Finale de la Coupe du monde de football de 2018

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France - Croatie
Image illustrative de l’article Finale de la Coupe du monde de football de 2018
Sous la pluie, mais aussi sous les paillettes, les joueurs de l'équipe de France soulèvent le trophée.
Contexte
Compétition Coupe du monde de football de 2018
Date
Stade Stade Loujniki
Lieu Drapeau : Russie Moscou, Russie
Résultat
France Drapeau : France 4 – 2 Drapeau : Croatie Croatie
Temps réglementaire 4 – 2 0
Mi-temps 2 – 1 0
Acteurs majeurs
Homme du match Drapeau : France Antoine Griezmann
Arbitrage Drapeau : Argentine Néstor Pitana

La finale de la Coupe du monde de football 2018 est le match de football concluant la 21e Coupe du monde, organisée en Russie. Elle a eu lieu le 15 juillet 2018 au stade Loujniki de Moscou, à 18 heures heure locale (17 heures heure française)

Elle oppose l'équipe de France à celle de Croatie et voit la victoire française 4 buts à 2. Lors de la première mi-temps, Mario Mandžukić marque contre son camp de la tête sur un coup-franc tiré par Antoine Griezmann, avant que son coéquipier Ivan Perišić n'obtienne l'égalisation, suivie d'un penalty transformé par Griezmann, soit 2-1 à la pause. En deuxième période, et en l'espace de six minutes, Paul Pogba et Kylian Mbappé sont les auteurs de tirs victorieux pour porter le score à 4-1, Mandžukić le réduit ensuite, profitant d'une erreur d'Hugo Lloris.

La France est la première équipe à marquer quatre buts en finale depuis le Brésil en 1970 et remporte une deuxième étoile après sa victoire en 1998. Antoine Griezmann est désigné « homme du match » après la finale, alors que la FIFA honore Luka Modrić comme meilleur joueur de la compétition, et Kylian Mbappé comme meilleur jeune joueur.

Contexte[modifier | modifier le code]

La France joue sa troisième finale de Coupe du monde après celle remportée en 1998 face au Brésil sur le score de 3 à 0 (le sélectionneur Didier Deschamps faisait alors partie de l'effectif, il en était même le capitaine) et celle perdue en 2006 face à l'Italie 5 tirs au but à 3. Le score après 120 minutes de jeu était de 1 à 1. La France est la seule équipe à avoir atteint trois finales lors des six dernières éditions (le Brésil et l'Allemagne les ont atteintes deux fois seulement, en 1998 et 2002 pour les premiers, 2002 et 2014 pour les seconds)[1]. Ainsi, avec trois finales jouées en tout depuis le début de la Coupe du monde en 1930, la France se situe à égalité avec les Pays-Bas (3 finales, aucune remportée), mais derrière l'Argentine (5 finales dont 2 remportées), l'Italie (6 finales dont 4 remportées), le Brésil (7 finales dont 5 remportées) et l'Allemagne (8 finales dont 4 remportées).

La Croatie, en revanche, joue pour la première fois de son histoire une finale de Mondial. Pour parvenir à se qualifier pour cette finale, les Croates ont disputé des prolongations à chaque tour de la phase à élimination directe et disposent d'un jour de moins de récupération, ce qui pose la question de leur état de fatigue[2]. Son meilleur résultat avant cette compétition était une troisième place obtenue lors de la Coupe du monde 1998 après une demi-finale perdue deux buts à un contre la France.

Les deux équipes se rencontrent pour la sixième fois (trois précédentes victoires françaises et deux matchs nuls).

Avant-match[modifier | modifier le code]

L'arbitre désigné par la FIFA est l'Argentin Néstor Pitana. Il a déjà arbitré les deux équipes au cours de la compétition : le huitième de finale Croatie-Danemark le puis le quart de finale Uruguay-France disputé à Nijni Novgorod. Il est assisté par ses compatriotes Hernán Maidana et Juan Pablo Belatti. Le Néerlandais Björn Kuipers est le quatrième arbitre et son compatriote Erwin Zeinstra désigné arbitre assistant de réserve[3].

L'Italien Massimiliano Irrati est chargé de l'arbitrage vidéo. Il est assisté de l'Argentin Mauro Vigliano, du Chilien Carlos Astroza et du Néerlandais Danny Makkelie[4].

La cérémonie de clôture, débutant une demi-heure avant le coup d'envoi, est animée par Will Smith, Nicky Jam et Era Istrefi qui chantent Live It Up (en), l'hymne officiel de cette coupe du monde[5]. On y retrouve également Ronaldinho en tant qu'invité surprise, jouant du djembé sur la Kalinka[6].

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Parcours respectifs[modifier | modifier le code]

Note : dans les résultats ci-dessous, le score du finaliste est toujours donné en premier.

Drapeau : France France Tour Drapeau : Croatie Croatie
Équipe Pts J G N P BP BC +/-
Drapeau : France France 7 3 2 1 0 3 1 +2
Drapeau : Danemark Danemark 5 3 1 2 0 2 1 +1
Drapeau : Pérou Pérou 3 3 1 0 2 2 2 0
Drapeau : Australie Australie 1 3 0 1 2 2 5 -3
Phase de groupes
Équipe Pts J G N P BP BC +/-
Drapeau : Croatie Croatie 9 3 3 0 0 7 1 +6
Drapeau : Argentine Argentine 4 3 1 1 1 3 5 -2
Drapeau : Nigeria Nigeria 3 3 1 0 2 3 4 -1
Drapeau : Islande Islande 1 3 0 1 2 2 5 -3
Adversaire Résultat Élimination directe Adversaire Résultat
Drapeau : Argentine Argentine 4 – 3 Huitièmes de finale Drapeau : Danemark Danemark 1 – 1 ap (3 – 2 t. a. b.)
Drapeau : Uruguay Uruguay 2 – 0 Quarts de finale Drapeau : Russie Russie 2 – 2 ap (4 – 3 t. a. b.)
Drapeau : Belgique Belgique 1 – 0 Demi-finale Drapeau : Angleterre Angleterre 2 – 1 ap

Feuille de match[modifier | modifier le code]

Match 64 France Drapeau : France 4 – 2 Drapeau : Croatie Croatie Stade Loujniki, Moscou

18:00 (UTC+3)
Crystal Clear app kworldclock.png Historique des rencontres
Mario Mandžukić But inscrit après 18 minutes 18e (csc)
Antoine Griezmann But inscrit après 38 minutes 38e (pén.)
Paul Pogba But inscrit après 59 minutes 59e
(Passe décisive Lucas Hernandez) Kylian Mbappé But inscrit après 65 minutes 65e
(2 – 1) But inscrit après 28 minutes 28e Ivan Perišić (Domagoj Vida Passe décisive)
But inscrit après 69 minutes 69e Mario Mandžukić
Spectateurs : 78 011
Arbitrage : Drapeau : Argentine Néstor Pitana
Rapport
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
France
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Croatie
Drapeau de la France
FRANCE :
Gardien de but 01 Hugo Lloris Capitaine
02 Benjamin Pavard
04 Raphaël Varane
05 Samuel Umtiti
21 Lucas Hernandez Averti après 41 minute(s) 41e
06 Paul Pogba
13 N'Golo Kanté Averti après 27 minute(s) 27e Remplacé après 55 minutes 55e
10 Kylian Mbappé
07 Antoine Griezmann
14 Blaise Matuidi Remplacé après 73 minutes 73e
09 Olivier Giroud Remplacé après 81 minutes 81e
Remplaçants :
15 Steven Nzonzi Entré après 55 minutes 55e 
12 Corentin Tolisso Entré après 73 minutes 73e 
18 Nabil Fekir Entré après 81 minutes 81e 
Sélectionneur :
Drapeau : France Didier Deschamps
FRA-CRO 2018-07-15.svg
Drapeau de la Croatie
CROATIE :
Gardien de but 23 Danijel Subašić
02 Šime Vrsaljko Averti après 90+2 minute(s) 90+2e
06 Dejan Lovren
21 Domagoj Vida
03 Ivan Strinić Remplacé après 81 minutes 81e
07 Ivan Rakitić
11 Marcelo Brozović
18 Ante Rebić Remplacé après 71 minutes 71e
10 Luka Modrić Capitaine
04 Ivan Perišić
17 Mario Mandžukić
Remplaçants :
9 Andrej Kramarić Entré après 71 minutes 71e 
20 Marko Pjaca Entré après 81 minutes 81e 
Sélectionneur :
Drapeau : Croatie Zlatko Dalić

Assistants :
Drapeau : Argentine Hernan Maidana
Drapeau : Argentine Juan Belatti
Quatrième arbitre :
Drapeau : Pays-Bas Björn Kuipers
Cinquième arbitre :
Drapeau : Pays-Bas Erwin Zeinstra
Arbitre vidéo :
Drapeau : Italie Massimiliano Irrati
Assistants arbitre vidéo :
Drapeau : Chili Carlos Astroza
Drapeau : Argentine Mauro Vigliano
Drapeau : Pays-Bas Danny Makkelie

