Rotterdam

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Rotterdam
Héraldique.
Héraldique.
Drapeau.
Drapeau.
Le pont Érasme sur la Nouvelle Meuse et les gratte-ciels sur l'estacade Wilhelmine.
Le pont Érasme sur la Nouvelle Meuse et les gratte-ciels sur l'estacade Wilhelmine.
Administration
Pays Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Province Drapeau de la province de Hollande-Méridionale Hollande-Méridionale
Bourgmestre Ahmed Aboutaleb (PvdA)
Code postal 3000-3099
Indicatif téléphonique international +(31)
Démographie
Gentilé Rotterdamois
Population 632 388 hab. (mai 2016[1])
Densité 1 980 hab./km2
Population de l'agglomération 1 200 000 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 51° 55′ 00″ nord, 4° 29′ 00″ est
Superficie 31 935 ha = 319,35 km2
Divers
Surnoms Manhattan-sur-Meuse, Roffa, Rotown
Localisation
Image illustrative de l'article Rotterdam

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Liens
Site web rotterdam.nl

Rotterdam (prononcé /ʁɔ.tœʁ.dam/) est une ville portuaire et commune néerlandaise, située en Hollande-Méridionale. Ses habitants sont les Rotterdamois ; au , la commune comptait 631 155 habitants[2] (environ 1 200 000 dans l'agglomération). Son agglomération fait partie de la conurbation de la Randstad Holland (7 100 000 habitants entre Amsterdam, Haarlem, La Haye, Dordrecht et Utrecht).

Rotterdam est la deuxième ville des Pays-Bas après Amsterdam. Elle représente le cœur industriel du pays, et occupe d'une position géographique stratégique, à l'embouchure du Rhin et de la Meuse, et proche du pas de Calais séparant Manche et Mer du Nord. Elle est ainsi un débouché commercial de l'Allemagne.

Ses infrastructures portuaires s'étendent sur près de 42 kilomètres[3]. La capacité et la modernité de celles-ci lui permettent le quasi-monopole des arrivées d'hydrocarbures, étant le seul port européen, avec Le Havre, à pouvoir accueillir des super-tankers pouvant transporter jusqu'à 400 000 tonnes de pétrole). Elle est aussi un point important pour les matières premières et les conteneurs. Cet ensemble lui donne une place de huitième port mondial en 2014 et de premier port européen.

Le port est néanmoins vulnérable à la montée des océans et à d'éventuelles ruptures de digues de polders. Il fait pour cette raison l'objet d'études prospectives approfondies et d'un nouveau Plan Delta dit « Deltawerken 2 » (le premier ayant fait suite aux inondations causées par la mer du Nord en 1953).

La ville de Rotterdam date du XIIe siècle et s'est organisée autour de la digue de la rivière Rotte (qui donne son nom à la ville) et des premiers ports de pêcheurs : son vieux port (Oude Haven) et les quais de Haringvliet. La ville a reçu son statut de ville en 1340. Le commerce y fleurit pendant plusieurs siècles, tandis que le port s'étend et que le commerce avec les Indes grandit, en particulier pendant le siècle d'or. Au XIXe siècle, la ville grandit à nouveau avec l'industrialisation et le commerce accru avec l'Angleterre et les États-Unis. Des années de stagnation résultent de la Première Guerre mondiale suivie de la crise économique de 1929. Le centre de la ville est totalement détruit par l'armée nazie lors du bombardement aérien le , forçant le pays à capituler. Sa reconstruction reprend après-guerre, ainsi que l’expansion du port et des industries associées. Vers les années 2000, la ville développe son architecture moderne, met en valeur son art moderne, et développe ainsi le potentiel touristique de la ville.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rotterdam trouve ses origines probables vers le Xe siècle lorsqu'une petite ville, protégée par une modeste digue de terre ou Erddam, est bâtie au niveau le plus bas du cours d'eau nommée la Rotte, qui provient des anciens marais de Moerkapelle, à environ quatre lieues. La Rotte est encore aujourd'hui un petit affluent de la rive droite de la Nouvelle Meuse.

Le mot néerlandais Dam signifie «digue». Les digues ne sont pas encore construites aux alentours de l'an 1000. Pour se protéger des eaux, les habitants vivent sur les parties élevées du relief. Cependant, ces terps sont détruits par une tempête en 1164. Hargen et Rotta sont alors totalement détruits[4]. Pendant plusieurs dizaines d'années, la zone reste sous l'eau et est recouverte d'une couche d'argile. Les habitants se sont réfugiés sur la zone plus élevée de Hillegersberg où un château est construit au XIIIe siècle, à côté de l'église existante[4]. Au XIIIe siècle, la région est cultivée et des digues sont entretenues, d'abord par des nobles (ambachtsheren) qui sont également des artisans, puis par des paysans. Ainsi, des digues sont érigées ainsi que plusieurs châteaux : Honingen (sur la rue actuelle Hoflaan), Huis te Crooswijck (sur la Rotte), Weena (sur Hofplein), Bulgersteyn, Spanger et Starrenburg (au Spaanspolder ou polder espagnol)[4].

