Équipe d'Islande de football

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe d'Islande de football féminin.
Drapeau : Islande Équipe d'Islande
Écusson de l' Équipe d'Islande
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs bleu
Surnom Strákarnir okkar
Stade principal Laugardalsvöllur (Reykjavik)
Classement FIFA 36e (3 décembre 2015)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Suède Lars Lagerbäck
Drapeau : Islande Heimir Hallgrímsson
Capitaine Aron Gunnarsson
Plus sélectionné Rúnar Kristinsson (104)
Meilleur buteur Eidur Guðjohnsen (25)

Rencontres officielles historiques

Premier match (Danemark, 0-3)
Plus large victoire 9-0, Îles Féroé ()
Plus large défaite 2-14, Danemark ()

Palmarès

Coupe du monde Phases finales : 0
Championnat d'Europe Phases finales : 1

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
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Couleurs de l’équipe
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Extérieur

L'équipe d'Islande de football est la sélection de joueurs de football islandais représentant le pays lors des compétitions internationales sous l'égide de la Fédération d'Islande de football. Ses joueurs sont surnommés « Strákarnir okkar », nos garçons en français.

L'équipe nationale dispute la première rencontre de son histoire en 1930 face aux îles Féroé, match remporté sur le score de un but à zéro. À la suite de l'affiliation de la fédération à la FIFA en 1947 puis à l'UEFA en 1954, la sélection s'engage pour la première fois dans les éliminatoires d'une Coupe du monde en 1957.

Qualifiée pour sa première phase finale d'une compétition internationale à l'occasion de l'Euro 2016, l'équipe dispute ses rencontres à domicile au Laugardalsvöllur, stade de 15 000 places, construit en 1958 et situé dans la capitale, Reykjavik. Elle est entraînée depuis 2012 par le Suédois Lars Lagerbäck. Il est prévu que ce dernier laisse sa place à son ancien adjoint et actuel co-sélectionneur Heimir Hallgrímsson au terme de l'Euro 2016 [2]. Les Islandais ont terminé l'année 2015 au 36e rang mondial selon le Classement FIFA.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Les débuts de la sélection islandaise (1946-1958)[modifier | modifier le code]

L'Islande proclame son indépendance totale vis-à-vis du Danemark le 17 juin 1944, et le football ne tarde pas à en profiter puisque se déroule dès 1946 le premier match officiel de la sélection islandaise. La rencontre se tient au Melavöllur, situé à Reykjavik, la capitale. Le président de la jeune République assiste au match qui voit ses compatriote s'incliner face au Danemark (0-3).

Terrain football vierge.PNG

Hermannsson
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K. Guðmundsson
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Ólafsson
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Gíslason
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Brynjólfsson
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Óskarsson
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Jonasson
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A. Guðmundsson
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Einarsson
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Helgason
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Sölvason
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Peu de temps après ces débuts, le , la fédération islandaise de football (Knattspyrnusamband Islands, ou KSI) est fondée, puis obtient son affiliation à la FIFA dans la foulée. Toujours en cette année 1947, Albert Guðmundsson devient le premier islandais à pratiquer le football à un niveau professionnel, après avoir signé au FC Nancy. Surtout, le 24 juillet, il est le premier buteur de l'histoire de sa sélection tandis qu'il inscrit un doublé lors d'un match face à la Norvège perdu 2-4. À noter que ce match voit débuter Ríkharður Jónsson, dix-huit ans, qui entame là sa longue et prolifique carrière internationale. C'est d'ailleurs lui qui, le 2 juillet 1948, sécurise la première victoire de l'Islande grâce à un doublé face à la Finlande.

Le 29 juin 1951, pour son cinquième match officiel (près de deux ans après le quatrième et une défaite face au Danemark), c'est la Suède qui se dresse face à l'Islande. Les suédois ont à cette époque des joueurs redoutables, qui ont remporté le tournoi de football aux Jeux Olympiques de Londres en 1948 et ont terminé 3ème de la Coupe du Monde 1950. Côté insulaire, pour la première fois, la sélection est entraînée par un islandais, en la personne de Óli B. Jónsson (il effectue là le premier de ses trois mandats), éphémère international et petit frère de Sigurjón, l'un des pionniers de 1930. Bien que les suédois envoient une sélection inexpérimentée[3], les islandais réalisent l'exploit de remporter ce match 4 buts à 3. Le héros du match n'est autre que Ríkharður Jónsson, auteur d'un quadruplé[4]. Il faudra attendre presque cinquante ans et un match du Championnat nordique en 2000 pour assister à une nouvelle victoire de l'Islande sur la Suède.

