Rotterdam

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Rotterdam
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
De gauche à droite et de haut en bas :
Le pont Érasme sur la Nouvelle Meuse et les gratte-ciels sur l'estacade Wilhelmine
La gare de Rotterdam-Blaak ; la tour Euromast
La Nouvelle Meuse et la Witte Huis ; la Stadhuis.
Photographie en couleurs d'un pont de la rivière qu'il enjambe.
Station Rotterdam-Blaak.jpg
2014-08-27 Stadhuis - panoramio.jpg
Administration
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Province Drapeau de la province de Hollande-Méridionale Hollande-Méridionale
Bourgmestre Ahmed Aboutaleb (PvdA)
Code postal 3000-3099
Indicatif téléphonique international +(31)
Démographie
Gentilé Rotterdamois
Population 634 253 hab. (juillet 2017[1])
Densité 1 986 hab./km2
Population de l'agglomération 1 200 000 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 51° 55′ 00″ nord, 4° 29′ 00″ est
Superficie 31 935 ha = 319,35 km2
Localisation

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Rotterdam

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Rotterdam
Liens
Site web rotterdam.nl

Rotterdam (prononcé /ʁɔ.tœʁ.dam/) est une ville portuaire et commune néerlandaise, située en Hollande-Méridionale. Ses habitants sont les Rotterdamois ; au , la commune comptait 634 253 habitants (environ 1 200 000 dans l'agglomération). Son agglomération fait partie de la conurbation de la Randstad Holland (7 100 000 habitants entre Amsterdam, Haarlem, La Haye, Dordrecht et Utrecht).

Rotterdam est la deuxième ville des Pays-Bas après Amsterdam. Elle représente le cœur industriel du pays, et occupe d'une position géographique stratégique, à l'embouchure du Rhin et de la Meuse, et proche du pas de Calais séparant Manche et mer du Nord. Elle est ainsi un débouché commercial de l'Allemagne.

Ses infrastructures portuaires s'étendent sur près de 42 kilomètres[2]. La capacité et la modernité de celles-ci lui permettent le quasi-monopole des arrivées d'hydrocarbures, étant le seul port européen, avec Le Havre, à pouvoir accueillir des super-tankers pouvant transporter jusqu'à 400 000 tonnes de pétrole). Elle est aussi un point important pour les matières premières et les conteneurs. Cet ensemble lui donne une place de huitième port mondial en 2014 et de premier port européen.

Le port est néanmoins vulnérable à la montée des océans et à d'éventuelles ruptures de digues de polders. Il fait pour cette raison l'objet d'études prospectives approfondies et d'un nouveau Plan Delta dit « Deltawerken 2 » (le premier ayant fait suite aux inondations causées par la mer du Nord en 1953).

La ville de Rotterdam date du XIIe siècle et s'est organisée autour de la digue de la rivière Rotte (qui donne son nom à la ville) et des premiers ports de pêcheurs : son vieux port (Oude Haven) et les quais de Haringvliet. La ville a reçu son statut de ville en 1340. Le commerce y fleurit pendant plusieurs siècles, tandis que le port s'étend et que le commerce avec les Indes grandit, en particulier pendant le siècle d'or. Au XIXe siècle, la ville grandit à nouveau avec l'industrialisation et le commerce accru avec l'Angleterre et les États-Unis. Des années de stagnation résultent de la Première Guerre mondiale suivie de la crise économique de 1929. Le centre de la ville est totalement détruit par l'armée nazie lors du bombardement aérien du 14 mai 1940, forçant le pays à capituler. Sa reconstruction reprend après-guerre, ainsi que l’expansion du port et des industries associées. Vers les années 2000, la ville développe son architecture moderne, met en valeur son art moderne, et développe ainsi le potentiel touristique de la ville.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes de Rotterdam
Westland
Midden-Delfland
Delft
Pijnacker-Nootdorp
Lansingerland
Zuidplas
Schiedam, Flardingue, Maasluis Rotterdam Capelle aan den IJssel
Krimpen aan den IJssel
Spijkenisse
Bernisse
Brielle
Westvoorne
Barendrecht
Albrandswaard
Ridderkerk

Rotterdam se situe aux Pays-Bas, dans la province de Hollande-Méridionale. La ville fait partie de la région urbaine de Rotterdam appelée en néerlandais stadsregio Rotterdam ou Rijnmond (qui signifie embouchure du Rhin).

Rotterdam est traversée par la Nouvelle Meuse, une branche du delta commun au Rhin via le Lek et à la Meuse via le Merwede et le Noord qui s’unissent en aval de Rotterdam pour déboucher en Mer du Nord via le Nieuwe Waterweg.

Le port de Rotterdam s'étend sur une distance de plus de 40 km (environ 6000 hectares) de Rotterdam à l'embouchure de la Mer du Nord (Maasvlakte I et II). Il s'agit du plus grand port et du plus grand complexe industriel d'Europe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivières, lacs et canaux de Rotterdam-centre.

Le territoire communal est arrosé par la Nouvelle Meuse, cours d'eau se développant sur une longueur de 24 km et dont la largeur du lit varie entre 265 et 465 m. Son module, ou débit moyen interannuel fluctue entre un minimum de 5,20 m3/s et un maximum de 13,40 m3/s. À Rotterdam, les données hydrologiques de la Nouvelle Meuse sont relevées à la station communale, établissement localisé au niveau de la partie nord-ouest du Maasboulvard, en rive droite de la rivière[3],[4],[5]. Au niveau du pont de Brienenoord, le cours d'eau s'élève à un niveau moyen de 6,5 m[6].

La commune est alimentée par la Rotte, une rivière affluent de la Nouvelle Meuse et dont le tracé, long d'environ 22 km, est fortement courbé[7]. La Rotte est aménagée d'une digue se déployant sur une longueur de 400 m[8]. Avec un dénivelé optimal de 30 cm, la hauteur de cette rivière varie entre −90 cm et −120 cm par rapport au niveau normal d'Amsterdam (ou NAP). Sa hauteur moyenne est estimée à −1,02 m et son seuil critique minimal a été jaugé à −0,65 m. À Rotterdam, en 2005, le niveau moyen de ce cours d'eau, sensiblement inférieur à sa hauteur moyenne globale, a été observé à −1,0 m. Dans la ville, plusieurs stations de pompage, associées à des polders, ont été aménagées autour du système hydrographique de la Rotte, dont celle du Kralingse Plas, drainant une surface de 567,1 ha et ayant une capacité de 30 m3/minute ; le Binnenwegsepolder, d'une surface de drainage de 1 424 ha et une capacité de 160 m3/min ; et le Noorderkanaalweg, d'une surface de drainage de 16 ha et une capacité de 4,5 m3/min. Construite en 1977, la station de pompage de Schilthuis, établissement implanté sur le Boezem ou Toeverkanaal (canal de déchargement des eaux de la Rotte vers la Nouvelle Meuse) et située un peu plus en aval, au niveau de la station de métro Oostplein, draine quant à elle une surface de 20 ha et possède une capacité de 1 200 m3/min[9].

Rotterdam est également irrigué par le Rotterdamse Schie, un bras de la Schie[10] et par le Noorderkanaal, canal creusé à partir de 1929[11]. En 1938, le Noorderkanaal est ramifié à la Rotte et à la Schie, et devient navigable[12].

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Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Carte topographique de Rotterdam.

Le territoire de Rotterdam est caractérisé par trois principaux types de sols : des terres sablonneuses, essentiellement présentes dans le centre de la ville ; des terres tourbeuses et des terres à dominante argileuse. Ces sols reposent sur un socle géologique constitué de dépôts formés au Tertiaire. Ce socle a été recouvert par des strates composées de sédiments issus du delta, de la mer et des bassins fluviaux et ayant pour très probables origines l'érosion et les changements climatiques survenus lors d'une ère glaciaire. En outre, des tourbes, apparues postérieurement à ces couches sédimentaires, sont également venues se superposer au socle géologique du territoire communal. Le Pléistocène est marqué par des dépôts sédimentaires issus du Rhin, au cours du Waalien (en) et du Tiglien supérieur, ainsi que ceux provenant de la Meuse, formés à l'époque de l'Eémien. La plupart des terrains affleurants, constitués de lignite associée à des sédiments marins — subatlantico-intertidaux et atlantico-intertidaux — et fluviaux (notamment ceux provenant du Rhin), se sont formés au cours de l'Holocène pour les plus anciens et aux environs de 10 000 av. J.-C. pour les plus récents[13].

La majeure partie de la commune est située à une altitude comprise entre 0 et 10 m, sa cote la plus basse étant établie à −6,67 m au-dessous du niveau de la mer. Le territoire communal, qui se classe au second rang des Pays-Bas en termes de superficie, se développe sur une surface totale d'environ 320 km2 dont près de 115 km2 sont occupés par des étendues d'eau[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Les données climatologiques de la commune sont relevées à la station de l'aéroport de Rotterdam-La Haye.

Comme pour l'ensemble des Pays-Bas, Rotterdam présente un climat de type océanique tempéré (noté « Cfb » selon la classification de Köppen) avec des étés frais et des hivers doux[14]. En été, les températures moyennes sont régulièrement inférieures à 20 °C, tandis que la température moyenne en hiver ne tombe que rarement en dessous de 0 °C. Par ailleurs, la mer du Nord, proche de la ville, régule sa température, empêchant ainsi que surviennent des valeurs trop extrêmes. Toutefois, cette étendue maritime confère à la ville portuaire un climat relativement humide. Les précipitations sont abondantes à chaque saison, bien que le printemps se révèle nettement plus sec que l'automne[15],[16],[17],[18].

Relevés météorologiques à Rotterdam - station Rotterdam-Aéroport de La Haye (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,5 2,6 4,3 7,8 10,6 13,1 12,8 10,6 7,5 4,2 1,4 6,4
Température minimale moyenne la plus basse (°C) −17,1 −16,5 −13,4 −6 −1,4 0,5 3,6 4,6 0,4 −5,1 −9 −13,3 −6,1
Température moyenne (°C) 3,6 3,7 6,4 9,1 12,9 15,5 17,8 17,6 14,8 11,2 7,3 4,2 10,4
Température maximale moyenne (°C) 6 6,6 9,9 13,5 17,5 19,9 22,2 22,1 18,9 14,7 9,9 6,6 14
Température maximale moyenne la plus haute (°C) 14,1 16,7 23,8 27,1 30,9 33 35 34,9 32,1 26 18,5 15,1 25,6
Ensoleillement (h) 62,5 83,8 124 174,9 213,9 203,6 213,1 196,6 137,6 106,9 60,4 46,7 1 623,8
Précipitations (mm) 69,1 57,9 64,9 42,6 58,3 65,2 74 81 87,1 90,1 87,1 78,3 855,6
Source : KMNI[17],[15]


Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville de Rotterdam trouve ses origines probables vers le Xe siècle lorsqu'une petite localité, protégée par une modeste digue de terre ou Erddam, est bâtie au niveau le plus bas de la rivière Rotte, un affluent de la Nouvelle Meuse sur sa rive droite, qui s'origine dans les anciens marais de Moerkapelle, à environ 16 km.

Le mot néerlandais Dam signifie « digue », le nom signifiant « digue sur la Rotta ». Les premières digues apparaissent aux alentours de l'an 1000. En 1028, pour se protéger des eaux, les habitants construisent des « terps », sorte de hauteurs artificielles, où ils érigent des habitations[19]. Cet établissement humain est mentionné sous le terme de Rotta. Cependant, dès 1164, ces premiers terps sont détruits par une tempête[20] qui détruit entièrement Hargen et Rotta. Pendant plusieurs dizaines d'années, la zone reste sous l'eau et est recouverte d'une couche d'argile. Des investigations archéologiques préventives ont mis en évidence les vestiges de ce site primitif, lors de la percée du Willemsspoortunnel, à la fin des années 1980 et début des années 1990. Les habitants se sont réfugiés sur la zone plus élevée de Hillegersberg, où un château est construit au XIIIe siècle, à côté de l'église déjà existante. Au XIIIe siècle, la région est cultivée, protégée par des digues d'abord entretenues par des baillis (ambachtsheren), puis par les paysans eux-mêmes. De nouvelles digues sont érigées, ainsi que plusieurs châteaux : Honingen (sur la rue actuelle Hoflaan), Huis te Crooswijk (sur la rivière Rotte), Weena (sur Hofplein), Bulgersteyn, Spanger et Starrenburg (au Spaanspolder (« polder espagnol »).

La ville Rotta est mentionnée pour la première fois dans les écrits lorsque l'empereur Conrad II fait don d'une église au monastère de Hohors situé à Amersfoort, en 1208[21].

Rotterdam porte plusieurs surnoms : Waterstad (« ville de l'eau »)[22]; Gateway to Europe ou portes de l'Europe[23],[24]. Rotterdam prend parfois le surnom 010 (qui correspond à son indicatif téléphonique) en particulier dans un contexte de rivalité sportive entre les grands clubs de football de Rotterdam, le Feyenoord, et d'Amsterdam, l'Ajax (dont le surnom est 020)[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carte de Rotterdam en 1340

Au Moyen-Âge, Rotterdam est une ville encore peu développée, organisée autour d'un port aux activités modestes, et déployée le long de la Rotte[26]. La construction des premières grandes digues sur la Rotte dont Schielands Hoge Zeedijk, commencent au XIIIe siècle. Un barrage sur la Rotte construit en 1260 est sans doute situé au niveau de l'actuelle Hoogstraat (« Rue Haute »), considérée comme la rue la plus ancienne de Rotterdam. En 1270, Rotterdam obtient un premier statut de ville dans le cadre du comté de Hollande. Elle est annexée par les Flamands en 1294. Le , Guillaume IV de Hollande accorde à Rotterdam des droits lui conférant le statut de ville[27]. Cette charte communale concerne alors environ 2 000 citadins. En 1350, le canal Rotterdamse Schie qui relie Rotterdam aux grandes villes de Delft et Schiedam, est achevé, permettant ainsi à Rotterdam d'étendre son influence et son commerce[28].

Le , pendant la guerre civile connue comme la guerre des Crochets et des Cabillauds (en néerlandais, Hoekse en Kabeljauwse twisten) au cours de laquelle s'affrontent bourgeoisie et noblesse néerlandaises, la ville est prise par Frans van Brederode et ses partisans du parti du Crochet[29].

Époque moderne et Siècle d'or néerlandais[modifier | modifier le code]

Rotterdam en 1540 dessiné par Cornelis Cornelisz de Schilder : église (centre), hôtel de ville et ses tours, et couvent dominicain (droite).

Le , des émeutes, conduites par Guillaume Ier d'Orange à la tête des Gueux de mer, éclatent dans la ville[30],[27]. Selon une correspondance datée de 1573, Philippe de Marnix, proche du prince d'Orange et engagé dans cette révolte, devient dès lors chargé du commandement de Rotterdam[31]. À partir de 1585, après le siège d'Anvers, une partie du commerce maritime de la cité flamande est transférée vers Rotterdam. À cette époque, la ville développe de nouvelles potentialités économiques, notamment commerciales, qui concernent le transit et le stockage de marchandises[32]. Vers la fin du XVIe siècle, de nombreux commerçants et industriels, originaires du sud des Pays-Bas, viennent s'établir dans la ville portuaire. Rotterdam se transforme alors en site d'entrepôts de marchandises, essentiellement consacrés aux flux commerciaux entre les communes de Rhénanie et celles de Hollande. C'est à partir de cette époque que de larges bassins sont aménagés dans le port, permettant ainsi la circulation et les mises à quai des navires[26]. Durant cette période, des protestants, originaires du sud des Pays-Bas qui constitue l'actuelle Belgique, se réfugient dans les provinces du nord pour des raisons religieuses. Ils peuvent pratiquer librement leur culte et créent une quarantaine d'églises wallonnes de langue française. La première église wallonne de Rotterdam est implantée en 1591[33].

Durant la totalité du XVIIe siècle, et à l'instar de l'ensemble des Pays-Bas, Rotterdam connaît un « âge d'or » tant dans le domaine économique que dans celui des arts et de la littérature[34].

Vue de Rotterdam vers 1660, avec la tour de l'église Saint-Laurent en arrière-plan.

Au tout début du XVIIe siècle, le port grandit, prenant suffisamment d'importance pour constituer l'une des six chambres autonomes administrant la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (créée en 1602) avec Amsterdam, Delft, Middelbourg, Hoorn et Enkhuizen[34]. La chambre rotterdamoise détenant 20 % du capital de la compagnie[35].

Au milieu du XVIIe siècle, Rotterdam s'impose progressivement comme deuxième ville commerciale des Provinces-Unies, devant Middelbourg. Elle devient également la capitale économique de la province de Hollande-Méridionale. Le commerce avec la mer Baltique et la mer du Nord y est très important. Plusieurs officiers néerlandais ayant navigué pour l'amirauté de Rotterdam et morts au combat, notamment Witte de With et Egbert Kortenaer, sont enterrés dans l'enceinte de l'église Saint-Laurent. Le corps de Witte de With y est déposé en 1659, après la bataille de l'Öresund survenue au large de Copenhague[36], et celui de Kortnaer y est déposé en 1665, après la bataille de Lowestoft[37],[38].

Carte de Rotterdam en 1694 (actuel "Stadsdriehoek" ou triangle de la ville).

Dans les années qui précèdent immédiatement la révocation de l'édit de Nantes ou qui la suivent, un second refuge protestant conduit environ 200 000 à 300 000 protestants à quitter la France à destination de différents pays européens[39]. Environ 65 000 d'entre eux se réfugient dans les principales villes néerlandaises, Haarlem, Amsterdam, Leyde, La Haye et Rotterdam[40]. Un certain nombre d'entre eux contribuent à la République des Lettres[41]. Ainsi le pasteur protestant Pierre Bayle, est nommé en 1681 professeur à École illustre de Rotterdam (nl). Il publie dans cette ville en 1682 les Pensées sur la comète[42] et y crée la revue de critique littéraire Nouvelles de la république des lettres. Il est surtout connu pour son Dictionnaire historique et critique. Le théologien et historien Pierre Jurieu est également nommé professeur à l'École illustre de Rotterdam. Il est pasteur de l'église wallonne et rédige en 1686 Les Lettres pastorales aux fidèles qui gémissent sous la captivité de Babylone, pamphlet politique largement diffusé clandestinement en Europe, qui conteste la validité juridique de la révocation de l'Édit de Nantes et prône, en certaines circonstances, la désobéissance à l'égard des autorités civiles[43],[44].

Le XVIIIe siècle est marqué par un accroissement des importations, notamment de draperies fabriquées en Angleterre et de denrées provenant des possessions coloniales néerlandaises. Ainsi, c'est au cours de cette période que Rotterdam devient un port à statut industriel[26].

En novembre 1775, une tempête de forte intensité provoque l'inondation des entrepôts de la ville et la destruction des écluses aménagées sur le port de Delfshaven[45]. À Delfshaven, le niveau de submersion par les eaux atteint alors 2,75 m NAP. L'ampleur dévastatrice causée par l'inondation oblige les ingénieurs et autorités locales à revoir le fonctionnement des évacuations et des protections hydrauliques. Une seconde inondation survient l'année suivante[46].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le temps des chantiers de construction et de l'industrialisation[modifier | modifier le code]

En 1811, Napoléon Ier effectue un court séjour dans la ville[47]. Lors de cette visite, l'empereur s'entretient avec les autorités locales et négocie des traités de coopération. Rotterdam lui fournit alors du matériel militaire et de nombreux habitants sont enrôlés de force au sein de la Grande Armée. En 1813, les armées napoléoniennes font évacuer la ville, qui est reprise, la même année, par les troupes du prince souverain néerlandais, futur roi Guillaume Ier[34].

Durant ce même siècle, la ville développe les lieux culturels : une bibliothèque, un musée historique, notamment. Elle crée un hospice pour les personnes âgées, ainsi qu'une prison centrale.

La construction du Nieuwe Waterweg (« Nouveau Canal »), achevée en mars 1872, renforce l'activité des transports fluviaux[48]. Ce canal de 400 à 700 m de large pour une profondeur de 11 m a une longueur de 30 km de Maassluis à Hoek van Holland, et permet à la commune d'accroître son ouverture maritime jusqu'à l'estuaire de la Nouvelle Meuse[32].

Dans cette seconde moitié du XIXe siècle, la population atteint 100 000 habitants[14]. La ville a un plan structuré, coupé par plusieurs canaux bordés de quais et de belles promenades. L'hôtel de ville, le palais du Grand conseil, la bourse, l'hôtel des deux compagnies des Indes, le théâtre en sont les centres bourgeois.

En 1872, la construction du Willemsbrug facilite la première liaison nord-sud. En 1874, la construction des égouts et de l'adduction d'eau demandée par les hygiénistes est réalisée, après avoir été initiée et conçue par l'architecte urbaniste et directeur des travaux publics Willem Nicolaas Rose, en 1841[49],[50]. La construction de ce « Waterproject »[51], met un terme aux épidémies de choléra dont la dernière, importante, avait fortement touché la population rotterdamoise en 1866[52],[53],[54]. L'industrie est active, les usines métallurgiques, les usines de produits chimiques et les verreries ont connu une croissance importante et travaillent jour et nuit. Le tabac et les raffineries de sucre représentent un autre pôle d'activités de transformation. La base des importations locales est constituée par le lin et la garance. Rotterdam importe principalement des vins, du café et du sucre, du tabac et du thé, du coton et de la laine. Mais elle est surtout un centre de redistribution vers les autres pays européens et d'abord vers l'empire d'Allemagne.

Panorama de la rive sud de Rotterdam (Feijenoord) dessiné par E. Hesmert (1904).

En 1880, le port de Rotterdam occupe déjà une place stratégique dans le commerce entre les différents ports européens, de Baltique, Londres, Hambourg ou du Havre. Les arsenaux et les chantiers de construction sont dynamiques. La construction des ports internes se poursuit. La population croît, passant de 160 000 à 315 000 habitants. En 1882, la ville s'agrandit en annexant la commune de Delfshaven, jusqu'alors constituée comme port d'attache de Delft. Au cours de cette même période, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, la ville opère une importante transition économique. Cette nouvelle orientation économique s'appuie d'une part sur des investissement conséquents (80 millions de florins) qui lui permettent d'agrandir et de moderniser ses infrastructures portuaires longeant la Nouvelle Meuse, et d'autre part sur une industrie dont le socle est la fabrication de produits semi-finis. Cette politique économique se poursuit durant la guerre mondiale. Les volumes de marchandises échangées avec des pays européens, notamment l'Angleterre et l'Allemagne, se augmentent d'une façon significate[55].

Durant la guerre de 1914-1918, les Pays-Bas conservent un statut de neutralité politique. Néanmoins, en raison de sa proximité avec le front belge et de ses relations commerciales avec le Royaume-Uni d'une part et l'Allemagne d'autre part, Rotterdam devient alors un lieu de refuge pour les civils déplacés, les contrebandiers et les évadés de prison[56],[57]. Le , la reine Wilhelmine prononce un discours dans lequel elle souligne que les Pays-Bas sont sensibles au sort des réfugiés civils qu'ils sont déterminés à accueillir. La ville reçoit 23 000 réfugiés belges en octobre 1914, puis à nouveau 18 000 au mois de novembre, originaires, pour la plupart d'entre eux, d'Anvers. En 1915, la municipalité de Rotterdam investit 99 437 florins afin de subvenir aux besoins alimentaires de ces réfugiés. Durant les deux premières années de guerre, 315 734 vêtements chauds sont également distribués[58].

Rotterdam en 1920.

Un autre événement marquant est l'importante inondation de 1916, avec un niveau observé à 3,37 m NAP) et en 1894 (hauteur estimée à 3,17 m NAP)[59],[60].

La population rotterdamoise continue de croître, atteignant en 1916 le nombre de 480 236 habitants, dont 3 280 résident à Hoek van Holland[61].

Entre les deux guerres mondiales, Rotterdam effectue une importante transition économique. Alors que dans la première décennie du siècle, le volume de marchandises traité par le port de Rotterdam s'élevait à 30 millions de tonnes, il passe à plus de 40 millions en 1937, puis à 42 l'année suivante. En 1938, la ville devient ainsi le second complexe portuaire mondiale devant celui de Londres et derrière celui de New York, mais également le troisième en termes de tonnage de jauge des navires[32].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville après le bombardement de , opéré durant la Seconde Guerre mondiale.

En mai 1940, l'Allemagne envahit les Pays-Bas malgré son statut de pays neutre. L'armée néerlandaise est impuissante face aux forces nazies[62]. Les forces de la marine résistent pendant quatre jours à l'entrée de l'armée allemande lors de la bataille des ponts de la Meuse, qui sévit à Rotterdam sur les deux ponts, ferroviaire et routier, Willemsbrug.

L'Allemagne exige la reddition du port. L'aviation allemande bombarde Rotterdam le , détruisant le centre-ville[63], à plus de 90 % : environ 24 000 habitations sont détruites[64], plus de 800 personnes sont tuées, des milliers sont blessées et 78 000 habitants sont sans abri. Le quartier central est spécialement touché par les destructions, quelques bâtiments historiques sont préservés, notamment la Schielandshuis et la Wittehuis.

Article détaillé : Bombardement de Rotterdam.

La ville, comme le reste du pays, est occupée pendant cinq années. Les autorités municipales et nationales doivent organiser la recontruction de la ville et prennent dès lors la décision d'exproprier les zones sinistrées[65], dont les habitants doivent se réfugier dans les banlieues ou d'autres villes proches. Durant l'occupation allemande, de nombreux Néerlandais, ainsi que les réfugiés d'autres pays européens, notamment allemands, installés aux Pays-Bas dès les années 1930, pour fuir le nazisme, sont persécutés, puis déportés dans des camps de concentration, la plupart d'entre eux en raison de leurs origines juives[66],[67].

En 1943-1944, dans le cadre des opérations de libération, l'aviation alliée bombarde à plusieurs reprises le port de Rotterdam. Une de ces opérations, visant l'ouest de Rotterdam, menée le [68], dans de très mauvaises conditions météorologiques, atteint des quartiers résidentiels. Plus de trois cents personnes sont tuées et plus de 20 000 sont laissées sans abri[69]. Ce bombardement, parfois surnommé le « bombardement oublié » (Vergeten bombardement), n'est commémoré publiquement qu'en 1993. Des opérations de représailles allemandes marquent la fin de l'année 1944, en lien avec les informations sur le débarquement allié et la libération progressive de la France et de la Belgique : en représailles à l'égard du « Dolle Dinsdag » (« le mardi fou ») le , des otages sont fusillés à Rotterdam, puis à nouveau le , sur les Hofplein en Pleinweg, et le , à Oostzeedijk et Hoflaan[70]. À l'automne 1944, les infrastructures et les équipements portuaires sont à leur bombardés par les avions allemands : les quais sont anéantis sur 7 km et plus de 120 grues ainsi que l'ensemble des pétroliers sont détruits[32]. La commune est marquée par une grande famine au cours de l'hiver 1944, conséquence du blocus exercé par les Allemands à partir de septembre[71],[72]. Rotterdam, comme l'ensemble des Pays-Bas, est libérée par les forces alliées en mai 1945[73],[74].

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Sculpture symbolisant l'inondation de 1953 au Parc des Musées de Rotterdam.

Au début de l'année 1953, dans la nuit du 31 janvier au 1er février, une tempête de forte intensité atteint les côtes hollandaises et provoque une inondation des zones littorales. À Rotterdam, cette inondation engendre un niveau d'eau moyen enregistré à 3,75 m par rapport au référentiel NAP[75],[76]. La partie nord de la ville épargnée, protégée par la digue, mais les parties au sud de la digue sont inondées. Les axes de communications vers le sud sont coupés. Au total, 1 800 personnes sont noyées, la plupart dans les villages les plus touchés sur les îles de Zélande et au sud de la Hollande Méridionale. Environ 10 000 réfugiés des zones sinistrées doivent être accueillis par la ville[77].

Une reconstruction de la Porte de Delftse, détruite en mai 1940 par les bombardiers de la Luftwaffe.

Après la destruction du centre ville durant la Seconde Guerre mondiale, la ville entreprend un grand travail de reconstruction où l'espace et les constructions modernes sont privilégiés. L'ensemble du centre sinistré, qui comportait des établissements manufacturiers et des lotissements, dont certains étaient détériorés et surpeuplés, est remplacé par une zone urbaine significativement moins dense. Ainsi, lors de sa reconstruction, la capacité de logement du centre passe de 28 000 à 7 000 résidents. Les principaux axes de circulations sont élargis, la gare centrale est rebâtie et le centre-ville se voit aménagé d'espaces verts (notamment au sein du quartier d'affaires), d'une salle de concert, de l'hôpital général et du centre médico-social[65]. Le port de la ville fait également l'objet de vastes chantiers de reconstruction. Ces travaux de remise en état du complexe portuaire s'échelonnent sur une période de cinq ans. Après la phase de déblaiement, les nouveaux quais, aux structures plus modernes, sont bâtis selon deux modèles de construction : les quais de « type A » reposent sur des pilotis et les quais de « type B » sont conçus en dur et renforcés au moyen de palplanches[32].

Le développement urbain, économique et démographique s'amplifie jusqu'au milieu des années 1960. Puis, la commune est marquée par une décroissance, dans seconde moitié des années 1960 et plus encore les années 1970 (crise essentiellement liées au deux chocs pétroliers de 1973 et 1979), tant dans le domaine économique que dans le domaine démographique et social. À cette époque, les pertes d'emploi au sein de la ville se révèlent importantes. À partir du milieu des années 1980, la ville connaît un regain de prospérité. La fin des années 1980 marquent un véritable « boom » immobilier mais également un renouvellement des équipements et infrastructures urbaines. En 1989, un projet, le « Plan port 2010 », est initié. Ce projet, encadré par des architectes et des urbanistes, vise essentiellement à restructurer les zones portuaires de Kop van Zuid et de Noordstrand[78].

Entrée dans le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Des gratte-ciel s'élèvent, concentrés dans les quartiers centraux de la ville. Des projets architecturaux originaux deviennent des symboles de la ville au début des années 2010, notamment la rénovation de la gare centrale, l'édification de gratte-ciel les plus élevés du pays (détails ci-après), le marché couvert Markthal, ou encore les nouveaux bâtiments municipaux de la Timmerhuis. La ville souhaite devenir plus attrayante pour le tourisme et attirer les investisseurs[79]. Le paysage urbain continue d'évoluer, et la population de s'accroître, tandis que le port qui s'est étendu jusqu'à la mer continue son expansion en gagnant sur la mer. La ville, avec les provinces néerlandaises et l'État, continue de développer des plans de maîtrise des eaux pour parer à la montée des eaux, à l'affaissement des terrains et aux précipitations plus importantes provoquées par le réchauffement climatique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

La municipalité de Rotterdam est la deuxième plus large du pays après Amsterdam. Elle se compose, comme dans le reste des Pays-Bas, d’un conseil communal (Gemeenteraad) composé de trois entités : le bourgmestre (burgemeester), les échevins (wethouders) et les conseillers municipaux (gemeenteraasdlid)[80]. La partie exécutive est le collège formé par le maire et les adjoints, ou Burgemeester en Wethouders College (B&W) qui sont nommés et rémunérés dans leurs fonctions, alors que les conseillers municipaux sont élus. Depuis 2009, le bourgmestre est Ahmed Aboutaleb, homme politique rotterdamois d'origine marocaine et membre du parti travailliste.

Conseil communal[modifier | modifier le code]

Le conseil communal de Rotterdam comprend 45 sièges. Le tableau ci-dessous donne les résultats des élections communales de Rotterdam depuis 1998 :

Parti

45 sièges

45 sièges

45 sièges

45 sièges

45 sièges

Parti travailliste 15 11 18 14 8
Rotterdam vivable 17 14 14 14
Appel chrétien-démocrate 6 5 3 3 3
Parti socialiste 4 1 3 2 5
Parti populaire libéral et démocrate 9 4 3 4 3
Gauche verte 4 3 2 3 2
Union chrétienne-Parti politique réformé 1 1 1 1 1
Démocrates 66 3 2 1 4 6
Parti de ville Rotterdam 2 1 0 - -
Parti pour les animaux - - - - 1
Autres 1 0 0 0 2

Collège du bourgmestre et des échevins[modifier | modifier le code]

Ahmed Aboutaleb, bourgmestre de Rotterdam.
Collège du bourgmestre et des échevins
Bourgmestre Ahmed Aboutaleb (PvdA)
Échevins
  1. Joost Eerdmans (Rotterdam vivable).
  2. Hugo De Jonge (CDA).
  3. Pex Langenberg (D'66).
  4. Ronald Schneider (Rotterdam vivable).
  5. Maarten Struijvenberg (Rotterdam vivable).
  6. Adriaan Visser (D'66).

Arrondissements[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, la commune de Rotterdam se compose de 14 arrondissements (gebieden) ayant chacun une commission (gebiedscommissie). Moins politisées que le conseil d'administration puisque leurs membres ne doivent pas faire partie d'un parti politique, ces commissions sont "les yeux et les oreilles" des quartiers[81]. Le tableau suivant présente les 14 arrondissements de Rotterdam définis en 2014, ainsi que les quartiers ou districts qui les composent[81],[82].

Centre : Cool (dont les quartiers sud de Dijkzigt, du Parc, de Scheepvaart ou Nieuwe Werk[83]), Oude Westen, Stadsdriehoek (dont le Vieux port et le quartier de la gare centrale[84]).[85]
Charlois : Carnisse, Charlois Zuidrand, Heijplaat, Oud-Charlois, Pendrecht, Tarwewijk, Wielewaal, Zuidplein et Zuidwijk[86].
Delfshaven : Bospolder, Delfshaven, Middelland, Nieuwe Westen, Oud Mathenesse, Schiemond, Spangen et Tussendijken[87].
Feijenoord : Afrikaanderwijk, Bloemhof, Feijenoord, Hillesluis, Katendrecht, Kop van Zuid/Entrepotgebied, Noordereiland et Vreewijk.[88]
Hillegersberg-Schiebroek :  Hillegersberg-Noord (dont 110-Morgen et le vieux Hillegersberg[89]), Hillegersberg-Zuid (dont le Kleiweg[90]), Molenlaankwartier, Schiebroek et Terbregge[91].
Hoek van Holland : La plage et les dunes, la Porte du Rhin (Rijnpoort) et le village[92].
Hoogvliet : Boomgaardshoek, Meeuwenplaat, Centrum/Middengebied, Nieuw Engeland/Digna Johannapolder, Westpunt, Zalmplaat[93], Oudeland[94] et Tussenwater.
IJsselmonde : Beverwaard, Groot-IJsselmonde (qui contient les quartiers Beverwaard, De Veranda, Groenenhagen-Tuinenhoven, Hordijkerveld, Kreekhuizen, Lombardijen, Oud-IJsselmonde, Reyeroord, Sportdorp, Zomerland[95]), Lombardijen en Oud IJsselmonde[96]
Kralingen-Crooswijk : De Esch, Kralingen-Oost, Kralingen-West, Kralingse Bos, Nieuw Crooswijk, Oud Crooswijk, Rubroek en Struisenbrug[97].
Noord : Agniesebuurt, Bergpolder, Blijdorp, Het Oude Noorden, Liskwartier, et Provenierswijk[98].
Overschie : Kleinpolder, Landzicht, Noord Kethel (dont Kandelaar), Overschie, Zestienhoven[99].
Pernis : Le quartier du même nom[100].
Prins Alexander : Het Lage Land, Kralingseveer, Nesselande, Ommoord, Oosterflank, Prinsenland, Zevenkamp[101].
Rozenburg : Le quartier du même nom[102].

Partenariats européens et internationaux[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la ville de Rotterdam n'établit plus de nouveaux jumelages. Les villes jumelées ne sont plus considérées prioritaires dans les relations internationales[103].

Villes jumelles[modifier | modifier le code]

Villes partenaires[modifier | modifier le code]

Ports jumelés[modifier | modifier le code]

Économie et influence internationale[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Débarquement des marchandises sur les quais de Boompjeskade (1899).

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, Rotterdam est une place de commerce et d'échange grâce à son grand marché hebdomadaire prenant place sur la Maasdijk (devenue ensuite la Hoogstraat). Cependant ce n'est pas encore une ville d'importance. Le principal commerce est la vente de hareng de ses pêcheurs. Cela change après la chute d'Anvers en 1585. Rotterdam devient en un demi-siècle la seconde ville du pays pour ses ports et ses « marchandises sifflées » (« wijtwermaerde koopstadt », p 59.)[104]. Le commerce international du vin devient sa première source de revenus. Les marchandises sont exportées vers la France, l'Espagne et le Portugal mais aussi les Indes orientales néerlandaises, puis dans le monde entier après le voyage de Olivier van Noort qui est le premier néerlandais à effectuer le tour du monde[104]. Les plus riches marchants bâtissent de grandes maisons dans les quartiers portuaires et le port s'agrandit[104]. La place du marché est agrandie, de la Hoofstraat à la Binnenrotte. Elle se situe le long des quais et de nombreux bateaux viennent y décharger les marchandises. Les magasins de développent en nombre et en importance.[104] Malgré la période troublée politiquement et l'occupation française, la croissance de la ville se poursuit. La Chambre de Commerce (Kamer van Koophandel) est établie en 1803 pour représenter l'élite de la communauté commerçante rotterdamoise et pour conseiller le gouvernement sur les questions économiques[104].

Durant le XIXe siècle, les murs et les portes de la ville sont démolis pour permettre son extension et améliorer les moyens de transports. Dans le port, la voie navigable Nieuwewaterweg est construite et facilite grandement la circulation des navires entre la mer de Nord et le centre ville(1872). À la fin du XIXe siècle, Rotterdam est un marché important pour les grains, minerais et graisses. De grands magasins s'établissent comme De Bijenkorf en 1930. Les petits commerces survivent difficilement et des coopératives de commerçants se mettent en place comme le Spar (vente) et le Enkabé (achat)[104].

Lors du bombardement de Rotterdam par l'armée allemande en 1940, en quatre jours, des milliers de rotterdamois perdent tous leurs biens et 2400 magasins sont détruits. La reconstruction de la ville prend plusieurs années. Les premiers secours et magasins d'urgence s'installent en bordure de ville dans des logements provisoires. Après la guerre, la voie piétonnière Lijnbaan fait la fierté des habitants et commence à redonner à la ville sont image commerçante. En 1958, le marché de la ville est rouvert sur la Binnenrotte[104]. L'expansion importante des activités portuaires, de l'industrie, puis du tourisme, contribuent à la prospérité commerciale de la ville à la fin du XXe siècle et début des années 2000.

Finance[modifier | modifier le code]

La Bourse (Beurs) construite par Adriaen van der Werff (gravure de 1840).

Vers la fin du XVIIe siècle, le commerce est devenu si important qu'un point de rencontre devient nécessaire. Les marchands de Anvers Hans der Veeken et Jacques L'Heremite sont d'accord pour recréer à Rotterdam le système qui était en place à Anvers : une bourse. Des échantillons de marchandise (mais pas l'ensemble de la marchandise) passent sur des monsters (échantillons) et les hommes vendent et achètent les marchandises présentées sur des échantillons. Ainsi, les prix sont établis dans cette place de la bourse. Les céréales deviennent l'objet de transactions par des intermédiaires pour éviter leur débarquement sous la pluie. En 1635, la première banque de prêt de Rotterdam ; les prêts sont destinés à toutes les classes de la population[104].

Dans le bâtiment de la bourse datant de 1635, les visiteurs se retrouvent parfois les pieds dans l'eau lors des grandes marrées. Un nouveau bâtiment est mis en chantier en 1717 par Adriaen van der Werff. La nouvelle Bourse ouvre ses portes en 1736 et le nouveau bâtiment devient un symbole de la prospérité de la ville. Le premier établissement d'assurances, la Maatschappij voor Assurantie, Discontering en Beleening der Stad Rotterdam, est établi en 1720. Elle est toujours la plus vieille compagnie d'assurance du pays.[104]

Au début du XIXe siècle, les caissiers (kassiers) jouent un rôle important dans l'économie en prenant en charge l'échange des devises : R. Mees en Zoonen, Gebroeders Chabot, et Ian Havelaar et Zoon[104].

Industrie[modifier | modifier le code]

Raffinerie pétrolière à l'Europoort (2014).

Durant le Moyen-âge, beaucoup de rotterdamois travaillaient dans l'industrie de la laine et les brasseries produisant la bière[105]. Durant le XVIIe siècle, les compagnies étaient de grande taille en raison du commerce facilité par la rivière et les canaux, ainsi que la pureté de l'eau de la rivière qui était employée par des produits comme la fabrication de la bière[105]. Les moyens industriels furent adoptés précocement par les Rotterdamois. Par exemple, la première machine à vapeur, importée d'Angleterre où elle est achetée à James Watt, est installée en 1787 dans le polder de Blijdorp[105]. Dans les industries de l'alimentation et de fabrication des boissons stimulantes, les machines à vapeur sont rapidement adoptées pour augmenter la production. Vers le milieu du XIXe siècle, l'industrie s'accroît avec l'expansion du port[105]. Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie récupère rapidement des crises et des guerres, grâce à l'industrie pétrochimique. Tandis que de nombreuses petites entreprises ne survivent pas à la guerre, la ville prend des mesures nouvelles en investissant hors du centre-ville pour développer les industries le long de la rivière entre le centre-ville et l'embouchure de la rivière donnant sur la mer du Nord. Les zones portuaires Botlek, puis le Europoort et enfin les Maasvlakte et Maasvlakte 2 sont construites : l'industrie pétrochimique s'y développe très rapidement. Des raffineries sont installées ainsi que de nombreuses installations pour des produits chimiques (plastique, fertilisants, savons)[105]. Ces industries fortement polluantes créent de moins en moins de nuisances à mesure que les exigences des gouvernements se renforcent et à mesure que les procédés de production s'améliorent[105].

Activité portuaire[modifier | modifier le code]

Mégalopole européenne.
Maasvlakte, stockage des containers (2014).
Article détaillé : Port de Rotterdam.

Le port de Rotterdam est un ensemble de plusieurs ports et zones portuaires qui s'étendent du centre ville de Rotterdam (par exemple le Vieux Port ou Oude Haven), à l'embouchure de la mer du Nord (avec les extensions les plus récentes de Maasvlaakte 1 et 2) sur une quarantaine de kilomètres[106].

Le port bénéficie d'une situation géographique intéressante, au cœur de la mégalopole européenne (« banane bleue ») et du Ring : à proximité de l'Angleterre par la mer ; à proximité de plusieurs villes industrielles et commerçantes européennes accessibles par les fleuves ou canaux de la Meuse et du Rhin), en particulier la région allemande de la Ruhr (accessible par bateau et par train).

En 2016, le port de Rotterdam est le premier port d'Europe ; longtemps premier port mondial, il est supplanté par sept grands ports chinois (au premier rang desquels les port de Ningbo-Zhoushan) et de Singapour, et se range désormais au 9e rang mondial. Il s'étend sur une longueur de 42 km et sur une surface de 12 643 ha (incluant la dernière partie dont la construction s'est achevée en 2013, le Maasvlakte 2). Il traite un total de 461 millions de tonnes de marchandises. L'administration portuaire emploie 1 100 personnes et les activités portuaires emploient 175 000 personnes. Sur l'année, 29 022 navires sont passés par le port en direction de la mer, et 105 000 navires sur les eaux intérieures[106].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le secteur de tourisme urbain est en rapide expansion à Rotterdam. La ville offre aux touristes une architecture moderne et originale, de nombreuses attractions familiales, de nombreux musées, sculptures modernes, de très nombreux et larges festivals et événements sportifs de grande ampleur, des restaurants et cafés, des croisières, et un grand choix de sorties nocturnes. Ainsi, en 2016, plus d'1 600 000 touristes ont été enregistrés dans les hôtels de la ville. La fréquentation de l'aéroport de Rotterdam-La Haye a été d'environ 824 000 voyageurs. La moitié du tourisme vient de l'intérieur du pays (54%), le tourisme international vient du Royaume-Uni (7%), d'Allemagne (7%) et de Belgique (6%)[107].

Les attractions payantes ayant attiré le plus grand nombre de touristes en 2016 sont : le zoo de Bijdorp ; les croisières Spido ; la tour de l'Euromast ; le parc d'amusement Plaswijckpark ; les visites du navire SS Rotterdam[108].

Depuis les années 2010, la ville entre dans les palmarès des guides touristiques internationaux : le New York Times en 2014[109] ; le Rough Guide en 2014[110] ; Le Guardian en 2014[111] ; Lonely Planet en 2016[112].

Architecture[modifier | modifier le code]

Les bombardements allemands du ont détruit tout le centre ville de Rotterdam. Peu de bâtiments historiques ont été épargnés. Ainsi, une grande reconstruction a pris place. Des architectes célèbres ont été commissionnés, rendant l'architecture de la ville hétérogène, moderne et très intéressante pour les amateurs d'architecture moderne[113].

Bâtiments de l'avant-guerre[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Laurent (Laurenskerk), très endommagée par les bombardements de 1940, a été reconstruite. Bâtie en 1449, en style gothique tardif, elle est le plus ancien bâtiment de Rotterdam. La Schielandshuis, située vers la grande avenue centrale Coolsingel, épargnée quant à elle par les bombardements, est l'un des bâtiments composant le « musée Rotterdam ». La Witte Huis (Maison blanche) a également été épargnée : ce bâtiment, construit en 1898, était le plus haut d'Europe lors de sa construction, avec 45 m de hauteur. Enfin les bâtiments adjacents de l'hôtel de ville et de la poste, datant des années 1920, n'ont pas été atteints par les bombardements[113].

Éloignés du centre ville, des bâtiments du début du XXe siècle, représentatifs du mouvement architectural Neues Bauen, sont restés intacts. L'usine Van Nelle, œuvre des architectes néerlandais Johannes Brinkman et Leendert Van der Vlugt, est devenue un symbole de ce mouvement[114],[115]. Elle est classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2014[113].

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Reconstruction et modernité[modifier | modifier le code]

En 1940, le conseil municipal décida, plutôt que de reconstruire Rotterdam d'après les plans d'origine, de reconstruire la ville en privilégiant les grands espaces et une architecture moderne. Sont construits à cette époque et sur ce principe, la rue Lijnbaan (première rue commerçante entièrement piétonne des Pays-Bas), les salles de concert du Doelen, le complexe de bureaux Groot Handelsgebouw voisin de la gare centrale, la tour de l'Euromast (1958-1960), le centre commercial Bijenkorf et l'hôtel Hilton[113].

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Dans les années 1970, la construction continue avec les maisons cubes de Piet Blom (1984), associées à la tour de Blaak, surnommée « le Crayon ». La construction des gratte-ciels s'accélère et le profil de la ville change continuellement. Le pont Érasme (Erasmusbrug) permet le développement du quartier Kop van Zuid où dominait l'hôtel New York, ancien siège de la compagnie Holland America Line et point de départ des grandes croisières transatlantiques.

Les bâtiments marquant Rotterdam par leur modernité dans les années 1990 et 2000. En 2014, la station centrale entièrement reconstruite est inaugurée par le roi William Alexandre, remplaçant les bâtiments datant de 1957[116],[117]. Sa construction a duré plus de neuf ans et coûte 633 millions d'euros. Le Markthal (signifiant marché couvert) est un bâtiment imposant d'habitations formant un arc de cercle renversé qui abrite un marché couvert et de nombreux restaurants. Son plafond est un chef d’œuvre artistique exécuté par Arno Coenen en Iris Roskam et parfois surnommé la « Chapelle Sixtine de Rotterdam »[118].

La municipalité poursuit le développement de la ville en s'appuyant sur des constructions architecturales originales. Le projet de la Dutch Windwheel, un bâtiment de 170 m de hauteur hébergeant des bureaux et des habitations, en forme d'anneaux, est un de ces projets architecturaux ambitieux en préparation, dont la construction doit commencer en 2020[119],[120],[121].

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Gratte-ciel[modifier | modifier le code]

Pont Érasme, tours de la Meuse (Maastoren) et De Rotterdam (de gauche à droite).

La ville de Rotterdam a accueilli le plus haut gratte-ciel européen en 1898 : la Witte Huis (Rotterdam) (maison blanche). Dès lors, les gratte-ciel ont continué à être bâtis et le paysage urbain est en perpétuel changement. Le Gebouw Delftse Poort a dominé le paysage urbain depuis sa construction en 1991 et est resté le bâtiment le plus élevé du pays jusqu'en 2005. Il reste le 4ème bâtiment le plus élevé de la ville avec ses 151 m de hauteur[122].

En 2017, quinze gratte-ciels dépassent 100 m de hauteur. Les Maastoren sont les bâtiments les plus élevés des Pays-Bas. La tour New Orleans est le bâtiment résidentiel le plus haut du pays. La tour Montevideo fut la plus haute du pays lors de sa construction. Située sur Kop de Zuid, à proximité de l'hôtel New York, elle mesure 139,50 m[123]. Elle détient maintenant la troisième place des tours les plus hautes[124].

Le bâtiment De Rotterdam, conçu par l'architecte Rem Koolhaas (surnommé le « géant de Rem », de Reus van Rem) a été terminé en 2013. Il n'est pas le plus haut gratte-ciel de la ville mais il est l'immeuble le plus large du pays, avec une surface totale intérieure de 160 000 m2[123].

Les plans de la municipalité prévoient la construction future de gratte-ciel encore plus hauts, en particulier les Zalmhaventoren, à proximité du pont Erasmus, prévues pour mesurer 215 m et dont la fin de la construction est prévue pour 2020[125].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Plusieurs grands parcs agrémentent la ville[126]. Le parc Zuiderpark (parc du sud) est le plus grand espace vert de la ville, mais également le plus grand espace vert urbain des Pays-Bas[127].

La forêt de Kralingen (Kralingsebos) offre à la ville un grand espace vers d'environ 250 à 300 hectares. Elle entoure le lac de Kralingen (Kralingse Plas). Elle comporte une petite plage, des pistes cyclables et pistes piétonnières faisant le tour du lac, une ferme pour enfants (kinderborderij) et des espaces de jeu et un parcours d'accrobranche[128].

Het Park (en français, « le parc ») sur les quais du Parkhaven est le point de départ de croisières nautiques touristiques sur la Nouvelle Meuse. Ce parc est dominé par la tour de l'Euromast et animé par divers festivals musicaux durant l'été, notamment le festival de musique romantique (musique classique)[129].

Le jardin botanique Arboretum Trompenburg fait partie des musées de la ville[130].

Le Vroesenpark est lui aussi un parc urbain, situé dans le quartier Blijdorp. Il attire les joggers et les sportifs (bootcamps) ; il comporte des espaces de jeu extérieurs pour enfants ; le barbecue y est autorisé et le parc est particulièrement fréquenté par les promeneurs s'installant pour des pique-niques[131]. Le zoo de Rotterdam, situé à proximité, offre également un très large espace de verdure à la ville[132].

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Deux sites naturels appartenant au réseau Natura 2000 sont répertoriés sur le territoire communal : le « Sollveleld et Kapitel duinen » (Solleveld & Kapittelduinen) et le « Hoek van Holland »[14],[133].

Le site naturel du Solleveld & Kapittelduinen, classé au , s'étend sur un territoire d'une surface de 720 ha partagé avec les communes de Westland et de La Haye. Les paysages naturels de ce site sont essentiellement marqués par la présence de dunes. Ces paysages dunaires comportent principalement deux types d'essences florales : la Jacobaea vulgaris et le Troène commun (ou Ligustrum vulgare) ; et plusieurs types d'herbacées, dont l'Oyat ; le Calluno-Ulicetea (sorte de jonc commun) et l'Argousier (Hippophaë rhamnoides)[134]. Le site comporte les habitats de 4 types de chauves-souris : le Plecotus auritus (ou Oreillard roux) ; la Myotis mystacinus (ou Murin à moustaches) ; la Pipistrellus pipistrellus (ou Pipistrelle commune) ; et enfin la Myotis dasycneme (ou Murin des marais)[135].

Le territoire communal abrite plusieurs espèces d'amphibiens (5 taxons), de reptiles (2 taxons) et de mammaliens (44 taxons), mais également 45 espèces piscifères, telles que le Saumon de l'Atlantique ou encore le Cobitis taenia, un poisson indigène aux eaux de Rotterdam[14].

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Maîtrise des eaux[modifier | modifier le code]

La ville de Rotterdam se développe grâce à l'eau qui l'entoure mais est également vulnérable aux inondations. La commune doit protéger la ville des inondations tout en assurant la qualité de son eau. Le réchauffement climatique (montée de l'eau de mer, précipitations plus nombreuses et plus intenses) ainsi que l'enfoncement du terrain et l'urbanisation augmentent les risques d'inondation. La ville a recours a plusieurs stratégies organisées dans le plan communal Waterplan2 mis en place depuis 2007 en partenariat avec les offices des eaux régionaux[136]. Le plan s'inspire du système mis au point par Willem Nicolaas Rose, en 1854. Rose a conçu un plan qui a bénéficié à la fois à l'hygiène (éliminant le choléra) et à la disposition spatiale de la ville. Le plan a mis en place un réseau de stations de pompage, d’écluses, de digues et de trente kilomètres de canaux (singel).

Gestion des eaux des canaux et rivières[modifier | modifier le code]

Historiquement, les digues et les barrages ont protégé la ville de la montée de la Nouvelle Meuse, et les polders environnants permettaient le drainage des pâturages grâce aux réseaux de canaux et aux moulins à vent évacuant l'eau vers les régions plus basses. La protection et le renforcement des digues restent une préoccupation constante[136]. Les moulins à vent ont pratiquement disparu de la ville et sont remplacés par des systèmes de pompage électrique.

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Stockage de l'eau[modifier | modifier le code]

Sur la place Benthemplein, les terrains de jeu deviennent réservoir d'eau en cas de fortes précipitations.

Des systèmes de stockage de l'eau sous le sol et la rénovation des égouts (GPR)[137] offrent des solutions en périphérie de la ville, tandis qu'en centre-ville, d'autres solutions sont étudiées comme les places d'eau ou les toits verts[136].

La ville encourage les toits verts pour permettre une meilleure régulation des eaux de pluie lors de fortes précipitations ; un mètre carré de toit vert retient entre 15 et 25 litres d'eau. En 2017, la ville compte 235 000 m2[138].

La place Bellamyplein est la première waterplein (square d'eau ou place d'eau) des Pays-bas. Située dans le quartier de Spangen, un quartier pavé offrant peu de canaux pour évacuer les eaux de pluie, elle offre un espace jeu aux enfants par temps sec. Lorsque les précipitations sont importantes, la place est prévue pour se remplir avec l'eau de pluie[139].

Dans le quartier Noord, la place Benthemplein est la seconde place d'eau de la ville. Elle a été construite en 2013 pour servir également ce double objectif de terrain de jeu et de réservoir. La place sert de terrain de jeu aux écoles voisines (piste de skate, terrain de basket) par temps sec. Ces espaces, construits en profondeur, recueillent l'eau de pluie des terrains environnants (parking, toits) lorsque les précipitations deviennent très importantes. Les aménagements de cette place peuvent recueillir 1,7 million de litres d'eau. Des pompes évacuent cette eau vers la rivière[140]. Cette structure est la seconde au monde lors de son ouverture[141]. En 2017, la ville compte trois places d'eau : Bellamyplein, Benthemplein, et Kleinpolderplein.

Plans régionaux et nationaux[modifier | modifier le code]

2017-NL-Waterschappen-prov-1250

Rotterdam dépend de trois offices régionaux des eaux (hoogheemraadschap) : l'office des eaux de Delfland[142] (numéro 12 sur la carte ci-contre, au nord du port), l'office des eaux de Schieland et Krimpenerwaard[143] (numéro 13, centre-ville et est de la ville) et l'office des eaux Hollandse Delta[144](15, sud de la ville est du port)[145].