Le toponyme composite Rotta/erd/dam aurait très probablement évolué rapidement vers Rotterdam[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville Rotta est mentionnée pour la première fois dans les écrits lorsque l'empereur Conrad II fait don d'une église au monastère de Hohors situé à Amersfoort, en 1208[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen-Âge, Rotterdam est une ville encore peu développée, organisée autour d'un port aux activités modestes, et déployée le long de la Rotte[5]. Commencent les constructions des premières grandes digues sur la Rotte dont Schielands Hoge Zeedijk. Un barrage sur la Rotte construit en 1260 est sans doute situé au niveau de l'actuelle Hoogstraat (Rue Haute). En 1270, Rotterdam obtient un premier statut de ville dans le cadre du comté de Hollande. Elle est annexée par les Flamands en 1294. Le , Guillaume IV de Hollande accorde à Rotterdam des droits lui conférant le statut de ville. En 1350, le canal Rotterdamse Schie est achevé, reliant Rotterdam aux grandes villes de Delft et Schiedam, et permettant ainsi à Rotterdam d'étendre son influence et son commerce[6].

En 1429, pendant la guerre des Hameçons et des Cabillauds, la ville est prise par Frans van Brederode et ses partisans du parti du Crochet.

Époque moderne et Siècle d'or néerlandais[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIe siècle, de nombreux commerçants et industriels, originaires du sud des Pays-Bas, viennent s'établir dans la ville portuaire[5]. Rotterdam se transforme alors en site d'entrepôts de marchandises, essentiellement consacrés aux flux commerciaux entre les communes de Rhénanie et celles de Hollande[5]. C'est à partir de cette époque que de larges bassins sont aménagés dans le port, permettant ainsi la circulation et les mises à quai des navires[5].

Le port grandit lentement et devient suffisamment important pour être l'une des six chambres de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Vue de Rotterdam vers 1660, avec la tour de l'église Saint-Laurent en arrière-plan.

Au milieu du XVIIe siècle, Rotterdam s'impose comme deuxième ville commerciale des Provinces-Unies, devant Middelbourg. Plusieurs amiraux morts au combat y sont enterrés, notamment Witte de With et Kortenaer. Elle devient la capitale économique de la province de Hollande-Méridionale. Le commerce avec la Baltique et la mer du Nord y est très important.

Le XVIIIe siècle est marqué par un accroissement des importations, notamment de draperies fabriquées en Angleterre et de denrées provenant des possessions coloniales néerlandaises[5]. Ainsi, c'est au cours de cette période que Rotterdam devient un port à statut industriel[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville subit les inondations causées par la mer du Nord en février 1825. Son ampleur dévastatrice oblige à revoir le fonctionnement des évacuations et des protections hydrauliques. Durant ce même siècle, la ville développe les lieux culturels : un bibliothèque, un musée historique, notamment. Elle crée un hospice pour les personnes âgées, ainsi qu'une prison centrale.

De 1866 à 1872, la construction du Nieuwe Waterweg, soit le Nouveau Canal, renforce l'activité des transports fluviaux. La population atteint 100 000 habitants. La ville est bien bâtie, coupée par plusieurs canaux bordés de quais et de belles promenades. L'hôtel de ville, le palais du Grand conseil, la bourse, l'hôtel des deux compagnies des Indes, le théâtre sont les centres bourgeois de la ville.

En 1872, la construction du Willemsbrug facilite la première liaison nord-sud. En 1874, la construction des égouts et de l'adduction d'eau demandée par les hygiénistes est réalisée. Elle met un terme aux épidémies de choléra. L'industrie est active, les usines métallurgiques fabriquent des aiguilles, des épingles, les usines de produits chimiques et les verreries qui ont connu une croissance importante travaillent jour et nuit. Le tabac et les raffineries de sucre représentent un autre pôle d'activité de transformation. La base des importations locales est encore constituée par le lin et la garance. Rotterdam importe principalement des vins, du café et du sucre, du tabac et du thé, du coton et de la laine. Mais elle est surtout un centre de redistribution vers les autres pays européen et d'abord vers l'empire d'Allemagne.

En 1880, Rotterdam dispose d'un port important. Le commerce avec les ports de Baltique et les ports européens de Londres, Hambourg ou du Havre est actif. Les arsenaux et les chantiers de construction sont dynamiques. Dans les décennies suivantes, entre 1880 et 1900, la construction des ports se poursuit. La population croît, passant de 160 000 à 315 000 habitants. En 1882, l'annexion de la commune de Delfshaven, jusqu'alors constituée comme port d'attache de Delft, agrandit Rotterdam.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La ville après le bombardement de , opéré durant la Seconde Guerre mondiale.

Le , Rotterdam est bombardée par la Luftwaffe qui détruit totalement le centre-ville. Plus de 800 personnes sont tuées et 80 000 Rotterdamois sont sans abri. Les habitants doivent se réfugier dans les banlieues et les villes proches. Durant l'occupation allemande, de nombreux néerlandais et réfugiés sont persécutés, puis déportés vers les camps de concentration nazis, la plupart d'entre eux en raison de leurs origines juives. La fin de la guerre est marquée par une grande famine avant la libération du pays en avril 1945.