En cette même année 1951, l'Úrvalsdeild sacre pour la première fois un club originaire d'une ville autre que Reykjavik, l'ÍA Akranes. Emmené par ses cannoniers internationaux Ríkharður Jónsson et Þórður Þórðarson, le jeune club met fin à l'hégémonie de la capitale, et préfigure le visage de la sélection pendant la décennie à venir. L'ÍA fournit en effet à l'équipe nationale un gros contingent de joueurs, sorte de colonne vertébrale. Ainsi, lors d'un match face à la Norvège en 1954, pas moins de sept titulaires jouent pour le club d'Akranes[5]. Lors de ce même match, le capitaine Karl Guðmundsson fête sa dixième et dernière sélection, cependant qu'il entame sa longue carrière de sélectionneur. Le brassard échoit naturellement à Ríkharður Jónsson. Il y a à nouveau sept joueurs de l'ÍA dans l'équipe qui défie les États-Unis en août 1955, à l'occasion de la première confrontation face à une nation non-européenne (match remporté 3-2)[6]. Ils sont même neuf un an plus tard pour affronter l'Angleterre amateur, qui s'impose trois buts à deux[7].

Ce match face aux britanniques est le quinzième de la sélection islandaise, après dix ans d'existence. À l'aube de ses premiers matchs à enjeux, le bilan est de quatre victoires et onze défaites, vingt-trois buts marqués et quarante-trois buts encaissés.

Car pour son seizième match, l'Islande prend part au tour préliminaire de la Coupe du Monde 1958, sa première expérience en compétition officielle. Le 2 juin 1957, au stade Marcel-Saupin (à l'époque Stade Malakoff), les islandais sont défaits huit buts à zéro par la France d'Albert Batteux, grâce notamment à des doublés de Jean Vincent et Roger Piantoni[8],[9]. Une entrée en matière délicate, confirmée trois jours plus tard par une nouvelle défaite face au troisième membre du groupe, la Belgique. Au stade du Heysel, les Diables rouges s'imposent en effet huit buts à trois, Rik Coppens, Victor Mees, Richard Orlans et Þórður Þórðarson marquant chacun deux buts.

Les matchs retours ont lieu à Reykjavik trois mois plus tard, au Laugardalsvöllur, le tout nouveau stade national. Inauguré le 8 juillet 1957 lors d'un match perdu face à la Norvège[10], il vient remplacer le vieillissant Melavöllur, qui sera dès lors exclusivement utilisé pour diverses rencontres de clubs. Leur nouvelle enceinte n'empêche pas les insulaires de subir deux nouveaux revers: 1-5 contre la France et 2-5 contre la Belgique, en dépit de l'ouverture du score de Ríkharður Jónsson après quinze secondes de jeu[11]. Ce dernier, qui n'a manqué que le tout premier match de la sélection depuis sa création, est par ailleurs félicité par le président de la fédération Björgvin Schram pour sa vingtième sélection et ses services rendus[11]. Il faut noter que non content d'être recordman de sélections, recordman de buts et capitaine, Ríkharður est également entraîneur-joueur de l'ÍA Akranes (six fois champion sous ses ordres) et meilleur buteur du championnat (à sept reprises). Au reste, l'Islande termine dernière du groupe tandis que la France se qualifie pour le mondial suédois, qu'elle terminera à la troisième place.

Cette première campagne de qualification a permis aux islandais de se jauger face à de bonnes nations continentales. Mais l'année 1957 se termine avec six matchs et six défaites, et le sélectionneur écossais Alexander Weir quitte alors son poste. Il est remplacé par Óli B. Jónsson qui revient aux commandes le temps d'une rencontre face à l'Irlande amateur, la seule disputée en 1958. Ce match amical a priori anecdotique revêt tout de même une importance particulière, puisqu'il voit trois joueurs honorer leurs dernières sélections. Deux joueurs de l'ÍA Akranes, le milieu de terrain aux seize sélections Guðjón Finnbogason[12] et l'attaquant Þórður Þórðarson, alors second meilleur buteur de la sélection avec onze buts en dix-huit matchs[13]. Mais c'est surtout la dernière apparition d'Albert Guðmundsson sous le maillot national. S'il n'a pas eu la carrière en sélection qu'il méritait (six capes seulement), Monsieur Albert, son surnom en France[14],[15], demeure une légende du football islandais.

D'une manière plus générale, c'est la fin d'une certaine époque, celle de l'omniprésence des joueurs de l'ÍA Akranes. Car c'est désormais l'ossature du KR Reykjavik qui va prédominer en sélection.