Homme du Match :
Drapeau : France Antoine Griezmann

Le ballon[modifier | modifier le code]

Le ballon pour cette finale est le Telstar Mechta (Mechta signifiant « rêves » ou « ambitions » en russe) fabriqué par Adidas. Il a la forme d'un icosaèdre tronqué composé de 12 panneaux pentagonaux rouges vif (différence avec les panneaux noirs de celui des phases de poule, ce nouveau design est inspiré par les couleurs du pays hôte) et 20 panneaux blancs hexagonaux[7].

Le nom du Telstar, ballon produit par l'entreprise pour la Coupe du monde 1970, provient de sa ressemblance au satellite Telstar 1 car il fut le premier ballon bicolore à arborer des panneaux noirs, conçus pour ressortir sur les postes de télévision en noir et blanc[8].

Déroulement du match[modifier | modifier le code]

Moment des hymnes des deux équipes dans le Stade Loujniki.

« Mangés au milieu, transparents dans les duels, pauvres techniquement, incapables de se faire cinq passes »[9], les Bleus souffrent en première période, face à des Croates à plus de 68 % de possession qui dictent le jeu, mais les joueurs de Didier Deschamps parviennent toutefois à atteindre la pause en menant 2-1[9] : le premier but est inscrit contre son camp par Mario Mandžukić qui dévie de la tête hors de portée de son gardien Danijel Subašić un coup franc tiré par Antoine Griezmann, le Croate devenant ainsi le premier joueur de l’histoire à marquer un but contre son camp en finale[10]. Ivan Perišić égalise dix minutes plus tard après trois duels aériens remportés par les Croates dans la surface française : contrôle et frappe imparable[11]. Mais une main du même Perišić pressé par Blaise Matuidi sur un corner tiré par Antoine Griezmann débouche sur un penalty après consultation de l'arbitrage vidéo, lequel est transformé à la 38e minute par le joueur de l'Atlético Madrid, le seul « tir cadré » des Bleus en première mi-temps.

Emmanuel Macron crie avec euphorie après un but de la France.

Au début de la seconde mi-temps, quatre membres des Pussy Riot font irruption sur le terrain et interrompent ainsi la rencontre pendant deux minutes[12]. N'Golo Kanté, souffrant d'une gastro-entérite à l'origine de son manque de rendement habituel, est sorti à la 55e minute de jeu, remplacé par Steven Nzonzi[13]. En l'espace de six minutes, de la 59e à la 65e en deuxième période, le score bascule définitivement en faveur de la France : Paul Pogba est au départ (une longue ouverture sur Kylian Mbappé) et à l'arrivée du troisième but français après une remise de Griezmann : il s'y reprend à deux fois, tout d'abord avec un tir du pied droit contré, puis le ballon lui revenant dans les pieds, il bat Subašić d'une frappe sèche du pied gauche[14]. Kylian Mbappé devient ensuite le plus jeune joueur après Pelé à marquer en finale de Coupe du monde après une phase de conservation du ballon aboutissant sur un débordement et un centre de Lucas Hernandez. Le jeune parisien de 19 ans contrôle le ballon devant la surface aux 25m et marque au ras du poteau du pied droit[14] pour porter le score à 4-1. Les deux derniers buts français, sont, depuis la rencontre madrilène du 11 juillet 1982 opposant l'Italie à l'Allemagne et le tir de Marco Tardelli à la 69e, les premières réalisations à l'occasion d'une finale marquées depuis l'extérieur de la surface de réparation (la pénultième finale lors de laquelle des buts furent inscrits hors de cette zone fut celle de 1970 à Mexico par les biais successifs de l'Italien Roberto Boninsegna et du Brésilien Gerson). Enfin, une erreur de Hugo Lloris sur une passe en retrait de Samuel Umtiti, le capitaine français tentant de crocheter devant Mario Mandžukić accouru à sa rencontre, aboutit à la réduction du score pour la Croatie[15]. Le match s'achève à 4-2. La France est la première équipe à gagner la finale en marquant quatre buts, depuis le Brésil en 1970[16] et remporte sa deuxième étoile vingt ans après la première pour rejoindre l'Argentine et l'Uruguay[17], alors que trois joueurs de la finale sont honorés : Antoine Griezmann est désigné homme du match[18], Luka Modrić est le meilleur joueur de la Coupe du monde, et Kylian Mbappé le meilleur jeune[19]. Quant à Didier Deschamps, il devient le troisième homme après Mario Zagallo et Franz Beckenbauer à gagner le trophée planétaire comme joueur puis comme sélectionneur[20].