Reconstruction et entrée dans le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Après le bombardement du centre ville, la ville entreprend un grand travail de reconstruction où l'espace et les constructions modernes sont privilégiés. Des gratte-ciels conçus par des architectes s'élèvent. Les gratte-ciels se concentrent dans les quartiers centraux de la ville. Des projets architecturaux originaux deviennent des symboles de la ville (au début des années 2010, la rénovation de la gare centrale, les gratte-ciel De Rotterdam, le marché couvert Markthal, et les nouveaux bureaux de l'hôtel de ville à la Timmerhuis). La ville souhaite devenir plus attrayante et attirer à elle le tourisme et les investisseurs[7]. Au début des années 2010, ce paysage urbain continue d'évoluer et la population continue de s'accroître, tandis que le port qui s'est étendu jusqu'à la mer et continue son expansion en gagnant sur la mer, est devenu le premier port en Europe.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes de Rotterdam
Westland
Midden-Delfland
Delft
Pijnacker-Nootdorp
Lansingerland
Zuidplas
Schiedam, Flardingue, Maasluis Rotterdam Capelle aan den IJssel
Krimpen aan den IJssel
Spijkenisse
Bernisse
Brielle
Westvoorne
Barendrecht
Albrandswaard
Ridderkerk

Rotterdam se situe aux Pays-Bas, dans la région de la Hollande du Sud ou Hollande Méridionale. La ville de Rotterdam fait partie de la région urbaine de Rotterdam appelée en néerlandais stadsregio Rotterdam ou Rijnmond (qui signifie embouchure du Rhin).

Rotterdam est traversée par la Nouvelle Meuse, une branche du delta commun au Rhin via le Lek et à la Meuse via le Merwede et le Noord qui s’unissent en aval de Rotterdam pour déboucher en Mer du Nord via le Nieuwe Waterweg.

Le port de Rotterdam s'étend sur une distance de plus de 40 km (environ 6000 hectares) de Rotterdam à l'embouchure de la Mer du Nord (Maasvlakte I et II). Il s'agit du plus grand port et du plus grand complexe industriel d'Europe.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est arrosé par la Nouvelle Meuse, cours d'eau se développant sur une longueur de 24 km et dont la largeur du lit varie entre 265 et 465 m. Son module, ou débit moyen interannuel fluctue entre un minimum de 5,20 m3/s et un maximum de 13,40 m3/s. À Rotterdam, les données hydrologiques de la Nouvelle Meuse sont relevées à la station communale, établissement localisé au niveau de la partie nord-ouest du Maasboulvard, en rive droite de la rivière[8],[9],[10],[11]. Au niveau du pont de Brienenoord, le cours d'eau s'élève à un niveau moyen de 6,5 m[11].

La commune est irriguée par la Rotte, une rivière tributaire de la Nouvelle Meuse et dont le tracé, long d'environ 18 km, est fortement courbé[12],[13],[14]. La Rotte est aménagée d'une digue se déployant sur une longueur de 400 m[12].

Rotterdam est également traversé par le canal de la Schie, un bras du cours d'eau homonyme[14].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Les données climatologiques de la commune sont relevées à la station de l'aéroport de Rotterdam-La Haye[15],[16].

Comme pour l'ensemble des Pays-Bas, Rotterdam présente un climat de type océanique tempéré avec des étés frais et des hivers doux. En été, les températures moyennes sont régulièrement inférieures à 20 °C, tandis que la température moyenne en hiver ne tombe que rarement en dessous du point de congélation. Par ailleurs, la mer du Nord, proche de la ville, régule sa température, empêchant ainsi que surviennent des valeurs trop extrêmes. Toutefois, cette étendue maritime confère à la ville portuaire un climat relativement humide. Les précipitations sont abondantes à chaque saison, bien que le printemps se révèle nettement plus sec que l'automne[15],[17],[16],[18].

Relevés météorologiques à Rotterdam - station Rotterdam-Aéroport de La Haye (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 0,5 2,6 4,3 7,8 10,6 13,1 12,8 10,6 7,5 4,2 1,4 6,4
Température minimale moyenne la plus basse (°C) −17,1 −16,5 −13,4 −6 −1,4 0,5 3,6 4,6 0,4 −5,1 −9 −13,3 −6,1
Température moyenne (°C) 3,6 3,7 6,4 9,1 12,9 15,5 17,8 17,6 14,8 11,2 7,3 4,2 10,4
Température maximale moyenne (°C) 6 6,6 9,9 13,5 17,5 19,9 22,2 22,1 18,9 14,7 9,9 6,6 14
Température maximale moyenne la plus haute (°C) 14,1 16,7 23,8 27,1 30,9 33 35 34,9 32,1 26 18,5 15,1 25,6
Ensoleillement (h) 62,5 83,8 124 174,9 213,9 203,6 213,1 196,6 137,6 106,9 60,4 46,7 1 623,8
Précipitations (mm) 69,1 57,9 64,9 42,6 58,3 65,2 74 81 87,1 90,1 87,1 78,3 855,6
Source : KMNI[16],[15]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, la commune de Rotterdam se compose de 14 quartiers (gebieden) ayant chacun leur administration (gebiedscommissie)  :