Dur la plan national, le plan Delta assure la protection du pays et des zones les plus à risque.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des musées de Rotterdam.

Rotterdam compte de nombreux musées[146]. Le parc des Musées, situé au cœur de la ville, rassemble plusieurs musées. En 2016, les musées de Rotterdam attirent 1 130 000 visiteurs. Les musées les plus fréquentés sont, par ordre décroissant du nombre de visiteurs : le musée Boijmans Van Beuningen, suivi du Kunsthal (art contemporain), le Maritiem Museum qui regroupe le musée portuaire et le musée maritime), Het Nieuwe Instituut (architecture), et le Nederlands Fotomuseum (photographie)[108].

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Loods 24 (nl), sur la rive sud de la Meuse, commémore le lieu de départ des 6 536 personnes déportées durant la guerre. En 2013, un monument à la mémoire des 686 enfants juifs morts en déportation est installé à proximité du mur du Loods 24, y figurent leurs noms et leur âge.

Sculptures et art des rues[modifier | modifier le code]

La ville de Rotterdam comporte de nombreuses statues, reliefs, monuments artistiques, peintures murales, et autres œuvres d'art en plein air. La Internationale Beelden Collectie (nl) est une liste établie par les musées, regroupant 45 ouvrages artistiques dont beaucoup sont visibles sur Route des statues du Westersingel (nl)), ainsi que dans le parc des musées (voir aussi liste des statues de Rotterdam (par quartier) (nl)).

Musique[modifier | modifier le code]

Rotterdam est le lieu de naissance de la musique gabber. Au début des années 1990, des artistes comme Paul Elstak et Rob Janssen initient au Parkzicht, boîte de nuit de Rotterdam, un son plus « hard » au sein de la scène house. C'est le début de la hardcore house, qui a constitué un des éléments identitaires de la plus forte sous-culture néerlandaise des années 1990-2000, la culture gabber. Plusieurs groupes gabbers se réfèrent explicitement à Rotterdam jusque dans leur nom — Rotterdam Terror Corps, Rotterdam Termination Source — ainsi que de nombreuses pistes musicales gabbers. L'Energiehal, aujourd'hui détruite, accueille de grands événements gabbers, notamment A Nightmare in Rotterdam[147].

De plus, la ville est nommée dans le refrain de la chanson Le Blues du Businessman, chanson de la comédie musicale Starmania.

Lieux de spectacle et compagnies[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Événements annuels et festivals[modifier | modifier le code]

Démonstration de sauvetage par hélicoptère durant les Wereldhavendagen.

Le North Sea Jazz Festival est le festival de jazz couvert le plus important du monde. Il accueille 70000 spectateurs en 2017. Il est classé comme un des événements mondiaux les plus importants par le Time Magazine[149]. Rotterdam Unlimited est un festival de cinq jours qui prend place fin juillet, réunissant des artistes du monde de la musique, de la danse, et du récit, ainsi que la parade du Carnaval d'été de Rotterdam (en) (zommercarnaval). D'autres festivals musicaux sont organisés, parmi lesquels le plus vieux et le plus large festival de musique classique de Rotterdam, la journée de la musique romantique (romantische muziek dag) en août[129]. Le REC festival débuté en 2016 se poursuit en 2017, et correspond à la remise des MTV Awards. Le festival dure 5 jours (en 2017) et plusieurs types de musiques y sont jouées : disco, soul, afrobeat, techno, hiphop et R&B[150] .

Le Festival international du film de Rotterdam (IFFR) est un des plus importants festival de cinéma au monde en terme d'audience. Il a lieu pendant la dernière semaine de janvier. Pendant douze jours, des centaines de films sont présentés par leurs réalisateurs et autres artistes dans les salles de cinéma de la ville[151].

Les Journées portuaires mondiales (Wereldhavendagen) sont organisées le premier week-end de septembre. Créé en 1976, l'événement a grandi et se déroule pendant trois jours[152].

De nombreux congrès internationaux prennent place dans la ville. Le 25e Congrès international de vexillologie y a été organisé en 2013.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Rotterdam devient une métropole au début du XVIIe siècle. Les premières données démographiques de la ville sont établies à partir des registres paroissiaux. En 1622, sa population atteint 19 780 habitants. La hausse démographique connaît un développement rapide, puisque une cinquantaine d'années plus tard, en 1675, sa population a plus que doublé, s'élevant à plus de 45 000 habitants. Puis, vers la fin du XVIIe siècle, en 1690, elle passe à environ 51 000 résidents. Dans la première moitié du XVIIIe siècle, la commune connaît une baisse démographique qui ramène la population, en 1745, à environ 44 000 habitants. Dans la seconde moitié du XVIIIe et début du XIXe siècle, la population de Rotterdam augmente pour atteindre, en 1795, 57 510 habitants puis 59 118 habitants en 1809[153].

La population de la ville connaît une très forte croissance entre 1880 et 1920, la population passant de 105 000 à 500 000 habitants. Aujourd'hui, Rotterdam est la deuxième ville des Pays-Bas après Amsterdam sur le plan numérique[154]. Sa croissance est de 3.1% entre 2011 et 2017. Au , 46.1% des ménages sont constitués d'une seule personne, les couples sans enfants représentent respectivement près de 21 % (13 % de couples mariés et 7,9 % de couples non-mariés), les foyers avec enfant(s) représentent un peu plus de 33 % (4,3% de couples non mariés, 14% de couples mariés et 10,6% de familles monoparentales), enfin les personnes en institutions représentent 2,6 %[155]. Au , selon les données chiffrées du bureau central de la statistique, la ville compte 634 253 habitants[156].

Évolution démographique de la commune de Rotterdam de 1868 à 2015[157],[158]
1868 1870 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
117 104 121 027 129 239 148 102 169 477 201 858 234 916 318 468 370 390
1910 1915 1920 1925 1930 1935 1940 1945 1950
417 989 472 518 506 071 543 694 582 507 594 951 619 686 610 385 675 905
1955 1960 1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995
712 513 729 852 731 564 686 586 620 869 579 187 571 116 579 150 598 275
2000 2005 2010 2015 - - - - -
592 660 596 597 592 939 623 956 - - - - -


Évolution récente[157],[158]
Commune Agglomération Aire urbaine
1960 729 852 930 095 974 436
1970 686 586 966 615 1 035 692
1980 579 187 904 595 1 023 308
1990 579 150 942 074 1 110 963
2000 592 660 983 137 1 163 205
2009 587 161 989 319 1 174 583
2010 592 939 - -
2011 610 412 - -
2012 616 456 - -
2013 616 319 - -
2014 618 109 - 1 426 316
2015 623 956 - -
2016 624 148 - -
2017 634 264 - -

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Rotterdam en 2013 (chiffres exprimés en pourcentage)[159]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,05 
95 ans ou +
0,26 
2,82 
75 à 95 ans
5,37 
10,01 
60 à 75 ans
13,08 
18,99 
45 à 60 ans
17,67 
21,81 
30 à 45 ans
21,39 
24,67 
15 à 30 ans
22,07 
16,59 
0 à 15 ans
15,8 

Origines des habitants[modifier | modifier le code]

Rotterdam est une ville multiculturelle dont près de la moitié de la population est d'origine étrangère[155]. Le tableau ci-dessous a pour objectif de présenter la répartition de la population de Rotterdam selon l'origine de ses habitants pour les années 2000 et 2016[160],[161] :

Origine Pourcentage en 2000 Pourcentage en 2016
Autochtones 60,0 50,2
Suriname 8,44 8,4
Turquie 6,80 7,6
Maroc 5,09 6,8
Antilles néerlandaises et Aruba 2,63 3,8
Cap-Vert - 2,5
Union européenne 9,52 8,2
Autres 7,52 12,5

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire et secondaire[modifier | modifier le code]

En 2014, La commune de Rotterdam compte, un total de 81 543 élèves de 4 à 22 ans, dont 6 436 sont âgés de 4 à 12 ans, 31 853 de 13 à 17 ans et 43 254 de 8 à 22 ans[162]. La commune fait partie de plusieurs communes réunies dans un ensemble nommé la « regio Rotterdam ».

Rotterdam compte 237 écoles primaires en 2016[163].

La commune de Rotterdam compte 78 écoles secondaires (en 2016)[164], et la région Rotterdam (rassemblement des communes) compte 116 écoles secondaires[165]. Le bureau central des statistiques néerlandais enregistre dans la région de Rotterdam un total de 51 842 élèves en enseignement secondaire ordinaire, 953 en enseignement spécialisé et 4209 en écoles spécialisées[166],[165].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le système éducatif néerlandais offre plusieurs filières supérieures. Les universités de recherche, ou WO, préparent également aux premières années et maîtrise, et offrent en plus des programmes de doctorat ; leurs enseignants sont enseignants-chercheurs. Les universités d'études appliquées, appelées Hogeschool ou HBO, préparent aux diplômes supérieurs allant des premières années universitaires au master mais n'offrent pas de troisième cycle. Un troisième type d'établissement offre des diplômes internationaux (en langue anglaise) ou des cours plus brefs ou spécifiques.

Rotterdam a une université de recherche. L'université Érasme de Rotterdam (Erasmus University Rotterdam) accueille environ 28 000 étudiants et 3 600 employés (chiffres de 2016)[167]. Son département médical est lié au plus grand centre médical universitaire du pays situé à l'hôpital Centre Médical Érasme (Erasmus medical center). Fondée en 1913, elle s'est forgée une bonne renommée sur le plan international. Elle compte parmi ses chercheurs Jan Tinbergen, premier lauréat du prix Nobel en sciences économiques[168]. Au classement du Times Higher Education World University Rankings, elle se classe globalement au 72ème rang (année 2018) des universités mondiales (parmi les 2% des meilleures) ; sa faculté de médecine obtient le 42ème rang mondial (année 2017)[169].

En enseignement supérieur, Rotterdam compte aussi des hogeschools et autres écoles supérieures. Parmi les établissements les plus importants en terme de nombre d'étudiants, se trouvent :

  • la Hogeschool Rotterdam dont fait partie l'académie des beaux-arts Willem de Kooning Academie, existant depuis 1771
  • la hogeschool Codarts (en) qui réunit plusieurs départements artistiques : l'école de danse Rotterdamse Dansacademie ; le conservatoire Rotterdams Conservatorium ; et l'école du cirque
  • l'école de construction et d'architecture Rotterdamse Academie van Bouwkunst
  • l'EuroCollege Hogeschool (école de commerce)
  • la Hogeschool Inholland
  • la Hogeschool Tio (hôtellerie, tourisme et commerce)
  • l'institut pour la recherche et l'éducation des sourds et malentendants Koninklijke Auris Groep
  • l'institut de formation des enseignants d'école primaire (pabo) Thomas More Hogeschool.

Santé[modifier | modifier le code]

Vue panoramique du Centre Médical Erasmus de Rotterdam (2017).
Hôpital ophtalmique "Het Oogziekenhuis" (2013).
Hôpital Franciscus, arrondissement Nord de Rotterdam (2017).

Rotterdam a plusieurs hôpitaux (appelés en néerlandais Gasthuis ou Ziekenhuis) et polycliniques. Plusieurs d'entre eux ont fait l'objet de regroupements administratifs afin de centraliser leurs administrations et pour mieux coordonner les soins spécialisés.

