Migennes

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Migennes
Image illustrative de l'article Migennes
Blason de Migennes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Migennes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de l'Agglomération migennoise
Maire
Mandat
François Boucher
2014-2020
Code postal 89400
Code commune 89257
Démographie
Gentilé Migennoise
Population
municipale
7 019 hab. (2014)
Densité 423 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 56″ nord, 3° 31′ 03″ est
Altitude Min. 80 m – Max. 152 m
Superficie 16,58 km2
Localisation

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Migennes

Migennes est une commune française située dans l'Yonne, le département le plus au nord de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Migennois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une vingtaine de kilomètres d'Auxerre au cœur de l'Yonne, Migennes est au confluent de l'Armançon et de l'Yonne.

De plus, Migennes est le point de départ du canal de Bourgogne qui finit sa course à Saint-Jean-de-Losne distant de 242 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles menées en 2004 ont prouvé qu'au XIVe siècle av. J.-C. il y avait des habitants à l'époque de l'âge du bronze.

Pendant l'Antiquité gallo-romaine, la présence de villae est attestée par la photographie aérienne[1]. Des mosaïques et autres objets datant de l'époque gallo-romaine ont également été retrouvés sur le site. Migennes se nommait Mitigana (milieu des marais) sous l'Empire romain.

Cette ville doit sa renommée à sa gare dénommée Laroche-Migennes en 1918 et aussi pour avoir été moquée par un chansonnier de talent, Jean Raymond « Laroche Mimi, Laroche Migennes etc. » au temps de la vapeur.

La bourgeoisie de Joigny (10 km nord-ouest) et d'Auxerre (20 km au sud) ne souhaitait pas avoir les nuisances sonores et poussiéreuses des locomotives en attente dans les gares de triages à l'époque de la vapeur. Sous pression, elles dégageaient des fumées chargées de particules de charbon. À égale distance de Dijon et de Paris pour permettre l'échange de ces locomotives, la décision fut prise : le dépôt était donc idéalement situé à Migennes. Depuis le TGV, la gare n'est plus que l'origine ou le terminus des trains TER pour Auxerre, Dijon ou Paris gare de Lyon et gare de Bercy. Cette ville dépérit aujourd'hui lentement depuis que les trains de grandes lignes l'ont abandonnée lors de la construction de la ligne à grande vitesse qui passe à une dizaine de kilomètres de là dans la forêt d'Othe. Autrefois, les trains internationaux tels que 217, 218 ou encore 219 reliaient rapidement la gare de Laroche-Migennes à toutes les grandes villes du Midi, des Alpes ou d'Italie sans nécessiter de changement de train.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1935 1945 Lucien Masson (1880-1952)[2] socialiste instituteur
1947 1952 Lucien Masson socialiste instituteur
mars 1977 décembre 1998 Guy Lavrat PCF Enseignant - Conseiller général du canton de Migennes

(1976-2001)

janvier 1999 mars 2001 François Meyroune PCF Professeur des écoles
mars 2001 mars 2008 François Boucher UMP Commerçant - Conseiller général du canton de Migennes depuis 2001.
mars 2008 mars 2014 François Meyroune[3] PCF Professeur des écoles
29 mars 2014 en cours François Boucher UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 019 habitants, en diminution de -4,63 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
261 249 258 296 306 355 429 570 719
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
686 720 711 785 775 1 288 1 598 1 808 1 895
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 211 2 473 2 936 3 670 4 594 4 994 5 416 5 530 5 226
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
6 352 7 645 8 315 8 145 8 235 8 165 7 373 7 126 7 019
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École Paul-Bert (maternelle 3 classes)
  • École Anne-Franck (maternelle 6 classes)
  • Groupe scolaire Marcel-Pagnol (maternelle 5 classes, Primaire 8 classes) [regroupement des écoles primaires Maurice Genevoix, Marcel Pagnol et maternelle Marie Noël].
  • École Paul-Verlaine (Primaire 4 classes)
  • Groupe scolaire Gérard-Philipe (Primaire 8 classes) [regroupement des écoles Gérard Philipe et Jean Jacques Rousseau]
  • Collège Paul-Fourrey (Environ 350 élèves)
  • Collège Jacques-Prévert (Environ 500 élèves)
  • Lycée Professionnel Blaise-Pascal (Environ 200 élèves)

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le salon « Migennes collector » qui se tient le dernier week-end de février depuis 2005 à la salle des sports de Migennes. Lors de la 1re édition, près de 2 000 visiteurs viendront (beaucoup de curieux qui ne connaissaient pas ce genre de manifestation). C'est pour la 7e édition en 2011 que seront accueillis 5 000 visiteurs et en 2016 que la barre des 7 000 sera dépassée[8]. Cet événement réunit des fans de Bd, séries TV ou films et des amateurs costumés en personnages issus de ces aventures. Nous y trouvons aussi des maquettistes, des dessinateurs de BD ainsi que des acteurs qui dédicacent photos et objets de collections. Le responsable et instigateur de ce salon est Marc Poyet. Au fil des années cette manifestation, dans son concept et son organisation, est devenue l'une des plus appréciées au niveau français et a même une reconnaissance internationale.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'église du Christ-Roi
  • Ville fleurie : Trois fleurs.
  • L'église paroissiale Saint Pancrace offre une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs : trois jeunes gentilshommes sont interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme.
  • L’église paroissiale du Christ-Roi. La première pierre de l’église fut posée le 16 août 1925 et inaugurée le 27 octobre 1935. Elle est édifiée en béton, matériau qui était encore révolutionnaire à l’époque. Son impressionnante flèche fait 60 mètres de hauteur. Longueur : 44,50 m. Largeur de la nef : 16,50 m. Largeur du transept : 27,50 m.
  • Le cabaret l'Escale a été restauré en 2004 à l'identique de son passé prestigieux des années 1950-1960. Au cours du week-end des 16 et 17 avril 1960, le jeune Johnny Hallyday dont le premier 45 tours venait de sortir, y donne trois spectacles (pour un cachet de 500 NF) qui sont les tout premiers de sa carrière de chanteur désormais professionnel, signé sur une maison de disques. Il est géré depuis septembre 2007 par l'association AGEM Migennes. C'est depuis cette date une salle de concerts reconnue avec près de 80 concerts par an et plus de 15 000 spectateurs accueillis par saison.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]