Bixente Lizarazu

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Bixente Lizarazu
Bixente Lizarazu.jpg
Bixente Lizarazu en 2011.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (47 ans)
Lieu Saint-Jean-de-Luz
Taille 1,69 m (5 7)
Période pro. 1988 - 2006
Poste Défenseur gauche
Pied fort Gauche
Parcours junior
Saisons Club
1977-1984 Drapeau : France Églantins d'Hendaye
1984-1988 Drapeau : France Girondins de Bordeaux
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1988-1996 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 299 (28)
1996-1997 Drapeau : Espagne Athletic Bilbao 018 0(0)
1997-2004 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 227 0(8)
2004-2005 Drapeau : France Olympique de Marseille 015 0(0)
2005-2006 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 046 0(0)
Total 605 (36)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1992-2004 Drapeau : France France 097 0(2)
1993 Drapeau : Pays basque Pays basque 001 0(0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 18 décembre 2015

Bixente Lizarazu [biˈʃente liˈaraˌu], né le à Saint-Jean-de-Luz, est un footballeur international français évoluant au poste de défenseur gauche de la fin des années 1980 jusqu'au milieu des années 2000 et reconverti comme consultant sportif.

Formé dans son Pays basque natal, Lizarazu intègre les Girondins de Bordeaux où il débute en professionnel. Il joue huit saisons au club avec qui il termine vice-champion de France 1990, champion de D2 1992 puis finaliste de la Coupe UEFA 1996. Sous le maillot au scapulaire, il est élu plusieurs fois meilleur arrière gauche du championnat de France. Après la finale européenne, il rejoint le club basque de l'Athletic Bilbao où, souffrant d'une blessure, il joue peu et décide de ne rester qu'une saison. Il rejoint le Bayern Munich où il dispute le titre de champion d'Allemagne ainsi que la Ligue des champions chaque année. Après un triplé en Bundesliga entre 1999 et 2001, il remporte aussi la C1 cette dernière année. Finaliste de la Supercoupe de l'UEFA, il remporte la Coupe intercontinentale à la fin de l'année. En 2004, il souhaite revenir en France mais ses six mois à l'Olympique de Marseille sont un échec et il décide de revenir à Munich. Pour ses deux dernières saisons, il réalise deux doublés coupe-championnat d'Allemagne. Au total, il remporte six Bundesliga, cinq coupes d'Allemagne et autant de coupes de la Ligue. Pendant ses années au Bayern, il est élu plusieurs fois meilleur arrière gauche de Bundesliga. Durant sa carrière, Lizarazu est considéré comme un des meilleurs joueurs à son poste.

Avec l'équipe de France, Lizarazu est d'abord demi-finaliste de l'Euro 1996. Une fois installé dans l'équipe, il remporte la Coupe du monde 1998 ainsi que le Championnat d'Europe 2000 et deux Coupes des confédérations. Le Basque fait partie d'une des meilleures défenses de l'histoire des Bleus avec Blanc, Desailly et Thuram.

Il se reconvertit dans les médias comme spécialiste football dans différents domaines : animateur de radio, commentateur de matches à la télévision et chroniqueur dans la presse écrite. Il est également producteur/réalisateur de documentaires. Animant sa propre émission radio sur RTL, Le Club Liza, il est commentateur football pour TF1 depuis septembre 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance basque et formation bordelaise[modifier | modifier le code]

Enfant, Bixente Lizarazu se met rapidement au sport en pratiquant le ski avec ses parents et son frère, la pelote basque, le surf, le rugby à XV et le football en signant une licence au sein du club des Églantins de Hendaye. En septembre 1983, à presque quatorze ans, il intègre le sport-étude de Mérignac où, après une année de présence[1], il se fait remarquer par les recruteurs des Girondins de Bordeaux qui font tout pour attirer le jeune basque. Mais, dans un premier temps, ses parents ne sont pas d'accord pour le laisser partir à son âge au sein du club bordelais alors que Bixente hésite à s'orienter vers le tennis ou le football. Finalement, il jette son dévolu sur le ballon[2].

Bixente Lizarazu rejoint les Girondins en cadet première année (quinze ans). Il ne joue qu'en équipe réserve de la catégorie, au poste d'attaquant. Ce n'est qu'au cours de seconde année cadet qu'il est parfois remplaçant en équipe première de cadets nationaux. Entre treize à seize ans, Lizarazu a du mal à convaincre car en retard physiquement. Son éducateur le trouve « pas assez grand, pas assez physique ». À dix-sept ans, il connaît une saison déterminante pour sa première année junior. Il y a trois niveaux à cette époque-là, il commence à jouer au plus bas, avant de gravir un à un les échelons suivants : la Division d’Honneur, puis la 3e division, pour finir par s’entraîner avec les pros. Deux personnes sont déterminantes à ce moment : Pierrot Labat, éducateur du club, et Ante Mladinić, un technicien yougoslave venu à Bordeaux pour développer le jeu de passes. Les dirigeants veulent l’envoyer jouer à Pau mais les deux hommes refusent et lui laisse sa chance avec le groupe professionnel[3]. Lors de la saison 1988-1989, il est intégré au groupe par Aimé Jacquet puis Didier Couécou[4],[2].

Aimé Jacquet intègre Lizarazu au groupe professionnel à Bordeaux.

Lizarazu ne s'enferme pas dans la carrière de footballeur. Il poursuit aussi ses études jusqu'au baccalauréat au lycée Daguin de Mérignac[5] où il obtient un « bac D ». Il entre ensuite à l'université (UEREPS de Bordeaux), puis passe son DEUG et une licence STAPS, qui doit le préparer au professorat d'éducation physique[4]. Il débute ensuite une maîtrise de management sportif qu'il abandonne rapidement pour pouvoir répondre aux exigences du niveau professionnel[2].