Une sélection en manque de résultats (1959-1972)[modifier | modifier le code]

L'année 1959 est exclusivement dédiée au tournoi qualificatif pour les Jeux olympiques de Rome. Si la sélection change quelque peu de visage, certains cadres de l'ÍA Akranes sont toujours présents, à l'image du gardien Helgi Daníelsson, du défenseur Sveinn Teitsson ainsi que des frères Jónsson, Ríkharður et Þórður. Du côté de l'Úrvalsdeild, c'est le KR Reykjavik d'Óli B. Jónsson qui est sacré champion après avoir remporté tous ses matchs, bien aidé notamment par l'éclosion au plus haut niveau de deux jeunes pousses. D'une part Þórólfur Beck, attaquant de dix-huit ans qui termine meilleur buteur avec onze buts, et d'autre part Ellert B. Schram, milieu offensif d'un an son aîné, qui inscrit huit buts. Les deux joueurs intègrent naturellement la sélection au cours de ce tournoi pré-olympique, qui voit l'Islande se frotter à ses "voisins" danois et norvégiens. Avec sept joueurs du KR Reykjavik au coup d'envoi, l'Islande ne peut empêcher le Danemark de remporter le premier match 2-4[16], malgré les débuts réussis de Þórólfur Beck qui inscrit un but. Lors du second match, Ríkharður Jónsson délivre les 11 000 spectateurs du Laugardalsvöllur grâce à un but tardif qui permet à son pays de l'emporter 1-0 sur la Norvège de Thorbjørn Svenssen[17]. Ce dernier, qui fête sa 84ème sélection, étrennait sa quatrième cape en 1947 au cours du match face à l'Islande, dont seul subsiste alors Ríkharður Jónsson. Il est intéressant de noter que les deux joueurs, qui ont donc commencé avec leurs équipes nationales respectives la même année, ont pourtant 61 sélections d'écart, signe que l'Islande ne dispute que peu de match comparativement aux autres nations européennes. Quoi qu'il en soit, les hommes de Karl Guðmundsson, de retour aux affaires, terminent le tournoi par un match nul contre le Danemark puis une défaite face à la Norvège, ce qui les classe à la deuxième place. Le bilan est bon, puisque les insulaires ont regoûté à la victoire, qu'ils n'avaient plus connu depuis quatre ans et le match face aux États-Unis.

Tandis que se déroule en 1960 le premier Euro, nommé à l'époque Coupe d'Europe des nations, l'Islande ne dispute elle que des match amicaux, tous perdus excepté une belle victoire 4-3 face aux Pays-Bas amateur. À noter qu'en septembre 1961, le club écossais de Saint Mirren fait une tournée en Islande, affrontant les clubs locaux. Impressionné par Þórólfur Beck qui fait des étincelles, les britanniques décident d'engager le jeune attaquant[18], faisant de lui le second islandais à passer professionnel. En 1962, les islandais prennent part aux éliminatoires de l'Euro 1964. Après celle de la Coupe du Monde 1958, il s'agit de leur seconde participation à des éliminatoires. A cette époque, le format est tel que les équipes s'affrontent en matchs aller-retour afin d'accéder au tour suivant. L'Islande hérite de l'Irlande, dont tous les joueurs évoluent en First Division (la Premier League d'aujourd'hui), notamment trois à Manchester United[19]. À l'aller, au terme d'un match haletant, les insulaires s'inclinent 4-2 face aux professionnels irlandais, livrant une prestation de haut-vol au Dalymount Park de Dublin. Le président de la fédération d'alors, Björgvin Schram, déclare à la radio après le match que ses compatriotes "se sont battus comme des héros"[20]. Son fils Ellert B. Schram, l'expérimenté gardien Helgi Daníelsson, et le défenseur Hörður Felixson sont salués pour leurs performances par le capitaine irlandais Charles Hurley (en). Axel Einarsson, le reporter dépêché par le Morgunblaðið, félicite en plus des trois précités Þórólfur Beck ainsi que le toujours vaillant Ríkharður Jónsson, auteur des deux buts islandais (et accessoirement entraineur adjoint de la sélection), convenant du fait qu'un match nul et même une victoire n'aurait pas été imérité[20]. Le match retour a lieu quelques semaines plus tard, et vient confirmer l'excellente tenue de l'équipe de Karl Guðmundsson, qui obtient un match nul méritoire 1-1 à Reykjavik.

En dépit de cette belle performance, il faudra attendre dix ans pour revoir l'Islande s'inscrire à un tournoi qualificatif de l'UEFA ou de la FIFA.

