Fabien Barthez

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Fabien Barthez
Fabien Barthez at OM.jpg
Barthez à l'entraînement avec Marseille en 2006.
Biographie
Nationalité Drapeau de la France Française
Naissance (44 ans)
Lieu Lavelanet (France)
Taille 1,83 m (6 0)
Période pro. 1990-2007
Poste Gardien de but
Pied fort Gauche[1]
Parcours junior
Saisons Club
0000-1986 Drapeau : France Stade lavelanetien
1986-1990 Drapeau : France Toulouse FC
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1990-1992 Drapeau : France Toulouse FC 028 (0)
1992-1995 Drapeau : France Marseille 130 (0)
1995-2000 Drapeau : France AS Monaco 192 (0)
2000-2004 Drapeau : Angleterre Manchester United 139 (0)
2004-2006 Drapeau : France Marseille 098 (1)
2006-2007 Drapeau : France FC Nantes 019 (0)
Total 606 (1)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1991-1992 Drapeau : France France espoirs
- Drapeau : France France militaire
- Drapeau : France France A'
1994-2006 Drapeau : France France 087 (0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Fabien Barthez, né le à Lavelanet (Ariège), est un footballeur international français évoluant au poste de gardien de but entre 1990 et 2007.

Il remporte notamment la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 et détient le record du nombre de sélections en équipe de France pour un gardien de but (87 sélections). Il gagne aussi la Ligue des champions en 1993 avec l'Olympique de Marseille.

Après sa carrière en football, il s'est reconverti dans la compétition automobile en France et devient champion de France de Grand Tourisme en 2013. De décembre 2013 à septembre 2014, il est aussi le directeur général du Luzenac Ariège Pyrénées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et premiers pas à Lavelanet[modifier | modifier le code]

Fabien Barthez naît le 28 juin 1971 dans les murs du centre hospitalier de La Soulano à Lavelanet, il est le fils d'Alain et Joëlle. Le couple se sépare alors que leur enfant à trois ans. Un mercredi après-midi, sur le terrain du stade Eric-Specia, l'éducateur Aimé Goudou essaye le jeune Fabien Barthez comme gardien de but alors qu'il a sept ans et demi. Il est un véritable virtuose et Goudou prévient le père Alain, le soir même, les deux hommes se connaissant depuis longtemps. Alain Barthez, ancien rugbyman de haut-niveau comme demi d'ouverture au RC Narbonne (une sélection contre la Roumaine), a peu le temps d'observer les progrès de son fils, tenant un magasin de sport. Fabien a le sport dans la peau du matin au soir. De l'appartement de sa mère à celui de son père, entre ses sœurs Géraldine et Julie, le petit ne circule jamais sans un ballon rond, ovale ou une raquette. À l'école des garçons Élisée-Maury de Laroque-d'Olmes à quatre kilomètres de Lavelanet, d'où sont originaires les Barthez, un de ses instituteurs le fait redoubler pour le garder un an de plus dans l'équipe[2].

Avec le Stade lavelanetien, Fabien s'impose au fil des saisons. Insatiable, le petit Fabien n'hésite pas à jouer arrière avec les jeunes rugbymen de Laroque tout en poursuivant son apprentissage au poste de gardien de but à Lavelanet. Une double passion qu'il assouvit jusqu'à ses quinze ans, son pied gauche précis et sa sûreté de main l'aidant au pays de l'Ovalie. Si côté scolarité, Fabien n'a rien d'un crack mais, sur le terrain, c'est un bosseur forcené. Lors d'un tournoi de sixte, alors qu'il n'a que douze ans, Aimé Goudou décide de le tester face à des seniors. Face à des joueurs de Division 3, Barthez est impérial. Avec un tel comportement, les responsables du football départemental repèrent le phénomène. Michel Vergé, CTD de l'Ariège se souvient de la première fois qu'il l'a supervisé : « il s'amusait avec des copains. (...) J'ai vu ce gamin plonger à droite, à gauche ... Ses capacités sont réelles. Je lui ai proposé de participer à un stage à Pamiers, et il n'a plus quitté les sélections jeunes de la région. Il surclassait ses coéquipiers dans le but. Ce sont ses lectures de trajectoires de balle qui m'ont le plus impressionné ». À son tour, Jean-Michel Benezet, CTR du Midi-Pyrénées, le teste alors que Fabien joue en Minimes première année. Le 14 juin 1984, en demi-finale de la Coupe national de la catégorie, il découvre le stade Geoffroy-Guichard où les jeunes jouent en lever de rideau d'Espagne-Roumanie lors de l'Euro 1984. Barthez est alors le plus petit avec son mètre cinquante-cinq. Celui qui doit attendre ses seize ans pour grandir est obligé d'apprendre à sortir de son but et bondir sur les ballons. En 1986, avec la sélection cadette de la Ligue Midi-Pyrénées, il remporte son premier trophée avec la Coupe nationale[2].

Formation et débuts professionnels à Toulouse (1986-1992)[modifier | modifier le code]

Après l'avoir repéré plus tôt lors des sélections régionales, Élie Baup, alors responsable des gardiens au Toulouse Football Club, le fait intégrer le centre de préformation toulousain en 1986. Baup le fait débuter en Cadets nationaux. Après deux saisons concluantes, Barthez intègre le centre de formation, au CREPS de Lespinet, dirigé par Serge Delmas. Trois années durant lesquelles Fabien satisfait pleinement son entraîneur malgré quelques crises d'adolescences. Son père se rappelle que « c'était un filou mais pas un voyou. (...) Un jour au centre de formation il a fait le mur. Avec Delmas, on s'est mis d'accord pour lui flanquer la trouille de sa vie. Le lendemain, Fabien m'appelle affolé "Papa ! Papa ! Je vais être viré !" ». Avec les Batlles, Debève, Richert, Bancarel ... Fabien s'épanouit sportivement et intègre l'équipe réserve avec qui il réussit des prouesses chaque week-end en Division 3[2].

Lorsque débute la saison 1991-1992, l'entraîneur de l'équipe première Victor Zvunka l'intègre comme troisième gardien derrière Robin Huc et Olivier Pédémas. À l'automne, double coup dur pour le TFC : les deux portiers se blessent. Le 22 septembre 1991, Fabien Barthez débute en Division 1. Sur la pelouse de Nancy, il n'en mène pas large. « Je suis resté paralysé sur ma ligne pendant une demi-heure ». Conséquences, à la 25e minute, David Zitelli décoche une frappe lourde des trente mètres qu'il ne peut qu'effleurer. Finalement, les Toulousains ramène un bon match nul (1-1). Malgré sa délicate entame de match, les observateurs notent déjà les qualités de ce jeune gardien plein d'audace. Il dispute vingt-six matchs durant cette saison durant lesquels il paraît nettement moins timoré et relègue ses deux partenaires sur le banc. Devenu international espoirs, Barthez réussit de bonnes prestations contre les grosses écuries comme Monaco, le PSG et surtout l'Olympique de Marseille. Ce jour-là, malgré la défaite (2-0) face aux assauts de Waddle, Papin, Sauzée et autres, Bernard Tapie tombe sous son charme[2].

L'Olympique de Marseille fait une proposition pour acheter Barthez à qui il propose un contrat de quatre ans avec un salaire multiplié par cinq. Fabien hésite devant la présence de Pascal Olmeta dans les buts olympiens et ne veut pas se morfondre sur le banc de touche. Rassuré par son père, il s'engage et paraphe le document qui scelle un destin cousu d'or[2].

Révélation à Marseille (1992-1995)[modifier | modifier le code]

Le 30 septembre 1992, Barthez fait ses débuts sous le maillot phocéen pour un match de Ligue des champions contre Glentoran. Trois jours plus tard, l'Olympique de Marseille accueille Monaco en championnat. Sur une passe en retrait, Fabien est pressé par l'international allemand Jürgen Klinsmann qu'il dribble audacieusement. De nouveau dans le onze de départ contre le FC Dinamo Bucarest, il sauve son équipe de la débâcle lors du déplacement en Roumanie à l'aller (0-0). Au retour, l'OM se qualifie et Fabien se sent de plus en plus à l'aise, soutenu par l'expérimenté duo Boli-Di Meco. Mais lors du premier match de poule chez les Glasgow Rangers, Barthez encaisse deux buts alors qu'il est englué sur sa ligne et que l'OM mène heureusement de deux unités (2-2). Il encaisse ses premières critiques et Pascal Olmeta est rappelé à la rescousse. Quelques jours plus tard, le Corse se fracture le péroné et Barthez quitte le banc pour une fin de saison extraordinaire. Le 26 mai 1993, l'OM décroche la première Coupe d'Europe d'un club français devant le grand AC Milan. Seulement vingt mois après son premier match en première division française et quelques arrêts devant Massaro et van Basten, le gardien de vingt-deux ans est champion d'Europe[2].

