Jean-Michel Renaitour

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Jean-Michel Tournaire dit Renaitour
Jean-Michel Renaitour en 1923
Jean-Michel Renaitour en 1923
Fonctions
Député
Gouvernement Troisième République
Groupe politique IDG (1928-1932)
GI (1932-1942)
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 90 ans)
Résidence Yonne

Jean-Michel Tournaire, dit Jean-Michel Renaitour, né le à Paris et mort le à Paris, est un homme de lettres et homme politique français.

Parcours[modifier | modifier le code]

Elève au lycée Charlemagne, il s'engage dans l'armée juste après avoir passé son baccalauréat en août 1914. Il est pilote de bombardier pendant la Première Guerre mondiale.

Ce franc-maçon est membre du Comité central de la LICA en 1931 ainsi que de son comité d'Honneur, il rompt avec cette organisation en 1936 au sujet des Jeux de Berlin : il est partisan de la tenue des Jeux Olympiques de 1936 à Berlin. Lors de l'événement, il y accompagne la délégation française et y reçoit une décoration nazie. Celle-ci va lui sauver la vie en 1940 lorsque, maire d'Auxerre, les Allemands menacent de le fusiller.

D'abord socialiste, brièvement communiste après le congrès de Tours, il est à nouveau membre de la SFIO. Candidat de ce parti aux législatives de 1924, il est conseiller général de Seignelay de 1926 à 1940 et de 1955 à 1979, maire d'Auxerre (1929-1941), député (1928-1942) indépendant de gauche. Il préside la commission de la Marine militaire en 1937. Membre du Comité France-Allemagne, il s'exprime en faveur d'un rapprochement entre la France et l'Allemagne alors dirigée par Hitler[1].

Il ne prend pas part au vote du 10 juillet 1940.

En 1940, il devient propriétaire du théâtre Saint-Georges, qu'il vend en 1943[2]. Il reprend et dirige le théâtre Édouard VII en 1943[3].

Parallèlement, il fréquente des collaborateurs et donne des articles dans des journaux de cette tendance comme L’Œuvre de Marcel Déat, ou Les Nouveaux Temps [4].

A la Libération, il sert comme officier dans les Forces françaises de l'intérieur à Bourges. C'est là qu'il est arrêté début 1945[5]. Il est acquitté par la Cour de justice de la Seine en mai 1947, grâce à sa participation aux combats de la Libération[6].

Après la guerre, il dirige sa propre maison d'édition ("La tour du guet") où il édite aussi ses propres oeuvres. S'il échoue sous la IVe République à retrouver un mandat parlementaire, il est toutefois à nouveau conseiller général et conseiller municipal.

Auteur prolixe, de poèmes, romans et pièces de théâtre, il a reçu en 1923 le Grand prix national de littérature et en 1952 le Grand prix de l'Académie française.

Mandats[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Commandeur des Palmes académiques

Famille[modifier | modifier le code]