Au sortir des qualifications de l'Euro, les islandais enchaînent néanmoins par d'autres matchs à enjeux, au travers du tournoi qualificatif pour les Jeux olympiques de Tokyo. En septembre 1963, opposée à l'équipe de Grande-Bretagne olympique, l'Islande est balayée sur ses terres 6-0 au match aller, puis 4-0 au match retour, de grosses désillusions après les promesses entrevues face à l'Irlande. Pour autant, cette dernière rencontre revêt un caractère spécial. En effet, parmi les huit joueurs du KR Reykjavik qui débutent la rencontre se trouvent les trois frères Felixson, Hörður, Bjarni et Gunnar[21]. C'est la seule occurrence répertoriée où trois frères jouent ensemble sous le maillot bleu. Si tous comptent plusieurs sélections, ils ne rejoueront jamais tous les trois en même temps. Les années suivantes, tandis que les clubs islandais fêtent leurs premières participations en coupe d'Europe (honneur au KR Reykjavik de l'incontournable Karl Guðmundsson en 1964 en Coupe des clubs champions), la sélection collectionne les matchs amicaux. Le 10 août 1964, L'Islande affronte les Bermudes, à l'occasion du tout premier match officiel de la sélection nord-américaine. Deux doublés d'Ellert Schram et du désormais joueurs des Glasgow Rangers (transfert le plus cher de l'histoire du club à l'époque[22]) Þórólfur Beck sécurise la victoire de l'Islande quatre buts à trois[23].

Au milieu des années 1960, les plus anciens s'effacent peu à peu, à l'image de Sveinn Teitsson qui s'arrête à 23 sélections en 1964, après une défaite contre la Finlande[24]. Puis en août 1965, après un match nul et vierge face à l'Irlande, Helgi Daníelsson et surtout Ríkharður Jónsson stoppent également leurs carrières internationales. Présents respectivement depuis 1953 et 1947, ils auront marqué de leurs empreintes la sélection islandaise, puisqu'avec eux s'en vont les deux internationaux les plus capés de l'époque (25 et 33 matchs)[25],[26]. Ríkharður est en outre le meilleur buteur de sa sélection avec 17 buts, record qui ne sera battu qu'en 2007 par Eiður Guðjohnsen! Árni Njálsson hérite du brassard pour ses quatre dernières sélections, et se retire en 1967, du haut de ses 21 sélections[27]. Pour ses derniers matchs, lui et ses compatriotes sont opposés à l'Espagne olympique lors d'une double confrontation qualificative pour les Jeux Olympiques de Mexico. Les insulaires s'en sortent avec les honneurs, puisqu'ils sont défaits 6-4 sur l'ensemble des deux matchs.

Mais désormais orpheline de tous ses joueurs expérimentés, ainsi que du coach Karl Guðmundsson remplacé par Reynir Karlsson, l'Islande s'apprête à subir le revers le plus humiliant de son histoire, le 23 août 1967. À Copenhague, les danois fêtent le 300ème match de leur sélection en écrasant 14-2 une équipe islandaise à la dérive. Finn Laudrup, Ulrik Le Fèvre et Kresten Bjerre (en) réalisent tous trois un hat-trick[28]. Côté insulaire, en l'absence d'Ellert Schram et Þórólfur Beck, les joueurs les plus capés culminent à onze et neuf sélections, tandis que le jeune défenseur Guðni Kjartansson honore lui sa seconde. L'année suivante, le président de la KSI Björgvin Schram quitte son poste après quatorze ans de bons et loyaux services. C'est un autre ancien joueur, le grand Albert Guðmundsson, qui lui succède. En 1969, et après vingt et un ans d'existence, la sélection islandaise dispute son cinquantième match, lors d'une nouvelle rencontre face aux Bermudes qu'elle remporte 2-1. Sous les ordres du tout frais sélectionneur Ríkharður Jónsson, les insulaires marquent grâce à Ellert Schram et un nouveau venu en sélection, Matthías Hallgrímsson, le nouveau cannonier de l'ÍA Akranes qui espère marcher sur les traces de son sélectionneur. Quelques semaines plus tard, Þórólfur Beck joue son vingtième et dernier match pour l'Islande. Il se voit contraint d'arrêter le football à l'âge de 29 ans, en raison de sa santé mentale qui commence à se déteriorer[29].

Puis un an après, tandis que l'Islande bat la Norvège grace à un doublé d'Hermann Gunnarsson, c'est le capitaine Ellert Schram qui se retire, marquant définitivement la fin de l'ère dorée du KR.

