Bixente Lizarazu

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Bixente Lizarazu
Bixente Lizarazu.jpg
Bixente Lizarazu en 2011.
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (46 ans)
Lieu Saint-Jean-de-Luz (France)
Taille 1,69 m (5 7)
Période pro. 1988 - 2006
Poste Latéral gauche
Pied fort Gauche
Parcours junior
Saisons Club
1977-1984 Drapeau : France Églantins d'Hendaye
1984-1988 Drapeau : France Girondins de Bordeaux
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1988-1996 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 299 (28)
1996-1997 Drapeau : Espagne Athletic Bilbao 018 0(0)
1997-2004 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 227 0(8)
2004-2005 Drapeau : France Olympique de Marseille 015 0(0)
2005-2006 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 046 0(0)
Total 605 (41)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1992-2004 Drapeau : France France 097 0(2)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 18 décembre 2015

Bixente Lizarazu [biˈʃente liˈaraˌu], né le à Saint-Jean-de-Luz, est un footballeur international français évoluant au poste de défenseur gauche de la fin des années 1980 jusqu'au milieu des années 2000.

Lizarazu remporte la Coupe du monde 1998 organisée en France ainsi que le Championnat d'Europe 2000. En 2001, il remporte la Ligue des Champions et la Coupe intercontinentale avec le Bayern Munich.

Il se reconvertit dans les médias comme spécialiste football dans différents domaines : animateur de radio, commentateur de matches à la télévision[1] et chroniqueur dans la presse écrite[2]. Il est également producteur/réalisateur de documentaires. Animant sa propre émission radio sur RTL, Le Club Liza[3], il est depuis le , commentateur football pour TF1[4]. Il est le compagnon de l'actrice et chanteuse Claire Keim.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une jeunesse basque[modifier | modifier le code]

Bien que son prénom de naissance soit « Bixente », les autorités administratives l'enregistreront avec le prénom « Vincent »[5] (équivalent en français de « Bixente » qui est un nom basque). En 1996, Lizarazu obtient, à force de procédures judiciaires, le droit de s'appeler « Bixente », qui deviendra dès lors son prénom officiel sur sa carte d'identité[5]. Par ailleurs, son nom de famille est aussi basque : sa graphie actuelle est une francisation du nom originel Lizaratzu [liˈaraˌtu] [6].

À Hendaye, dans le Pays basque, le jeune Lizarazu profite de l'océan pour pratiquer le surf et jouer au football aux Églantins de Hendaye. Ses résultats font que le Football Club des Girondins de Bordeaux contacte ses parents pour le faire signer. Il hésite alors entre le sport-étude football ou tennis. Ses parents refusent dans un premier temps avant de le laisser partir à 14 ans pour rejoindre la section-études de Mérignac[7] seconde et le centre de formation des Girondins.

Arrivée au centre de formation de Bordeaux (1984-1988)[modifier | modifier le code]

Bixente Lizarazu rejoint les Girondins de Bordeaux en cadet première année (quinze ans). Il ne joue qu'en équipe réserve au poste d'attaquant. Ce n'est qu'au cours de seconde année cadet qu'il est parfois remplaçant en équipe première de cadets nationaux. En première année juniors, il joue en Division d'Honneur, et l'année d'après, en troisième division. Lors de la saison 1988-1989, il est intégré au groupe professionnel par Aimé Jacquet puis Didier Couécou[8].

Lizarazu ne s'enferme pas dans la carrière de footballeur. Il poursuit aussi ses études jusqu'au Bac au lycée de Mérignac où il obtient un bac D[9]. Il entre ensuite à l'université (UEREPS de Bordeaux), puis passe son DEUG et une licence STAPS, qui doit le préparer au professorat d'éducation physique[8].

Professionnel puis capitaine des Girondins (1988-1996)[modifier | modifier le code]

Fin 1988, Aimé Jacquet le prend comme remplaçant pour un déplacement à Caen, où il entre en cours de jeu, puis le titularise après la trêve hivernale à Sochaux[8]. Avec les Girondins, il connaît la relégation en deuxième division en 1991 pour des raisons financières. Il participe également au titre de champion de France de D2 et à la remontée en D1 en 1992.

