Basile Boli

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Basile Boli
Basile Boli.jpg
Basile Boli en 2005
Biographie
Nationalité Drapeau de la France France
Naissance (47 ans)
Lieu Abidjan, Côte d'Ivoire
Taille 1,82 m
Période pro. 1982-1997
Poste Défenseur central
Parcours junior
Saisons Club
0000 Drapeau : France CA Romainville
0000 Drapeau : France AJ Auxerre
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1982-1990 Drapeau : France AJ Auxerre 252 0(4)
1990-1994 Drapeau : France Olympique de Marseille 163 (27)
1994-1995 Drapeau : Écosse Rangers FC 023 0(2)
1995-1996 Drapeau : France AS Monaco 013 0(0)
1996-1997 Drapeau : Japon Urawa Red Diamonds 031 0(2)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1986-1993 Drapeau : France France 045 0(1)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Basile Boli est un footballeur français, né le à Abidjan (dans le quartier d'Adjamé) en Côte d'Ivoire. Il évolue au poste de défenseur central du début des début des années 1980 au milieu des années 1990.

Formé à l'AJ Auxerre, il débute avec ce club en championnat à l'âge de 16 ans et s'impose rapidement comme titulaire. Il rejoint en 1990 l'Olympique de Marseille et inscrit le but de la victoire en finale de la Ligue des champions en 1993, il remporte également avec le club marseillais deux titres de champion de France en 1991 et 1992. Après des passages au Rangers FC où il gagne le championnat d'Écosse en 1995 puis à l'AS Monaco, il termine sa carrière dans le club japonais d'Urawa Red Diamonds en 1997.

Il compte 45 sélections pour un but inscrit en équipe de France et dispute avec les « Bleus » l'Euro 1992.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Né en Côte d'Ivoire, Basile Boli arrive très jeune en France. Doué pour le sport, il débute dans le club de football de Romainville en banlieue parisienne. Il fréquente alors les travées du Parc des Princes comme supporter du PSG. Non sollicité par le PSG, il intègre le centre de formation de l'AJ Auxerre avec son frère Roger. Pendant sa formation à Auxerre, il participe aux victoires en championnat de France cadets en 1983 et en Coupe Gambardella en 1986, preuves de ses qualités de défenseur intraitable.

Doté d'un physique impressionnant, Basile brille rapidement et éclipse même son frère, à qui on promettait pourtant un bel avenir dans le football. Guy Roux appelle Basile en équipe première d'Auxerre pour la première fois lors de la saison 1982-1983. Dès l'année suivante, il devient un élément clé de la défense auxerroise et progresse alors à chaque saison. Il devient le chouchou du public et de l'entraîneur.

Les années marseillaises[modifier | modifier le code]

Les huit saisons passées sous les couleurs auxerroises ont démontré les qualités de battant et de puissance physique de Basile Boli. Objet de nombreuses convoitises, c'est finalement l'OM de Bernard Tapie qui réussit à lui faire quitter son club formateur. C'est donc en 1990 que le joueur débarque à Marseille avec l'ambition avouée de remporter des titres dans un club ambitieux.

L'OM des années 1990 domine alors le football français. Aux côtés de Jean-Pierre Papin, Didier Deschamps, l'anglais Chris Waddle ou encore le brésilien Carlos Mozer, Basile Boli acquiert l'expérience des matches de haut niveau, gagne en maturité et exprime toute sa hargne et son envie de gagner.

1991 est une année faste puisque le club est champion de France de Division 1 et finaliste de la Coupe de France. Mais le point d'orgue de la saison est la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre l'Étoile Rouge de Belgrade. Disputée à Bari, en Italie, la rencontre se solde par un match nul 0-0. Les marseillais s'inclinent lors de la séance des tirs au but.

Les caméras de télévision et les photographes s'attardent alors sur la tristesse de Basile Boli. Le joueur applaudit les supporters marseillais pour leurs encouragements tout en versant des larmes de déception ("les larmes de Bari").

Deux ans plus tard, Marseille se retrouve de nouveau en finale de la Ligue des champions contre Milan AC. C'est Basile Boli, qui, sur corner, de la tête, marque le seul but du match. Faisant écho aux larmes de Bari, la joie du joueur est immense lorsqu'il brandit la coupe et la présente aux supporters phocéens. Il entre ce jour-là dans l'histoire du football français.

L'équipe de France[modifier | modifier le code]

Dès 1986, Basile Boli choisit de représenter la France en équipe nationale. Il fait partie de la défense française jusqu'en 1993. Sa carrière sous le maillot bleu n'est pas à la hauteur de celle qu'il a en club. Bien qu'il évolue en compagnie de joueurs doués comme Jean-Pierre Papin ou Éric Cantona, il ne remporte aucun titre.

Les Bleus ne parviennent pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1990 et réalisent un Euro 1992 décevant en Suède malgré des phases qualificatives impressionnantes. Suivent ensuite les éliminatoires pour la Coupe du monde 1994. Blessé au genou (depuis la finale de la Ligue des Champions 1993 où il y avait des signes de blessure, lors de ce match il a failli quitter le terrain dès le début de la rencontre), Basile est absent de la sélection française lors des calamiteux matchs de l'automne 1993 qui se soldent par la non-qualification de la France. Basile Boli ne rejouera plus avec les Bleus.

Au début de sa carrière, il sera sélectionné une fois en équipe nationale A' et 10 fois en espoirs.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Sa dernière saison à Marseille n'est pas aussi accomplie que les précédentes. L'affaire VA-OM est dans tous les esprits, le club est criblé de dettes et Boli, miné par les blessures, n'apparait qu'épisodiquement dans le onze olympien. À la fin de l'exercice 1993-94, l'OM perd son titre national et se voit rétrograder en Division 2 : Boli, comme la majorité de ses coéquipiers, quitte le navire phocéen.

À la surprise générale, il rejoint alors les Glasgow Rangers. Star de l'équipe avec Brian Laudrup, il ne s'acclimate pourtant pas à l'état d'esprit du club. Malgré un titre de champion d'Écosse, il retrouve le championnat français un an après l'avoir quitté, en signant à Monaco.

L'expérience monégasque tourne elle aussi court, notamment en raison d'un terrible choc subi à la tête lors d'une collision qu'il provoque avec son gardien, Marc Delaroche, à l'occasion d'un match de Coupe de l'UEFA contre Leeds United, qui le handicape lourdement. Au bout de six mois, les deux parties s'entendent pour mettre fin à leur collaboration.

C'est au Japon qu'il termine sa carrière. Le club de Urawa Red Diamonds l'accueille pendant un an.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Invité au Fouquet's le soir de l'élection de Nicolas Sarkozy, il se voit confier par l'UMP une mission sur le codéveloppement, après avoir été approché par le PS dont il a toujours été assez proche pour être candidat aux législatives 2007[1]. Il a refusé la proposition du PS et soutenu le candidat de l'UMP pour la présidentielle, prononçant par exemple un discours lors du meeting de Marseille au cours duquel il a déclaré: « Toute ma vie, j'ai voulu être le meilleur. Le meilleur, aujourd'hui, c'est Nicolas Sarko­zy »[2].

Le 16 octobre 2007, Basile Boli a été nommé secrétaire national de l'UMP chargé du codéveloppement[3] par Patrick Devedjian, secrétaire général du parti.

Par décret du 30 janvier 2008, Basile Boli est fait chevalier de la Légion d'honneur[4].

Le 17 novembre 2009, Basile Boli a été placé en garde à vue à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) dans le cadre d'une enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre. Il est soupçonné d'abus de confiance et de recel d'abus de confiance, infractions qui auraient été commises à l'occasion de la gestion de son association Entreprendre et diriger en Afrique - ERA. L'association aurait versé des salaires et remboursé des frais de déplacement excessifs par rapport à ses revenus, provenant essentiellement de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (Anaem)[5].

Palmarès[modifier | modifier le code]

En club :

  • Élu Étoile d'or France Football en 1989

Statistiques détaillées[modifier | modifier le code]

Saison Club Pays Championnat Coupe d'Europe Équipe de France
1982 - 1983 AJ Auxerre Drapeau de la France France 1 match -
1983 - 1984 AJ Auxerre Drapeau de la France France 35 matchs -
1984 - 1985 AJ Auxerre Drapeau de la France France 36 matchs / 1 but 2 matchs (C3)
1985 - 1986 AJ Auxerre Drapeau de la France France 36 matchs / 2 buts 2 matchs (C3)
1986 - 1987 AJ Auxerre Drapeau de la France France 38 matchs - 6 sélections
1987 - 1988 AJ Auxerre Drapeau de la France France 35 matchs 2 matchs (C3) 7 sélections
1988 - 1989 AJ Auxerre Drapeau de la France France 37 matchs / 1 but - 4 sélections
1989 - 1990 AJ Auxerre Drapeau de la France France 36 matchs 10 matchs / 1 but (C3) 4 sélections
1990 - 1991 O. Marseille Drapeau de la France France 38 matchs / 8 buts 6 matchs / 2 buts (C1) 6 sélections / 1 but
1991 - 1992 O. Marseille Drapeau de la France France 34 matchs / 5 buts 4 matchs (C1) 11 sélections
1992 - 1993 O. Marseille Drapeau de la France France 32 matchs / 4 buts 9 matchs / 2 buts (C1) 6 sélections
1993 - 1994 O. Marseille Drapeau de la France France 27 matchs / 3 buts - 1 sélection
1994 - 1995 Glasgow Rangers Écosse Écosse 28 matchs / 2 buts 1 match (C1)
1995 - 1996 AS Monaco Drapeau de la France France 11 matchs 2 matchs (C3)
1996 - 1997 Urawa Red Diamonds Drapeau du Japon Japon 33 matchs / 2 buts -
  • C1 = Ligue des champions
  • C3 = Coupe UEFA

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Basile Boli (en collaboration avec Claude Askolovitch), Black Boli, édition Grasset, 1994.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]