Professionnel puis capitaine des Girondins (1988-1996)[modifier | modifier le code]

Débuts rapides puis la D2 (1988-1992)[modifier | modifier le code]

À ses débuts, Lizarazu est en concurrence avec Rohr (ici en 2002).

En novembre 1988, Aimé Jacquet le prend comme remplaçant pour un déplacement au SM Caen[6], où il entre en cours de jeu, puis le titularise après la trêve hivernale chez le FC Sochaux[4] Il prend une nouvelle dimension au sein de l'équipe girondine en février 1989 quand Didier Couécou prend les commandes du groupe bordelais après le limogeage de Jacquet. Celui-ci décide de demander au jeune basque de devenir arrière gauche[7]. Bixente accepte et prend au fur et à mesure la place de titulaire à Gernot Rohr. Le jeune homme de 19 ans s'impose sans difficulté à son nouveau poste. Avec seize matchs de disputés durant cette saison 1988-1989 il prend part à la piètre treizième position finale acquise en championnat par son équipe[2].

Suite au départ à la retraite de Rohr, Bixente récupère logiquement le poste d'arrière latéral gauche ce qui l'amène à réaliser une saison 1989-1990 pleine avec 42 rencontres pour deux buts, ses premiers en D1, toutes compétitions confondues en ne ratant aucune journée de championnat. Collectivement, sous la houlette de Raymond Goethals, les Bordelais réalisent un bon exercice en luttant jusqu'à la dernière journée pour le titre de champion de France avec l'Olympique de Marseille. Ils terminent vice-champions à deux points des Phocéens, tout en ayant les secondes meilleures attaques (51) et défenses (25) de l'élite. Les Bordelais effectuent également un bon parcours en coupe de France jusqu'en quart de finale perdu aux tirs aux buts contre le futur finaliste, le RC Paris[2]. Il développe une relation footballistique très forte avec Jesper Olsen. « Il était milieu gauche, moi arrière gauche, mais on ne savait pas trop qui était le milieu et qui était le défenseur, c’était assez magique, cette relation avec un joueur de couloir pur »[3].

La saison 1990-1991 voit Lizarazu confirmer son exercice précédent en accumulant 35 matchs pour deux buts. Collectivement, les Girondins ne se battent pas pour le titre national mais plus pour son maintien (dixièmes). Mais, à l'issue du championnat, la DNCG décide de rétrograder administrativement Bordeaux en seconde division à cause d'un déficit budgétaire[note 1]. Pendant cette année, Bixente découvre à 21 ans les joutes européennes en disputant six matchs en coupe UEFA où lui et ses coéquipiers vont jusqu'en huitième de finale perdu 7-0 score cumulé contre l'AS Roma, futur finaliste[2].

Même avec la descente en D2, le Basque ne quitte pas le navire girondin ce qui l'amène à être l'une des pièces maîtresses des Girondins. Pour la saison 1991-1992, il ne manque qu'une journée du championnat où lui et ses coéquipiers réussissent à retrouver l'élite en terminant en tête du groupe B, tout en ayant la meilleure défense avec 24 buts d'encaissés. Il inscrit un premier trophée à son palmarès suite à l'acquisition du titre de champion de France de D2 après la victoire contre le premier du groupe A, Valenciennes[2]. Il déclare en 2016 : « Cela a créé un véritable lien entre le club et moi. Le titre de champion de France de D2 est aussi important que les 22 ou 23 titres que j’ai remportés ensuite durant ma carrière »[3].

Remontée jusqu'à l'Europe (1992-1996)[modifier | modifier le code]

L'arrivée de Zidane et son entente avec Lizarazu participent aux bons résultats des Girondins.

La remontée en 1992 est le début d’un nouveau cycle avec l’arrivée de Zinédine Zidane aux Girondins. Une relation très forte dans le jeu existe Zidane, Dugarry et Lizarazu[3]. Le promu bordelais est la surprise du championnat 1992-1993 en arrachant une qualification européenne suite à sa quatrième position finale tout en ayant la meilleure défense avec seulement 25 buts d'encaissés. En parallèle du championnat, les Girondins atteignent les quarts de finale de la coupe de France qu'ils perdent 2-0 contre le PSG, futur vainqueur[2].

Les renforts permettent à Bordeaux de rééditer son exploit de l'année passée en terminant de nouveau quatrième. Pendant ce championnat 1993-1994 Bixente vit son exercice le plus abouti en terme d'efficacité avec neuf buts en 32 rencontres. Pour la seconde campagne européenne de sa carrière, Lizarazu atteint de nouveau les huitièmes de finale, perdu contre Karlsruher SC[2].

Pour la saison 1994-1995, le club bordelais termine sixième ex-aequo avec l'AS Monaco et une qualification pour la Coupe Intertoto 1995 à la clé. Les Girondins effectuent des parcours mitigés au sein des coupes puisqu'ils atteignent les quarts de finale de la coupe de France (perdu 2-0 après prolongations contre le RC Strasbourg, futur finaliste) et les seizièmes de finale de la coupe UEFA (perdu contre Katowice)[2].

