de football en Belgique: 1895-1995, Union royale belge des sociétés de football association / Henry Guldemont, Bob Deps. - Bruxelles : Vif  éd., 1995. - 1 vol. (312 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 31 cm. ISBN 90-5466-151-8 (rel.).
  • HUBERT, Christian. De Montevideo à Orlando / Christian Hubert. - Bruxelles : Labor, 1994. - 215 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 22 cm. Titre de couv. et de dos : "Les Diables rouges : de Montevideo à Orlando". ISBN 2-8040-1009-0.
  • HUBERT, Christian. Le siècle des Diables rouges / Christian Hubert. - Bruxelles : Luc Pire, 2006. - 1 vol. (152p.) : ill., couv. ill. ; 28 cm. - (Voix du sport ). Palmarès. ISBN 2-87415-684-1 (rel.).
  • HUBERT, Christian. Les diables rouges / Christian Hubert. - Tournai: Arts et Voyages, 1980. - 1 vol. (208p.) : ill., couv. ill en coul. ; ISBN 2-8016-0046-6 Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]