Rotterdam-Centre : Cool (Rotterdam), Dijkzigt, Oude Westen, Scheepvaartkwartier, Stadsdriehoek, CS-kwartier
Charlois : Carnisse, Heijplaat, Oud-Charlois, Pendrecht, Tarwewijk, Wielewaal, Zuidwijk, Zuidplein
Delfshaven : Bospolder/Tussendijken, Delfshaven/Schiemond, Middelland, Nieuwe Westen, Spangen, Witte Dorp, Oud-Mathenesse
Feijenoord : Afrikaanderwijk, Bloemhof, Feijenoord, Hillesluis, Katendrecht, Noordereiland, Vreewijk, Kop van Zuid
Hillegersberg-Schiebroek :  Hillegersberg, 110-Morgen, Kleiwegkwartier, Molenlaankwartier, Nieuw Terbregge, Schiebroek, Terbregge
Hoek van Holland : Hoek van Holland, Oude Hoek
Hoogvliet : Boomgaardshoek, Meeuwenplaat, Middengebied, Nieuw Engeland (Hoogvliet), Oudeland (Hoogvliet), Tussenwater, Westpunt, Zalmplaat
IJsselmonde : Beverwaard, De Veranda, Groenenhagen-Tuinenhoven, Hordijkerveld, Kreekhuizen, Lombardijen, Oud-IJsselmonde, Reyeroord, Sportdorp, Zomerland
Kralingen-Crooswijk : Crooswijk, De Esch, Kralingen, Rubroek, Struisenburg
Rotterdam-Noord : Agniesebuurt, Bergpolder, Blijdorp, Blijdorpse polder, Liskwartier, Oude Noorden, Provenierswijk
Overschie : Kandelaar, Kleinpolder, Landzicht, Overschie, Zestienhoven
Pernis : quartier du même nom.
Prins Alexander : Het Lage Land, Kralingseveer, Nesselande, Ommoord, Oosterflank, Prinsenland, Zevenkamp
Rozenburg (Hollande-Méridionale) : Quartier du même nom.

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Conseil communal[modifier | modifier le code]

Le conseil communal de Rotterdam comprend 45 sièges.

Le tableau ci-dessous donne les résultats des élections communales de Rotterdam depuis 1998 :

Parti

45 sièges

45 sièges

45 sièges

45 sièges

45 sièges

Parti travailliste 15 11 18 14 8
Rotterdam vivable 17 14 14 14
Appel chrétien-démocrate 6 5 3 3 3
Parti socialiste 4 1 3 2 5
Parti populaire libéral et démocrate 9 4 3 4 3
Gauche verte 4 3 2 3 2
Union chrétienne-Parti politique réformé 1 1 1 1 1
Démocrates 66 3 2 1 4 6
Parti de ville Rotterdam 2 1 0 - -
Parti pour les animaux - - - - 1
Autres 1 0 0 0 2

Collège du bourgmestre et des échevins[modifier | modifier le code]

Ahmed Aboutaleb, bourgmestre de Rotterdam.
Collège du bourgmestre et des échevins
Bourgmestre Ahmed Aboutaleb (PvdA)
Échevins
  1. Joost Eerdmans (Rotterdam vivable).
  2. Hugo De Jonge (CDA).
  3. Pex Langenberg (D'66).
  4. Ronald Schneider (Rotterdam vivable).
  5. Maarten Struijvenberg (Rotterdam vivable).
  6. Adriaan Visser (D'66).

Partenariats européens et internationaux[modifier | modifier le code]

Depuis 2008, la ville de Rotterdam n'établit plus de nouveaux jumelages. Les villes jumelées ne sont plus considérées prioritaires dans les relations internationales[19].

Villes jumelles[modifier | modifier le code]

Villes partenaires[modifier | modifier le code]

Ports jumelés[modifier | modifier le code]

Économie et influence internationale[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, Rotterdam est une place de commerce et d'échange grâce à son grand marché hebdomadaire prenant place sur la Maasdijk (devenue ensuite la Hoofstraat, où le marché de la ville continue à prendre place). Cependant ce n'est pas encore une ville d'importance. Le principal commerce est la vente de hareng de ses pêcheurs. Cela change après la chute d'Anvers en 1585. Rotterdam devient en un demi-siècle la seconde ville du pays pour ses ports et ses « marchandises sifflées » (« wijtwermaerde koopstadt », p 59.)[20]. Le commerce international du vin devient sa première source de revenus. Les marchandises sont exportées vers la France, l'Espagne et le Portugal mais aussi les Indes orientales néerlandaises, puis dans le monde entier après le voyage de Olivier van Noort qui est le premier néerlandais à effectuer le tour du monde[20]. Les plus riches marchants bâtissent de grandes maisons dans les quartiers portuaires et le port s'agrandit[20]. La place du marché est agrandie, de la Hoofstraat à la Binnenrotte. Elle se situe le long des quais et de nombreux bateaux viennent y décharger les marchandises. Les magasins de développent en nombre et en importance.[20] Malgré la période troublée politiquement et l'occupation française, la croissance de la ville se poursuit. La Chambre de Commerce (Kamer van Koophandel) est établie en 1803 pour représenter l'élite de la communauté commerçante rotterdamoise et pour conseiller le gouvernement sur les questions économiques[20]. Durant le XIXe siècle, les murs et les portes de la ville sont démolis pour permettre son extension et améliorer les moyens de transports. Dans le port, la voie navigable Nieuwewaterweg est construite et facilite grandement la circulation des navires entre la mer de Nord et le centre ville(1872). À la fin du XIXe siècle, Rotterdam est un marché important pour les grains, minerais et graisses. De grands magasins s'établissent comme De Bijenkorf en 1930. Les petits commerces survivent difficilement et des coopératives de commerçants se mettent en place comme le Spar (vente) et le Enkabé (achat)[20]. Lors du bombardement de Rotterdam par l'armée allemande en 1940, en quatre jours, des milliers de rotterdamois perdent tous leurs biens et 2400 magasins sont détruits. La reconstruction de la ville prend plusieurs années. Les premiers secours et magasins d'urgence s'installent en bordure de ville dans des logements provisoires. Après la guerre, la voie piétonnière Lijnbaan fait la fierté des habitants et commence à redonner à la ville sont image commerçante. En 1958, le marché de la ville est rouvert sur la Binnenrotte[20].