Lors de la saison 1995-1996, avec beaucoup de défenseurs au sein de son effectif, le coach Slavoljub Muslin joue l'alternance entre tous ses joueurs défensifs ce qui amène Lizarazu à ne jouer qu'en championnat et en coupe d'Europe. Avec 40 matchs pour huit buts, il prend part à la saison 1995-1996 contrastée de son équipe[2]. Celle-ci débute la saison par la coupe Intertoto et se qualifie pour la Coupe UEFA 1995-1996. Les Bordelais se hisse jusqu'en finale, après avoir notamment éliminé le Milan AC lors du quart de finale retour dans un match resté dans les mémoires, et délaisse le championnat (16e). Pour la finale contre le Bayern Munich, son dernier match avec les Girondins, Lizarazu sort sur blessure après un tacle dangereux au genou d'Emil Kostadinov. En 2016, il déclare « J’ai joué toutes les plus grandes compétitions, et je les ai toutes gagnées, je ne peux pas me plaindre… mais s’il doit y avoir un regret dans ma carrière, c’est d’avoir perdu cette finale, car j’aurais aimé la gagner pour mon club. J’ai passé douze ans aux Girondins, j’y ai gagné un titre de D2, j’aurais aimé qu’il y ait ça en plus. On dit toujours "Il n’y a que la victoire qui compte", on ne se souvient pas du perdant »[3].

À la fin de cette saison 1995-1996, le Bayern se manifeste et David Dein, le vice-président d’Arsenal FC, le veut absolument aussi. Le club basque de l'Athletic Bilbao est aussi intéressé. « Bilbao est une bonne équipe, un bon club. Je suis frontalier, et la Liga espagnole est le championnat que j’ai toujours suivi. Quand j’étais jeune, j’allais plutôt à San Sebastian, parce que mon père était socio de la Real Sociedad (...). La Liga pour moi c’était le championnat naturel pour aller à l’étranger. Une façon "douce" de partir : c’est à cent kilomètres de chez moi »[3]. Avant de quitter la France, Bixente est élu trois fois meilleur arrière gauche du championnat de France sur les sept saisons où il évolue à ce niveau[2].

Courte expérience à l'Athletic Bilbao (1996-1997)[modifier | modifier le code]

Sa blessure et sa relation avec Luis Fernandez sont les raisons de sa seule saison à Bilbao.

Pendant l'été 1996, grâce à ses origines basques, Bixente Lizarazu choisit de rejoindre le championnat d'Espagne afin de s'engager en faveur de l'Athletic Bilbao où la tradition est de ne recruter que des joueurs basques. En débarquant à Bilbao, il devient le premier joueur basque non-espagnol à évoluer pour le club[8] tout en voulant franchir une nouvelle étape dans sa carrière afin d'être reconnu comme l'un des meilleurs défenseurs européens[2]. C'est l'entraîneur français Luis Fernandez, recruté la même année, qui fait appel à Bixente.

À Bilbao, il est victime d’une pubalgie[B 1] contractée à Bordeaux et mal soignée, avant de se faire opérer au bout de quatre mois. Pour la première blessure de sa carrière, amoindri physiquement, il est touché mentalement. Il se fait opérer, sa première partie de saison est tronquée. Par la suite, une mésentente avec son entraîneur Fernandez n'aide pas à son retour. Finalement, il ne totalise que 18 rencontres toutes compétitions confondues avec une bonne sixième position finale acquise par l'Athletic[2].

Il prend la décision de partir, pour rebondir, et signe au Bayern Munich. Il accepte l'offre que lui fait le Bayern, tout en sachant que peu de joueurs français ont jusque-là réussi à s'adapter en Bundesliga[2]. « Cela a constitué le meilleur choix de ma vie sportive. Je ne me suis jamais senti bien ni mentalement, ni physiquement à Bilbao: j’étais à 60 ou 70%, je n’ai pas pu m’exprimer »[3].

Niveau international au Bayern Munich (1997-2006)[modifier | modifier le code]

Un des meilleurs du monde (1997-2001)[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée en Bavière, Lizarazu s'adjuge la coupe de la Ligue aux dépens du VfB Stuttgart sur le score de 2-0. Mais, quelques mois plus tard, sa pubalgie est de retour ce qui l'amène à effectuer de nombreuses séances de kinésithérapie voire d’acupuncture pour faire disparaître la douleur. Finalement, pour sa première année munichoise, il totalise 25 matchs toutes compétitions confondues, finit vice-champion et remporte la seconde coupe nationale en battant en finale de la coupe d'Allemagne le MSV Duisbourg sur le score de 2-1. Il participe au parcours du Bayern en Ligue des champions jusqu'en quarts de finale, perdu 1-0 score cumulé contre le Borussia Dortmund[2].

Blessé, Lizarazu ne peut participer à la finale de C1 1999.

La saison 1998-1999 voit de nouveau Bixente être embêté par une nouvelle blessure contractée en mars 1999, rupture totale du ligament postérieur du genou gauche, ce qui l'empêche de participer à la finale de la Ligue des champions. Mais avec neuf matchs joués, il est l'un des artisans du parcours de son équipe. C'est comme spectateur, qu'il voit ses coéquipiers s'incliner 2-1 contre Manchester United. Mais avec ses 19 matchs pour deux buts en Bundesliga, il peut ajouter à son palmarès un titre de champion d'Allemagne, tout en ayant les meilleures défenses (28) et attaques (76), une nouvelle coupe de la Ligue conquise 4-0 contre le VfB Stuttgart avec une défaite en finale de coupe d'Allemagne aux tirs aux buts contre le Werder Brême[2].

En 1999-2000, le Bayern conserve son titre de champion grâce à une meilleure différence de buts sur le Bayer Leverkusen (+45 contre +38). Le club bavarois réalise le triplé avec les coupes de la Ligue en début de saison puis d'Allemagne conquises toutes deux contre le Werder Brême (respectivement 2-1 et 3-0). En Ligue des champions, le Bayern atteint les demi-finales, perdues 3-2 contre le Real Madrid CF, futur vainqueur[2].

Pour l'exercice 2000-2001, Munich remporte son troisième titre national consécutif avec un petit point d'avance sur Schalke 04. En début de saison, Lizarazu remporte aussi la coupe de la Ligue 5-1 contre Hertha Berlin. Le summum de la carrière de l'ancien de Bilbao est l'année 2001 avec l'acquisition de la Ligue des champions aux dépens de Valence CF (1-1, tab)[2].

Lent déclin avec des trophées (2001-2006)[modifier | modifier le code]

Pour la saison 2001-2002, suite à la victoire en C1, le Bayern remporte la coupe intercontinentale en venant à bout de Boca Juniors sur le score de 1-0 après prolongations. En Ligue des champions, le Bayern s'arrête en quart de finale, éliminé par le Real Madrid comme deux ans auparavant : 3-2 contre le futur vainqueur de l'épreuve[2].

En 2002-2003, le Bayern reconquiert le titre national ainsi que la coupe d'Allemagne contre Kaiserslautern (3-1). En Ligue des champions, Munich est éliminé dès la première phase de groupes suite à la quatrième position du Bayern dans le groupe G[2].

Pour l'exercice 2003-2004, le Bayern est vice-champion derrière le Werder et s'incline encore contre le Real Madrid en huitième de finale de C1 (2-1). En fin de saison, Lizarazu remporte la coupe de la Ligue 3-2 contre Werder Brême. À presque 35 ans, l'ancien Girondin refuse une prolongation de contrat[9] et décide pendant l'été 2004 de revenir en France afin de terminer sa carrière dans une équipe française dans le but d'apporter son expérience et choisit l'Olympique de Marseille[2].

Quand Bixente Lizarazu débarque à Marseille fin juillet 2004, il annonce qu'il « aime les défis », que « le challenge est excitant » et que du haut de ses 34 ans, il va « essayer d'encadrer les jeunes au même titre que les autres », et « tenter d'apporter une certaine assise à cette équipe »[9]. Il y trouve un effectif de qualité avec la présence de joueurs d'expérience et confirmés[B 2],[note 2] mais le début du championnat 2004-2005 est décevant à cause de résultats médiocres ce qui amène José Anigo a démissionner au mois de novembre. Philippe Troussier reprend les rênes de l'OM et n'utilise jamais Lizarazu et prend même ce dernier à parti afin de donner un électrochoc à l'équipe phocéenne[B 3]. Ce qui amène Lizarazu à quitter Marseille pendant la trêve hivernale[2],[9].

Pour oublier cette mésaventure marseillaise, il fait son retour en janvier 2005 au Bayern Munich. Il choisit le numéro 69 pour son retour en référence à son année de naissance, puisque son numéro 3 fétiche était déjà pris. Il dispute 19 matchs toutes compétitions confondues jusqu'à la fin de la saison. Ses statistiques lui permettent de rajouter à son palmarès un nouveau titre national et également une coupe d'Allemagne aux dépens de Schalke 04 sur le score de 2-1. Il participe aussi à la Ligue des Champions où le Bayern va jusqu'en quarts de finale perdus 6-5 score cumulé contre la Chelsea FC[2].

Lors de sa dernière saison, Lizarazu laisse progressivement la place à Philipp Lahm.

Du fait que le Français approche de ses 36 ans, les dirigeants du Bayern décident de faire revenir à Munich Philipp Lahm, ce qui amène l'entraîneur Félix Magath à alterner entre les deux latéraux. L'ancien Bordelais accumule 27 rencontres toutes compétitions confondues et prend part à un nouveau doublé coupe-championnat. Lizarazu est élu, lors de cette année-là, meilleur latéral gauche d'Allemagne. Pour la dernière campagne européenne de sa carrière, le Français et son équipe s'arrêtent aux huitièmes de finale perdus 5-2 score cumulé contre le Milan AC. Le film Merci beaucoup und au revoir retrace ses derniers mois au sein de l'équipe bavaroise[2].

Il annonce officiellement sa retraite le 30 avril 2006. En huit saisons et demi, Lizarazu remporte avec le Bayern six titres de champion d'Allemagne, une Ligue des champions (en 2001), une coupe du monde des clubs (Coupe intercontinentale), cinq Coupes d'Allemagne et cinq coupes de la Ligue. Dans une interview donnée à France Info le 3 novembre 2009, Lizarazu précise que « Le meilleur choix que j'ai fait, dans ma vie, c'est de partir au Bayern Munich »[10]. Ses sept ans de passés à Munich lui font connaître un niveau international du fait qu'il dispute la Ligue des Champions à chaque saison tout en jouant le haut du classement en Bundesliga, ce qui lui vaut d'étre élu trois fois comme le meilleur latéral du championnat allemand[2].

En équipe de France (1992-2004)[modifier | modifier le code]

Gérard Houllier intègre Lizarazu en Bleu en 1992.

Lizarazu découvre l'équipe de France en novembre 1992 lorsque Gérard Houllier le convoque pour un match contre la Finlande (victoire 2-1)[2],[6].

Du fait qu'il soit né dans le Pays basque, il est éligible pour jouer avec l'équipe du Pays basque de football. Bien que cette sélection ne soit pas officielle, elle réunit tous les Basques (français et espagnols). Le , le Pays basque affronte la Bolivie, devant 23 000 personnes, à Saint-Sébastien et remporte la rencontre 3-1. Titulaire, c'est son unique sélection avec le Pays basque.

Lizarazu met près de quatre années à s'imposer durablement chez les Bleus. Parfois utilisé comme joker au poste de milieu gauche et barré au poste d'arrière gauche par Éric Di Meco, Lizarazu ne devient titulaire à part entière en équipe de France qu'au cours de l'Euro 1996. Il est associé à Laurent Blanc, Marcel Desailly et Lilian Thuram. Pour sa première grande compétition internationale, il atteint les demi-finales perdues aux tirs aux buts contre la République Tchèque[2].

En arrivant au Bayern Munich en 1997, toujours gêné par sa pubalgie, Lizarazu voit la visite du sélectionneur depuis 1993, Aimé Jacquet. Bixente raconte : « Je suis passé du fond du trou au sommet du monde en six mois. Il est venu me voir à Munich et il m’a dit : "Fais tout ce qu’il faut en termes de soins, de récupération, d’entraînement, reviens à 100% et tu seras mon arrière gauche »[11].

Lors de la Coupe du monde 1998, on le voit surtout lors du début de la compétition pour ses incessantes montées côté gauche et sa débauche d'énergie. Buteur et passeur devant l'Arabie saoudite, le Basque s'éteint quelque peu au fil de la compétition, éprouvant certaines difficultés à conserver la même tonicité. Mais sa rage de vaincre est un élément prépondérant du succès français[12].

Lizarazu devient l'un des piliers de la meilleure défense du monde des années 1998 à 2000. Grâce à sa parfaite entente avec Zinédine Zidane sur le côté gauche, son apport offensif se montre également très précieux. Avec les Bleus, Bixente Lizarazu remporte la Coupe du monde 1998 et le championnat d'Europe des nations 2000. Selon le livre Sciences Sociales Football Club, le nombre de bébés prénommés Bixente (de même que le nombre de bébés prénommés Zinédine et Lillian) a explosé après la Coupe du monde 1998, ce qui illustre l'impact de la victoire de France 98 sur la société française[13].

Lors de la saison 2001-2002, il devient le deuxième joueur français de l'histoire (après Didier Deschamps) à être tenant des titres mondiaux et européens, aussi bien en club (Champion's League 2001 et Coupe intercontinentale 2001 avec le Bayern de Munich) qu'en sélection nationale (Coupe du monde 1998 et Euro 2000).

Bixente Lizarazu prend sa retraite internationale à l'issue de l'Euro 2004, à la suite d'une élimination en quart de finale contre la Grèce[14]. Au cours de ce match, Lizarazu se fait surprendre par Theódoros Zagorákis sur son côté gauche. Le joueur grec effectue alors une passe décisive pour Ángelos Charistéas, qui inscrit le seul but de la rencontre et élimine l'équipe de France de la compétition[15]. Il connaît donc 97 sélections pour deux buts marqués[2].

Reconversion dans les médias (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore footballeur professionnel en activité, Étienne Mougeotte, directeur d'antenne de TF1, le sollicite pour qu'il vienne sur la chaîne privée à l'issue de sa carrière. Par la suite, Michel Denisot puis Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal+, le sonde également pour entrevoir une reconversion à la télévision. En 2006, après avoir pris sa retraite en mai, il signe dans la foulée un contrat de trois ans avec Canal+. À la suite de l'acquisition tardive des droits de diffusion des matchs de la Coupe du monde 2006, il devient consultant pour la chaîne cryptée. En 2008, il est consultant pour la première saison du Canal Football Club, nouvelle émission de football dominicale consacrée à la Ligue 1.

En 2009, il quitte Canal+ à la suite d'un désaccord et rejoint TF1[16]. L'ancien champion du monde commente alors seulement les matchs de Ligue des champions aux côtés de Christian Jeanpierre et de Jean-Michel Larqué. Ses débuts ont lieu lors du match Marseille-Milan AC le [17]. Il est présent en Afrique du Sud lors du Mondial 2010 réagissant après les matchs sur un plateau. Il donne ainsi son avis sur la débâcle de l'équipe de France et analyse pour les téléspectateurs les causes de ce fiasco. Après le départ de la chaîne de Jean-Michel Larqué en , il est nommé pour remplacer définitivement ce dernier en qualité de consultant[18],[19]. Il épaule désormais Christian Jeanpierre aux commentaires avec parfois Arsène Wenger pour les matchs de l'équipe de France et de Ligue des champions. Il intervient également régulièrement dans l'émission Téléfoot sur TF1.

À l'occasion de l'Euro 2008, il devient consultant sur RTL. Depuis septembre 2009, il y anime le Club Liza chaque lundi entre 20 heures et 21 heures[20]. Depuis septembre 2014, le Club Liza a désormais lieu le dimanche, toujours de 20h à 21h.

Depuis septembre 2006, il est aussi le spécialiste de l'Équipe de France de football pour le journal L'Équipe et rédige régulièrement des chroniques consacrées aux Bleus[21].

En avril 2007, il publie sa biographie écrite en collaboration avec Arnaud Ramsay et Jacques Bungert, Bixente, aux éditions Grasset. En mai 2007, Nathalie Cuman réalise un documentaire retraçant les cent derniers jours de sa carrière de footballeur au Bayern Munich.

Il reçoit le Mag d'Or 2011 du meilleur binôme de commentateurs de football, décerné par L'Équipe magazine, pour son duo avec Christian Jeanpierre, ainsi que de l'expert football le plus incisif[22].

En mai 2012 obtient un petit rôle dans le Capital de Costa Gravas.

En octobre 2013, il produit et réalise le premier épisode de sa série de documentaires Frères de sport, qui se penche sur des activités diverses telles que le surf, le ski ou les arts martiaux brésiliens. Dans ces documentaires , Bixente Lizarazu part à la rencontre d’un sportif emblématique de son sport, au cœur des lieux qui en font sa légende. En totale immersion, il vit au rythme de ces personnages hors du commun, se plonge dans leur discipline et partage des instants intimes de leur quotidien[23].

Style de joueur : arrière gauche offensif[modifier | modifier le code]

Avec Zé Roberto, Lizarazu forme l'aile gauche de l'équipe bavaroise pendant des années.

Pur gaucher, Bixente Lizarazu commence sa carrière professionnelle sur l'aile gauche après avoir effectué sa formation au poste d’attaquant. Il débute finalement comme milieu offensif en première division, lancé par Aimé Jacquet. À ses débuts, il est un joueur très fougueux allant souvent au contact. Un changement s'opère lorsque Didier Couécou, successeur de Jacquet, lui demande de reculer d'un cran. L'entraîneur lui propose alors d'évoluer arrière gauche avec une vocation offensive. Éprouvant rapidement du plaisir à ce poste, il utilise ses qualités de contre-attaquant. Progressivement, il devient un arrière gauche offensif créant le surnombre, débordant, centrant et marquant parfois des buts. Il doit alors tenir deux rôles : apporter du renfort en attaque et protéger son camp. Au fil de sa carrière, Lizarazu s'étoffe physiquement, peaufine son agressivité, sa rigueur, son énergie, ainsi que sa discipline[7].

Bixente Lizarazu possède la technique classique et traditionnelle d'un gaucher. Un avantage mais aussi un inconvénient, avec un pied gauche très fort mais un pied droit beaucoup moins performant. Ancien attaquant reconverti défenseur, le Munichois d'adoption sait se montrer efficace en un-contre-un en phase offensive. Adepte du jeu court, il sait aussi être un très bon appui pour son milieu gaucher. Malgré sa petite taille, il fait preuve d'un bon jeu de tête grâce à un bon timing et une volonté sans faille[24].

Formé à l'école des frontons de pelote basque, Bixente se montre souvent bondissant tant dans ses interventions que dans ses prises d'appui. Des qualités qui lui permettent d'être performant sur quinze-vingt mètres. Conséquence de sa grosse tonicité, des blessures bénignes l'obligent à s'arrêter de temps en temps. Dans son couloir gauche, Lizarazu a un rendement défensif optimal. Sérieux et rigoureux dans son marquage et son placement, plutôt altruiste et respectueux des consignes, il offre un vrai gage de sécurité mais sait aussi prendre l'espace s'il se libère sur son couloir gauche. En outre, il possède une agressivité naturelle, une motivation permanente qu'il sait canaliser. Champion du monde et d'Europe en club comme en sélection, Bixente est un formidable compétiteur. Un gagneur à fort tempérament, un meneur qui ne connaît aucun problème d'intégration[24].

Sur le côté gauche, il forme un duo avec le joueur placé juste devant lui. Profitant de ses appels incessants, Jesper Olsen ou Zinédine Zidane à Bordeaux et Zé Roberto au Bayern Munich peuvent servir plusieurs fois le Basque afin d'amener le danger dans le camp adverse. Il forme une défense très efficace en équipe de France avec Lilian Thuram (son pendant à droite), Laurent Blanc et Marcel Desailly. En effet, les Bleus ne perdent jamais lorsque les quatre défenseurs sont alignés ensemble.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Détails par saison[modifier | modifier le code]

Statistiques de Bixente Lizarazu au 30 juin 2006[25]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe de l'UEFA Coupe intercontinentale Drapeau : France France Total
Division M B M B C M B M B M B M B M B
1988-1989 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 16 - 1 - - - - - - - - - - 17 0
1989-1990 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 38 2 4 - - - - - - - - - - 42 2
1990-1991 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 35 2 1 - C3 6 - - - - - - - 42 2
1991-1992 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D2 33 - 5 - - - - - - - - - - 38 0
1992-1993 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 36 4 3 - - - - - - - - 4 - 43 4
1993-1994 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 32 9 3 - C3 6 - - - - - 5 - 46 9
1994-1995 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 33 2 3 1 C3 4 - - - - - 3 - 43 3
1995-1996 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 23 3 - - C3 17 5 - - - - 13 1 53 9
Sous-total 246 22 20 1 - 33 5 0 0 0 0 25 1 324 29
1996-1997 Drapeau de l'Espagne Athletic Bilbao Liga 16 - 2 - - - - - - - - 5 - 23 0
1997-1998 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 18 - 5 - C1 2 - - - - - 9 1 34 1
1998-1999 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 19 2 5 1 C1 9 - - - - - 6 - 39 3
1999-2000 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 22 1 1 - C1 10 - - - - - 13 - 46 1
2000-2001 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 16 - 1 - C1 10 - - - - - 11 - 38 0
2001-2002 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 25 1 1 - C1 12 - 1 - 1 - 9 - 49 1
2002-2003 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 26 2 5 - C1 3 - - - - - 7 - 41 2
2003-2004 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 26 1 1 - C1 8 - - - - - 12 - 47 1
2004-2005 Drapeau de la France Olympique de Marseille Ligue 1 14 - 1 - - - - - - - - - - 15 0
2005 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 13 - 2 - C1 4 - - - - - - - 19 0
2005-2006 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 18 - 3 - C1 6 - - - - - - - 27 0
Sous-total 183 7 24 1 - 64 0 1 0 1 0 72 1 345 9
Total sur la carrière 459 29 47 2 - 97 5 1 0 1 0 97 2 702 38

Buts internationaux[modifier | modifier le code]

no  Date Sélection Lieu Adversaire Évolution du score Minute Résultat final Compétit
1 17e Stade Michel-d'Ornano, Caen (France) Drapeau : Israël Israël 2-0 89e 2-0 Éliminatoires Euro 1996
2 35e Stade de France, Saint-Denis (France) Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite 4-0 85e 4-0 Coupe du monde 1998

Palmarès[modifier | modifier le code]

Bixente Lizarazu dispute son premier match professionnel en Division 1 le lors d'un match opposant le SM Caen aux Girondins de Bordeaux[6]. En 1992, il est sacré Champion de France D2 avec Bordeaux. Trois ans plus tard, il remporte la Coupe Intertoto en 1995[note 3]. Cette victoire leur permet de se qualifier en coupe UEFA, compétition dans laquelle ils seront finalistes en 1996. Avec le Bayern Munich, il est sacré six fois champion d'Allemagne en 1999, 2000, 2001, 2003, 2005 et 2006. Avec ce même club, il réalise notamment le doublé[note 4] à quatre reprises en remportant la Coupe d'Allemagne en 1998, 2000, 2003, 2005 et 2006. Il accroche aussi à son palmarès cinq coupes de la Ligue allemande en 1997, 1998, 1999, 2000 et 2004. Sur le plan international, Bixente Lizarazu remporte la Ligue des champions en 2001 ainsi que la Coupe intercontinentale la même année. Enfin, il est finaliste de la Supercoupe de l'UEFA également en 2001.

Avec l'équipe de France, Lizarazu totalise 97 sélections dont un capitanat et 2 buts entre 1992 et 2004. Il a connu quatre sélectionneurs : Gérard Houllier, Aimé Jacquet, Roger Lemerre et enfin Jacques Santini. En sélection, il remporte des tournois mineurs comme la Coupe Kirin en 1994 ou le Tournoi Hassan II en 1998 et 2000. Il fait partie de la génération dorée de l'équipe de France : il remporte consécutivement la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 puis la Coupe des confédérations 2001 et 2003. Il met fin à sa carrière internationale à l'issue de l'Euro 2004[14].

Individuellement, Bixente Lizarazu est élu trois fois meilleur arrière gauche du championnat de France et quatre fois meilleur arrière latéral du championnat d'Allemagne. En 2001, il est désigné meilleur arrière gauche du monde par l'UEFA et le journal L’Équipe face à Paolo Maldini et Roberto Carlos et se classe 11e au Ballon d'or. Le , il est membre de la sélection mondiale FIFA opposée au Real Madrid, lors des manifestations du centenaire du club merengue (3-3). En septembre 1998, à la suite du sacre mondial, il est fait chevalier de la Légion d'honneur comme tous ses autres coéquipiers champions du monde par Jacques Chirac[26]. En 2007, il reçoit le prix Guy Wildenstein (aujourd'hui prix Marie-Christine Ubald-Bocquet) de l'Académie des sports[27]. Et en 2011, il figure dans l’équipe type spéciale 20 ans des Trophées UNFP.

En équipe de France Compétitions internationales Compétitions nationales

En dehors du football[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

Passionné de surf, de voile et de plongée sous-marine, Lizarazu est sensibilisé par l'avenir en danger de l'océan. Depuis 1990, il est membre de la Surfrider Foundation pour la protection des littoraux et des océans.

Il crée en 2003, à la suite de la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier Prestige, l'association Liza pour une mer en bleu qui œuvre pour la protection de l'environnement et du littoral. Le point de départ de cette association est un match au Stade Chaban-Delmas à Bordeaux avec l'équipe de France 1998, dont tous les bénéfices sont reversés à l'association. À ce titre, il participe chaque année à différentes opérations dont les initiatives océanes en partenariat avec Surfrider Foundation (journées d'action pour nettoyer les plages organisée par la Surfrider Foundation) ou l'odyssée du flocon à la vague.

Reconverti au jiu-jitsu brésilien, il devient en 2009 champion d'Europe des vétérans ceintures bleues, niveau 1 poids léger[28]. En 2010, il finit 3e en ceinture violette.

En 2011, il commence une formation en communication, relations publiques et sport (COREPUS) à l'université de Reims[29]. En juin 2013, il obtient son Master (Bac+5) avec mention bien.

Bixente Lizarazu est parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA)[30].

Le 11 mai 2013, il se rend à l'Allianz Arena afin de célébrer le 23e titre de champion d'Allemagne du Bayern Munich, son ancien club après le match contre le FC Augsbourg. Il est parmi les 22 représentants des 22 derniers titres de champions d'Allemagne, Bixente étant le représentant du titre conquis en 2000.

Il représente la marque de cosmétique Biotherm Homme.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est en couple avec Claire Keim avec qui il a une fille.

Bien que son prénom de naissance soit « Bixente », les autorités administratives l'enregistrent avec le prénom « Vincent »[31] (équivalent en français de « Bixente » qui est un nom basque). En 1996, Lizarazu obtient, à force de procédures judiciaires, le droit de s'appeler « Bixente », qui devient son prénom officiel sur sa carte d'identité[3],[31]. Par ailleurs, son nom de famille est aussi basque : sa graphie actuelle est une francisation du nom originel Lizaratzu [liˈaraˌtu][32].

Lizarazu a été le compagnon de la chanteuse Elsa à compter de 1999.

En , Bixente Lizarazu reçoit une lettre au domicile de ses parents. Elle contient des menaces de mort de l'Euskadi ta Askatasuna (ETA) qui lui demande de payer l'« impôt révolutionnaire », reprochant à Lizarazu d'avoir pris les couleurs d'un « pays ennemi », la France. Rapidement diffusée dans les journaux, cette affaire remonte jusqu'au Premier ministre, Lionel Jospin, qui juge la lettre « absurde dans ses motivations et dans ses fondements » et apporte son soutien à Bixente Lizarazu[B 4]. Ce dernier porte plainte et amène la section antiterroriste du parquet de Paris, la Direction nationale de l'antiterrorisme et le Service régional de police judiciaire de Bayonne à se saisir de l'enquête. À la suite des menaces, Lizarazu est protégé par deux gardes du corps délégués par l’État[B 5]. Il reprend sa liberté au bout d'un an après avoir eu le choix d'arrêter ou de poursuivre sa protection[B 6].

Depuis , Bixente est en couple avec l'actrice Claire Keim, avec qui il a eu une fille prénommée Uhaina (« la vague » en basque), née en . Il est aussi le père d'un garçon prénommé Tximista (« l'éclair » en basque), né en 1995 d'une précédente union[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Girondins sont relégués en raison d’un déficit budgétaire de 45 millions de francs.
  2. Tels que Fabien Barthez, Habib Beye, Demetrius Ferreira, Frédéric Déhu, Sylvain N'Diaye, Laurent Battles, Bruno Cheyrou, Benoît Pedretti, Fabrice Fiorèse, Peguy Luyindula et Steve Marlet.
  3. Il n'y a pas eu réellement de finale, les vainqueurs des demi-finales, les Girondins et le Racing Club de Strasbourg, étant directement qualifiés pour la Coupe UEFA 1995-1996.
  4. Un doublé est réalisé lorsqu'on remporte le championnat et la coupe nationale la même année.

Références extraites de l’autobiographie Bixente[modifier | modifier le code]

  1. Lizarazu 2007, p. 74-75.
  2. Lizarazu 2007, p. 175-176.
  3. Lizarazu 2007, chapitre 27.
  4. Lizarazu 2007, p. 125.
  5. Lizarazu 2007, p. 128.
  6. Lizarazu 2007, p. 132.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. « Au football, le talent peut compenser la taille », sur lemonde.fr
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab et ac « Bixente Lizarazu », sur kurbos.skyrock.com, (consulté le 16 juin 2017)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Bixente Lizarazu : « J’ai fait partie des premiers arrières latéraux modernes » », sur cahiersdufootball.net, (consulté le 16 juin 2017)
  4. a, b et c « Bixente Lizarazu », Onze Mondial,‎ , p. 68-69
  5. « Section Sport-Etudes, joueurs passés par la section », sur webetab.ac-bordeaux.fr
  6. a, b et c Bixente Lizarazu sur le site de L'Équipe.
  7. a et b « Portrait, les hommes d'Aimé : Bixente Lizarazu », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 31 (ISSN 0995-6921)
  8. « Lizarazu, le Basque qui veut jouer au pays », sur liberation.fr
  9. a, b et c « Marseille : Evra, ça rappelle un peu Liza », sur lequipe.fr, (consulté le 20 juin 2017)
  10. « Interview de B. Lizarazu », sur france-info.com,
  11. « Lizarazu sur Aimé Jacquet : «J’étais prêt à me péter la jambe pour lui» », sur sport24.lefigaro.fr, (consulté le 20 juin 2017)
  12. « Champions du monde : Bixente Lizarazu », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 22 (ISSN 0995-6921)
  13. « Comment les Zinédine et Bixente ont peuplé les maternités après la Coupe du monde », L'Équipe,‎ (lire en ligne)
  14. a et b « Fiche de Bixente Lizarazu », sur fff.fr (consulté le 6 janvier 2013)
  15. « Une seule erreur a suffi », La Depêche du Midi,‎ (lire en ligne)
  16. « Lizarazu rejoint TF1 », sur le site de TF1.
  17. [1].
  18. « Bixente Lizarazu succède à Jean-Michel Larqué », sur tf1.fr
  19. [2].
  20. « Le Club Liza », sur rtl.fr
  21. « La chronique de Bixente Lizarazu », sur lequipe.fr
  22. « Mag d’Or de l'Equipe Mag, le palmarès », sur brl-tv.blog.leparisien.fr, (consulté le 6 mars 2017)
  23. « Frères de sport », sur leblogtvnews.com
  24. a et b Jean-Michel Larqué, « Face à face : Lizarazu-Roberto Carlos », Onze Mondial, no 156,‎ , p. 66 (ISSN 0995-6921)
  25. « Statistiques de Bixente Lizarazu », sur footballdatabase.eu
  26. Décret du 24 juillet 1998 portant nomination à titre exceptionnel
  27. « Prix Marie-Christine Ubald-Bocquet », sur academie-sports.com (consulté le 6 janvier 2013)
  28. « Résultats de jiu-jitsu brésilien », sur ibjjf.org
  29. « « Liza » capitaine de promo », L'Union,‎ (lire en ligne)
  30. « Association ELA - Bixente Lizarazu », sur ela-asso.com
  31. a et b Interview de B. Lizarazu menée le 3 novembre 2009 par Philippe Vandel pour France Info, partie 2.
  32. (eu) « Euskal deiturak (p. 95) », sur euskaltzaindia.eus, (consulté le 16 juin 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]