Éric Di Meco

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Éric Di Meco
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Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (51 ans)
Lieu Avignon (France)
Taille 1,82 m (6 0)
Période pro. 1981-1998
Poste Défenseur
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1981-1994 Drapeau de la France Marseille 277 (13)
1986-1987 Drapeau de la France AS Nancy-Lorraine 030 0(1)
1987-1988 Drapeau de la France FC Martigues 031 0(2)
1994-1998 Drapeau de la France AS Monaco 078 0(1)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1989-1996 Drapeau : France France 023 0(0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Éric Di Meco est un ancien footballeur français, né le à Avignon (France), qui évoluait au poste d'arrière gauche.

Il a passé toute son enfance à Robion dans le Vaucluse, dont le stade porte son nom.

Il est aujourd'hui chroniqueur sportif dans le Super Moscato Show sur RMC et commentateur de matchs de football sur beIN Sports en compagnie de Christophe Josse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts de carrière d’un « minot »[modifier | modifier le code]

Cet Avignonnais d’origine italienne (de Lanciano dans les Abruzzes) est issu du centre de formation de l’Olympique de Marseille. Pur gaucher, Di Meco qui évolue en tant qu’ailier gauche ou milieu gauche débute à l’OM dans les années 1980 qui voient les Phocéens relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire du club, placé en liquidation judiciaire en . Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l’équipe première les « Minots », vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment Éric Di Meco avec José Anigo, Jean-Charles De Bono, Christian Caminiti ou Marc Lévy. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1)[1].

Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisièmes puis quatrièmes), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec les recrues Žarko Olarević, Saar Boubacar et François Bracci, et le club retrouve sa place dans l’élite au terme d'une saison prolifique en buts[2].

Toutefois Di Meco peine à franchir un palier nécessaire et a du mal à être complètement titulaire. Afin de gagner du temps de jeu, il sera prêté à Nancy puis à Martigues. C’est pendant son prêt à l'ASNL qu’il se reconvertira en arrière gauche grâce à la géniale intuition d’Arsène Wenger, l’entraineur nancéien de l’époque.

Les belles années marseillaises (1988-1994)[modifier | modifier le code]

Après des prêts infructueux, Éric Di Meco est de retour à l'Olympique de Marseille présidée par Bernard Tapie depuis 1986. Il s'installe et s'impose comme un titulaire indiscutable à son nouveau poste de latéral gauche.

Au milieu de stars tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler, Jocelyn Angloma, Carlos Mozer, Franck Sauzée, Bernard Casoni, Dragan Stojković, Alen Bokšić ou Éric Cantona, Éric Di Meco qui est le seul joueur issu du centre de formation marseillais, remporte quatre championnats de France (1989, 1990, 1991, 1992), et une coupe de France en 1989. Le club phocéen est aussi efficace sur le plan continental en atteignant les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1990 face au Benfica Lisbonne ; les Olympiens remportent le match aller de la demi-finale 2-1, et le score du match retour est de 0-0 quand le Lisboète Vata marque un but de la main validé par l'arbitre. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Étoile rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3), après avoir notamment éliminé en 1/4 de finale le Milan AC, double tenant du titre.

Le même AC Milan de Frank Rijkaard et Marco van Basten est encore défait par l'Olympique de Marseille, cette fois en finale de la Ligue des champions à Munich (1-0), le d'un but de la tête de Basile Boli. Il s'agit de la première victoire d'un club français en Coupe d'Europe.

À la suite de l'affaire OM-VA, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM. L’UEFA exclut Marseille des compétitions européennes de la saison 1993-1994 (Ligue des champions et Supercoupe de l'UEFA), et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe intercontinentale. Marseille finit deuxième du championnat en 1994, avec l’émergence de Sonny Anderson, mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division. Éric Di Meco quitte alors son club de cœur en étant l'unique joueur à avoir gagné tous les titres olympiens durant la période Tapie.

Fin de carrière à Monaco (1994-1998)[modifier | modifier le code]

En 1994, il rejoint l'AS Monaco avec Sonny Anderson où il retrouve Arsene Wenger. À la suite d'un mauvais départ lors de la saison 1994-1995 et une défaite 0-2 contre l'OGC Nice à domicile, Arsène Wenger est remercié. Wenger est alors remplacé par le duo Jean-Luc Ettori - Jean Petit puis Gérard Banide.

Lors de l'intersaison 1995, Jean Tigana (ancien coéquipier de Di Meco à l'OM), fort d'une 2e place avec Lyon, prend les commandes du club monégasque. Deux autres ex-coéquipiers d'Eric Di Meco à Marseille : Basile Boli et Fabien Barthez rejoignent aussi Monaco. Après un départ poussif durant les matchs aller et une élimination prématurée en Coupe de l'UEFA contre Leeds, les rouges et blancs, quasiment invincibles lors des matchs retour, terminent à la 3e place du classement 1995-1996.

Lors de sa troisième année, Eric Di Meco se blesse gravement et fera deux saisons blanches avant de mettre un terme à sa carrière. Il remporte toutefois son 5e titre de champion personnel en 1997 avec un effectif de qualité composé de joueurs tels que Sonny Anderson, Franck Dumas, Sylvain Legwinski, Fabien Barthez, Thierry Henry, Victor Ikpeba, Emmanuel Petit, Ali Benarbia, ou encore Enzo Scifo. La saison suivante, Monaco réussit à atteindre les demi-finales de la Ligue des champions battue par la Juventus de Didier Deschamps et Zinédine Zidane après avoir éliminé Manchester United et termine une nouvelle fois sur le podium du championnat (3e) après avoir terminée en tête à mi-championnat.

L'équipe de France (1989-1996)[modifier | modifier le code]

Le style caractéristique d'Eric Di Meco basé sur un engagement continu, une agressivité exacerbée et des tacles légendaires lui permettent d'être appelé par Michel Platini en équipe de France dès 1989. Mais son style plus que rugueux, souvent à la limite du carton rouge, ne lui permet pas de s'imposer chez les Bleus. Absent de l'aventure de l'Euro 1992, il est également ignoré par Gérard Houllier sur la période 1992-1993.

À la surprise générale, il est pourtant rappelé par Aimé Jacquet dès sa prise de fonction en 1994. À plus de 30 ans, Di Meco va alors devenir l'un des hommes de base de Jacquet, qui apprécie son engagement physique et sa précieuse expérience du haut niveau. Il se voit même confier le brassard de capitaine à deux reprises, notamment à l'occasion du fameux Roumanie-France d'octobre 1995. Mais à l'Euro 1996 qu'il aborde pourtant en position de titulaire, Di Meco va être détrôné dès le premier tour par sa jeune doublure Bixente Lizarazu, ce qui le conduit à annoncer sa retraite internationale à l'issue du tournoi, avec la satisfaction d'être resté invaincu sous le maillot bleu tout au long de ses 23 sélections.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Retour à l'OM[modifier | modifier le code]

En février 2000, Eric Di Meco revient à l'OM en tant que manager, Marcel Dib étant déjà directeur sportif, en pleine saison 1999-2000 qui se conclut par une piètre 15e place qui sauve Marseille de la relégation pour 2 buts. L'entraîneur Bernard Casoni est écarté, ce dernier se sent alors trahi par Eric Di Meco. À l'intersaison, Di Meco participe à l'arrivée du nouvel entraîneur Abel Braga (après avoir contacté Luis Fernandez et Zdeněk Zeman) et des recrues brésiliennes Marcelinho et Adriano. Mais en novembre 2000, après un début de saison raté, l'actionnaire Robert Louis-Dreyfus décide de limoger Eric Di Meco et Marcel Dib. Abel Braga suivra quelques jours à peine après la démission du président Yves Marchand.

Politique[modifier | modifier le code]

À la suite de l'échec à l'Olympique de Marseille, il s'écarte du monde du football. Lui qui était déjà conseiller municipal depuis 1995, s'investit dans la politique en devenant adjoint aux sports à la mairie de Marseille de 2001 à 2007. Il organise, aide et suit les manifestations à l'attention des jeunes de la ville de Marseille.

Consultant dans les médias[modifier | modifier le code]

En octobre 2007, il rejoint RMC en tant que chroniqueur dans l'émission Moscato Show présentée par Vincent Moscato du lundi au vendredi de 18h à 20h.

Début 2009, il se fait remarquer par M6 et rejoint l'équipe de 100 % Foot, présentée par Vincent Couëffé, aux côtés de Pierre Ménès et Dominique Grimault puis Vikash Dhorasoo, Julien Cazarre et Vincent Duluc. En décembre 2011, l'émission est supprimée de la grille des programmes de M6.

Entre septembre 2009 et février 2010, Éric Di Meco assure l'intérim durant l'absence de Rolland Courbis. Il intervient alors dans les soirées football de RMC (Intégrale Foot, After Foot)[3]. Lors de la Coupe du monde 2010, il co-anime tous les jours avec Luis Fernandez, Jérôme Rothen et Jérôme Sillon, Le Grand Show[4]. De 2011 à 2014, il fut un chroniqueur régulier de l'After Foot. Depuis septembre 2012, il fait partie de l'équipe des Grandes Gueules du sport.

En août 2012, il devient consultant pour la chaîne sportive beIN Sports[5]. Il commente, avec Christophe Josse, les matchs de Ligue 1 et de Ligue des champions[6]. Durant la coupe du monde 2014 qui se déroule au Brésil, il commente les grandes rencontres de la compétition en compagnie de son fidèle acolyte Christophe Josse[7].

Le 25 août 2014, le Moscato Show est renommée Super Moscato Show et change d'horaire. Elle est désormais diffusée de 16h à 19h[8].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • DVD, Les Légendes de l'OM, 2011, Éditions France Télévisions Distribution
    • Éric Di Meco, itinéraire d'un mînot gaté, film d'Antony Fayada, 26 minutes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]