Coulanges-la-Vineuse

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Coulanges-la-Vineuse
Image illustrative de l'article Coulanges-la-Vineuse
Blason de Coulanges-la-Vineuse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité CC du Pays coulangeois
Maire
Mandat
Daniel Girard
2014-2020
Code postal 89580
Code commune 89118
Démographie
Population
municipale
875 hab. (2014)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 04″ nord, 3° 34′ 55″ est
Altitude Min. 115 m – Max. 292 m
Superficie 10,59 km2
Localisation

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Coulanges-la-Vineuse

Coulanges-la-Vineuse est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Coulanges-la-Vineuse est située à 15 km au sud d'Auxerre (11,2 km à vol d'oiseau). Le bourg est à une altitude de 193,50 m et son point culminant est le Mont-Faucon (292 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Escolives-Sainte-Camille Rose des vents
Jussy N Vincelles
O    Coulanges-la-Vineuse    E
S
Migé Val-de-Mercy

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin colonica. Le paysan libre obtenait le droit de s'établir dans une colonica dont il était le colon.
Des colonicæ sont apparues dès le VIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'implantation de la vigne sur ce terroir remonte à l'époque gallo-romaine, comme le montre une sculpture de vendangeur découverte sur le site voisin d'Escolives-Sainte-Camille. Tout au long de l'histoire du village, la culture de la vigne est au centre de l'activité.

Le vin était exporté vers Paris sur des bateaux qui descendaient l'Yonne et la Seine. Le phylloxera détruisit le vignoble de Coulanges à la fin du XIXe siècle. Il ne reprit vie, avec des plants résistant au phylloxéra, que dans le courant du XXe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Coulanges-la Vineuse est donnée en dot au XIIe siècle à une fille du comte de Nevers, Auxerre et Tonnerre, mariée au comte de Joigny. Leur descendance conservera la seigneurie qui rayonne sur le village voisin de Val-de-Merci.

La population se développant, une enceinte est édifiée, qui permettra durant la guerre de Cent Ans de faire face aux opérations militaires incessantes dans la région. La ville se trouve au cœur d'un vignoble actif. Elle incorpore dans son nom cette proximité qui fait sa richesse, « lès » signifiant « près de » : Coulanges-lès-Vineuses. Cette appellation durera plusieurs siècles.

Comme tout l'Auxerrois, Coulanges-la-Vineuse est très durement éprouvé lors de l'affrontement final opposant Charles le Téméraire et Louis XI. Jean de Savigny, écuyer, seigneur de Montifault, garde probablement la ville pour le duc.

Renaissance[modifier | modifier le code]

La famille Rousseau édifie une chapelle dans l'église paroissiale de Coulanges-le-Vineuse.

La famille Fouldriat, issue de la ville, gère la "recette" de l'évêché et s'approche du pouvoir depuis Auxerre. Une veuve se remarie avec Etienne Gerbault receveur du comté de Paris ; une seconde avec Jean du Tillet greffier en chef du Parlement. Palamedès de Fouldriat, chanoine de la sainte-Chapelle de Paris, conseiller en Parlement, choisit d'abandonner la Ligue, de rejoindre des confrères exilés à Tours. Il sera le pacificateur du Rouergue et du Quercy, et seigneur de Champlay.

La famille de Chastellux possède une part de la seigneurie. Elle maintient la ville dans le giron catholique. Ainsi se justifient les attaques des Huguenots les plus proches venus de Vézelay et de Noyers. Coulanges est lourdement rançonnée.

Au moment de l'assassinat d'Henri III, des royalistes d'Auxerre se retirent de la cité épiscopale (la famille Vincent) et occupent la ville. Pour se libérer de la menace, la Ligue vient assiéger le château et y massacrer une partie de ses adversaires.

Les Bourbons[modifier | modifier le code]

Comme sa rivale Saint-Bris, Coulanges-la-Vineuse est animé par le groupe des marchands de vin, puis par les marchands commissionnaires de vins. Ils dominent le peuple des vignerons et des tonneliers. Les professionnels du droit vivent de la passion procédurale de l'époque (procureurs, notaires, baillis, lieutenants, procureurs fiscaux, sergents).

La ville est victime d'un incendie qui détruit l'église paroissiale. Elle est reconstruite sur les plan du célèbre architecte Servandoni.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Depuis le 11 décembre 1972, Escolives-Sainte-Camille est commune associée et a été absorbée par la commune de Coulanges-la-Vineuse.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2002 en cours Daniel Girard[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 875 habitants, en diminution de -8,38 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 433 1 524 1 402 1 309 1 224 1 262 1 328 1 326 1 420
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 339 1 353 1 372 1 342 1 332 1 340 1 296 1 229 1 195
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
958 882 900 703 671 652 662 675 726
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
754 720 1 125 817 878 916 932 908 875
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Caveau et vieux pressoir. Le caveau, abritant aujourd'hui le musée de la Vigne, date du XIIe siècle et le pressoir à vin, de type Clos-vougeot, date du XVIIIe siècle;
  • La Maison de Jeanne d'Arc, existante au XVe siècle, doit son nom à la venue de la Pucelle, le , qui convainc les Coulangeois, partisans des Bourguignons (au service du royaume d'Angleterre), "de se donner au Roy [de France]", et lui offrent le couvert dans cette maison.
  • La Maison de la Renaissance. Elle abrite la bibliothèque municipale ; sa façade sculptée et son plafond peint par des artistes de la Renaissance en font un chef-d'œuvre.
  • Maison à tourelle, édifiée au XVIe siècle;
  • La Fontaine du Bellay, édifiée au XVIIIe siècle sous la direction de A. Couplet, membre de l'Académie des Sciences, à la demande de François d'Aguesseau, sire de Coulanges. La première fois que l'eau coula à la fontaine de Coulanges, on sonna si fort les cloches que la plus grosse en fut démontée.
  • L'église Saint-Christophe, reconstruite au XVIIIe siècle sous la direction de l'architecte Giovanni Niccolò Servandoni, le maître de l'Irancyçois Jacques-Germain Soufflot.
  • Mairie, édifiée au XIXe siècle.
  • Monument aux morts, érigé au XXe siècle.
  • Monument commémoratif de la Résistance, érigé au XXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 17 décembre 2013.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .