Assistance vidéo à l'arbitrage (football)

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En football, l'assistance vidéo à l'arbitrage (AVAR) ou VAR (acronyme anglais de video assistant referees[1]) est un dispositif vidéo conduit par des arbitres spécialisés qui assistent l'arbitre central[2],[3].

Le 6 mars 2016, l'IFAB approuve l'utilisation expérimentale de l'assistance vidéo, qui est utilisée pour la première fois dans une compétition officielle organisée par la FIFA le 14 décembre 2016, lors de la demi-finale de la Coupe du monde des clubs de la FIFA opposant l'Atlético Nacional aux Kashima Antlers par l'arbitre de la rencontre, le Hongrois Viktor Kassai. Sur la base des images qu'il a pu consulter et grâce auxquelles il a pu déceler une faute d'un défenseur de l'Atlético Nacional sur un attaquant des Kashima Antlers dans la surface de réparation, l'arbitre a accordé un penalty à ces derniers[4].

Elle est retenue pour la Coupe des confédérations 2017[5] et la Coupe du monde de football de 2018[6].

Le premier championnat national à utiliser l'assistance vidéo a été la A-League australienne[réf. nécessaire]. Lors de la saison 2017/2018, elle est introduite dans les championnats italien, allemand, portugais, belge, néerlandais et polonais, en 2018-2019, dans la Ligue 1 en France[7] et la Liga en Espagne. À partir de février 2019 l'UEFA l'utilise en Ligue des champions pour tous les matches ainsi que pour la finale de la ligue Europa, la phase finale de la Ligue des nations, la super-coupe de l'UEFA et le championnat d’Europe des moins de 21 ans[8]. Lors de la saison 2019/2020, elle devrait être utilisée en Premier League[9] ainsi que pour l'Euro[10].

Procédure[modifier | modifier le code]

Les arbitres assistants vidéo interviennent dans quatre situations seulement, avec l'objectif d'une interférence minimale pour un bénéfice maximal :

Le visionnage des séquences vidéo peut être demandé par l'arbitre ou effectué à l'initiative des arbitres assistants vidéo. Après analyse de la situation, ceux-ci en informent l'arbitre par oreillette, qui prend la décision appropriée, le cas échéant après être allé consulter la vidéo lui-même sur le bord du terrain[11].

Lors de la Coupe du monde 2018, lors de tous les matches, le trio arbitral est assisté par un arbitre assistant vidéo et trois adjoints, tous arbitres FIFA, et quatre techniciens vidéo. Cette équipe est basée dans une salle de régie vidéo située à Moscou et dispose de l'accès aux images de toutes les caméras des diffuseurs, plus deux caméras consacrées spécifiquement aux hors-jeu, transmises par un réseau en fibres optiques. Elle comprend en outre, un représentant de la FIFA chargé d'informer les diffuseurs et commentateurs de la raison du recours à la vidéo et de son résultat[12].

Critiques[modifier | modifier le code]

Avantages[modifier | modifier le code]

L'assistance vidéo est censée améliorer l'équité et la justice, diminuer les erreurs d'arbitrage et les comportements anti-sportif des joueurs[7].

Le 2 décembre 2018, suite à des tests technologiques réussis et à une formation des arbitres, le comité exécutif de l'UEFA décide d'introduire les arbitres assistants vidéo (VAR) plus tôt que prévu initialement, « convaincus que l’assistance vidéo à l’arbitrage sera bénéfique pour les compétitions, car elle apportera une aide précieuse aux arbitres et permettra de réduire les décisions incorrectes[8]. »

Inconvénients[modifier | modifier le code]

Des critiques soulignent que l'arbitrage vidéo nuit à la continuité d'un match[13].

En mars 2017, lors du match France-Espagne, un but d'Antoine Griezmann est refusé à raison, suite à son utilisation, provoquant l'incompréhension des supporters français qui venaient de célébrer le but pendant plusieurs minutes[14].

Dans d'autres cas, la décision finale est contestée. Lors de la finale de la Coupe de la ligue PSG-Monaco le 1er avril 2018, un but de Radamel Falcao, validé dans un premier temps sans contestation des joueurs, est finalement refusé alors que la vidéo montrait qu'il n'était pas hors-jeu[15].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Video assistant referees (VAR) », sur Football Technology (consulté le 2 septembre 2018)
  2. « La FIFA autorise l’assistance vidéo pour l’arbitrage à titre expérimental », sur Le Monde.fr (consulté le 10 avril 2018)
  3. l'expression courante « arbitrage vidéo » est impropre, l'arbitre central restant seul juge
  4. lefigaro.fr, « Arbitrage vidéo : première utilisation historique pour un penalty », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 10 avril 2018)
  5. Coupe des Confédérations: l’arbitrage vidéo, top ou flop ?, Bfmtv.com, 2 juillet 2017 (consulté le 5 juillet 2017)
  6. Laurent Favre, Football : l’arbitrage vidéo sera utilisé lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, www.lemonde.fr, 26 avril 2017 (consulté le 28 juin 2017)
  7. a et b « Fonctionnement de l’assistance à l'arbitrage vidéo au football », Enpleinelucarne,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2018)
  8. a et b UEFA.com, « L’assistance vidéo à l’arbitrage sera utilisée dans la phase à élimination directe de l’UEFA Champions League », sur UEFA.com (consulté le 3 décembre 2018)
  9. « Angleterre: «accord de principe» pour l'arbitrage vidéo en Premier League la saison prochaine », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2018)
  10. « L'assistance vidéo à l'arbitrage adoptée en Ligue des Champions », Sport24,‎ 2018-09-27cest12:32:26+0200 (lire en ligne, consulté le 18 novembre 2018)
  11. « Arbitres assistants vidéo (VAR) », sur FIFA - Technologies du football (consulté le 10 avril 2018)
  12. « Assistance vidéo à l’arbitrage lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ », sur Technologies du football (consulté le 12 avril 2018)
  13. Jérôme Latta, Arbitrage vidéo : le passage en farce de la FIFA, Latta.blog.lemonde.fr, 27 avril 2017 (consulté le 5 juillet 2017)
  14. Jérôme Latta, Arbitrage vidéo, minute zéro, Latta.blog.lemonde.fr, 29 mars 2017 (consulté le 5 juillet 2017)
  15. « Football L’arbitrage vidéo, ou l’art cubiste », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 avril 2018)


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