Finance[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XVIIe siècle, le commerce est devenu si important qu'un point de rencontre devient nécessaire. Les marchands de Anvers Hans der Veeken et Jacques L'Heremite sont d'accord pour recréer à Rotterdam le système qui était en place à Anvers : une bourse. Des échantillons de marchandise (mais pas l'ensemble de la marchandise) passent sur des "monsters" et les hommes vendent et achètent les marchandises présentées sur les monsters. Ainsi, les prix sont établis dans cette place de la bourse. Les céréales deviennent l'objet de transactions par des intermédiaires pour éviter leur débarquement sous la pluie. En 1635, la première banque de prêt de Rotterdam ; les prêts sont destinés à toutes les classes de la population[20].

Dans le bâtiment de la bourse datant de 1635, les visiteurs se retrouvent parfois les pieds dans l'eau lors des grandes marrées. Un nouveau bâtiment est mis en chantier en 1717 par Adriaen van der Werff. La nouvelle Bourse ouvre ses portes en 1736 et le nouveau bâtiment devient un symbole de la prospérité de la ville. Le premier établissement d'assurances, la Maatschappij voor Assurantie, Discontering en Beleening der Stad Rotterdam, est établi en 1720. Elle est toujours la plus vieille compagnie d'assurance du pays.[20]

Au début du XIXe siècle, les caissiers (kassiers) jouent un rôle important dans l'économie en prenant en charge l'échange des devises : R. Mees en Zoonen, Gebroeders Chabot, et Ian Havelaar et Zoon[20].

Industrie[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen-âge, beaucoup de rotterdamois travaillaient dans l'industrie de la laine et les brasseries produisant la bière[21]. Durant le XVIIe siècle, les compagnies étaient de grande taille en raison du commerce facilité par la rivière et les canaux, ainsi que la pureté de l'eau de la rivière qui était employée par des produits comme la fabrication de la bière[21]. Les moyens industriels furent adoptés précocement par les Rotterdamois. Par exemple, la première machine à vapeur, importée d'Angleterre où elle est achetée à James Watt, est installée en 1787 dans le polder de Blijdorp[21]. Dans les industries de l'alimentation et de fabrication des boissons stimulantes, les machines à vapeur sont rapidement adoptées pour augmenter la production. Vers le milieu du XIXe siècle, l'industrie s'accroît avec l'expansion du port[21]. Après la Seconde Guerre mondiale, l'industrie récupère rapidement des crises et des guerres, grâce à l'industrie pétro-chimique. Tandis que de nombreuses petites entreprises ne survivent pas à la guerre, la ville prend des mesures nouvelles en investissant hors du centre-ville pour développer les industries le long de la rivière entre le centre-ville et l'embouchure de la rivière donnant sur la mer du Nord. Les zones portuaires Botlek, puis le Eurooport et enfin les Maasvlakte sont construites : l'industrie pétro-chimique s'y développe très rapidement. Des raffineries sont installées ainsi que de nombreuses installations pour des produits chimiques (plastique, fertilizants, savons)[21]. Ces industries fortement polluantes créent de moins en moins de nuisances à mesure que les exigences des gouvernements se renforcent et à mesure que les procédés de production s'améliorent[21].

Activité portuaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : port de Rotterdam.

Le port de Rotterdam a traité, en 2008, 420 millions de tonnes de marchandises, soit 2,7 % de plus qu'en 2007. Il bénéficie de l'arrière-pays (hinterland) le plus riche du monde[réf. nécessaire], auquel il est relié principalement par les grands fleuves de l'Europe du Nord-Ouest : Rhin, Meuse et Escaut, qui permettent de naviguer dans les Pays-Bas, la Belgique, l'ouest de l'Allemagne. La situation privilégiée et les fortes sommes investies dans le développement du port l'ont consacré première plate-forme portuaire d'Europe occidentale, et son arrière-pays s'est étendu à toute la région, les autres grands ports étant principalement des ports de redistribution (Hambourg, Amsterdam, Anvers, Bruges-Zeebruges, Dunkerque, et dans une moindre mesure, Le Havre et Londres)[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Patrimoine et urbanisme[modifier | modifier le code]

Les bombardements allemands du ont détruit tout le centre ville de Rotterdam. Peu de bâtiments historiques ont été épargnés. Ainsi, une grande reconstruction a pris place. Des architectes célèbres ont été commissionnés, rendant l'architecture de la ville hétérogène, moderne et très intéressante pour les amateurs d'architecture moderne[22].

Bâtiments de l'avant-guerre[modifier | modifier le code]

L'église St Laurent (St Laurens kerk) a été très endommagée par les bombardements mais a été reconstruite. Elle est le plus ancien bâtiment de Rotterdam (1449, gothic tardif). La Schielandshuis, située vers la grande avenue centrale Coolsingel, a été épargnée par les bombardements et est un des bâtiments composant le « musée Rotterdam ». La Maison Blanche (Witte Huis) a été épargnée : le bâtiment construit en 1898 était le plus haut d'Europe lors de sa construction avec 45 m de hauteur. Enfin les bâtiments de l'hôtel de ville et de la Poste, adjacente, n'ont pas été bombardés (bâtiments datant des années 1920)[22].