En cette année 1971 de tournoi pré-olympique, et pour affronter l'équipe de France olympique, la sélection présente une composition hétéroclite, en ce sens que les internationaux viennent de tous les clubs du championnat local. On trouve en effet le défenseur emblématique de l'IBK Keflavik Guðni Kjartansson, celui du Fram Reykjavik Jóhannes Atlason et son milieu de terrain Ásgeir Elíasson, accompagnés par le milieu de l'ÍA Akranes Eyleifur Hafsteinsson et son attaquant Matthías Hallgrímsson, ainsi que deux joueurs du Valur Reykjavik Jóhannes Eðvaldsson et Ingi Björn Albertsson, le fils d'Albert Guðmundsson. Avec seulement deux victoires au compteur depuis 1965 (Bermudes et Norvège) en dépit d'un nombre de matchs disputés par ans en forte croissance, l'Islande réalise une performance honorable face aux Bleus de Gaston Barreau où évolue notamment Pierre Mankowski. Le match aller à Reykjavik est assez terne, se terminant par un score nul et vierge, mais le Morgunblaðið salue néanmoins la performance de Ásgeir Elíasson et la volonté permanente de construire de Eyleifur Hafsteinsson[30]. Le match retour se tient dans un stade Jean-Bouin presque vide, et voit la France l'emporter 1-0. Le gardien Þorbergur Atlason (qui évolue au Fram avec son frère) réalise une superbe prestation, permettant à son pays d'obtenir ce score quelque peu flatteur[31]. L'Islande est donc éliminée et ne parvient toujours pas à gagner lors de matchs à enjeux.

Deux mois plus tard, les insulaires affrontent pour la première fois une équipe asiatique, à savoir le Japon. Les nippons l'emportent 2-0 grâce à un doublé de Ryuichi Sugiyama, au grand dam de la presse islandaise. Le journal Timinn parle même de "pure catastrophe" pour décrire le jeu de la sélection[32]. À l'issue de ce match, le coach Ríkharður Jónsson se retire, posant un point final à une longue et riche carrière.

Années 2000[modifier | modifier le code]

L'Islande a été toute proche de sa qualifier pour l'Euro 2000 en faisant trembler notamment la France. Elle frôla également d'un point la place de barragiste derrière l'Écosse lors des éliminatoires de l'Euro suivant (Euro 2004).

Les 15 novembre et 19 novembre 2013, l'Islande participe à ses premiers matchs de barrages pour la Coupe du monde. Le 15 novembre, sur son terrain, l'Islande fait match nul (0-0) face à l'équipe de Croatie. Au retour, en Croatie, les Islandais s'inclinent 2-0 et sont éliminés.

Le 6 septembre 2015, l'Islande obtient la toute première qualification de son histoire pour une compétition majeure, en se qualifiant pour l'Euro 2016 grâce à un match nul à domicile face au Kazakhstan (0-0)[33].

Composition[modifier | modifier le code]

Joueurs[modifier | modifier le code]

Joueurs importants[modifier | modifier le code]

Joueurs les plus capés
Sélections Joueur Période Buts
104 Rúnar Kristinsson 1987-2004 3
89 Hermann Hreiðarsson 1996-2012 5
80 Eidur Smári Guðjohnsen 1996-... 25
80 Guðni Bergsson 1984-2003 1
74 Brynjar Gunnarsson 1997-2009 4
Birkir Kristinsson 1988-2004 0
Meilleurs buteurs
Buts Joueur Période Sélections
25 Eidur Smári Guðjohnsen 1996-... 80
17 Ríkharður Jónsson 1947-1965 33
17 Kolbeinn Sigþórsson 2010-... 30
14 Ríkharður Daðason 1991-2004 44
14 Arnór Guðjohnsen 1979-1997 73

En 2008, la fédération islandaise (en partenariat avec une chaîne de télévision nationale) organise un sondage pour désigner le meilleur joueur islandais de tous les temps. C'est Ásgeir Sigurvinsson qui arrive en tête[34], un choix déjà fait par la fédération en 2003 puisqu'elle désigne l'ancien joueur du Bayern Munich pour représenter l'Islande parmi les Joueurs en or de l'UEFA[35].

Équipe actuelle[modifier | modifier le code]

Voici la liste de joueurs sélectionnés pour les deux matchs amicaux face à la Pologne et la Slovaquie, les 13 et 17 novembre 2015.

Sélection islandaise pour les rencontres amicales de novembre 2015
# Poste Nom Date de naissance Sél. Club
1 Gardien Ögmundur Kristinsson (26 ans) 7 Drapeau de la Suède Hammarby IF
12 Gardien Ingvar Jónsson (26 ans) 2 Drapeau de la Norvège Sandnes Ulf
13 Gardien Frederik Schram (21 ans) 0 Drapeau du Danemark FC Vestsjælland
2 Défenseur Birkir Sævarsson (31 ans) 54 Drapeau de la Suède Hammarby IF
6 Défenseur Ragnar Sigurðsson (29 ans) 51 Drapeau de la Russie FK Krasnodar
14 Défenseur Kári Árnason (33 ans) 46 Drapeau de la Suède Malmö FF
23 Défenseur Ari Freyr Skúlason (28 ans) 35 Drapeau du Danemark Odense Boldklub
20 Défenseur Sverrir Ingi Ingason (22 ans) 3 Drapeau de la Belgique KSC Lokeren
5 Défenseur Hólmar Örn Eyjólfsson (25 ans) 3 Drapeau de la Norvège Rosenborg Ballklub
4 Défenseur Haukur Hauksson (24 ans) 3 Drapeau de la Suède AIK Fotboll
3 Défenseur Hörður Björgvin Magnússon (22 ans) 2 Drapeau de l'Italie AC Cesena
22 Défenseur Hjörtur Hermannsson (21 ans) 0 Drapeau des Pays-Bas PSV Eindhoven
17 Milieu Aron Gunnarsson (26 ans) 55 Drapeau du Pays de Galles Cardiff City FC (capitaine)
8 Milieu Birkir Bjarnason (27 ans) 43 Drapeau de la Suisse FC Bâle
7 Milieu Jóhann Berg Guðmundsson (25 ans) 43 Drapeau de l'Angleterre Charlton Athletic FC
10 Milieu Gylfi Sigurðsson (26 ans) 35 Drapeau du Pays de Galles Swansea City AFC
18 Milieu Teddy Bjarnason (18 ans) 22 Drapeau du Danemark AGF Århus
21 Milieu Rúnar Már Sigurjónsson (25 ans) 6 Drapeau de la Suède GIF Sundsvall
16 Milieu Arnór Ingvi Traustason (22 ans) 2 Drapeau de la Suède IFK Norrköping
19 Milieu Oliver Sigurjónsson (20 ans) 1 Drapeau de l'Islande Breiðablik Kopavogur
9 Attaquant Kolbeinn Sigþórsson (25 ans) 35 Drapeau de la France FC Nantes
11 Attaquant Alfreð Finnbogason (27 ans) 30 Drapeau de la Grèce Olympiakos
15 Attaquant Jón Daði Böðvarsson (23 ans) 18 Drapeau de la Norvège Viking FK
24 Attaquant Elías Már Ómarsson (21 ans) 3 Drapeau de la Norvège Vålerenga Fotball
  • Sélections et buts actualisés le 25 novembre 2015, selon le site de la fédération islandaise de football

Sélectionneurs[modifier | modifier le code]

Principaux sélectionneurs
Entraîneur Période[note 1] M
Drapeau : Angleterre Anthony Knapp 1974-1985 40
Ólafur Jóhannesson 2007-2011 39
Drapeau : République fédérale d'Allemagne Sigfried Held 1986-1989 37
Logi Ólafsson 1996-2005 38
Ásgeir Elíasson 1991-1995 35
Atli Eðvaldsson 2000-2003 31
Drapeau : Suède Lars Lagerbäck 2012- 31

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Le Laugardalsvöllur, situé à Reykjavik, reste de loin le stade le plus utilisé par la sélection islandaise. Inauguré en 1960 pour remplacer le Melavöllur, enceinte historique du football en Islande, il a vu plus de cent-quatre-vingt rencontres de l'équipe nationale. Signe de la centralisation des Islandais, seuls neuf matchs ont été disputés hors de la capitale, toujours dans le cadre de rencontres amicales et la plupart du temps face aux voisins féringiens. La première rencontre hors de Reykjavík a eu lieu le à Akureyri

À noter que trois matchs ont eu lieu dans le Kórinn de Kópavogur, qui est une enceinte indoor de 2 000 places[39] homologuée par la FIFA pour accueillir des rencontres internationales.

La sélection a disputé un match face au Groenland à Húsavík le mais cette rencontre n'est pas comptabilisée dans les bilans internationaux car le Groenland n'est affilié ni à la FIFA, ni à une confédération continentale.

Stades de la sélection islandaise[40]
Stade Ville Nb de matchs Date du premier match Adversaire Résultat Date du dernier match Adversaire Résultat
Laugardalsvöllur Reykjavik 182 8 juillet 1957 Drapeau de Norvège Norvège 0-3 10 octobre 2015 Drapeau de Lettonie Lettonie 2-2
Melavöllur Reykjavik 9 17 juillet 1946 Drapeau du Danemark Danemark 0-3 7 août 1956[note 2] Drapeau d'Angleterre Angleterre -
Kórinn Kópavogur 3 16 mars 2008 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 3-0 21 mars 2010 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 2-0
Akranesvöllur Akranes 3 12 juillet 1985 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 1-0 5 juin 1996 Drapeau de Chypre Chypre 2-1
Akureyrarvöllur Akureyri 1 30 juin 1980 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 2-1 - - -
Njarðvíkurvöllur Njarðvík 1 8 août 1983 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 6-0 - - -
Keflavíkurvöllur Keflavík 1 10 juillet 1985 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 9-0 - - -
Norðfjarðarvöllur Neskaupstaður 1 2 juillet 1995 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 2-0 - - -
Sindravellir Höfn 1 27 juillet 1997 Drapeau des Îles Féroé Îles Féroé 1-0 - - -

Résultats[modifier | modifier le code]

Compétitions internationales[modifier | modifier le code]

L'équipe d'Islande n'a, jusqu'en 2016, jamais participé à une phase finale de compétition continentale, que ce soit lors de la Coupe du monde ou le Championnat d'Europe, depuis sa première participation, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 1958.