L'hôpital universitaire appelé Centre Médical Erasmus ou Erasmus medical centre (ERM) est le plus important hôpital de la ville et de la région. L'hôpital Erasmus consiste, depuis 2002, en un groupement de plusieurs centres hospitaliers autrefois indépendants : l'hôpital général Dijkzigt situé au centre de la ville dans le quartier Dijkzigt, l'hôpital pour enfant Sophia (nl) également situé dans le quartier Dijkzigt ; le centre de cancérologie Daniel den Hoed (nl) appelé désormais le Kanker Instituut Erasmus MC (depuis 2013) dont les bâtiments sont situés dans l'arrondissement de Fejienoord au sud de la ville ; et la faculté de médecine et des sciences de l'Université Erasmus qui regroupe une quarantaine de départements de recherche[170][171].

Plusieurs autres hôpitaux sont installés à Rotterdam. Leurs équipes travaillent en collaboration avec le centre universitaire hospitalier Erasmus.

L'hôpital Franciscus Gasthuis (nl) fondé en 1892 par des catholiques franciscains, et l'hôpital Vlietland situé dans la commune voisine de Schiedam, ont fusionné en 2015 pour former un ensemble hospitalier dépendant d'une seule administration. Le nouveau groupe est nommé le Franciscus Gasthuis & Vlietland[172]. Cette administration regroupe les bâtiments des deux hôpitaux Franciscus et Vlietland, trois policliniques situées dans les communes environnantes (Franciscus Berkel, Franciscus Hoogvliet, Franciscus Maassluis) une polyclinique à l'hôpital ophtalmologique de Rotterdam (Het Oogziekenhuis Rotterdam, détails ci-dessous) et une polyclinique située à l'hôpital du port (Havenziekenhuis, détails ci-dessous).

L'hôpital Iakzia est situé dans l'arrondissement sud de la ville[173].

Le centre hospitalier IJsselland Ziekenhuis est issu de la fusion des hôpitaux Rotterdam Bergweg et Eudokia en 1991. Ses bâtiments sont situés à Capel aan den IJssel (commune située à l'est de Rotterdam) et le centre a deux policliniques situées respectivement à Rotterdam Nesselande et Krimpen aan den IJssel [174].

Le Maasstad Ziekenhuis est également un groupement administratif de deux hôpitaux autrefois indépendants : la Zuiderziekenhuis ou hôpital du Sud, et Clara ziekenhuis ou hôpital Ste-Clara. En 2000 la fusion des deux hôpitaux a pris le nom de Medisch Centrum Rijnmond-Zuid (MCRZ), avant de devenir l'hôpital Maastad en 2008[175].

En centre ville, au bord de la Nouvelle Meuse, l'hôpital portuaire Havenziekenhuis Rotterdam (nl), fondé en 1927 pour être un hôpital pour les navires, spécialisé en médecine tropicale, est devenu la Havenpolikliniek Rotterdam (policlinique du port Rotterdam) le 1er octobre 2017[176][177]. Plusieurs des services médicaux des autres hôpitaux de la ville viennent y travailler[178].

L'hôpital ophtalmique de Rotterdam (nl), appelé Het Oogziekenhuis (« l'hôpital des yeux »), a été fondé en 1874 par l'ophtalmologiste Dr J.H. de Haas ; ses bâtiments ainsi que les bâtiments d'un second hôpital ophtalmique ont détruits pendant la guerre puis reconstruits : à sa réouverture en 1948, il était le plus grand hôpital ophtalmique du pays[179].

Religions et cultes[modifier | modifier le code]

La présence de nombreuses communautés religieuses étrangères à Rotterdam, dès le XVIe siècle, est un effet de sa fonction portuaire[180].

Culte protestant[modifier | modifier le code]

La ville comptait déjà une dizaine de communautés protestantes étrangères, notamment des presbytériens, des anglicans, des luthériens, des anabaptistes mennonites. Plusieurs confessions protestantes néerlandaises existent, les principales sont les remonstrants et des réformés. L'Église protestante aux Pays-Bas est créée en 2004, par la réunion de trois Églises réformées et luthérienne : l'Église réformée néerlandaise, l'Église réformée des Pays-Bas, fondée en 1892, et l'Église évangélique luthérienne des Pays-Bas, créée en 1818. Le principal édifice cultuel protestant de la ville est l'église Saint-Laurent. La Zuiderkerk et la Westerkerk sont détruites lors du bombardement de 1940 et n'ont pas été reconstruites, remplacées par la Pauluskerk, Mauritsweg 20. Une église wallonne, implantée depuis 1591[181], d'abord Hoogstraat de 1657 à 1922, puis dans un nouveau bâtiment inauguré le sur son site actuel de Schiedamsesingel, propose des cultes et activités en français[182].

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Un schisme au sein de l'Église catholique au XVIIIe siècle divise les catholiques néerlandais en deux groupes, les catholiques romains et les Vieux-catholiques qui ne reconnaissent pas l'autorité de Rome[180]. Plusieurs églises catholiques sont détruites durant le bombardement de 1940, notamment la Sint-Ignatiuskerk, Bosjeskerk ou Sint-Rosaliakerk. Actuellement, l'église HH. Laurentius- en Elisabethkathedraal fait office de cathédrale catholique. L'église Paradijskerk est le lieu de culte des Vieux-Catholiques[183].

Culte juif[modifier | modifier le code]

Des commerçants portugais juifs obtiennent en 1610 l'autorisation d'ouvrir un lieu de culte à Rotterdam[184]. Dès 1612, ce droit est mis en cause par l'église protestante et certains membres de la communauté juive séfarade s'exilent à Amsterdam, tandis que d'autres ont un lieu de culte clandestin, dans un grenier et enterrent leurs morts dans un cimetière disparu, à l'actuel emplacement de la Jan van Loonlaan. Une seconde vague d'immigration juive portugaise arrive en 1647, année où la communauté juive obtient le droit de culte et construit une première synagogue, à l'angle de Wijnhaven et de la rue Bierstraat. De nouveaux cimetières sont construits, à Crooswijk. La communauté séfarade décline, et l'un des cimetières est attribué à la communauté ashkénaze, originaire d'Allemagne et de Pologne, dont l'importance augmente, à partir de 1650. Une nouvelle synagogue ashkénaze est aménagée sur l'avenue Boompjes, elle est consacrée en 1725[184]. À la fin du XVIIIe siècle, la communauté juive de la ville compte 2 500 membres, pour la plupart commerçants et tailleurs. En 1796, ils obtiennent le plénitude des droits civiques et accèdent à diverses professions. L'arrivée de nouveaux venus atteint son plus haut niveau au début du XXe siècle, mais reprend fortement dans les années 1930, avec un afflux de réfugiés allemands, qui fuient le nazisme. Rotterdam compte une population d'environ 10 000 juifs en 1930. Le gouvernement installe un camp d'accueil provisoire, à Hoek van Holland. Le bombardement de Rotterdam en mai 1940 détruit les deux synagogues du centre ville. Puis les juifs de Rotterdam subissent les mêmes mesures discriminatoires que partout en Europe, les enfants juifs sont expulsés des écoles en 1941. Les premières déportations commencent en juillet 1942, concernant 686 enfants. Seuls 13% de la population juive a survécu aux camps ou dans la clandestinité. En 1998, la communauté de Rotterdam compte 246 membres.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

Le territoire communal dispose de quatre mosquées : la mosquée Essalamm, édifice de 25 m de haut, ouvert en 2010 ; la mosquée turque Mevlana, construite en 2001 ; la mosquée Anadolu, ouverte en 1983 et localisée dans l'arrondissement de Feijenoord ; et enfin la mosquée Kocatepe, inaugurée en 1996 dans la partie sud de la ville[185],[186],[187].

Galerie[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipes de la ville[modifier | modifier le code]

Le football est un sport très populaire à Rotterdam, et nombreux sont les clubs amateurs. La ville compte trois clubs de football professionnels : le Feyenoord en première division néerlandaise, premier club néerlandais à remporter la Coupe d'Europe des Clubs champions en 1970, le Sparta et l'Excelsior.

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Feyenoord Rotterdam football Eredivisie De Kuip 1908
Sparta Rotterdam football Eredivisie Het Kasteel 1888
Excelsior Rotterdam football Jupiler League Stadion Woudestein 1902
Challenge Sports Rotterdam Basket-ball Eredivisie Topsport Centrum Rotterdam 1954
Fusion Rotterdam volley-ball Eredivisie Alexanderhal 1904
VC Nesselande Rotterdam volley-ball Eredivisie Topsport Centrum Rotterdam
Neptunus baseball Honkbal hoofdklasse Familiestadion 1943
HC Rotterdam hockey sur gazon Eredivisie 1925

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Le marathon de Rotterdam a été créé en 1981 et prend place chaque année au mois d'avril.

Un tournoi de baseball international, World Port Tournament se déroule dans la salle de sport Ahoy Rotterdam. Il est organisé et disputé en été puisque la ville est réputée pour le prestigieux club de Neptunus comptant plusieurs sacres européens.

Rotterdam organise chaque année en février un tournoi de tennis classé 500 Series. Le cyclisme est également un des sports populaires. Dans la catégorie des courses cyclistes de six jours, la course des Six jours de Rotterdam est organisée au parc des expositions couvert Ahoy Rotterdam. La ville a également accueilli le prologue du Tour de France 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports et voies de communication[modifier | modifier le code]

Le tramway de Rotterdam.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La Rotterdamse Elektrische Tram ou RET est la société rotterdamoise des transports. Créée en 1927, elle exploite :

Navettes fluviales[modifier | modifier le code]

Waterbus Merwedam, liaison Dordrecht-Rotterdam (2013).
Station de Watertaxi de Kop van Zuid (Hôtel New York).

Plusieurs sociétés proposent des services de navette fluviales entre les rives nord et sud de la Meuse. Le servie de Waterbus est un service de transports en communs ou bateau-bus. Ainsi, le Waterbus Rotterdam-Drechtsteden (nl) relie Rotterdam et plusieurs villes situées le long de la Nouvelle Meuse. Cette ligne dessert notamment le site touristique Kinderdijk, célèbre pour ses moulins à vent, ainsi que la ville voisine de Dordrecht[188].

Le watertaxi (bateau taxi) (nl) permet les déplacements à l'intérieur de la commune, avec des départs d'environ 50 plateformes. Contrairement aux bateaux-bus, le bateau-taxi est un service individuel qui accepte de petits groupes de personnes et dépose les passagers directement où ils le souhaitent sur l'une des 50 plateformes[189].

Réseau autoroutier[modifier | modifier le code]

Réseau ferré[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire comprend plusieurs gares dans la commune de Rotterdam. De la gare centrale (communément appelée centraal station) située dans le quartier-CS (centraal station) partent des trains aux arrêts fréquents (stoptrains ou sprinters), des trains desservant les grandes villes et aéroports (Intercity) et des trains internationaux : le Thalys, desservant la Belgique et la France (Paris et Lille), et l'IC desservant l'Allemagne ; ainsi que certains trains directs sur des destinations saisonnières (les Alpes durant l'hiver).

Les autres gares de Rotterdam sont les stations Rotterdam Blaak (place Blaak), Rotterdam Alexander (quartier Prins Alexander), Rotterdam Noord (nord), Rotterdam Zuid (sud) , Lombardijen et Rotterdam Stadion (stade) qui n'est utilisée que lors des matchs de football au stade de Feyenoord. Comme dans le reste du pays, les gares, les trains et autres services associés sont généralement administrés par la société de chemins de fer néerlandaise, la Nederlandse Spoorwegen (NS).

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Au nord de Rotterdam, dans le polder de Zestienhoven, a été construit l'aéroport de Rotterdam-La Haye, second aéroport régional des Pays-Bas après celui de Eindhoven (l'aéroport international étant Schiphol). L'aéroport a longtemps porté le nom d'aéroport de Zestienhoven, avant d'être renommé aéroport de Rotterdam, puis aéroport Rotterdam-la Haye (2010).

Ponts et tunnels[modifier | modifier le code]

Ponts de petite taille[modifier | modifier le code]

La commune de Rotterdam compte environ 800 ponts de petite taille (moins de 15 m de longueur) en raison du grand nombre de canaux construits pour protéger la ville des inondations[190].

Au centre de Rotterdam, sur la rivière Rotte, se dressent des ponts, fixes ou levants, permettant la navigation. Les ponts de la Rotte qui traversent Rotterdam ont été détruits par le bombardement de 1940, à l'exception d'un seul. Ils ont été reconstruits, et la Rotte a été en partie comblée pour laisser place aux larges avenues privilégiant les transports terrestres.

Article connexe : Liste des ponts sur la Rotte.

Ponts de grande taille[modifier | modifier le code]

Sur la Nouvelle Meuse (affluent du Rhin), pendant longtemps, la construction de ponts a été évitée en raison des obstacles qu’ils posent à la circulation des bateaux. De Rotterdam centre, les traversées d’une rive à l’autre de la Meuse s’effectuaient en bateau. En 1870, le pont de la Reine (Koninginsebrug) est construit, liant l’île du nord aux quais du port royal (Koningshaven). Ce n'est qu'en 1878 que l'on ouvre la première voie sur la Nouvelle Meuse : l’ancien pont Guillaume (Willemsbrug), composé en fait de deux ponts : un pont ferroviaire et un pont ouvert aux piétons, vélos et voitures. Jusqu'à la construction du pont Érasme, un siècle plus tard, aucun pont n’est construit sur la Nouvelle-Meuse à l'ouest de l'emplacement de ce pont. Le pont Guillaume, qui se termine sur l’île du nord, fait l’objet d’une extension pour la voie arrive jusqu’à la rive est de Rotterdam : le Koningshavenbrug (pont du quai du Roi) appelé communément De Hef est ouvert en 1878. Ce pont fait l’objet d’une reconstruction d’envergure dans les années 1920.

Au cours du XXe siècle, d’autres ponts sont construits, traversant la Nouvelle Meuse[191]. D'amont en aval de la rivière Nouvelle Meuse, les principaux ponts, ceux qui enjambent la rivière et lient les deux rives, sont :

  • Le pont de Brienenoord (Brienenoordbrug), ouvert en 1964, doublé en 1990. C'est le premier pont construit sur la Meuse. D'une longueur de 1,3 km, il est quatrième pont le plus long des Pays-Bas[192]. Composé d'une partie fixe et d'une partie mobile, il a une hauteur libre (tirant d'air ou hauteur entre l'eau et la travée) de 22,50 m[193].
  • Le nouveau pont Guillaume (Willemsbrug), ouvert en 1981. Il s'agit d'un pont fixe suspendu dont la suspension est de 270 m. Son ouverture a été le premier acte officiel du prince Willem-Alexander. Le pont est situé au nord-est de l'emplacement du vieux pont Guillaume, démoli après l'ouverture de celui-ci. Le pont ferroviaire situé juste à coté, a également été démoli et est remplacé par le tunnel ferroviaire Guillaume (Willemspoortunnel) en 1987[194].
  • Le pont Érasme (1996, architecte Ben van Berkel) qui se compose de deux parties, une partie fixe (pont suspendu d'une portée de 278 m) et une partie mobile (pont basculant)[195]. C'est le troisième et dernier pont qui traverse complètement la rivière Nouvelle Meuse à Rotterdam.

La réalisation de deux nouveaux ponts sur la Nouvelle Meuse, à proximité du centre ville, est à l'étude depuis 2016[196].

Ponts et tunnels du port moderne de Rotterdam (XXe et XXIe siècles)[modifier | modifier le code]

En aval de la Nouvelle Meuse, la rivière prend le nom de Scheur, là où la Meuse et la Nouvelle Meuse se rejoignent. Entre la Scheur et la mer du Nord, se trouve la Nieuwewaterweg (autrefois la Nouvelle Meuse qui a été creusée et agrandie pour permettre un meilleur accès des ports de Rotterdam à la mer) qui débouche sur la mer par le canal "Maasmond". Ces parties de la rivière ne sont pas traversées par des ponts. Des tunnels ont été aménagés pour permettre les passages des véhicules (d'amont en aval) :

  • Le tunnel ferroviaire Guillaume (Willemspoortunnel) ouvert en 1993, remplace le pont ferroviaire externe (ancien pont Guillaume) et permet le passage des lignes de train en direction du sud, de la gare souterraine de Rotterdam-Blaak en direction de Breda[197],[198].
  • le tunnel de la Meuse (Maastunnel) est le premier tunnel de ce type construit dans le pays, en 1937 ; c'est un tunnel à plusieurs niveaux, permettant le passage des piétons, des vélos par une piste cyclable, et des voitures ; sa partie routière est rénovée de 2017 à 2019 [199];
  • le tunnel du Benelux est un ensemble de plusieurs tunnels passant sous Meuse pour relier les communes de Schiedam et Flardingue (Vlaardingen) au quartier sud de Rotterdam, Hoogvliet ; il permet le passage de l'autoroute A4, du métro, des vélos. Un premier tunnel a été construit et achevé en 1967. Il a été agrandi par un second tunnel (tweede Beneluxtunnel) ouvert en 2002[200].
  • le tunnel Botlek routier où passe l'autoroute A15, ouvert en 1976 ;
  • le tunnel ferroviaire Botlek ouvert en 2006, a été construit pour permettre une meilleure liaison ferroviaire pour le transport des matériaux et marchandises entre Rotterdam et la région allemande industrielle de la Ruhr (ligne de la Betuwe).
  • le tunnel du bourgmestre Tommassen (Burgemeester Tommassentunnel), surnommé le tunnel Ferrari en raison de sa couleur rouge, et ouvert en 2004, permet le passage autoroutier (A15) sous le canal Caland, reliant le Botlek (est) à la zone de l'Europoort (ouest).

De nombreux ponts ont également été construits dans les parties portuaires datant de l'après-guerre. Les pont construits dans la seconde moitié du XXe siècle, alors que le port s'agrandissait avec les zones portuaires de l'Europort, du Botlek, des Maasvlaakte, ont nécessité des constructions de grande envergure. Certains de ces ponts comptent parmi les plus grands du pays : le pont ferroviaire Dintelhaven (Dintelhavenspoorbrug), d'une longueur de 600 m est le 24ème pont du pays en longueur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Les premières armoiries de la ville trouvent leurs origines au début du XIVe siècle. À la reddition de Rotterdam, Guillaume 1er (connu sous le nom de Willem III), comte de Hollande et du Hainaut, en remerciement du soutien apporté par les seigneurs de la cour de Wena (nl) dans sa lutte contre la Flandre en 1304, offre à la ville ses propres armoiries. À cette époque, les premières armes de Rotterdam se composent de quatre lions, dont deux rouges et deux noirs, symbolisant les emblêmes du Hainaut[201],[202].

De nouvelles armoiries de la ville sont créées en 1740[203].

Dans les années 1810, alors que les Pays-Bas sont sous la domination de l'empire napoléonien, la commune, considérée comme l'une des « bonnes villes »[204],[205], adopte de nouvelles armoiries. À cette époque, le timbre de ces armoiries est représenté par un aigle en or[206]. Alors que le Royaume des Pays-Bas est constitué en 1815, les emblèmes représentant la commune sont remaniés. Ce changement est rattifié par un arrêté royal daté du [207],[208].

Devise[modifier | modifier le code]

En 1948, la reine Whilelmina des Pays-Bas a voulu se rappeler le rôle des citoyens de Rotterdam pendant la Seconde Guerre mondiale et c'est la raison pour laquelle a créé une devise composée des mots néerlandais « Sterker door strijd », signifiant « Plus fort par l'effort ». La ville américaine de Rotterdam, dans l'état de New York, le premier établissement américain ayant été principalement peuplé par des colons néerlandais, utilise également cette devise[209]. En janvier 1948, Wilhelmina présente cette devise au conseil municipal de Rotterdam afin qu'elle figure au sein de ses armoiries[210],[211]. Lors de la présentation de la devise, la reine des Pays-Bas prononce ce discours :

« Pour rappeler aux générations futures le courage et la force avec lesquels le peuple de Rotterdam a subi toutes les épreuves de la guerre, il a apporté la contribution essentielle qu'il a apportée à la libération de la patrie. »

— La reine Wilhelmina, 1948[212],[213].

Une statue commémorative dont le piédestal porte l'inscription de cette devise et commémorant, est érigée dans le centre de Rotterdam en 1953[214].

Blason[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Rotterdam.

Les armoiries de Rotterdam blasonnent ainsi : « Écartelé : De sinople au pal d'argent, au chef d'or quatre lions de gueules et sables. 1 et 4 en or un lion passant de sabre jeté à la gorge, 2 et 3 en or un lion passant de sabre azuré jeté à la gorge déployée[215],[216],[217]. »

Description des armoiries[modifier | modifier le code]

Le blason se présente sous la forme d'un écu composé de deux bandes vertes symbolisant l'arme originale de Weena et bissectées d'une bande blanche symbolisant la Rotte ; et de quatre lions, deux noirs et deux rouges représentés sur un champ de couleur or. L'écu est maintenu par deux lions aux couleurs dorées et naturelles. Les deux lions se présentent debout, surmontant une terasse se présentant sous la forme d'un mur constitué de briques contre lesquel les flots viennent se heurter[215],[216],[217]. Ces armoiries sont complétées par la devise de Rotterdam disposée sur un rouleau :

« Sterker door strijd (Plus fort dans l'effort). »

— La reine Wilhelmine d'Oranje-Nassau, 1948[210].

Utilisation du blason et des armoiries[modifier | modifier le code]

Les armoiries de la ville de Rotterdam sont enregistrées au Hoge Raad van Adel (le Collège des armes). Ces blasons relèvent tous du domaine public, car les municipalités ne peuvent revendiquer le droit d'auteur. En revanche, l'utilisation des armoiries pour suggérer tout type d'approbation officielle est restreinte. Les armoiries ne peuvent être utilisées par d'autres que la ville avec la permission explicite du gouvernement municipal. En général, la permission n'est pas accordée aux autres, car le blason désigne la ville de Rotterdam[218],[219].

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Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2014, Rotterdam reçoit le prix de la ville d'Europe la plus agréable à vivre, attribué par le cercle de réflexion britannique Academy of Urbanism[220].

En 2015, la ville reçoit le premier prix dans la catégorie Urbanism Awards par l'organisation londonienne Academy of Urbanism[221].

Rotterdam est élue « capitale européenne du sport » en 2005[222].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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