En marge de l'affaire VA-OM, Fabien se concentre sur le terrain. Sans faiblir, il traverse la tempête qui privent Marseille d'un titre de champion, d'une participation européenne et, une saisons plus tard, de sa présence parmi l'élite. Malgré la tourmente, il continue sa progression en devenant international en mai 1994. Après un passage en Division 2, Fabien refuse la prolongation de contrat de deux ans que lui proposent les dirigeants marseillais, l'OM étant maintenu administrativement en D2, et rejoint l'AS Monaco[2].

Champion avec l'AS Monaco (1995-2000)[modifier | modifier le code]

Arrivé en Principauté physiquement diminué, en raison d'une blessure au ménisque, Barthez se fracture le poignet au août 1995, dès son retour à la compétition. Le jeune international est perturbé et un joint fumé entre copains lui vaut, en janvier 1996, une suspension de deux mois. Paradoxalement, cette sanction contribue à son épanouissement. Pendant cette durée, il se rend compte des exigences du haut niveau et du travail à fournir. Soutenu par Jean-Luc Ettori, l'ancien portier monégasque avec lequel il a de longues discussions, Barthez prolonge les séances d'entraînement et se livre sans retenu. Au terme de cette première saison blanche sur le Rocher, Fabien tient sa revanche : il est champion de France 1996-1997 avec l'ASM. Jean Tigana en fait un capitaine de plus en plus impliqué dans la vie du groupe[2].

Le 27 mai 1999, Barthez annonce son désir de quitter de l'ASM. Le gardien des Bleus est l'un des derniers à évoluer dans l'hexagone et l'AC Milan ainsi que Manchester United sont officiellement intéressés. Les Anglais se séparant de Peter Schmeichel ont déjà annoncé le départ de celui-ci quand le revirement de situation à lieu. Le prince Albert qui tient absolument à garder son ambassadeur de luxe demandent aux dirigeants de frapper un grand coup. Jean-Louis Campora coince Barthez après un entraînement et lui déclare s'aligner avec l'offre mancunienne, effort jamais consenti pour aucun joueur avant. Fabien ne réfléchit pas et prolonge son contrat jusqu'en 2004. « Je ne suis pas un type insensible. Je n'ai pas fait quatre ans ici pour rien, sans m'identifier au club, sans y remplir certaines responsabilités ». Pour un million de francs par mois, plus gros salaire du football français, il poursuit donc l'aventure dans le Championnat de France, à Monaco, où il déclare alors vouloir terminer sa carrière[2].

Il remporte un second championnat de France en 2000 et atteint la demi-finale de la Ligue des champions en 1998. Après avoir remporté l'Euro 2000 avec les Bleus, il signe en faveur de Manchester United.

L'étranger et Manchester United (2000-2004)[modifier | modifier le code]

Fabien Barthez rejoint le prestigieux club anglais pour succéder à Peter Schmeichel, gardien emblématique des Red Devils transféré au Sporting Portugal un an plus tôt mais n'ayant pas eu de succession digne de ce nom en 1999-2000, pour la somme de 80 millions de francs (somme record pour un gardien à l'époque). Avec MU, il remporte deux titres de champion en 2001 et 2003 et atteint la finale de la League Cup en 2003.

Après deux premières saisons d'excellente qualité, « Fabulous Fab » commet plusieurs bourdes en 2002-2003, qui coïncident avec l'époque de l'élimination de la France au premier tour de la Coupe du monde 2002. Fabien Barthez perd même sa place de titulaire après la défaite en quart de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid (4-3), étant jugé en grande partie responsable de l'élimination des Red Devils.

Le début de saison 2003-2004 est difficile pour Barthez : barré par le gardien américain Tim Howard, il se retrouve sur le banc. Les dirigeants de MU entament même des démarches pour se libérer du gardien français à l'issue de la saison.

Retour à Marseille puis fin à Nantes (2004-2007)[modifier | modifier le code]

En janvier 2004, Barthez est prêté jusqu'à la fin de la saison à l'Olympique de Marseille, ce prêt étant accompagné d'une option d'achat. Les Marseillais atteignent la finale de la Coupe UEFA grâce à des performances de haut niveau de leur gardien star face à Liverpool et Newcastle. En finale, il est expulsé par Pierluigi Collina après une sortie jugée trop dangereuse par l'arbitre italien juste avant la mi-temps, provoquant un pénalty et précipitant la défaite des siens face au Valence CF (0-2). À l'issue de ce prêt et grâce aux bonnes performances de Barthez dans les cages marseillaises, les deux clubs s'entendent sur un transfert définitif basé sur un contrat de deux saisons[3].

Le 12 février 2005, il crache sur l'arbitre lors d'un match amical contre le WAC Casablanca. Il est suspendu six mois et doit effectuer dix travaux d'intérêt général[4],[5] :

  • Intervention aux pôles Espoirs de Toulouse et d'Aix-en-Provence
  • Présence à la journée de l'arbitrage les 8 ou 9 octobre 2005
  • Tournée des plages de Méditerranée pour promouvoir le football de plage
  • Participation à Clairefontaine à une journée de futsal
  • Opération auprès du football féminin
  • Encadrement de jeunes (débutants, poussins, benjamins) pour une journée d'accueil dans la Ligue de Corse
  • Intervention à Toulon contre la violence et les incivilités dans le football
  • Opération auprès du football handisport
  • Journée de football dans un quartier difficile

La veille du dernier match de la saison, le 12 mai 2006, il annonce qu'il quitte Marseille.

Toujours sans club en octobre 2006, le gardien français espère s'engager avec le Toulouse FC qui, malgré le départ de Christophe Revault pour le Stade rennais, continue d'ignorer les offres du gardien champion du monde. Finalement, le 5 octobre, il annonce officiellement lors du journal télévisé de TF1 qu'il met un terme à sa carrière de footballeur[6].

Deux mois plus tard, le FC Nantes, en difficulté, fait appel au gardien champion d'Europe. Après s'être entraîné pendant quatre mois au club de CFA2 de Blagnac en tant que joueur de champ, comme à ses débuts, il décide de revenir sur sa décision et signe un contrat de six mois pouvant aller jusqu'à dix-huit mois minimum en cas de maintien du club en Ligue 1. Il porte le numéro 1 et participe à son premier match sous les couleurs des Canaris le 6 janvier 2007 à l'occasion du 32e de finale de Coupe de France face à Guingamp (victoire 1-0).

Cependant, le retour de Fabulous Fab au premier plan est assez mitigé. S'il encaisse cinq buts contre Valenciennes (dont quatre du seul Steve Savidan), il réalise la semaine suivante un match exceptionnel contre Marseille. Le 1er avril 2007, il commet une bourde en laissant entrer un ballon anodin dans son but sur une grossière erreur lors d'une rencontre des mal-classés contre Sedan et est même remplacé par Tony Heurtebis à la 68e minute. Après la défaite à domicile face à Rennes malgré deux superbes parades, les derniers espoirs nantais pour le maintien en première division s'évaporent. À la sortie du stade, Fabien Barthez est pris à partie par des supporters et annonce son départ définitif du club le 29 avril 2007 sur RMC : «Je ne vais pas rejouer avec Nantes. Je ne me sens pas prêt à vivre comme cela. Je ne me sens plus en sécurité là-bas et je préfère partir».

Le 10 février 2008, Fabien Barthez annonce la fin de sa carrière dans l'émission Téléfoot sur TF1.

Avec l'équipe de France (1994-2006)[modifier | modifier le code]

Il honore sa première sélection sous le maillot bleu le 26 mai 1994, soit un an jour pour jour après la victoire en Ligue des champions avec l'OM, contre l'Australie (1-0) lors de la Coupe Kirin remportée par l'équipe de France[2].

Sous le maillot français, celui que l'on surnommera plus tard le «divin chauve» dispute l'Euro 1996 en tant que troisième gardien ; il est blessé et le sélectionneur Aimé Jacquet lui préfère à l'époque Bernard Lama.

Fabien Barthez fait partie des plans d'Aimé Jacquet pour la Coupe du monde 1998 : « Fabien a évolué. C'est un garçon tranquille qui est devenu un leader en club et a pris beaucoup d'amplitude avec les Bleus ... ». Malgré ses 36 sélections contre onze pour Barthez, Serge Lama doit se résigner à un mois de la compétition : Fabien sera le numéro un[2]. Il devient titulaire dans les cages avant le Mondial, justifiant sa place par une superbe prestation contre la Finlande (0-1) en match amical, juste avant le tournoi. Durant le Mondial joué en France, Barthez est le seul joueur français a disputé les 684 minutes de sept matchs du tournoi. Par des arrêts étonnants, des sorties déterminantes, des relances efficaces et même une passe décisive pour Thierry Henry contre l'Arabie saoudite en phase de poule (4-0), Fabien permet aux Bleus d'être sacré champions. Sa joie de vivre et sa décontraction rejaillissent sur le groupe. Avec deux buts encaissés, il fait partie de la meilleure défense du tournoi[7],[8].

En février 2000 au Stade de France contre la Pologne, Fabien Barthez fête sa trentième sélection avec les Bleus et devient le sixième gardien le plus capé des 68 portiers ayant portés le maillot tricolore[9]. Cependant, au rapport buts encaissés/matchs disputés, Barthez est le leader avec seulement seize buts encaissés soit 0,533 unité concédée par match[2],[10].

Lors de l'Euro 2000, Barthez est déterminant en demi-finale de la compétition contre le Portugal, détournant d'une parade réflexe une tête d'Abel Xavier en toute fin de partie. Lors de la Finale face à l'Italie le 2 juillet, c'est Alessandro Del Piero que Barthez écœure en remportant par deux fois son un-contre-un contre l'attaquant italien, d'abord à 1-0 pour l'Italie dans le temps règlementaire, puis en prolongations. Après le but en or de David Trezeguet, la France remporte le championnat et Fabien Barthez est élu meilleur gardien de la compétition. À la fin de l'année, il est également désigné meilleur gardien de but de l'année.

En 2002, malgré une bonne prestation face à l'Uruguay lors de la phase de poules de la Coupe du monde, il ne peut éviter l'élimination de la France dès le premier tour. L'année suivante, Fabulous Fab se montre décisif lors de la Coupe des confédérations que les Bleus remportent.

En 2004, lors de l'euro, il réalise une bonne prestation en stoppant notamment un pénalty de david beckham. mais les bleus s'inclinent face à la Grèce en quart de final.

En 2006, après un bon parcours de Barthez et de l'équipe de France lors de la Coupe du monde, ces derniers s'inclinent en finale face à l'Italie (1-1 puis 5-3 aux tirs au but). Ce Mondial est le troisième de rang disputé par Fabien Barthez qui détient le record français du nombre de matchs disputés en Coupe du monde (17)[11].

Signe que la Coupe du monde 1998 a durablement marqué la société française, le nombre de bébés prénommés Zinédine, Lilian, Bixente et Fabien a fortement augmenté après le tournoi. Le livre Sciences Sociales Football Club estime que plus d'un millier de petits garçons français ont été prénommés Fabien en raison de la popularité de Fabien Barthez lors de la Coupe du monde 1998.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Comme consultant[modifier | modifier le code]

Lors de la Coupe du monde 2010, TF1 engage Barthez en tant que consultant sportif pour le mag de la Coupe du monde[12]. Il est présent une dizaine de fois sur le plateau pour débriefer les matchs en compagnie de Robert Pirès, Bixente Lizarazu et Denis Brogniart, alors animateur de l'émission.

L'ex gardien de but rempile sur cette même chaîne à la rentrée 2010[13]. Il intervient une fois par mois dans l'émission dominicale Téléfoot, ainsi que dans les journaux télévisés de la Une et de LCI en fonction de l'activité sportive et lorsque son expertise est requise. Il apparaît également dans Tour d'Europe, une nouvelle émission sur Eurosport (filiale TF1) présentée par Guillaume Di Grazia et Christophe Jammot, à chaque journée des éliminatoires de l'Euro 2012. Mais s'il a rempilé, c'est aussi parce que la chaîne lui offre l'opportunité de s'exprimer sur un autre sujet qui lui tient à cœur : le sport automobile. De ce fait, il fait partager sa passion aux téléspectateurs du magazine précédant Téléfoot chaque dimanche : Automoto.

Dans le football[modifier | modifier le code]

Après la nomination de Laurent Blanc son vieux complice au poste de sélectionneur de l'équipe de France en 2010, Fabien Barthez intègre le staff de l'équipe de France en devenant conseiller technique des gardiens[14].

En décembre 2013, il est nommé Directeur Général de Luzenac AP. Durant la saison Luzenac gagnera son accès à la Ligue 2 qui sera refusé par la DNCG et le CNOSF, Barthez et le staff du LAP vont tout faire pour obtenir leur place en Ligue 2. Le 1er août 2014, le TA de Toulouse autorise la montée du club. Le 8 août 2014, la LFP refuse d’accorder le statut professionnel au club ariégeois en raison d’un stade non conforme aux normes de sécurité et de capacité exigées en Ligue 2[15]. Selon Frédéric Thiriez, président de la LFP, le club de Luzenac n'a jamais répondu aux demandes de la Ligue de faire des travaux dans son stade ou de proposer un stade de repli[16]. L'équipe première est dissoute en septembre 2014 et Fabien Barthez, co-dirigeant du club depuis 2012, quitte le projet.

Sport automobile[modifier | modifier le code]

Fabien Barthez est également un passionné de voitures de sports et de compétition automobile. Après avoir participé à la Porsche Carrera Cup France en 2008 et 2009 ainsi qu'à plusieurs championnats monotypes français, Fabien Barthez s'engage en Championnat de France FFSA GT à partir de 2010[17]. Il remporte le classement du Gentlemen Trophy avec Gilles Duqueine en 2011 puis participe au Championnat de France à partir de 2012. Il remporte sa première course sur le Circuit de Navarre le [18]. Il remporte deux autres victoires dans la catégorie des gentlemen drivers lors des Coupes de Pâques, disputées sur le Circuit de Nogaro dans le cadre du championnat mondial FIA GT Series 2013.

Le 27 octobre 2013, il gagne le Championnat de France FFSA GT[19].

Il participe également aux 24 Heures du Mans les 14 et 15 juin 2014 au volant d'une Ferrari 458 Italia GT2.

Style de jeu : gardien explosif[modifier | modifier le code]

Fabien Barthez est un gardien explosif et rassurant pour sa défense. Celui qui semble toujours gérer la pression des rencontres est doté d'une bonne détente ainsi qu'un placement et une relance irréprochable. Son assurance en lui-même et quelques sautes de concentration l'oblige parfois à des arrêts spectaculaires autant par leur complexité que par leur dangerosité[20].

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Barthez lors du match ASSE-Nantes le 7 avril 2007.

En sélection[modifier | modifier le code]

Distinctions personnelles[modifier | modifier le code]

Statistiques en football[modifier | modifier le code]

Statistiques de Fabien Barthez [21]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
Trophée des Champions Community Shield Drapeau : France France Total
Division M B M B C M B M B M B M B M B
1991-1992 Drapeau de la France Toulouse FC Division 1 26 0 2 0 - - - - - - - - - 28 0
Sous-total 26 0 2 0 - - - - - - - - - 28 0
1992-1993 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 30 0 0 0 C1 10 0 - - - - - - 40 0
1993-1994 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 1 37 0 4 0 - - - - - - - 1 0 42 0
1994-1995 Drapeau de la France Olympique de Marseille Division 2 39 0 6 0 C3 4 0 - - - - - - 49 0
Sous-total 106 0 10 0 - 14 0 - - - - 1 0 131 0
1995-1996 Drapeau de la France AS Monaco FC Division 1 21 0 2 0 C3 1 0 - - - - 1 0 25 0
1996-1997 Drapeau de la France AS Monaco FC Division 1 36 0 4 0 C3 10 0 - - - - 6 0 56 0
1997-1998 Drapeau de la France AS Monaco FC Division 1 30 0 5 0 C1 10 0 1 0 - - 12 0 58 0
1998-1999 Drapeau de la France AS Monaco FC Division 1 32 0 2 0 C3 5 0 - - - - 6 0 45 0
1999-2000 Drapeau de la France AS Monaco FC Division 1 24 0 5 0 C3 5 0 - - - - 12 0 46 0
Sous-total 143 0 18 0 - 31 0 1 0 - - 37 0 230 0
2000-2001 Drapeau de l'Angleterre Manchester United Premier League 30 0 2 0 C1 12 0 - - 1 0 4 0 49 0
2001-2002 Drapeau de l'Angleterre Manchester United Premier League 32 0 2 0 C1 15 0 - - - - 9 0 58 0
2002-2003 Drapeau de l'Angleterre Manchester United Premier League 30 0 6 0 C1 10 0 - - 1 0 8 0 55 0
2003 Drapeau de l'Angleterre Manchester United Premier League 0 0 0 0 - - - - - - - 4 0 4 0
Sous-total 92 0 10 0 - 37 0 - - 2 0 25 0 166 0
2004 Drapeau de la France Olympique de Marseille Ligue 1 20 0 2 0 C3 9 0 - - - - 7 0 38 0
2004-2005 Drapeau de la France Olympique de Marseille Ligue 1 30 0 2 0 - - - - - - - 5 0 37 0
2005-2006 Drapeau de la France Olympique de Marseille Ligue 1 24 0 4 0 C3 7 0 - - - - 12 0 47 0
Sous-total 74 0 8 0 - 16 0 - - - - 24 0 122 0
2007 Drapeau de la France FC Nantes Ligue 1 14 0 5 0 - - - - - - - - - 19 0
Total sur la carrière 455 0 53 0 - 98 0 1 0 2 0 87 0 696 0

Statistiques en sport automobile[modifier | modifier le code]

Résultats saisons (sport automobile)

Saison Championnat Équipe Courses Victoires Poles M/Tours Podiums Points Position
2008 Porsche Carrera Cup France Team Sofrev-ASP 8 0 0 0 0 0 n.c
THP Spider Cup Peugeot Sport 2 0 0 0 0 0 n.c
2009 Porsche Carrera Cup France Team Sofrev ASP 2 0 0 0 0 0 n.c
Championnat de France FFSA GT CGR Mediaco 4 0 0 0 0 0 n.c
Bioracing Series pas d'équipe 2 0 0 0 0 2 32e
Caterham Cup France pas d'équipe 2 0 0 0 0 5 25e
2010 Championnat de France FFSA GT CGR Mediaco 6 0 0 0 1 18 18e
Lamborghini Super Trofeo Lamborghini 2 0 0 0 0 0 n.c
2011 Championnat de France FFSA GT Team Sofrev ASP 13 0 0 0 0 0 n.c
Grand Prix de Pau Electrique pas d'équipe 2 0 0 0 0 0 n.c
2012 Championnat de France FFSA GT Team Sofrev ASP 14 1 0 0 3 126 7e
Blancpain Endurance Series (cat.GT3 pro-Am Cup) Team Sofrev ASP 1 0 0 0 1 15 25e
2013 FIA GT Series (cat. Gentlemen Trophy) Team Sofrev ASP 2 2 1 0 2 34 1er

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Deux pieds pour un grand talent FIFA.com, 16 avril 2010.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Nicolas Gettliffe & Éric Renard, « Saga Barthez : l'ange gardien », Onze Mondial, no 135,‎ , p. 16 à 25 (ISSN 0995-6921)
  3. Barthez signe à l'OM
  4. Fabien Barthez suspendu six mois
  5. http://www.sport.fr/football/barthez-connait-son-programme-44129.shtm
  6. Fabien Barthez tire sa révérence : Le “divin chauve” s'en va - Le Quotidien
  7. « Champions du monde : Fabien Barthez », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 16 (ISSN 0995-6921)
  8. Coupe du monde, France 1998, fifa.com
  9. Il est alors encore devancé par Joël Bats (50 sélections), Bernard Lama (41), Georges Carnus (36) puis Alex Thépot et Bruno Martini (31).
  10. Il devance Bernard Lama (0,634) et Joël Bats (0,746)
  11. Fabien Barthez record français du nombre de sélections en phase finale de Coupe du monde
  12. Barthez consultant pour TF1, Coupe du monde 2010
  13. Barthez rempile sur TF1
  14. Barthez auprès des gardiens des bleus
  15. « Luzenac, accession refusée », sur L'Equipe,‎
  16. « Thiriez : «Luzenac n'a jamais répondu aux demandes de la Ligue» », sur Le Figaro,‎
  17. Fabien Barthez sur DriverDatabase
  18. Résultats du GT Tour Navarra 2012
  19. Barthez champion, www.lequipe.fr, 28 octobre 2013.
  20. « Portrait, les hommes d'Aimé : Fabien Barthez », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 21 (ISSN 0995-6921)
  21. Fiche de Fabien Barthez sur footballdatabase.eu

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