Parcours en Coupe du monde
Année Résultat Class. M V N* D bp bc
1930 à 1954 Non inscrit
Drapeau : Suède 1958 Non qualifié (tour préliminaire)
1962 à 1970 Non inscrit
Drapeau : République fédérale d'Allemagne 1974 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Argentine 1978 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Espagne 1982 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Mexique 1986 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Italie 1990 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : États-Unis 1994 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : France 1998 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Japon Drapeau : Corée du Sud 2002 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Allemagne 2006 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Afrique du Sud 2010 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Brésil 2014 Non qualifié (barrages)
Parcours en Championnat d'Europe
Année Résultat M V N* D bp bc
Drapeau : France 1960 Non inscrit
Drapeau : Espagne 1964 Non qualifié (tour préliminaire)
1968 et 1972 Non inscrit
Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie 1976 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Italie 1980 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : France 1984 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Allemagne 1988 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Suède 1992 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Angleterre 1996 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Belgique Drapeau : Pays-Bas 2000 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Portugal 2004 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Autriche Drapeau : Suisse 2008 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : Pologne Drapeau : Ukraine 2012 Non qualifié (tour préliminaire)
Drapeau : France 2016 Qualifié

Statistiques[modifier | modifier le code]

Nations rencontrées[modifier | modifier le code]

Adversaires les plus fréquents[modifier | modifier le code]

L'équipe islandaise a joué au moins dix matchs officiellement comptabilisés par la FIFA contre dix sélections, toutes européennes. Elle a un bilan positif contre deux d'entre elles (Malte et les îles Féroé). Les liens historiques et culturels ont permis la multiplication des rencontres face à la Suède, à la Norvège et au Danemark.

L'adversaire le plus fréquent de l'Islande est la Norvège, affrontée à 32 reprises depuis 1947[41]. Si les deux nations se sont beaucoup affrontées en amical (17 matchs depuis le premier, disputé en 1947 plus une rencontre disputée dans le cadre du Championnat nordique 2001, la seule édition disputée par l'Islande), elles se sont également rencontré lors de trois campagnes de qualification pour une Coupe du monde (1974, 2010 et 2014), lors de deux phases de qualification pour l'Euro (1988 et 2012) et lors des éliminatoires pour les tournois olympiques de 1960 et 1976.

Bilan de l'Islande face aux sélections affrontées au moins dix fois[note 3]
Adversaire Joués Victoires Matchs nuls Défaites Buts pour Buts contre Différence
Drapeau : Norvège Norvège 32 8 6 18 31 58 -27
Drapeau : Danemark Danemark 22 0 4 18 13 71 -58
Drapeau : Suède Suède 15 2 2 11 15 35 -20
Drapeau : Malte Malte 14 10 1 3 31 10 +21
Drapeau : Îles Féroé Îles Féroé 13 12 0 1 24 8 +16
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 12 2 1 9 7 33 -27
Drapeau : Allemagne de l'Est Allemagne de l'Est 11 1 1 9 5 26 -21
Drapeau : France France 11 0 3 8 8 30 -22
Drapeau : Hongrie Hongrie 10 3 0 7 10 21 -11
Drapeau : Finlande Finlande 10 2 2 6 10 17 -7

Classement FIFA[modifier | modifier le code]

L'Islande a connu son meilleur classement FIFA en septembre 2015 en atteignant la 23e place. Son plus mauvais classement est une 112e place en 2010[42]. Au niveau européen, les variations sont similaires avec un classement compris entre la 21e place (décembre 2014) et la 45e place (en 2010).

Classement FIFA de l'équipe d'Islande[43]
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Classement mondial 47 39 50 60 72 64 43 50 52 58 58 93 94 93 90 83 92 112 104 90 49 33 36
Classement européen 25 22 29 29 31 32 28 28 27 31 29 38 39 41 41 37 40 45 43 40 26 21 25

Légende du classement mondial :

  •      de 1 à 50
  •      de 51 à 100
  •      plus de 100

Légende du classement européen :

  •      de 1 à 25
  •      de 26 à 40
  •      plus de 40

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La période correspond aux dates de premier et dernier match dirigé.
  2. Le Melavöllur est fermé en 1956 pour laisser place au Laugardalsvöllur)
  3. Ne comprend que les match reconnus par la FIFA. Données mises à jour après la rencontre face à la Slovaquie le