Éloignés du centre ville, des bâtiments du début du XXe siècle représentatifs du mouvement architectural Neues Bauen sont restés intacts. L'usine Van Nelle, des architectes néerlandais Johannes Brinkman et Leendert Van der Vlugt, est devenue un symbole de ce mouvement[23],[24]. Elle est classée sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en 2014[22].

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Reconstruction et modernité[modifier | modifier le code]

En 1940, le conseil municipal décida, plutôt que de reconstruire Rotterdam d'après les plans d'origine, de reconstruire la ville en privilégiant les grands espaces et l'architecture moderne. Sont construits à cette époque et sur ce principe, la rue Lijnbaan (première rue commerçante entièrement piétonne des Pays-Bas), les salles de concert du Doelen, le complexe de bureaux Groot Handelsgebouw voisin de la gare centrale, la tour de l'Euromast (1958-1960), le centre commercial Bijenkorf et l'hôtel Hilton[22].

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Dans les années 1970, la construction continue avec les maisons cubes de Piet Blom (1984), associées à la tour de Blaak, surnommée « le Crayon ». La construction des gratte-ciels s'accélère et le profil de la ville change continuellement. Le pont Érasme (Erasmusbrug) permet le développement du quartier Kop van Zuid où dominait l'hôtel New York, ancien siège de la compagnie Holland America Line et point de départ des grandes croisières transatlantiques.

Les bâtiments marquant Rotterdam par leur modernité dans les années 1990 et 2000. En 2014, la station centrale entièrement reconstruite est inaugurée par le roi William Alexandre, remplaçant les bâtiments datant de 1957[25],[26]. Sa construction a duré plus de neuf ans et couté 633 millions d'euros. Le Markthal (nl) (signifiant marché couvert) est un bâtiment imposant d'habitations formant un arc de cercle renversé qui abrite un marché couvert et de nombreux restaurants. Son plafond est un chef d’œuvre artistique exécuté par Arno Coenen en Iris Roskam et parfois surnommé la « Chapelle Sixtine de Rotterdam »[27].

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Gratte-ciels et tours[modifier | modifier le code]

L'Euromast est la tour d'observation la plus haute des Pays-Bas ouverte au public

Ponts[modifier | modifier le code]

Vue aérienne des ponts du centre de Rotterdam : Willemsbrug à l'arrière plan (à gauche) et les ponts Koninginnebrug et De Hef (à droite) reliés à l'île Noordereiland au centre de la Nouvelle Meuse ; Erasmusbrug au premier plan.
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Jardins botaniques, zoo et grands espaces verts[modifier | modifier le code]

Maîtrise des eaux et développement durable[modifier | modifier le code]

Rivières, lacs et canaux de Rotterdam-centre.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Musées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des musées de Rotterdam.

Rotterdam compte de nombreux musées[28]. Le Parc des Musées, situé au cœur de la ville, rassemble plusieurs musées.

Monuments commémoratifs[modifier | modifier le code]

Loods 24 (nl), sur la rive sud de la Meuse, est le lieu de départ depuis lequel 6 536 personnes ont été déportées. En 2013, un monument à la mémoire des 686 enfants juifs morts en déportation est installé à proximité du mur du Loods 24, y figurent leurs noms et leur âge.

Sculptures et art des rues[modifier | modifier le code]

La ville de Rotterdam comporte de nombreuses statues, reliefs, monuments artistiques, peintures murales, et autres œuvres d'art en plein air. La Internationale Beelden Collectie (nl) est une liste établie par les musées, regroupant 45 ouvrages artistiques dont beaucoup sont visibles sur Route des statues du Westersingel (nl)), ainsi que dans le parc des musées (voir aussi liste des statues de Rotterdam (par quartier) (nl)).

Musique[modifier | modifier le code]

Rotterdam est le lieu de naissance de la musique gabber. Au début des années 1990, des artistes comme Paul Elstak et Rob Janssen initient au Parkzicht, boîte de nuit de Rotterdam, un son plus « hard » au sein de la scène house. C'est le début de la hardcore house, qui a constitué un des éléments identitaires de la plus forte sous-culture néerlandaise des années 1990-2000, la culture gabber. Plusieurs groupes gabbers se réfèrent explicitement à Rotterdam jusque dans leur nom — Rotterdam Terror Corps, Rotterdam Termination Source — ainsi que de nombreuses pistes musicales gabbers. L'Energiehal, aujourd'hui détruite, accueille de grands événements gabbers, notamment A Nightmare in Rotterdam[29].

De plus, la ville est nommée dans le refrain de la chanson Le Blues du Businessman, chanson de la comédie musicale Starmania.

Lieux de spectacle et compagnies[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Événements annuels et festivals[modifier | modifier le code]

Le North Sea Jazz Festival est le festival de jazz couvert le plus important du monde. Il accueille 70000 spectateurs en 2017. Il est classé comme un des événements mondiaux les plus importants par le Time Magazine[31]. Rotterdam Unlimited est un festival de cinq jours qui prend place fin juillet, réunissant des artistes du monde de la musique, de la danse, et du récit, ainsi que la parade du Carnaval d'été de Rotterdam (en) (zommercarnaval). D'autres festivals musicaux sont organisés, parmi lesquels le plus vieux et le plus large festival de musique classique de Rotterdam, la journée de la musique romantique (romantische muziek dag) en août[32]. Le REC festival débuté en 2016 se poursuit en 2017, et correspond à la remise des MTV Awards. Le festival dure 5 jours (en 2017) et plusieurs types de musiques y sont jouées : disco, soul, afrobeat, techno, hiphop et R&B [33] .