Les chiffres du match
Drapeau : France France Drapeau : Croatie Croatie
Possession du ballon 39 % 61 %
Passes 269 548
Tirs cadrés 6 3
Tirs non cadrés 1 8
Arrêts du gardien 1 4
Fautes commises 14 13
Corners obtenus 2 6
Hors-jeu 1 1
Cartons jaunes 2 1
Cartons rouges 0 0
Coups francs 14 15

Après-match[modifier | modifier le code]

Foule en liesse devant l'arc de triomphe après la victoire des Bleus.
Les bleus victorieux descendent les Champs-Élysées.
Klaxons et trompette célèbrent la victoire, ici à Lyon.
Retransmission télévisée de la finale au Consulat général de France à Jérusalem

Cette rencontre a vu six buts, soit la finale de coupe du monde la plus prolifique depuis 1966 (même score de 4-2 pour l'Angleterre contre l'Allemagne après prolongation). C'est le plus grand nombre de buts marqués dans le temps réglementaire après la finale de la Coupe du monde de football de 1958 (5-2 pour le Brésil contre la Suède)[21]. Les Bleus sont la première équipe à marquer quatre buts en finale d'une Coupe du monde depuis la finale du Brésil contre l'Italie en 1970 (4-1)[22]. La France affiche la plus faible possession pour une équipe en finale d'une Coupe du monde (39 %) depuis que le statisticien Opta analyse la compétition (1996). Seul le Brésil en 1970 (25 ans et 9 mois) a remporté une Coupe du monde avec une moyenne d'âge plus jeune que celle de la France lors de cette édition (25 ans et 10 mois) — en prenant en compte seulement les joueurs qui ont disputé au moins une rencontre[22].

La France devient la sixième nation à remporter plusieurs fois cette coupe après le Brésil, l'Allemagne, l'Italie, l'Argentine et l'Uruguay[23].

La France s'est adjugé son quatrième tournoi majeur après l'Euro 1984, la Coupe du monde 1998 et l'Euro 2000. Seules les équipes d'Allemagne (7) et d'Italie (5) font mieux parmi les nations européennes. Elle est la quatrième nation européenne à s'imposer consécutivement en Coupe du monde (Italie en 2006, Espagne en 2010 et Allemagne en 2014), ce qui est la meilleure série de l'histoire de la compétition pour les représentants d'un même continent[22].

Didier Deschamps est le troisième homme à être sacré champion du monde en tant que joueur et sélectionneur, après le Brésilien Mario Zagallo et l'Allemand Franz Beckenbauer[24], et le seul français à avoir gagné deux fois la Coupe du monde.

Après la remise du trophée, les Français l'embrassent, boivent du champagne, dansent et chantent dans le vestiaire pour célébrer leur immense joie. Emmanuel Macron, accompagné de ses homologues russe et croate Vladimir Poutine et Kolinda Grabar-Kitarović, félicite les Bleus[25]. Ces derniers chahutent la conférence de presse de leur entraîneur Deschamps en l'arrosant et chantant à sa gloire[26].

D'après Médiamétrie, le match a rassemblé 19,34 millions de téléspectateurs sur TF1[27], ce qui en fait la septième meilleure audience pour une chaîne de la télévision française. Cependant, comme tous les chiffres d'audience publiés par l'organisme, il ne compte pas tous les gens ayant regardé le match en dehors de leur foyer — comme dans un bar ou dans une fan-zone — ni ceux l'ayant regardé sur un appareil autre qu'une télévision, comme un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Une étude d'Omnicom Media Group affirme que 36,5 millions de français ont regardé la finale (soit plus de la moitié de la population française), quel que soit l'endroit ou la manière[28].

De nombreux incidents (échauffourées, casses, pillages de magasins) ont lieu dans plusieurs villes françaises (en particulier à Paris, Lyon ou Marseille) en marge des rassemblements festifs célébrant la victoire des Bleus, notamment aux abords des 230 fan-zones. Quarante-cinq policiers et gendarmes ont été blessés et 292 personnes ont été placées en garde à vue[29],[30]. En outre, de nombreuses femmes assurent avoir été agressées sexuellement[31]. Cette soirée est également endeuillée par deux accidents mortels, le premier à Annecy où une personne a sauté dans le Thiou trop peu rempli et dans l'Oise où un homme qui faisait la fête dans sa voiture a percuté un platane[32].

