Marcel Desailly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Desailly.
Marcel Desailly
MarcelDesailly.JPG
Marcel Desailly en 2011.
Biographie
Nom Odenke Addy Abbey
Nationalité Drapeau : Ghana Ghanéen
Drapeau : France Français
Nat. sportive Drapeau : France Français
Naissance (47 ans)
Lieu Accra (Ghana)
Taille 1,83 m (6 0)
Période pro. 1986-2006
Poste Défenseur central
Parcours junior
Saisons Club
1980-1986 Drapeau : France FC Nantes
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1986-1992 Drapeau : France FC Nantes 164 (5)
1992-1993 Drapeau : France Marseille 057 (2)
1993-1998 Drapeau : Italie Milan AC 164 (7)
1998-2004 Drapeau : Angleterre Chelsea 222 (6)
2004-2005 Drapeau : Qatar Al Gharrafa Doha 028 (6)
2005-2006 Drapeau : Qatar Qatar SC 007 (0)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
- Drapeau : France France juniors
- Drapeau : France France espoirs 009 (0)
- Drapeau : France France B 002 (0)
1993-2004 Drapeau : France France 116 (3)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Marcel Desailly, né Odenkey Addy Abbey, le à Accra (Ghana), est un footballeur international français évoluant aux postes de défenseur central et milieu défensif.

Ce défenseur athlétique possède l'un des palmarès les plus importants du football français. Avec l'équipe de France, il remporte la Coupe du monde 1998, le championnat d'Europe 2000 et la Coupe des confédérations en 2001 et 2003. En club, il remporte la Ligue des champions à deux reprises, avec l'Olympique de Marseille en 1993 puis l'AC Milan en 1994. Il passe aussi six saisons au Chelsea FC où il est un temps capitaine, club où il est surnommé « The Rock ».

Considéré comme l'un des meilleurs défenseurs du football français, il est sélectionné à 116 reprises en équipe de France, dont il est le capitaine de 2000 à 2004. Il est le seul Français membre de la Laureus World Sports Academy avec David Douillet.

Marcel Desailly est le demi-frère de Seth Adonkor, lui aussi footballeur professionnel et de sept ans son aîné. Desailly fait la connaissance de Didier Deschamps au centre de formation du FC Nantes, alors qu'ils sont tous les deux âgés de 15 ans. Lors de la mort de Seth Adonkor, Deschamps se porte volontaire pour annoncer la nouvelle à Desailly. Coéquipiers à Nantes, ils poursuivent leur carrière à l'Olympique de Marseille, et se côtoient également en équipe de France, où Desailly succède à Deschamps en tant que capitaine. Ils se retrouvent ensuite au Chelsea FC[1]. Selon Deschamps, qui est le parrain du fils aîné de Desailly, leurs liens vont « bien au-delà du football »[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation nantaises[modifier | modifier le code]

À sa naissance, Marcel Desailly (qui porte alors le nom d'Odenkey Abbey) n'est pas reconnu par son père biologique[3]. À Accra, grand port ghanéen, il déambule dans les rue de la ville aux côtés de son demi-frère Seth Adonkor. Sa mère Elizabeth Addy, caissière dans un magasin de la ville, ne supporte pas d'être la cinquième roue du carrosse d'un mari polygame, le père d'Odenkey. Elle fait la connaissance de Marcel Édouard Georges Desailly, un fonctionnaire français du ministère des affaires étrangères, qu'elle décide de suivre en France en 1972, lorsque celui-ci se voit offrir une retraite anticipée à Nantes[4],[5].

Dans les beaux quartiers de Procé, l'enfant continue de courir et trouve vite ses repères. Son beau-père lui offre une nouvelle identité : Marcel Desailly junior. Il ne revoit son père biologique qu'une seule fois, à sa majorité : « je l'ai salué et c'est tout. Mon vrai père, c'est Monsieur Desailly. Je dis Monsieur par respect, parce que c'est lui qui m'a adopté, m'a donné ma chance ». Il intègre l'école privée Gaston-Serpette et se familiarise avec la langue française alors qu'à la maison il continue à parler le ghain ou l'anglais. Alors qu'il tourne en rond en rentrant de l'école, sa mère lui dit de faire du sport et Marcel choisit la natation. Allergique au traitement de l'eau, il est forcé d'arrêter et, poussé par son frère Seth Adonkor un mercredi de 1976, découvre l'entraînement du Football Club de Nantes[4].

