Jean-Baptiste Lallemand

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Jean-Baptiste Lallemand
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Naissance
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Jean-Baptiste Lallemand (l'artiste signe parfois « Lallemant[1] ») né à Dijon en 1716, mort à Paris en 1803, est un graveur à l’eau-forte et peintre de genre, d’histoire, de marines et de paysages français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Lallemand, qui était tailleur d’habits, destinait son fils à suivre la même profession que lui, mais ce genre d’occupation ne plaisait guère à ce dernier qui employait le peu de loisirs qu’elle lui laissait, à manier le crayon ou le pinceau. Au bout de quelque temps, ayant cependant obtenu l’agrément de son père pour aller travailler à Paris comme garçon tailleur, il vint y exercer sa profession vers 1739. Un jour qu’il était l’aiguille à la main sur l’établi, il rencontra par hasard une personne qui désirait avoir quatre tableaux pour décorer sa maison de campagne, et qui, sur l’offre du jeune homme, voulut bien lui en confier l’exécution. Il avait choisi pour sujet les quatre saisons. Généreusement payé, ce coup d’essai du jeune peintre fut pour lui le présage de plus grands succès, et il eut bientôt acquis assez de réputation pour que les connaisseurs voulussent avoir de ses ouvrages.

Il passa alors en Angleterre, où il fit de bonnes affaires mais, ne pouvant s’accoutumer à la température de ce pays, il revint en France et, après être resté quelque temps à Dijon, au sein de sa famille, il partit, en 1747, pour Rome, où il fit différents ouvrages pour le Vatican. Plusieurs cardinaux, pleins d’estime pour ses talents, l’employèrent également. Il revint néanmoins en France, et s’installa à Paris, où il fut reçu membre de l’Académie de Saint-Luc en 1751. Ses deux morceaux qu’il fit pour sa réception furent accueillis avec une satisfaction unanime. Les moines de Saint-Martin près Autun lui demandèrent six grands tableaux pour décorer leur réfectoire. Ces morceaux, dignes du plus grand éloge, sont devenus, depuis la Révolution, la propriété de particuliers.

Lallemand peignait tous les genres, mais il excellait surtout dans les paysages et dans les marines. Peintre paysagiste fécond, il a parfois réalisé d'aimables scènes de genre. Le musée des beaux-arts de Dijon possède de nombreuses œuvres de lui, dont un dessin et un tableau représentant le château de Montmusard.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Même, une fois, Allemanus, vente Tajan du 26 juin 2008, no 67.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le château de Chantilly au XVIIIe siècle, après les travaux effectués par les Condé. Gouache. Musée Condé.
L’hôtel de Thellusson.
  • Charge du prince de Lambesc à la tête du régiment Royal allemand, le 12 juillet 1789.
  • La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789.
  • La Fère, Aisne, musée Jeanne d'Aboville, Le Gué et Halte de chasse.

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Massacre de Jacques de Flesselles, le 14 juillet 1789, huile sur toile ;
  • Pillage des armes aux Invalides, le matin du 14 juillet 1789, huile sur toile
  • vers 1790/1795 : L'Arrestation du gouverneur de la Bastille, le 14 juillet 1789, huile sur toile, 63 × 80 cm, Vizille, Musée de la Révolution française ;
  • Le Pillage de l'Hôtel des Invalides 1789, huile ;
  • La Pyramide de Cajus Cestius à Rome ;
  • La Cuisine bourgeoise ;
  • Vue de la ville et du port de Rouen, prise du faubourg Saint-Sever, dessin ;
  • Vue de la porte Saint-Maclou, des anciennes caves et du cours, près le jardin des plantes à Rouen, dessin, gravé par François Denis Née ;
  • Vue d'une partie de la ville de Rouen et des promenades du vieux palais, prise du faubourg Saint-Sever, dessin, gravé par François Denis Née ;
  • Vue de la bourse de Rouen, prise de la porte Arangrie, dessin, gravé par François Denis Née ;
  • Deuxième vue de la bourse de la ville de Rouen, dessin, gravé par François Denis Née ;
  • Vue des salines de Lons-le-Saulnier, en Franche-Comté, gravé par Claude-Mathieu Fessard.

Dessins - aquarelles[modifier | modifier le code]

  • v. 1775 - La Halle aux Veaux, lavis, plume et aquarelle, Sbd, dim : 18,5 cm × 32,3 cm Réserve dessins musée Carnavalet

Gravures[modifier | modifier le code]

Vue générale d'Autun prise sur le chemin de Monjeu (vers 1780)
  • Diverses vues de villes, notamment de Bourgogne.
  • Voir la gravure reproduite ci-contre, par Mademoiselle Denis d'après un dessin de Lallemand. Il faut noter l'amusante localisation des édifices par l'indication d'un ou plusieurs oiseaux volant au-dessus du lieu précis : Tour des Ursulines, un oiseau, cathédrale, deux, séminaire trois. Les initiales APDR signifient : Avec Privilèges Du Roi.

Cette gravure au burin a été coloriée. Certains toits sont soit bleus car couvert d'ardoises comme l'église, soit rouges, car couvert de tuiles.

Musées et collections publiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Rome and the Campagna drawings by Jean Baptiste Lallemand : October 7 - October 26, 1963, Thos. Agnew and Sons Ltd., Londres, 1963.
  • Catalogue d'exposition, « Un paysagiste dijonnais du XVIIIe siècle : Jean-Baptiste Lallemand », Dijon, Musée des Beaux-Arts, 1954, notice de M. Quarré et de Mme Geiger.
  • Claude-Gérard Marcus, Jean-Baptiste Lallemand : peintre de Dijon, de Rome, de Paris, Paris, Galerie Marcus, 1996.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Claude-Xavier Girault, Essais historiques et biographiques sur Dijon, Dijon, Victor Lagier, 1814, 564 p., p. 469-70.
  • Philippe Le Bas, France. Dictionnaire encyclopédique, t. 9, Paris, Firmin Didot, 1843, 880 p., p. 874.
  • Adolphe Siret, Dictionnaire des peintres de toutes les écoles depuis l’origine de la peinture jusqu’à nos jours, Paris, A. Lacroix, Verboeckhoven et Cie, 1866, 1155 p., p. 496.

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