Le 16 juillet 2018, un water salute accueille l'avion des Français à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle[33]. Les Bleus paradent ensuite sur l'avenue des Champs-Élysées dans un bus à impériale, devant près de 300 000 personnes[34]. À la différence de 1998, où le bus des Bleus avait évolué au milieu de la foule, celui des Bleus de 2018 descend l'avenue en 12 minutes[35] dans un couloir protégé par une barrière appuyée sur des plots de béton.

2 000 membres des forces de l'ordre sont mobilisés pour la parade[36]. Les sportifs publient en direct les vidéos de cette parade ou de l'ambiance dans le bus qu'ils filment avec leurs smartphones[37]. Ils se rendent ensuite avec leur famille au palais de l'Élysée où ils sont reçus par le Président de la République Emmanuel Macron qui a également invité dans les jardins 3 000 personnes dont de nombreux jeunes de clubs de football. Ils recevront dans quelques mois la Légion d'honneur, comme les champions de 1998[38].

Effet Mondial ?[modifier | modifier le code]

Un « effet Mondial » a souvent été évoqué, notamment un impact positif sur l'économie de la France (dopage de la croissance, coup de fouet au moral des ménages). Toutes les études rétrospectives ont montré l'absence de « miracle économique » pour la finale de 1998 et attribuent même ce supposé effet économique à « une construction médiatique »[39]. L'effet pour 2018 est encore nuancé, les plus optimistes calculant « qu'il va doper de 0,1 point le chiffre attendu par l'Insee pour 2018 (1,7 %) »[40].