En 1982, sélectionné en Ligue atlantique pour un quart-de-finale de la Coupe nationale minimes, Marcel Desailly croise le jeune Didier Deschamps sur son chemin. Un an plus tard, Raynald Denoueix convie le jeune Marcel, alors minimes deuxième année, à rejoindre le centre de formation du club[6]. Il retrouve Deschamps, fraîchement arrivé en Loire-Atlantique, avec qui il fait chambre commune à partir des cadets lors des déplacements. Les deux jeunes joueurs se suivent en sélections de jeunes dont ils sont au fur et à mesure les deux seuls représentants du club[4].

Le dimanche 18 novembre 1984, l'entraîneur des Bleuets Henri Guérin n'osant pas annoncer la nouvelle, c'est Deschamps lui-même qui entre dans leur chambre à l'occasion du tournoi cadets de Monaco. Il annonce à Desailly que deux professionnels nantais sont décédés dans un accident de voiture, l'un d'eux est son demi-frère Seth Adonkor[5]. Sans celui qu'il considérait comme son modèle, Marcel choisit de réagir plutôt que de s'effondrer et se met à progresser plus vite : « Seth était au top. Alors, j'ai décidé de le remplacer ». Cadets deuxième année, Desailly évolue avec l'équipe réserve de Division 3[4].

Professionnel au FC Nantes (1986-1992)[modifier | modifier le code]

Le 26 août 1986, les 28 000 spectateurs du stade de la Beaujoire découvrent un jeune qui fête sa première apparition en Division 1. Au cours de ce Nantes-Bordeaux (3-0), Jean-Claude Suaudeau fait entrer le Desailly à la place de Fabien Debotté à la 84e minute[4],[7]. Cette année là, il est finaliste du championnat de France juniors.

À partir de la saison 1988-1989, il devient titulaire au poste de stoppeur, dans une équipe entraînée par Miroslav Blažević, puis Jean-Claude Suaudeau. En 1989 il fait la connaissance de Pape Diouf, qui devient son agent.

Mais le jeune Desailly a du mal à se libérer totalement, angoissé à l'idée de ne pas décevoir son entraîneur, le public et ses proches. Le déclic arrive lors de la saison 1991-1992 sous l'impulsion de Jean-Claude Suaudeau. Selon lui, il n'y a pas assez de pression sur Marcel et il lui demande de jouer comme s'il n'avait plus le droit à la moindre erreur. À partir de ce moment, le joueur prend enfin ses responsabilités et une autre dimension. Il survole les débats que ce soit au stade de la Beaujoire ou dans tous les stades de France et attire de plus en plus les convoitises. Notamment celles de l'Olympique de Marseille, leader omnipotent du football hexagonal, en ce printemps 1992. Bonne nouvelle pour le FC Nantes qui a un besoin urgent d'argent pour se maintenir dans l'élite[4].

Transition à Marseille (1992-1993)[modifier | modifier le code]

Les dirigeants olympiens décident de recruter Marcel Desailly pour remplacer Carlos Mozer et l'associer à Basile Boli. À son arrivée, il passe pourtant trois mois à jouer avec l'équipe réserve en Division 3 aux côtés d'un certain Fabien Barthez, n'intéressant que trop peu l'entraîneur principal Raymond Goethals. Dans le collimateur de son coach, il ne réussit plus aucun dribble et le président Bernard Tapie lui donne alors trois matchs pour faire ses preuves. Piqué au vif, Marcel réussit une prestation de haute volée lors des débuts de l'OM en Ligue des champions face aux Glasgow Rangers en novembre 1992 (2-2) et devient titulaire indiscutable. La parcours européen s'achève en apothéose, le 26 mai 1993 à Munich. Marseille remporte le premier titre européen d'un club français face au grand Milan AC (1-0). Durant la rencontre contre un des meilleurs clubs du monde, Desailly doit marquer un des meilleurs attaquants de l'histoire, Marco van Basten[4].