La fille de son épouse Maude Delépine, était mariée à Félix Gaillard, président du Conseil. Il est depuis l'avant guerre un homosexuel notoire[8].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Arès, le mauvais dieu..., Éditions de la revue l'Essor, Paris, 1916
  • Le bonnet rouge, Paris, 1916, (sur Han Ryner),
  • L'Horizon des échos, poèmes, Éditions de Vivre, Paris, 1917
  • Les Olympiques, poèmes, E. Sansot, Paris, 1917
  • La Lyre et les armes, poèmes, Édition de la revue Le Scarabée, Paris, 1917
  • La Muse et les ailes[9], Paris, 1918 (Prix Archos-Despérouses)
  • La Mort du feu, poèmes de l'année 1918, Jouve, Paris, 1919
  • Cheveux au vent, poèmes, Jouve, Paris, 1921
  • Délos, ou l'Île flottante, roman de mœurs révolutionnaires, B. Grasset, Paris, 1921
  • La Revanche des muses, roman, A. Michel, Paris, 1922
  • L'Enfant chaste, roman, A. Michel, Paris, 1923
  • L'Escadrille amoureuse, Ollendorff, Paris, 1924
  • Mes coups de griffe : essais critiques sur André Gide, Louis Dumur, Léon Daudet, Paul Claudel, Francis Jammes, Jean Moréas, Anna de Noailles, Éditions de la Griffe, Paris, 1925
  • Choix de poèmes, Figuière, Paris, 1933
  • Les Débris du bonheur, Mercure universel, Paris, 1933
  • Les Deux Amériques, Nouvelles Éditions latines, Paris, 1933
  • Les Fils d'Icare, histoires d'aviation, Nouvelles éditions latines, Paris, 1933
  • L'Enlèvement. Madame Acajou, Baudinière, Paris, 1934
  • Vive le sport ! Nouvelles éditions latines, Paris, 1934
  • Commerce d'idées, essais, Nouvelles éditions latines, Paris, 1934
  • Le Traître, roman, V. Bresle, Paris, 1934
  • Où va le cinéma français ? Baudinière, Paris, 1937
  • Notre marine, préface d'Édouard Herriot, avant-propos de l'amiral Lucien Lacaze, Baudinière, Paris, 1939
  • Les Compagnons du héros, Baudinière, Paris, 1941
  • Essais de théâtre : Le Dernier Amant. Passions tropicales. Le Soleil levant, Debresse, Paris, 1941
  • Essais de théâtre : L'Or du Pérou... Caprices divins. La Revanche. La Sirène. L'Empereur du Mexique. Mademoiselle Tarzan. Pierre et Jean. La Duchesse en sabots, R. Debresse, Paris, 3 vol., 1941-1942
  • Jours d'aventures, préface de Pierre Benoit, R. Debresse, Paris, 1942
  • Gil Blas de Santillane, pièce en 5 actes et un épilogue d'après le roman de Lesage, Paris, Odéon, 3 février 1944
  • Les Destins légendaires, Éditions de la Tour du Guet, Paris, 1947
  • Les Bucoliques, d'après Virgile, version nouvelle, en vers français, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1949
  • Le Grand-Duché, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1949
  • Poésie de l'histoire, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1949
  • Passions tropicales, roman, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1949
  • Le Séducteur, roman, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1949
  • Zénobie, Éditions de la Tour du Guet, Paris, 1949
  • Études latines : d'après Catulle, Martial, Stace et Properce, A. Lemerre, Paris, 1950
  • La Belle endormie, petite suite guinéenne, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1951
  • Nocturnes, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1951
  • Études latines, Paris, 1951, Prix Langlois
  • Feu tournant, Nouvelles éditions latines, Paris, 1952
  • Robert le Pieux, Éditions la Tour du guet, Paris, 1952
  • Le Rêve et l'Action, choix de poèmes, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1952
  • Nouvelles études latines, A. Lemerre, Paris, 1952
  • La Mémoire fidèle, Nouvelles éditions latines, Paris, 1952
  • L'amour au Moyen Âge, récits, Baudinière, Paris, 1953
  • Le Tombeau de Tibulle, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1953
  • Le Comte de Toulouse, Baudinière, Paris, 1953
  • L'Argentier du Roy, roman, Éditions de la Tour du guet, Paris, 1953 (Prix d'Académie 1954)
  • Hier et aujourd'hui, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1954
  • Properce, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1954
  • L'archer du Roy, Paris, 1954, (Prix d'Académie)
  • Les Délices de Capoue, Éditions du Scorpion, Paris, 1957
  • Le Rendezvous d'Afrique, Éditions du Scorpion, Paris, 1957
  • Riche comme Crésus, Éditions du Scorpion, Paris, 1957
  • Le Théâtre à Paris, Éditions du Scorpion, 1958-1961
Comprend : 1. En 1957. 2. En 1958. 3. En 1959. 4. En 1960.
  • Strictement confidentiel, poèmes, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1959
  • Auto-stop, Nouvelles éditions latines, Paris, 1965
  • Le Règne animal, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1967
  • Humour d'antan. Bouquet fané, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1969
  • Fleurs en papier, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1969
  • Le Jardin secret, Nouvelles éditions latines, Paris, 1969
  • Contestations, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1970
  • Les Eaux calmes, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1970
  • Le Travail des autres, Nouvelles éditions latines, Paris, 1971
  • La Distribution des prix, Nouvelles éditions latines, Paris, 1971
  • Les Épopées, Nouvelles éditions latines, Paris, 1971
  • Improvisations, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1972
  • Érato, J. Grassin, Paris, 1972
  • Calliope, J. Grassin, Paris, 1973
  • Ce soir si tu veux, J. Grassin, Paris, 1974
  • Polymnie, J. Grassin, Paris, 1974
  • Clio, récits, J. Grassin, Paris, 1975
  • La Visite au musée, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1975
  • Melpomène, J. Grassin, Paris, 1976
  • Thalie, J. Grassin, Paris, 1976
  • Sourires, Éditions de la Plume d'or, Paris, 1976
  • La Course au bonheur, J. Grassin, Paris, 1977
  • Mon Frère d'armes , Presses du Monteil, Pessac, 1977
  • Uranie, chroniques et causeries, J. Grassin, Paris, 1977
  • L'Amour chez les Romains à l'époque d'Auguste à travers dix grands poètes : Virgile, Horace, Catulle, Properce, Tibulle, Stace, Martial, Lygdamus, Spurinna, Ovide, J. Grassin, Paris, 1978, (Prix du Dr Binet-Sangle)
  • Euterpe, chroniques et causeries, anecdotes et souvenirs, J. Grassin, Paris, 1979
  • Terpsichore, chroniques et causeries, anecdotes et souvenirs, J. Grassin, Paris, 1979
  • Au pays de Guillaume Tell, divagations d'un voyageur, J. Grassin, Paris, 1980
  • Personne n'aime personne, J. Grassin, Paris, 1982, (ISNI 0000-0001-2128-0556)[10]
  • Pour retarder l'oubli, J. Grassin, Paris, 1982
  • Débats publics, Nouvelles éditions latines, Paris, s.d.
  • Jean Ier, roi de France, récit d'un contemporain, Nouvelles éditions latines, Paris, s.d.
  • La Mémoire trop fidèle, Nouvelles éditions latines, Paris, s.d.
  • L'Homme à fables, Éditions de la Plume d'or, Paris, s.d.
  • L'Homme et les bêtes, Éditions de la Plume d'or, Paris, s.d.
  • Miscellanées, Éditions de la Plume d'or, Paris, s.d.
  • Le Mauvais Exemple, Éditions du Scorpion, Paris, s.d.
  • Monsieur Scepticus, roman, Delalain, Paris, s.d.
  • Portraits contemporains : Francis de Croisset, étude critique, Éditions de la Griffe, Paris, s.d.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Jean-Michel Renaitour », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]