Du fait qu'il soit né dans le Pays basque, il est éligible pour jouer avec l'équipe du Pays basque de football. Bien que cette sélection ne soit pas officielle, elle réunit tous les Basques (français et espagnols). Le , le Pays basque affronte la Bolivie, devant 23 000 personnes, à Saint-Sébastien et remporte la rencontre 3-1. Titulaire, c'est son unique sélection avec le Pays basque.

Progressant régulièrement dans l'équipe girondine et portant même le brassard de capitaine, il parvient avec entre autres Christophe Dugarry et Zinédine Zidane en finale de la Coupe UEFA 1996 - après être pourtant passé par la Coupe Intertoto et surtout après avoir éliminé le Milan AC lors du quart de finale retour lors d'un match resté dans les mémoires puisque, après avoir perdu le match aller 2-0 à Milan, les Girondins gagnent 3-0 au retour dans un Parc Lescure en transe. Les Girondins s'inclinent en finale face au Bayern de Munich, qui le remarque à cette occasion. Lizarazu manque une bonne partie du match retour à la suite d'un coup reçu sur le genou par Emil Kostadinov[10].

Courte expérience à l'Athletic Bilbao (1996-1997)[modifier | modifier le code]

À la fin de la saison 1995-96, Lizarazu quitte les Girondins de Bordeaux pour rejoindre l'Athletic Bilbao, club de Liga espagnole. À Bilbao, l'identité basque est forte : la tradition de la Cantera incite à ne recruter que des joueurs basques.

Bixente Lizarazu devient le premier joueur basque non espagnol à jouer à l'Athletic Bilbao[11].

C'est l'entraîneur français Luis Fernandez, recruté la même année, qui fait appel à Bixente Lizarazu. Cette première expérience en dehors de la France lui fait passer un cap suffisamment important pour être reconnu comme un des meilleurs défenseurs européens[réf. nécessaire]. Malgré tout, il ne parvient pas à s'entendre avec Luis Fernandez et sa saison est gâchée par une pubalgie[B 1].

Niveau international au Bayern Munich (1997-2004)[modifier | modifier le code]

Il est recruté l'année suivante par le Bayern Munich. Lizarazu rejoint l'Allemagne, un pays où très peu de joueurs français ont su s'adapter, et s'illustre brillamment sur le terrain. Dans une interview donnée à France Info le 3 novembre 2009[12], Lizarazu précise « Le meilleur choix que j'ai fait, dans ma vie, c'est de partir au Bayern Munich.

En huit saisons et demi, Lizarazu remporte avec le Bayern six titres de champion d'Allemagne, une Ligue des champions (en 2001), une coupe du monde des clubs (Coupe intercontinentale), cinq Coupes d'Allemagne et cinq coupes de la Ligue.

En équipe de France (1992-2004)[modifier | modifier le code]

Appelé en sélection nationale à l'automne 1992 par Gérard Houllier, Lizarazu met près de quatre années à s'imposer durablement chez les Bleus. Parfois utilisé comme joker au poste de milieu gauche, poste qui n'est pas vraiment le sien, barré au poste d'arrière gauche par Éric Di Meco à partir de 1994, Lizarazu ne devient titulaire à part entière en équipe de France qu'au cours de l'Euro 1996.

Lors de la Coupe du monde 1998, on le voit surtout lors du début de la compétition pour ses incessantes montées côté gauche et sa débauche d'énergie. Buteur et passeur devant l'Arabie saoudite, le Basque s'éteint quelque peu au fil de la compétition, éprouvant certaines difficultés à conserver la même tonicité. Mais sa rage de vaincre est un élément prépondérant du succès français[13].

Associé à Blanc, Desailly et Thuram, Lizarazu devient l'un des piliers de la meilleure défense du monde des années 1998 à 2000. Grâce à sa parfaite entente avec Zinédine Zidane sur le côté gauche, son apport offensif se montre également très précieux. Avec les Bleus, Bixente Lizarazu remporte la Coupe du monde 1998 et le championnat d'Europe des nations 2000. Selon le livre Sciences Sociales Football Club, le nombre de bébés prénommés Bixente (de même que le nombre de bébés prénommés Zinédine et Lillian) a explosé après la Coupe du monde 1998, ce qui illustre l'impact de la victoire de France 98 sur la société française.

Lors de la saison 2001-2002, il devient le deuxième joueur français de l'histoire (après Didier Deschamps) à être tenant des titres mondiaux et européens, aussi bien en club (Champion's League 2001 et Coupe intercontinentale 2001 avec le Bayern de Munich) qu'en sélection nationale (Coupe du monde 1998 et Euro 2000).

Bixente Lizarazu prend sa retraite internationale à l'issue de l'Euro 2004, à la suite d'une élimination en quart de finale contre la Grèce. Au cours de ce match, Lizarazu se fait surprendre par Theódoros Zagorákis sur son côté gauche. Le joueur grec effectue alors une passe décisive pour Ángelos Charistéas, qui inscrit le seul but de la rencontre et élimine l'équipe de France de la compétition[14].

Pige à Marseille puis fin au Bayern (2004-2006)[modifier | modifier le code]

En juin 2004, Lizarazu revient en France avec l'intention de terminer sa carrière dans un club français auquel il apporterait son expérience. Il choisit l'Olympique de Marseille, qui cherche à créer une équipe ambitieuse[B 2].

L'expérience tourne court au bout de cinq mois après des résultats décevants et des rapports difficiles avec l'entraîneur Philippe Troussier[B 3]. En effet, ce dernier le prend à partie pour administrer un électrochoc à l'équipe. Cette technique psychologique ne porte pas ses fruits et conduit le Basque à quitter l'Olympique de Marseille.

Le Bayern Munich le rappelle en janvier 2005. Il remporte à cette occasion un nouveau titre de champion d'Allemagne (saison 2005/2006) et réalise une excellente deuxième partie de saison en étant élu meilleur arrière gauche d'Allemagne. Il annonce officiellement sa retraite le 30 avril 2006. Le film Merci beaucoup und au revoir retrace ses derniers mois au sein de l'équipe bavaroise.

Lors du dernier match de Lizarazu, un journaliste demanda à Mehmet Scholl quel souvenir de Bixente Lizarazu l'aura le plus marqué. Il répondit : « Le jour où il osa mettre une claque à Lothar Matthäus », alors la star de l'équipe du Bayern[B 4].

Reconversion dans les médias (depuis 2006)[modifier | modifier le code]

Alors qu'il est encore footballeur professionnel en activité, Étienne Mougeotte, directeur d'antenne de TF1, le sollicite pour qu'il vienne sur la chaîne privée à l'issue de sa carrière. Par la suite, Michel Denisot puis Alexandre Bompard, directeur des sports de Canal+, le sonde également pour entrevoir une reconversion à la télévision. En 2006, après avoir pris sa retraite en mai, il signe dans la foulée un contrat de trois ans avec Canal+. À la suite de l'acquisition tardive des droits de diffusion des matchs de la Coupe du monde 2006, il devient consultant pour la chaîne cryptée. En 2008, il est consultant pour la première saison du Canal Football Club, nouvelle émission de football dominicale consacrée à la Ligue 1.

En 2009, il quitte Canal+ à la suite d'un désaccord et rejoint TF1[4]. L'ancien champion du monde commente alors seulement les matchs de Ligue des champions aux côtés de Christian Jeanpierre et de Jean-Michel Larqué. Ses débuts ont lieu lors du match Marseille-Milan AC le [15]. Il est présent en Afrique du Sud lors du Mondial 2010 réagissant après les matchs sur un plateau. Il donne ainsi son avis sur la débâcle de l'équipe de France et analyse pour les téléspectateurs les causes de ce fiasco.

Après le départ de la chaîne de Jean-Michel Larqué en juillet 2010, il est nommé pour remplacer définitivement ce dernier en qualité de consultant[16]. Il épaule désormais Christian Jeanpierre aux commentaires avec parfois Arsène Wenger pour les matchs de l'équipe de France et de Ligue des champions.

Il intervient également régulièrement dans l'émission Téléfoot sur TF1.

À l'occasion de l'Euro 2008, il devient consultant sur RTL. Depuis septembre 2009, il y anime le Club Liza chaque lundi entre 20 heures et 21 heures[17]. Depuis septembre 2014, le Club Liza a désormais lieu le dimanche, toujours de 20h à 21h.

Depuis septembre 2006, il est aussi le spécialiste de l'Équipe de France de football pour le journal L'Équipe et rédige régulièrement des chroniques consacrées aux Bleus.

En avril 2007, il publie sa biographie écrite en collaboration avec Arnaud Ramsay et Jacques Bungert, Bixente, aux éditions Grasset.

En mai 2007, Nathalie Cuman réalise un documentaire retraçant les cent derniers jours de sa carrière de footballeur au Bayern de Munich.

En octobre 2013, il produit et réalise le premier épisode de sa série de documentaires Frères de sport, qui se penche sur des activités diverses telles que le surf, le ski ou les arts martiaux brésiliens. Dans ces documentaires , Bixente Lizarazu part à la rencontre d’un sportif emblématique de son sport, au cœur des lieux qui en font sa légende. En totale immersion, il vit au rythme de ces personnages hors du commun, se plonge dans leur discipline et partage des instants intimes de leur quotidien[18].

Pendant la Coupe du monde 2014 au Brésil, il est au côté de Christian Jeanpierre et d'Arsène Wenger pour commenter tous les matchs de l'Équipe de France ainsi que la finale Allemagne-Argentine le 13 juillet 2014 que l'Allemagne gagne 1-0 après prolongation sur un but de Götze.

Style de joueur : arrière gauche offensif[modifier | modifier le code]

Pur gaucher, Bixente Lizarazu commence sa carrière professionnelle sur l'aile gauche après avoir effectué sa formation au poste d’attaquant. Il débute finalement comme milieu offensif en première division lancé par Aimé Jacquet. À ses débuts, il est un joueur très fougueux allant souvent au contact. Un changement s'opère lorsque Didier Couécou, successeur de Jacquet, lui demande de reculer d'un cran. L'entraîneur lui propose alors d'évoluer arrière gauche avec une vocation offensive. Éprouvant rapidement du plaisir à ce poste, il utilise ses qualités de contre-attaquant. Progressivement, il devient un arrière gauche offensif créant le surnombre, débordant, centrant et marquant parfois des buts. Il doit alors tenir deux rôles : apporter du renfort en attaque et protéger son camp. Au fil de sa carrière, Lizarazu s'étoffe physiquement, peaufine son agressivité, sa rigueur, son énergie, ainsi que sa discipline[19].

Bixente Lizarazu possède la technique classique et traditionnelle d'un gaucher. Un avantage mais aussi un inconvénient, avec un pied gauche très fort mais un pied droit beaucoup moins performant. Ancien attaquant reconverti défenseur, le Munichois d'adoption sait se montrer efficace en un-contre-un en phase offensive. Adepte du jeu court, il sait aussi être un très bon appui pour son milieu gaucher. Malgré sa petite taille, il fait preuve d'un bon jeu de tête grâce à un bon timing et une volonté sans faille[20].

Formé à l'école des frontons de pelote basque, Bixente se montre souvent bondissant tant dans ses interventions que dans ses prises d'appui. Des qualités qui lui permettent d'être performant sur quinze-vingt mètres. Conséquence de sa grosse tonicité, des blessures bénignes l'obligent à s'arrêter de temps en temps. Dans son couloir gauche, Lizarazu a un rendement défensif optimal. Sérieux et rigoureux dans son marquage et son placement, plutôt altruiste et respectueux des consignes, il offre un vrai gage de sécurité mais sait aussi prendre l'espace s'il se libère sur son couloir gauche. En outre, il possède une agressivité naturelle, une motivation permanente qu'il sait canaliser. Champion du monde et d'Europe en club comme en sélection, Bixente est un formidable compétiteur. Un gagneur à fort tempérament, un meneur qui ne connaît aucun problème d'intégration[20].

Sur le côté gauche, il forme un duo avec le joueur placé juste devant lui. Profitant de ses appels incessants, Jesper Olsen ou Zinédine Zidane à Bordeaux et Zé Roberto au Bayern Munich peuvent servir plusieurs fois le Basque afin d'amener le danger dans le camp adverse. Il forme une défense très efficace en équipe de France avec Lilian Thuram (son pendant à droite), Laurent Blanc et Marcel Desailly. En effet, les Bleus ne perdent jamais lorsque les quatre défenseurs sont alignés ensemble.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Détails par saison[modifier | modifier le code]

Statistiques de Bixente Lizarazu au 30 juin 2006[21]
Saison Club Championnat Coupe(s) nationale(s) Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe UEFA Coupe intercontinentale Drapeau : France France Total
Division M B M B C M B M B M B M B M B
1988-1989 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 16 0 1 0 - - - - - - - - - 17 0
1989-1990 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 38 2 4 0 - - - - - - - - - 42 2
1990-1991 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 35 2 1 0 C3 6 0 - - - - - - 42 2
1991-1992 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D2 33 0 5 0 - - - - - - - - - 38 0
1992-1993 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 36 4 3 0 - - - - - - - 4 0 43 4
1993-1994 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 32 9 3 0 C3 6 0 - - - - 5 0 46 9
1994-1995 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 33 2 3 1 C3 4 0 - - - - 3 0 43 3
1995-1996 Drapeau de la France Girondins de Bordeaux D1 23 3 - - C3 17 5 - - - - 13 1 53 9
Sous-total 246 22 20 1 - 33 5 0 0 0 0 25 1 324 29
1996-1997 Drapeau de l'Espagne Athletic Bilbao Liga 16 0 2 0 - - - - - - - 5 0 23 0
1997-1998 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 18 0 5 0 C1 2 0 - - - - 9 1 34 1
1998-1999 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 19 2 5 1 C1 9 0 - - - - 6 0 39 3
1999-2000 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 22 1 1 0 C1 10 0 - - - - 13 0 46 1
2000-2001 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 16 0 1 0 C1 10 0 - - - - 11 0 38 0
2001-2002 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 25 1 1 0 C1 12 0 1 0 1 0 9 0 49 1
2002-2003 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 26 2 5 0 C1 3 0 - - - - 7 0 41 2
2003-2004 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 26 1 1 0 C1 8 0 - - - - 12 0 47 1
2004-2005 Drapeau de la France Olympique de Marseille Ligue 1 14 0 1 0 - - - - - - - - - 15 0
2005 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 13 0 2 0 C1 4 0 - - - - - - 19 0
2005-2006 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 18 0 3 0 C1 6 0 - - - - - - 27 0
Sous-total 183 7 24 1 - 64 0 1 0 1 0 67 1 340 9
Total sur la carrière 459 34 47 2 - 97 5 1 0 1 0 97 2 702 43

Buts internationaux[modifier | modifier le code]

no  Date Sélection Lieu Adversaire Évolution du score Minute Résultat final Compétition
1 17e Stade Michel-d'Ornano, Caen (France) Drapeau : Israël Israël 2-0 89e 2-0 Éliminatoires Euro 1996
2 35e Stade de France, Saint-Denis (France) Drapeau : Arabie saoudite Arabie saoudite 4-0 85e 4-0 Coupe du monde 1998

Palmarès[modifier | modifier le code]

Bixente Lizarazu dispute son premier match professionnel en Division 1 le lors d'un match opposant le SM Caen aux Girondins de Bordeaux[22]. En 1992, il est sacré Champion de France D2 avec Bordeaux. Trois ans plus tard, il remporte la Coupe Intertoto en 1995[Note 1]. Cette victoire leur permet de se qualifier en coupe UEFA, compétition dans laquelle ils seront finalistes en 1996. Avec le Bayern Munich, il est sacré six fois champion d'Allemagne en 1999, 2000, 2001, 2003, 2005 et 2006. Avec ce même club, il réalise notamment le doublé[Note 2] à quatre reprises en remportant la Coupe d'Allemagne en 1998, 2000, 2003, 2005 et 2006. Il accroche aussi à son palmarès cinq coupes de la Ligue allemande en 1997, 1998, 1999, 2000 et 2004. Sur le plan international, Bixente Lizarazu remporte la Ligue des champions en 2001 ainsi que la Coupe intercontinentale la même année. Enfin, il est finaliste de la Supercoupe de l'UEFA également en 2001.

Avec l'équipe de France, Lizarazu totalise 97 sélections dont un capitanat et 2 buts entre 1992 et 2004. Il a connu quatre sélectionneurs : Gérard Houllier, Aimé Jacquet, Roger Lemerre et enfin Jacques Santini. En sélection, il remporte des tournois mineurs comme la Coupe Kirin en 1994 ou le Tournoi Hassan II en 1998 et 2000. Il fait partie de la génération dorée de l'équipe de France : il remporte consécutivement la Coupe du monde 1998, l'Euro 2000 puis la Coupe des confédérations 2001 et 2003. Il met fin à sa carrière internationale à l'issue de l'Euro 2004[23].

Individuellement, Bixente Lizarazu est élu trois fois meilleur arrière gauche du championnat de France et quatre fois meilleur arrière latéral du championnat d'Allemagne. En 2001, il est désigné meilleur arrière gauche du monde par l'UEFA et le journal L’Équipe face à Paolo Maldini et Roberto Carlos et se classe 11ème au Ballon d'or. Le , il est membre de la sélection mondiale FIFA opposée au Real Madrid, lors des manifestations du centenaire du club merengue (3-3). En septembre 1998, à la suite du sacre mondial, il est fait chevalier de la Légion d'honneur comme tous ses autres coéquipiers champions du monde par Jacques Chirac[24]. En 2007, il reçoit le Prix Guy Wildenstein (aujourd'hui Prix Marie-Christine Ubald-Bocquet) de l'Académie des sports[25].Et en 2011, il figure dans l'équipe type spéciale 20 ans des trophées UNFP.

Vie hors-football[modifier | modifier le code]

En décembre 2000, Bixente Lizarazu reçoit une lettre au domicile de ses parents . Elle contient des menaces de mort de l'Euskadi ta Askatasuna (ETA) qui lui demande de payer l'« impôt révolutionnaire », reprochant à Lizarazu d'avoir pris les couleurs d'un « pays ennemi », la France. Rapidement diffusé dans les journaux, cette affaire remonte jusqu'au Premier ministre, Lionel Jospin, qui juge la lettre « absurde dans ses motivations et dans ses fondements » et apporte son soutien à Bixente Lizarazu[B 5]. Ce dernier porte plainte et amène la section antiterroriste du parquet de Paris, la Direction nationale de l'antiterrorisme et le Service régional de police judiciaire de Bayonne à se saisir de l'enquête. À la suite des menaces, Lizarazu est protégé par deux gardes du corps délégués par l’État[B 6]. Il reprend sa liberté au bout d'un an après avoir eu le choix d'arrêter ou de poursuivre sa protection[B 7].

Passionné de surf, de voile et de plongée sous-marine, Lizarazu est sensibilisé par l'avenir en danger de l'océan. Depuis 1990, il est membre de la Surfrider Foundation pour la protection des littoraux et des océans.

Il crée en 2003, à la suite de la marée noire provoquée par le naufrage du pétrolier Prestige, l'association Liza pour une mer en bleu qui œuvre pour la protection de l'environnement et du littoral. Le point de départ de cette association est un match au Stade Chaban-Delmas à Bordeaux avec l'équipe de France 1998, dont tous les bénéfices sont reversés à l'association. À ce titre, il participe chaque année à différentes opérations dont les initiatives océanes en partenariat avec Surfrider Foundation (journées d'action pour nettoyer les plages organisée par la Surfrider Foundation) ou l'odyssée du flocon à la vague.

Reconverti au jiu-jitsu brésilien, il devient en 2009 champion d'Europe des vétérans ceintures bleues, niveau 1 poids léger[26]. En 2010, il finit 3e en ceinture violette.

En 2011, il commence une formation en communication, relations publiques et sport (COREPUS) à l'université de Reims[27]. En juin 2013, il obtient son Master (Bac+5) avec mention bien.

Bixente Lizarazu est parrain de l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA)[28].

Le 11 mai 2013, il se rend à l'Allianz Arena afin de célébrer le 23e titre de Champion d'Allemagne du Bayern Munich, son ancien club après le match contre le FC Augsbourg. Il sera parmi les 22 représentants des 22 derniers titres de Champions d'Allemagne, Bixente étant le représentant du titre conquis en 2000.

Il représente la marque de cosmétique Biotherm Homme.


Depuis juillet 2006, Bixente est en couple avec l'actrice Claire Keim, avec qui il a une fille prénommée Uhaina ("la vague" en basque), née en août 2008. Il est aussi le père d'un garçon prénommé Tximista ("l'éclair" en basque), né en 1995 d'une précédente union.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes

  1. Il n'y a pas eu réellement de finale, les vainqueurs des demi-finales, les Girondins et le Racing Club de Strasbourg, étant directement qualifiés pour la Coupe UEFA 1995-1996.
  2. Un doublé est réalisé lorsqu'on remporte le championnat et la coupe nationale la même année

Références extraites de Bixente

  1. Lizarazu 2007, p. 74-75
  2. Lizarazu 2007, p. 175-176
  3. Lizarazu 2007, chapitre 27
  4. Lizarazu 2007
  5. Lizarazu 2007, p. 125
  6. Lizarazu 2007, p. 128
  7. Lizarazu 2007, p. 132

Autres références

  1. « Bixente Lizarazu succède à Jean-Michel Larqué »
  2. « La chronique de Bixente Lizarazu »
  3. « Le Club Liza »
  4. a et b « Lizarazu rejoint TF1 », sur le site de TF1.
  5. a et b Interview de B. Lizarazu menée le 3 novembre 2009 par Philippe Vandel pour France Info, partie 2.
  6. http://www.euskaltzaindia.eus/dok/eaeb/eoda/deiturak.pdf
  7. « Au football, le talent peut compenser la taille »
  8. a, b et c « Bixente Lizarazu », Onze Mondial,‎ , p. 68-69
  9. « Section Sport-Etudes, joueurs passés par la section »
  10. Feuille de match partielle de la finale de la coupe UEFA 1996 sur http://www.scapulaire.com/.
  11. « Lizarazu, le Basque qui veut jouer au pays »
  12. « Interview de B. Lizarazu », sur france-info.com,‎
  13. « Champions du monde : Bixente Lizarazu », Onze Mondial, no 115,‎ , p. 22 (ISSN 0995-6921)
  14. http://www.ladepeche.fr/article/2004/06/26/283174-une-seule-erreur-a-suffi.html
  15. http://www.wat.tv/video/lizarazu-marseille-tres-bon-1si1e_2i0u7_.html
  16. http://www.liberation.fr/sports/0101650118-lizarazu-remplace-larque-sur-tf1
  17. http://www.rtl.fr/emission/le-club-liza
  18. « Frères de sport »
  19. « Portrait, les hommes d'Aimé : Bixente Lizarazu », Onze Mondial, no 113,‎ , p. 31 (ISSN 0995-6921)
  20. a et b Jean-Michel Larqué, « Face à face : Lizarazu-Roberto Carlos », Onze Mondial, no 156,‎ , p. 66 (ISSN 0995-6921)
  21. « Statistiques de Bixente Lizarazu », sur footballdatabase.eu
  22. « Fiche de Bixente Lizarazu », sur lequipe.fr (consulté le 6 janvier 2013)
  23. « Fiche de Bixente Lizarazu », sur fff.fr (consulté le 6 janvier 2013)
  24. Décret du 24 juillet 1998 portant nomination à titre exceptionnel
  25. « PRIX MARIE-CHRISTINE UBALD-BOCQUET », sur academie-sports.com (consulté le 6 janvier 2013)
  26. « Résultats de jiu-jitsu brésilien », sur ibjjf.org
  27. « « Liza » capitaine de promo », L'Union,‎ (lire en ligne)
  28. « Association ELA - Bixente Lizarazu »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]