Après une semaine de folie marseillaise, le ciel s'assombrit sur la Canebière avec l'affaire VA-OM. Loin d'être perturbé, l'ancien Nantais se concentre sur la reprise et intègre l'équipe de France A. Le nouvel international vit un automne 1993 agité entre les problèmes de son club et la qualification ratée de Bleus pour la Coupe du monde 1994. L'Olympique de Marseille est aux abois et doit se séparer de certains de ses joueurs. On s'attend alors aux départs de Deschamps, Boli ou Angloma mais, le 11 novembre 1993, un jet privé emporte Desailly vers l'aéroport de Milan-Linate[4].

Cador mondial à l'AC Milan (1993-1998)[modifier | modifier le code]

À peine débarqué en Lombardie, Marcel Desailly signe un contrat de quatre ans et demi chez les Rossoneri pour 30 millions de francs. Dès ses débuts en Italie, tout le monde reconnait son talent au travers de divers surnoms. Le nouveau président milanais, Silvio Berlusconi, l'appelle le « nouveau Rijkaard », les médias transalpins parle de « diable » ou de « pieuvre noire » tandis que son entraîneur, Fabio Capello, le compare à une « digue humaine ». Desailly se met à la disposition du groupe avec une humilité et s'adapte en un temps record au nouveau poste de milieu défensif[8]. Deschamps, désormais adversaire à la Juventus, ne manque pas non plus de lui rendre hommage : « Marcel a lancé la mode du grand milieu défensif en Serie A. Celui qui balaie devant ses défenseurs. Signe de reconnaissance, tous les clubs italiens disent maintenant on va prendre un joueur "à la Desailly" ». Le gigante nero bouscule tout sur son passage et remporte une seconde Ligue des champions consécutives. Le 18 mai 1994 à Athènes, le Milan AC lamine le FC Barcelone (4-0) et Desailly inscrit le dernier but milanais[4]. Il devient le premier joueur à remporter l'épreuve deux années de suite avec deux clubs différents[9]. Milan est sacré champion d'Italie en 1994.

L'année suivante, Desailly dispute sa troisième finale consécutive en Ligue des champions, mais les Rossoneri s'inclinent face à l'Ajax Amsterdam. Il remporte de nouveau le championnat avec Milan en 1996 et atteint la finale de la Coupe d'Italie en 1998.

Poursuite à Chelsea (1998-2004)[modifier | modifier le code]

« The best defender in the world ... and he's all ours ! »[10]. En cet été 1998, le magazine du Chelsea FC fait sa une avec « Marcello », devenu « The Rock » à Londres. Les débuts du Français ne sont pas mémorables. Malgré la présence de Franck Lebœuf à ses côtés, Marcel confesse avoir du mal à se remettre au travail après le sacre lors de la Coupe du monde. Il demande du temps aux dirigeants ainsi qu'aux supporters[4]. Grâce à leur victoire en Coupe des coupes l'année précédente, les Blues disputent la Supercoupe de l'UEFA, qu'ils remportent face au Real Madrid. En 1999, Desailly est rejoint à Chelsea par Didier Deschamps, celui-ci passe une seule saison à Londres, durant laquelle le club remporte la Coupe d'Angleterre. La saison suivante, les Blues s'imposent face à Manchester United lors du Charity Shield. Marcel Desailly est nommé capitaine de Chelsea en juillet 2001[11]. Le club atteint de nouveau la finale de la FA Cup en 2002, mais s'incline face à Arsenal FC.

En avril 2003, Desailly est nommé dans l'équipe type des dix premières saisons de la Premier League. Le scrutin, auquel prennent part 750 000 internautes résidant dans 184 pays, est organisé par la fédération anglaise[12]. Sa saison est perturbée par une blessure à la hanche, mais en août il prolonge son contrat avec le club londonien pour une année supplémentaire, s'engageant ainsi jusqu'en 2005[13]. Il fait seulement quinze apparitions en championnat durant la saison suivante. De nouveau blessé, il subit également la concurrence de John Terry, avec lequel il partage le brassard de capitaine[14]. Chelsea atteint les demi-finales de la Ligue des champions 2003-2004 et s'incline face à l'AS Monaco entraîné par Didier Deschamps. Desailly est suspendu pour trois matches par la commission de discipline de l’UEFA pour un coup de coude donné à Fernando Morientes lors du match aller[15]. Alors qu'il lui reste une année de contrat, il quitte le club d'un commun accord en juillet 2004[7],[16].

Durant son passage à Londres, il dispute 222 matches pour le club, dont 94 en tant que capitaine[17],[16]. Il évolue aux côtés d'autres joueurs français, notamment les défenseurs Frank Lebœuf et William Gallas.

En équipe nationale (1993-2004)[modifier | modifier le code]

Marcel Desailly est sélectionné à neuf reprises en équipe de France espoirs ainsi que deux fois en équipe de France B.

En août 1993, Desailly est appelé pur la première fois en équipe de France A par Gérard Houllier, pour un déplacement en Suède. Profitant d'un concours de circonstance[18], Marcel s'installe chez les Bleus (1-1)[4]. Alors âgé de 25 ans, il est appelé par Gérard Houllier pour disputer les quatre dernières rencontres des « Bleus » lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1994, il joue au poste d'arrière droit car Houiller privilégiait la charnière centrale Blanc-Roche. Après le remplacement de Houiller par Aimé Jacquet à la suite de la non-qualification de l'équipe de France, Desailly poursuit son parcours international en défense centrale ou en tant que milieu défensif, poste qu'il occupe également en club à l'AC Milan. Lors des éliminatoires du championnat d'Europe 1996, à l'occasion d'un match face à l'équipe d'Azerbaïdjan, Desailly est désigné capitaine pour la première fois. Il y inscrit également son premier but en sélection. Durant l'Euro, il dispute les cinq matches des « Bleus », qui s'inclinent aux tirs au but en demi-finale face à la République tchèque[19],[20].

Desailly est titulaire en défense centrale aux côtés de Laurent Blanc durant la Coupe du monde 1998. Déterminé comme jamais, il survole les débats en défense alors qu'on le dit fatigué et usé après une pénible saison italienne. En excellente condition physique, il n'est jamais pris en défaut par un adversaire. Par sa seule volonté, il sait entraîner tout le groupe France dans son sillage et se comporte comme le leader attendu par Aimé Jacquet[21]. Il prend part aux sept rencontres disputées par la France lors du tournoi, mais est expulsé en seconde mi-temps de la finale France - Brésil, après avoir reçu un second carton jaune. Il devient le 3e joueur à être exclu d'une finale de Coupe du monde[22]. Après leur titre mondial, Desailly et ses coéquipiers de l'équipe de France sont faits Chevaliers de la Légion d'honneur par le président Jacques Chirac[23].

Desailly prend ensuite part à la campagne de qualification pour le championnat d'Europe 2000. Au premier tour de l'Euro, le sélectionneur Roger Lemerre décide d'aligner une équipe constituée de remplaçants face aux Pays-Bas, alors que la France est déjà qualifiée pour les quarts de finale. Desailly est le seul titulaire à entamer le match, remporté sur le score de 3-2 par les bataves[24]. L'équipe de France devient championne d'Europe en s'imposant face à l'Italie lors de la finale. À l'issue du tournoi, Didier Deschamps annonce sa retraite internationale et Desailly lui succède en tant que capitaine.

Les « Bleus » remportent la Coupe des confédérations 2001, coorganisée par la Corée du Sud et le Japon. Desailly inscrit le but de la victoire en demi-finale face au Brésil[25]. Il prend part aux trois rencontres disputées par la France durant la Coupe du monde 2002. L'équipe est éliminée au premier tour après avoir concédé deux défaites et un match nul, il a tiré sur la barre face au Danemark à la 50e minute alors que le score était de 0-1. En octobre 2002, Desailly atteint les 100 sélections en équipe de France lors d'une rencontre qualificative pour le championnat d'Europe 2004 face à la Slovénie[26]. Il se blesse en février 2003 lors de France-République tchèque et ne peut disputer les deux derniers matches qualificatifs pour l'Euro. En avril, il devient le recordman des sélections en équipe de France à l'occasion d'un match amical face à l'équipe d'Égypte. Il devance alors son ancien coéquipier Didier Deschamps, appelé à 103 reprises entre 1989 et 2000. Néanmoins, le défenseur estime que son record « sera rapidement battu par quelqu'un comme Patrick Vieira ou Lilian Thuram » et annonce qu'il quittera la sélection après l'Euro[27]. En juin 2003, l'équipe de France remporte la Coupe des confédérations, battant en finale l'équipe du Cameroun, endeuillée par le décès de Marc-Vivien Foé durant le tournoi. Dans un geste symbolique, Desailly associe son homologue camerounais Rigobert Song à la remise du trophée[28].

En 2004, le magazine France Football dresse une liste des 100 joueurs les plus marquants de l'histoire des « Bleus », à l'occasion du centenaire de l'équipe de France. Desailly figure à la 4e place du classement, qui comprend sept joueurs d’origine africaine[29]. Il se blesse de nouveau lors de la rencontre France-Brésil organisée en mai 2004 pour célébrer le centenaire de la FIFA[14]. Il est remplaçant lors du premier match de l'Euro face à l'Angleterre et effectue son retour lors de la rencontre suivante, opposant la France à la Croatie. À la 54e minute, il manque une intervention, erreur dont profite Dado Pršo pour donner l'avantage aux Croates[30]. Desailly passe le reste du tournoi sur le banc des remplaçants. Après l'élimination des Français par l'équipe de Grèce en quart de finale, il annonce, à 36 ans, sa retraite internationale[7].

Fin au Qatar (2004-2006)[modifier | modifier le code]

Il termine sa carrière dans le championnat du Qatar, qu'il remporte en 2005 avec Al Gharrafa Doha, dont l'équipe est entraînée par le Français Bruno Metsu. À l'intersaison, il est recruté par le Qatar Sports Club, formation qu'il quitte au mois de novembre 2005 afin de revenir en France et se rapprocher de sa famille[31]. N'ayant pas retrouvé de club lors de son retour en Europe, il annonce sa retraite sportive en mai 2006[32].

Reconversion (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

En mars 2007, Marcel Desailly accepte un poste de recruteur dans son ancien club, l'AC Milan. Il est chargé de détecter de jeunes joueurs sur le continent africain[33].

Il fait également partie du comité d'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2008 qui se déroule dans son pays natal, le Ghana[34],[35].

Activités en dehors du football[modifier | modifier le code]

Marcel Desailly écrit son autobiographie en collaboration avec le journaliste Philippe Broussard. Intitulée Capitaine, elle paraît chez Stock en 2002[5]. La même année, les ventes du livre atteignent les 80 000 exemplaires[36].

En 2001, Desailly anime le magazine Parole de Capitaine, diffusé le samedi sur la chaîne TPS Star. En 2006, il rejoint la radio Europe 1 en qualité de consultant. Il intervient également sur Canal+, lors des soirées de Ligue des champions, et sur la chaîne britannique BBC. Durant la Coupe du monde 2006, ses commentaires irritent plusieurs joueurs de l'équipe de France, notamment Willy Sagnol[34],[37]. En 2014, il quitte Canal+ pour rejoindre BeIN Sports.