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Classement mondial », sur fr.fifa.com,‎ (consulté le 11 décembre 2015).
  2. Lägerback sur UEFA.com
  3. (en) Feuille du match Islande-Suède en 1951, sur www.eu-football.info
  4. (is) Morgunblaðið, édition du 30 juin 1951, page 12
  5. (en) Feuille du match Islande-Norvège en 1954, sur www.eu-football.info
  6. (en) Feuille du match Islande-Etats-Unis en 1955, sur www.eu-football.info
  7. (is) Morgunblaðið, édition du 20 juillet 2010, page 30
  8. (is) Feuille du match France-Islande sur le site de la KSI
  9. Résumé vidéo du France-Islande 1958 sur le site de l'INA
  10. (is) Morgunblaðið, édition du 9 juillet 1957, page 1
  11. a et b (is) Morgunblaðið, édition du 5 septembre 1957, page 3
  12. (is) Capes internationales de Guðjón Finnbogason sur le site de sa fédération
  13. (is) Capes internationales de Þórður Þórðarson sur le site de sa fédération
  14. (it) Fiche d'Albert Guðmundsson sur un site de supporters de l'AC Milan
  15. Vente du contrat professionnel d'Albert Guðmundsson à Nice sur le blog de Bernard Morlino
  16. (en) Feuille du match Islande-Danemark en 1959 sur www.eu-football.info
  17. (en) Feuille du match Islande-Norvège en 1959 sur www.eu-football.info
  18. (en) Saison 1961/1962 de St Mirren sur un site non-officiel de St Mirren
  19. (en) Feuille du match Irlande-Islande en 1962 sur www.eu-football.info
  20. a et b (is) Morgunblaðið, édition du 14 août 1962, page 15
  21. (en) Feuille du match Royaume Uni-Islande en 1963 sur www.eu-football.info
  22. (is) Vignettes Panini de joueurs islandais sur Lemurinn.is
  23. (en) Feuille du match Islande-Bermudes en 1964 sur www.eu-football.info
  24. (is) Capes internationales de Sveinn Teitsson sur le site de sa fédération
  25. (is) Capes internationales de Helgi Daníelsson sur le site de sa fédération
  26. (is) Capes internationales de Ríkharður Jónsson sur le site de sa fédération
  27. (is) Capes internationales de Árni Njálsson sur le site de sa fédération
  28. (en) Feuille du match Danemark-Islande en 1967 sur www.eu-football.info
  29. (is) Morgunblaðið, édition du 28 décembre 1999 - Hommage de son ancien coéquipier en sélection Hermann Gunnarsson
  30. (is) Morgunblaðið, édition du 13 mai 1971, page 31
  31. (is) Morgunblaðið, édition du 17 juin 1971, page 30
  32. (is) Timinn, édition du 14 août 1971, page 14
  33. Euro 2016/Eliminatoires : l'Islande et la Tchéquie qualifiées, l'Italie y est presque, www.tf1.fr, 6 septembre 2015.
  34. Stefán Stefánsson, « Sigurvinsson élu joueur islandais de l'histoire », sur uefa.org,‎ (consulté le 16 janvier 2016)
  35. (en) « Des Joueurs en or au centre de la scène », sur UEFA.com,‎ (consulté le 16 janvier 2016)
  36. « Lägerback nommé sélectionneur », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 17 août 2015)
  37. (is) « Lagerbäck og Heimir áfram með landsliðið », sur mbl.is,‎ (consulté le 25 novembre 2013),
  38. (is) « Lagerbäck: Vil ljúka ferlinum á stórmóti », sur mbl.is,‎ (consulté le 25 novembre 2013)
  39. (is) « Kórinn heitir nýtt hús í Kópavogi tekur 2.000 áhorfendur á fótboltaleiki og 19.000 tónleikagesti », sur eyjan.pressan.is,‎ (consulté le 22 novembre 2015)
  40. « International football match venue », sur eu-football.info (consulté le 22 novembre 2015)
  41. (en) « Face-à-face entre l'Islande et la Norvège », sur eu-football.info (consulté le 28 novembre 2015)
  42. « Islande: FIFA/Coca-Cola World Ranking », sur fr.fifa.com, FIFA (consulté le 14 septembre 2015)
  43. Classement mondial et européen année après année :
    « Classement FIFA de décembre 1993 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 1994 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 1995 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 1996 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 1997 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
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    « Classement FIFA de décembre 1999 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2000 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2001 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2002 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2003 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2004 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2005 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2006 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2007 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2008 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2009 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2010 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2011 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2012 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2013 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2014 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 12 septembre 2015)
    « Classement FIFA de décembre 2015 - Zone UEFA », sur fifa.com, Fédération internationale de football association,‎ (consulté le 11 décembre 2015)