Le Festival international du film de Rotterdam (IFFR) est un des plus importants festival de cinéma au monde en terme d'audience. Il a lieu pendant la dernière semaine de janvier. Pendant douze jours, des centaines de films sont présentés par leurs réalisateurs et autres artistes dans les salles de cinéma de la ville[34].

Les Journées portuaires mondiales (Wereldhavendagen) sont organisées le premier week-end de septembre. Créé en 1976, l'événement a grandi et se déroule pendant trois jours[35].

Centres culturels[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

De Beurstraverse, la « traverse de la Bourse », centre commercial en centre-ville de Rotterdam.

Rotterdam a commencé à devenir une ville d'envergure au début du XVIIe siècle. Sa population a connu une très forte croissance entre 1880 et 1920, passant de 105 000 à 500 000 habitants. Aujourd'hui, Rotterdam est la deuxième ville des Pays-Bas après Amsterdam.

Évolution récente[36]
Commune Agglomération Aire urbaine
1960 729 852 930 095 974 436
1970 686 586 966 615 1 035 692
1980 579 194 904 595 1 023 308
1990 579 179 942 074 1 110 963
2000 592 673 983 137 1 163 205
2009 587 134 989 319 1 174 583
2014 624 799 - 1 426 316
2016 631 155 - 1 414 903

Origines des habitants[modifier | modifier le code]

Rotterdam est une ville multiculturelle dont près de la moitié de la population est d'origine étrangère.

Nombre[37] (année?) Pourcentage
Autochtones 311 778 53,10
Allochtones occidentaux 61 337 10,45
Union européenne 33 909 5,78
Autres 27 428 4,67
Allochtones non occidentaux 214 046 36,45
Suriname 52 206 8,89
Turquie 46 203 7,87
Maroc 38 158 6,50
Antilles néerlandaises et Aruba 20 261 3,45
Cap-Vert 15 103 2,57
Autres 42 115 7,17
Pays de naissance Population (2015)
Drapeau du Suriname Suriname 52 666
Drapeau de la Turquie Turquie 47 893
Drapeau du Maroc Maroc 42 362
Drapeau des Antilles néerlandaises Antilles néerlandaises 23 536
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert 15 419
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 12 302
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 9 682
Drapeau de la Serbie Serbie 9 262
Drapeau de la Pologne Pologne 7 542
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 6 758

Indicateurs de qualité de vie, santé et sécurité[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Une école d'art et d'art appliqué, l'Académie Willem de Kooning (nl) est créée en 1771.

Santé[modifier | modifier le code]

Religions et cultes[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Équipes de la ville[modifier | modifier le code]

Le football est un sport très populaire à Rotterdam, et nombreux sont les clubs amateurs. La ville compte trois clubs de football professionnels : le Feyenoord en première division néerlandaise, premier club néerlandais à remporter la Coupe d'Europe des Clubs champions en 1970, le Sparta et l'Excelsior.

Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
Feyenoord Rotterdam football Eredivisie De Kuip 1908
Sparta Rotterdam football Eredivisie Het Kasteel 1888
Excelsior Rotterdam football Jupiler League Stadion Woudestein 1902
Challenge Sports Rotterdam Basket-ball Eredivisie Topsport Centrum Rotterdam 1954
Fusion Rotterdam volley-ball Eredivisie Alexanderhal 1904
VC Nesselande Rotterdam volley-ball Eredivisie Topsport Centrum Rotterdam
Neptunus baseball Honkbal hoofdklasse Familiestadion 1943
HC Rotterdam hockey sur gazon Eredivisie 1925

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Le marathon de Rotterdam a été créé en 1981 et prend place chaque année au mois d'avril.

Un tournoi de baseball international, World Port Tournament dans la Ahoy Rotterdam, est organisé et disputé en été puisque la ville est réputée pour le prestigieux clubs de Neptunus comptant plusieurs sacres européens.

Rotterdam organise chaque année en février un tournoi de tennis classé 500 Series. Le cyclisme est également un des sports populaires. Dans la catégorie des courses cyclistes de six jours, la course Six jours de Rotterdam est organisée au parc des expositions couvert Ahoy Rotterdam. La ville a aussi accueilli le Prologue du Tour de France 2010.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le tramway de Rotterdam.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le RET (Rotterdamse Elektrische Tram) est la société rotterdamoise des transports.

Article détaillé : RET.

. Créée en 1927, elle exploite :

Navettes fluviales[modifier | modifier le code]

Plusieurs sociétés proposent des services de navette fluviales entre les rives nord et sud de la Meuse. Ainsi, le Waterbus Rotterdam-Drechtsteden relie Rotterdam et plusieurs villes situées le long de la Nouvelle Meuse. Cette ligne dessert notamment le site touristique Kinderdijk, célèbre pour ses moulins à vent, ainsi que la ville voisine de Dordrecht[38]. Le watertaxi permet les déplacements à l'intérieur de la commune, avec des départs d'environ 50 plateformes[39].

Le port de Rotterdam est accessible aux grands navires de croisière, en raison de la profondeur du chenal Eurogeul. Les transports industriels sont d'environ 645 millions de tonnes par an (2017). En une année, environ trente mille navires accèdent au port par la mer et cent dix mille navires par les réseaux fluviaux intérieurs (2017).

Autoroutes[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

Le réseau ferroviaire comprend plusieurs gares dans la commune de Rotterdam. De la gare centrale (communément appelée centraal station) située dans le quartier-CS (centraal station) partent des trains aux arrêts fréquents (stoptrains ou sprinters), des trains desservant les grandes villes et aéroports (Intercity) et des trains internationaux : le Thalys, desservant la Belgique et la France (Paris et Lille), et l'IC desservant l'Allemagne ; ainsi que certains trains directs sur des destinations saisonnières (les Alpes durant l'hiver).

Les autres gares de Rotterdam sont : Station Rotterdam Blaak (place Blaak), station Rotterdam Alexander (quartier Prince Alexandre), station Rotterdam Noord (nord), Station Rotterdam Zuid (sud) , station Lombardijen et Rotterdam Stadion (stade) qui n'est utilisée que lors des matchs de football au stade de Feyenoord. Comme dans le reste du pays, les gares, les trains et autres services associés sont en majeure partie administrés par la société de chemins de fer néerlandaise, la Nederlandse Spoorwegen (NS).

Aéroport[modifier | modifier le code]

Au nord de Rotterdam, dans le polder de Zestienhoven, a été construit l'Aéroport de Rotterdam La Haye, second aéroport régional des Pays-bas après celui de Eindhoven (l'aéroport international étant Schiphol). L'aéroport a longtemps porté le nom d'aéroport de Zestienhoven, avant d'être renommé aéroport de Rotterdam, puis aéroport Rotterdam-la Haye (2010). La Haye, capitale des Pays-Bas, est en effet située à une

Héraldique[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

En 2014, Rotterdam reçoit le prix de la ville d'Europe la plus agréable à vivre, attribué par le cercle de réflexion britannique Academy of Urbanism[40].

Rotterdam est élue « capitale européenne du sport » en 2005[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://statline.cbs.nl/Statweb/publication/?DM=SLNL&PA=37230NED&D1=17-18,20&D2=57-60,63-65,67-71,73,75-77,81-82,84-86,88-91,93-97,100-594&D3=l&LA=EN&HDR=T&STB=G1,G2&VW=T
  2. http://statline.cbs.nl/Statweb/publication/?DM=SLNL&PA=37230ned&D1=0-2,4-5,7-8,13-15,17&D2=442&D3=118-119,131-132,144-145,157-158,170-171,183-184&VW=T
  3. (en) [PDF] « Port infrastructure 2012 », sur http://www.portofrotterdam.com/.
  4. a, b, c, d et e (nl) P. Ratsma, « Een dorpje tussen ween en water », dans Collectif, Rotterdam, Een reis door de tijd, Utrecht / Antwerpen, Veen, , 208 p. (ISBN 90-204-1960-9), p. 8-16.
  5. a, b, c, d, e et f Louis Papy, « Anvers et Rotterdam. », L'information géographique, vol. 4, no 4,‎ , pages 73-80 (DOI 10.3406/ingeo.1940.5039).
  6. (nl) « De geschiedenis van de Schie », Historiek,‎ (lire en ligne)
  7. (nl) Jan Klerks, Rotterdam, Wonen in the skyline, living in the Skyline, Rotterdam, , 127 p. (ISBN 978-90-804270-0-6), p. 7
  8. (nl) « Nieuwe Maas », sur le site du Rikjwaterstaadt du Ministère des Infrastructures en Milieu (consulté le 20 septembre 2017).
  9. (nl) « Rijkswaterstaat Waterinfo : Waterhoogte -Rotterdam », sur le site waterinfo du Rikjwaterstaadt (consulté le 20 septembre 2017).
  10. (nl) « Rotterdam - Waterhoogte Oppervlaktewater t.o.v. Normaal Amsterdams Peil in cm », sur le waterinfo du Rikjwaterstaadt (consulté le 20 septembre 2017).
  11. a et b (nl) « Brienenoordbrug NAP-6.5 m », sur le site waterinfo du Rikjwaterstaadt (consulté le 20 septembre 2017).
  12. a et b (nl) « De Rotte », sur le site de la ville de Rotterdam (consulté le 20 septembre 2017).
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  14. a et b « Rotterdamse rivieren : levendiger, aantrekkelijker en natuurlijker - Programma Rivieroevers Rotterdam op hoofdlijnen 2015-2018 » [PDF], sur le site de la ville de Rotterdam (consulté le 20 septembre 2017).
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  16. a, b et c (nl) « Weerstatistieken Rotterdam », sur le site Weerstatistieken (consulté le 16 septembre 2017).
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  18. « Les climats du monde », sur le site de l'encyclopédie Larousse (consulté le 16 septembre 2017).
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  41. (en) « European Capitals of Sport List », sur European Capitals of Sport Association (consulté le 1er juillet 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (nl) Inge Janse, « De godfather van hardcore : Gabber als de soundtrack van de stad », NRC Handelsblad - en ligne,‎ (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thierry Mandoul et Sophie Rousseau, Rotterdam, Paris, Cité de l'architecture et du patrimoine, , 72 p. (ISBN 978-2-916183-17-6)
  • Dictionnaires géographiques universels du XIXe, articles Rotterdam, Rotte...
  • (nl) M. Van Ree (dir.) et A. L. Roode, Stadt van Rotterdam 2013, , 119 p. (lire en ligne [PDF]).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]