Sollicité par les médias, le monde de la publicité et des affaires après le titre mondial de 1998, Desailly devient un symbole de réussite et acquiert une image d'homme d'affaires, notamment grâce à des films publicitaires SFR réalisés par Bruno Aveillan, le faisant apparaître tel un communiquant hors pair, accessible et humain[38]. Il fait ensuite partie des footballeurs français les plus demandés par les annonceurs. En 2002, le joueur était toujours sous contrat avec l'opérateur de téléphonie mobile SFR, pour lequel il a tenu une chronique quotidienne durant la Coupe du monde[39], ainsi que l'équipementier Adidas, les biscuits LU, ou encore l'éditeur de jeux vidéo Ubisoft[40]. Il prête également son image à l'entreprise britannique de paris sportifs BetClic Limited[41].

En 2007, Desailly est nommé « ambassadeur de bonne volonté » de l'Unicef[42]. En février 2008, il est désigné « ambassadeur contre le racisme » par le secrétaire d'État français aux sports, Bernard Laporte[43].

Style de jeu : le Roc[modifier | modifier le code]

Marcel Desailly possède un grand sens de l'anticipation. Dans son rôle de stoppeur, il garde toujours le souci du geste juste, sûr et sobre. Un physique imposant, une vitesse d'intervention et une détente importante font de lui l'un des meilleurs spécialistes à ce poste d'Europe[44].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Marcel Desailly au 30 juin 2006[45]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
Coupe intercontinentale Drapeau : France France Total
Division M B M B M B C M B M B M B M B
1986-1987 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 13 0 1 0 - - C3 2 0 - - - - 16 0
1987-1988 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 11 0 1 0 - - - - - - - - - 12 0
1988-1989 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 36 1 4 0 - - - - - - - - - 40 1
1989-1990 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 36 1 3 0 - - - - - - - - - 39 1
1990-1991 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 34 1 4 0 - - - - - - - - - 38 1
1991-1992 Drapeau de la France FC Nantes Division 1 32 2 1 0 - - - - - - - - - 33 2
1992-1993 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 31 1 3 0 - - C1 10 1 - - - - 44 2
1993-1994 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 16 0 0 0 - - - - - - - 3 - 19 0
1993-1994 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 21 1 1 0 - - C1 9 2 1 0 4 - 36 3
1994-1995 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 22 1 1 0 - - C1 10 0 1 0 7 - 41 1
1995-1996 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 32 2 1 0 - - C3 7 0 - - 14 1 54 3
1996-1997 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 29 1 4 0 - - C1 5 0 - - 7 - 45 1
1997-1998 Drapeau de l'Italie AC Milan Serie A 33 0 8 0 - - - - - - - 14 1 55 1
1998-1999 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 31 0 6 0 0 0 C2 8 1 - - 7 - 52 1
1999-2000 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 23 1 4 0 0 0 C1 16 0 - - 16 - 59 1
2000-2001 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 34 2 4 0 1 0 C3 1 0 - - 13 1 53 3
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 24 1 8 0 3 0 C3 2 0 - - 12 - 49 1
2002-2003 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 31 2 1 0 0 0 C3 1 0 - - 11 - 44 2
2003-2004 Drapeau de l'Angleterre Chelsea FC Premier League 15 0 1 0 1 0 C1 8 0 - - 8 - 33 0
2004-2005 Drapeau du Qatar Al-Gharafa Stars League - - - - - - - - - - - - - 0 0
2005-2006 Drapeau du Qatar Qatar SC Stars League - - - - - - - - - - - - - 0 0
Total sur la carrière 504 17 56 0 5 0 - 79 4 2 0 116 3 762 24

Palmarès[modifier | modifier le code]

Collectif[modifier | modifier le code]