L'impact sociologique de cet « effet Mondial » relève également du mythe, comme celui de 1998 sur la France « Black Blanc Beur » et les valeurs intégratrices du football. Selon Gilles Clavreul, « penser qu’une équipe de France diverse par ses origines va rendre la société plus harmonieuse et plus tolérante relève de la pensée magique » car le sport de haut niveau n’est pas représentatif de la société : « une équipe nationale, c’est la conjonction de talents individuels hors normes, de parcours où la chance a sa part (…) et d’un système de formation, d’entraînement, de sélection et de compétition qui repose à la fois sur des acteurs publics, des clubs, des investisseurs, etc. ». Le professeur de philosophie Éric Deschavanne estime pour sa part que « l’équipe de France de foot est devenue un vecteur d’identification nationale, et qu’elle représente en conséquence un symbole de la communauté nationale »[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Bleus : trois finales lors des six dernières éditions, personne n'a fait mieux », sur lequipe.fr, (consulté le 11 juillet 2018).
  2. Michael Balcaen, « Umtiti ne croit pas à la fatigue des Croates », sur sports.fr, (consulté le 12 juillet 2018).
  3. Jean-Baptiste Caillet, « L'Argentin Nestor Pitana sera l'arbitre de la finale France - Croatie », sur francefootball.fr, (consulté le 13 juillet 2018).
  4. « Un Italien chargé du VAR pour la finale de la CM », sur sport.be, (consulté le 15 juillet 2018).
  5. « Coupe du Monde 2018 : ce que l'on sait de la cérémonie de clôture », sur rtl.fr, (consulté le 15 juillet 2018).
  6. « Ronaldinho, invité surprise de la cérémonie de clôture de la Coupe du monde », sur sport24.lefigaro.fr, (consulté le 15 juillet 2018).
  7. « Adidas Telstar 18 Mechta, le ballon de la phase finale de la Coupe du monde », sur foot-inside.fr, (consulté le 15 juillet 2018).
  8. « Présentation de Telstar 18, le ballon officiel de Russie 2018™ », sur fifa.com, (consulté le 15 juin 2018).
  9. a et b Vincent Duluc, « Champions du monde », L'Équipe, 16 juillet 2018, page 3.
  10. David Hernandez, « Coupe du Monde 2018 - Croatie : Perisic héros malheureux, Strinic dans le dur face à Mbappé… », sur football365.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  11. TF1, « France - Croatie (1 - 1) : Voir le but de Perisic », sur tf1, (consulté le 16 juillet 2018)
  12. « Invasion du terrain: c’étaient les «Pussy Riot» », Le Matin,‎ (lire en ligne).
  13. Ronan Folgoas et C.Si., « France - Croatie : N’Golo Kanté a joué en étant malade », sur leparisien.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  14. a et b Eurosport, « VIDEO - CSC, bourde et frappes lointaines : tous les buts d’une finale complètement folle », sur Eurosport, (consulté le 16 juillet 2018).
  15. Eurosport, « VIDEO - Coupe du monde : L'énorme bourde de Lloris a relancé le suspense : le but du 4-2 », sur Eurosport, (consulté le 20 juillet 2018)
  16. Rédaction, « 4 buts en finale, une première depuis le Brésil 1970 », sur L'Équipe, (consulté le 16 juillet 2018).
  17. LCI, « Nombre de victoires en Coupe du monde : la France rejoint l’Argentine et l'Uruguay », sur LCI, (consulté le 16 juillet 2018).
  18. RMC Sport, « Coupe du monde: Griezmann désigné homme du match pour la finale, 20 ans après Zidane », sur RMC SPORT, (consulté le 16 juillet 2018).
  19. Eurosport, « Luka Modric (Croatie) meilleur joueur de la compétition, Kylian Mbappé (France) meilleur jeune », sur Eurosport, (consulté le 16 juillet 2018)
  20. Le Dauphiné, « Didier Deschamps parmi les très grands », sur Le Dauphiné, (consulté le 16 juillet 2018).
  21. (en) Steven Goff, Sam Fortier, Scott Wilson, « France blazes past Croatia to win World Cup title for the second timel », sur washingtonpost.com, .
  22. a b et c « Les stats à retenir de la finale de la Coupe du monde entre la France et la Croatie », sur francefootball.fr, (consulté le 15 juillet 2018).
  23. (en) Joe Prince-Wright, « France win World Cup after classic final », sur nbcsports.com, .
  24. « Coupe du monde : le sacre des Bleus en chiffres », sur lequipe.fr, (consulté le 15 juillet 2018).
  25. « Vidéo. Coupe du monde 2018: «Vive la France», la grande classe de la présidente croate dans le vestiaire français », sur 20minutes.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  26. « Vidéo. Coupe du monde 2018 : Les Bleus pourrissent la conférence de Deschamps en l'arrosant et chantant à sa gloire », sur 20minutes.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  27. Kevin Boucher, « Coupe du monde 2018 : France/Croatie signe la 7e meilleure audience historique », ozap.com,‎ (lire en ligne)
  28. Luka Lemorentin, « Finale de la Coupe du Monde France‑Croatie : audiences cumulées vertigineuses », sur AVCesar (consulté le 18 juillet 2018)
  29. « Finale du Mondial-2018: 292 gardes à vue dans toute la France », sur lexpress.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  30. Elise Vincent, « Coupe du monde 2018 : les célébrations de la victoire en finale émaillées d’incidents », sur lemonde.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  31. https://www.20minutes.fr/societe/2309147-20180717-coupe-monde-2018-tout-vais-retenir-victoire-bleus-agression-sexuelle-champs-elysees
  32. « Mondial. Incidents, échauffourées et interpellations pendant la soirée », sur Ouest-France, (consulté le 18 juillet 2018).
  33. Stéphane Kovacs, Arthur Berdah, « Sur les Champs-Élysées, le retour triomphal des Bleus », sur lefigaro.fr, .
  34. Mathilde Goupil, Yann Thompson Camille Caldini, « Les Bleus accueillis en héros après leur titre mondial », sur francetvinfo.fr, (consulté le 18 juillet 2018).
  35. Myriam Roche, « On a comparé le temps passé des Bleus sur les Champs-Élysées en 2018 et 1998 et ça n’a vraiment rien à voir », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 18 juillet 2018).
  36. « Les Champs-Elysées s'apprêtent à accueillir leurs champions », sur bfmtv.com, (consulté le 16 juillet 2018).
  37. « Les Bleus acclamés sur les Champs-Elysées lors d’un retour triomphal en France », sur lemonde.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  38. « Suivez la journée des champions du monde », sur lequipe.fr, (consulté le 16 juillet 2018).
  39. Bastien Drut, Richard Duhautois, Sciences sociales football club, De Boeck Supérieur, (lire en ligne), p. 103.
  40. « La victoire au Mondial aura-t-elle des effets économiques positifs ? », sur lequipe.fr, .
  41. Gilles Clavreul, Éric Deschavanne, « L’effet Mondial de Football ? Ce que la France Black Blanc Beur de 2018 pourrait apprendre de Kylian M’Bappé pour ne pas se déliter comme celle d’il y a 20 ans », sur atlantico.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]