Récompenses personnelles[modifier | modifier le code]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Marcel Desailly est marié et a quatre enfants, qui vivent à Nantes après une scolarité à Accra[5]. Un cinquième enfant, Aïda Mendy Desailly a été reconnu par la cour d'appel d'Aix-en-Provence après une longue procédure en mars 2016.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Capitaine, Marcel Desailly, éd. Stock, 20 mars 2002, (ISBN 2234054788).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Best of enemies », The Times,
  2. (en) « Deschamps plots downfall of a friend », The Independent,
  3. Marcel Desailly et Philippe Broussard, Capitaine, Paris, Stock,‎ , 350 p. (ISBN 2234054788)
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Nicolas Gettliffe, « Saga : Marcel Desailly, taille partron », Onze Mondial, no 145,‎ , p. 14 à 23 (ISSN 0995-6921)
  5. a, b, c et d « Capitaine Marcel », Lire,
  6. Frédéric Hamelin, « Comment devenir footballeur professionnel ? », Onze Mondial, no 108,‎ , p. 17 (ISSN 0995-6921)
  7. a, b et c « Le capitaine Desailly quitte le navire France », RFI,
  8. « Djorkaeff-Desailly, adversaires en club et espoirs tricolores », L'Humanité,
  9. « Le parcours sans faille de Marcel Desailly », L'Humanité,
  10. « Le meilleur défenseur du monde ... et il est rien qu'à nous ! »
  11. (en) « Desailly is Chelsea captain », BBC,
  12. (en) « Cantona's world of sardines, fat managers and early retirement », The Independent,
  13. (en) « Desailly signs new Chelsea deal », BBC,
  14. a et b « Toujours le capitaine », UEFA,
  15. (en) « Three-match ban for Desailly », The Guardian,
  16. a et b (en) « Desailly calls time on Chelsea career », The Times,
  17. « Desailly quitte Chelsea », Eurosport,
  18. Appelé pour être le remplaçant de Dogon, lequel doit remplacer Boli, indisponible. La veille du match, Dogon se blesse à son tour et Houllier fait appel à Desailly.
  19. Marcel Desailly sur le site de la FFF
  20. Marcel Desailly sur le site de la FIFA
  21. « Champions du monde : Marcel Desailly », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 19 (ISSN 0995-6921)
  22. (en) « World Cup final trivia » Sports Illustrated,
  23. « La France championne du monde de football ! », Diplomatie.gouv.fr
  24. France - Pays-Bas du 21 juin 2000 sur le site de la FFF
  25. France - Brésil du 7 juin 2001 sur le site de la FIFA
  26. « Desailly, "centenaire" comblé mais refoulé », L'Humanité,
  27. « Monumental Desailly », UEFA,
  28. « Une finale à la mémoire de Marc-Vivien Foé », Radio France,
  29. « Afrique/France : sept joueurs d’origine africaine dans les 100 meilleurs Bleus », RFI,
  30. « Capitaine dans la tempête », UEFA,
  31. (en) « Homesick Desailly quits Qatar club », CNN,
  32. « Desailly annonce qu'il arrête », L'Équipe,
  33. « Marcel Desailly, recruteur au Milan AC », Linternaute.com,
  34. a et b « Les champions du monde, dix ans après : Desailly, l'insatiable », Le Journal du dimanche,
  35. « Desailly : "Plus de respect à l'égard des Africains" », Le Figaro,
  36. « Les Bleus gagnent le match… des ventes », Marianne,
  37. « Willy Sagnol : "Je vais être plus diplomate" », Football365.fr,
  38. Christophe Deroubaix, « Marcel Desailly, image trompeuse », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  39. « Marcel Desailly, le partenaire "lucratif" de SFR », Neteco.com,
  40. « La cote publicitaire des Bleus », Stratégies,
  41. « L’ex-P-DG d’Endemol va racheter le site de paris sportifs parrainé par Marcel Desailly », Capital,
  42. (en) « Marcel Desailly Is UNICEF First Goodwill Ambassador For Ghana », Ghana.gov.gh,
  43. « Desailly "pas forcément d'accord" pour sanctionner les clubs », AFP,
  44. « Portrait, les hommes d'Aimé : Marcel Desailly », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 30 (ISSN 0995-6921)
  45. « Statistiques de Marcel Desailly », sur footballdatabase.eu

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :