Guédelon

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Château de Guédelon
Image illustrative de l'article Guédelon
Le château de Guédelon en mai 2014.
Période ou style Architecture philippienne
Type Château fort
Architecte Jacques Moulin
Début construction 1997
Fin construction estimation : 2025
Propriétaire initial Michel Guyot
Destination initiale Chantier de construction utilisant des technologies anciennes
Site web http://www.guedelon.fr
Coordonnées 47° 35′ 01″ N 3° 09′ 20″ E / 47.5836, 3.155547° 35′ 01″ Nord 3° 09′ 20″ Est / 47.5836, 3.1555  
Pays Drapeau de la France France
Région historique Bourgogne
Région Bourgogne
Département Yonne
Commune Treigny

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Château de Guédelon

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Château de Guédelon

Guédelon ou le château de Guédelon est un chantier-médiéval de construction historique d'un château fort, débuté en 1997, selon les techniques et les matériaux utilisés au Moyen Âge.

Ce projet architectural situé à Treigny dans l'Yonne, dans une ancienne carrière désaffectée au centre d'une forêt et proche d'un étang[1],[2] à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Auxerre, vise à améliorer les connaissances en castellologie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château de Guédelon en  : la pierre de taille est utilisée en moyen appareil pour les escarpes des tours et les chaînages verticaux.
Plan de masse du château de type philippien et du logis du Seigneur : six tours circulaires maçonnées (quatre aux angles, deux qui forment le châtelet d'entrée) sont reliées entre elles par des courtines aveugles couronnées d'un chemin de ronde qui parcourera les 150 mètres de périmètre du château[3].

L'idée de construire un château fort à partir de rien germe depuis 1994 dans la tête de Michel Guyot, propriétaire et restaurateur du château de Saint-Fargeau, à la suite du succès rencontré par le spectacle historique de Saint-Fargeau qu'il a organise pour financer la restauration. Dans ce but, il met en place un comité scientifique qui cautionne le projet (avec notamment l'archéologue Nicolas Faucherre et le castellologue Christian Corvisier qui ont travaillé à Saint-Fargeau) et fait appel à Maryline Martin[4] qui devient la directrice générale du chantier médiéval[1],[2],[5]. Le choix du terrain s'est arrêté sur le site de Guédelon en raison de sa position (sur une légère éminence idéale pour la surveillance) et en raison de ses ressources naturelles, comme il était d’usage durant l’époque médiévale : il est situé directement dans une carrière de grès ferrugineux (ce qui permet une réduction des coûts et des délais de transport) mais à proximité d'une forêt (où l'on récolte du bois de chauffe pour la chaux) d'une route, où l'on dispose d'arène gréseuse, de glaise et d'eau[6]. Le projet voit sa première pierre posée le et est prévu pour durer 25 années, au travers de la création d'une association "Association des Compagnons Batisseurs de Puisaye"[1].

En cinq mois, l'association a levé l'équivalent de 400 000 livres sterling via le soutien de l'Union européenne, de la Bourgogne, de collectivités locales mais aussi d'une entreprise d'assurance française, d'un groupe de télévision et d'une compagnie d'électricité. 35 personnes ont été embauchées dont des maçons, des charpentiers professionnels et des personnes non qualifiées, en plus d'une centaine de bénévoles ponctuels[1]. Par la suite, une société à actions simplifiée est créée, actions détenues principalement par Michel Guyot et Maryline Martin, et remplaçant l'association[7], société qui ne reçoit pas de subvention[5]. Le chantier visitable a lieu de début mars à novembre, le reste de l'année il tourne au ralenti, avec notamment les tailleurs de pierre qui continuent leur travail[1]. La première année du chantier, celui-ci accueille 80 000 visiteurs[1].

Guédelon a démarré comme un chantier médiéval sur une conception dont la plupart des difficultés ne sont examinées qu’au fur et à mesure qu’elles se présentent. Le projet initial n’a résolu ni la totalité des plans et des masses, ni la chronologie d’enchaînement des travaux. On a d’abord paré au plus immédiat : la fabrication des mortiers, la taille et l’approvisionnement de la pierre (essentiellement du grès ferrugineux[8] extrait de la carrière au pied du château, et du calcaire pour les œuvres d'art[9]). 30 000 tonnes de grès sont nécessaires pour la construction du château[10].

En 1997, tandis que les plans du château sont réalisés par l'architecte en chef des monuments historiques Jacques Moulin[5], le chantier est installé en forêt où débute le défrichement d'une clairière de 10 hectares par les essarteurs[11]. Ils sont relayés par les terrassiers qui rendent le terrain parfaitement plat et les maçons qui établissent les fondations[12]. En 1998, une grange d'entrée dédiée à l’accueil des visiteurs, des loges de toile et de bois destinés au travaux du village et aux artisans sont rapidement construits et la construction des soubassements du château débute. Le chantier ouvre au public le . Un ans plus tard, la cour est remblayée et les premiers murs s'élèvent à un mètre cinquante de haut ; la tour de la chapelle et la courtine ouest prennent peu à peu forme[13].

En 2001, le périmètre bâti monte à trois mètres. Tandis que la construction du pont dormant se termine, celles de l'escalier à vis de la tour de la chapelle (mise en place de douze marches) et de l'escalier rampant de la tour maîtresse se poursuivent. La citerne d’approvisionnement en eau du château est achevée en 2001 et le puits coiffé de sa margelle.

Le pont a été achevé en , constitué de 57 troncs de chêne et 670 clous forgés à la main. La tour de la chapelle comporte désormais une voûte à croisée d'ogives et 12 marches de plus sur son escalier à vis. C'est aussi le début de l'édification de la poterne.

L'année 2003 est marquée par la construction du logis seigneurial de 13,8 m de longueur et la mise en charge de la voûte de la tour maîtresse. Deux cages à écureuils sont construites. Démontables pour pouvoir être remontées en différents points du château, elles ont un simple tambour dans lequel un seul homme peut soulever à lui seul une charge de 150 kg à plus de 4 mètres de hauteur[14].

Les deux années suivantes voient l'aménagement du rez-de-chaussée de la tour maîtresse : le sol est dallé, on construit la porte, l’assommoir, des archères. La construction de l'escalier rampant se poursuit, et on démarre enfin l'édification de la tuilerie qui se termine en 2006.

Le logis seigneurial reçoit sa charpente en 2010[15]. Pendant la saison 2011, la couverture du toit formée de 28 000 tuiles est achevée, la courtine reçoit une cage d'écureuil pour monter les matériaux sur la tour maîtresse. À la différence des deux cages précédentes, celle-ci est pivotante sur presque 180° et à double tambour[16], deux hommes pouvant désormais monter 400 kg à 500 kg de mortier ou 600 kg de pierres en une seule montée[14].

Au printemps 2014, un moulin à eau est construit près du château avec l'aide de l'Inrap, après une collaboration de deux ans. Il possède une longueur de cinq mètres, une hauteur de 5,60 mètres et une largeur de 2,50 mètres. Il est alimenté par une roue à aubes de 2,40 mètres qui fait fonctionner une meule d'environ un mètre de diamètre et d’environ 250 kilogrammes. Mis en eau au printemps, ce moulin est inauguré et présenté au public le . Ce moulin est inspiré de deux moulins découverts à Thervay dans le Jura après une fouille préventive lors du chantier de la ligne LGV Rhin-Rhône, l'un des moulins datant d'entre le VIIIe siècle et le Xe siècle et l’autre d'entre le XIe siècle et le XIIe siècle[17],[18].

À terme, les courtines de 9 mètres de hauteur et 2,50 mètres d’épaisseur, entourées de fossés secs, formeront un périmètre de 150 mètres et dessineront un plan polygonal (la façade Sud faisant 52,50 mètres, la façade Nord 49,50 mètres, la façade Ouest 50,10 mètres et l'Est 47,10 mètres. Les tours de flanquement feront 15 mètres de hauteur, celle du logis 23,10 mètres et le donjon 28,50 mètres[19].

Objectif[modifier | modifier le code]

La méthode de construction est celle des châteaux construits au XIIIe siècle de l'époque médiévale (fin du XIIe siècle jusqu'au début XIVe siècle, en cohérence avec le type d'architecture philippienne), en partant d'un site vierge et en utilisant uniquement des techniques de l'époque telles qu'elles étaient connues en Puisaye dans l'Yonne.

Le projet de Guédelon est notamment de permettre à l'archéologie expérimentale médiévale l'analyse complète d'un chantier médiéval sur le long terme et ainsi d'aller au-delà d'une expérience ponctuelle sur des objets ou des opérations isolées. Dans ce souci du détail, l'utilisation de produits industrialisés est réduit au strict nécessaire, notamment pour des questions de sécurité, au contraire l'utilisation de radio, de canettes, de monstres est prohibé sur le chantier[1].

Le chantier a pris pour parti de faire du château la propriété fictive d'un seigneur de bas rang dénommé Guilbert Courtenay, ou Guilbert de Guédelon, avec une date de démarrage fictive du chantier en 1229[20]. Ce parti pris vise à rendre réaliste historiquement la taille du château en justifiant l'absence de pont dormant, de douves, de prison, d’oubliettes mais la présence d'un donjon, d'une chapelle, d'une chambre seigneuriale et d'un moulin hydraulique[10].

La définition d’une époque, le milieu du XIIIe siècle, et la mise en scène d’une stratégie de déroulement ont donné au chantier sa vraie dimension. Déjà en cela, parce que la part d’improvisation provoque d’inévitables « remords de constructeur », l’entreprise est représentative du cheminement médiéval. Le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre savent qu’à chaque étape vont surgir des problèmes inédits. Non seulement cela n’a rien d’étonnant, mais c’est l’intérêt d’un tel ouvrage. Et le mérite est d’être à l’affût, de guetter comme une promesse, chaque complication ou contrariété, parce qu’elle fait partie de la raison d’être du chantier de Guédelon[21].

Guédelon n’est pas au premier chef un lieu pour faire des démonstrations d’outils et d’habileté artisanale. Bien sûr, il est aussi cela, et bien plus encore puisqu’il se veut un instrument éducatif, un lieu pour faire réfléchir autant que d’intéresser à des professions. Mais en fin de compte, il ne s’agit pas tant de construire un château fort que d’expérimenter, de redécouvrir, de vérifier et de trouver des réponses au parcours d’obstacles d’une telle tentative.

Les métiers[modifier | modifier le code]

Le charretier et sa jument percheronne attelée au trinqueballe.

Le chantier regroupe plusieurs corps de métiers[11] :

  • les carriers procèdent à l'extraction de blocs de pierre dans la carrière du site. Le bruit des outils sur la roche les renseignent sur la dureté de la pierre et sur leur emploi : les roches les plus dures servent de base aux tours, celles de résistance moyenne sont destinées au tailleur, les plus friables et sableuses sont utilisées pour consolider les tours de l'intérieur. À l'aide de ciseaux, ils percent des trous appelés "emboîtures" espacés de 25 cm le long d'une ligne de coupe et dans lesquels ils placent des coins en acier[22]. En frappant ces coins à l'aide d'une masse, la pierre est fendue en blocs pouvant ensuite être travaillés par les tailleurs ;
  • les tailleurs de pierre créent d'abord des "épures" (traces géométriques dessinées à l'échelle 1 sur un plancher) pour ensuite créer des gabarits. Ces derniers sont alors utilisés à l'atelier de taille afin de façonner des pierres utilisées pour la construction du château. Une fois sa pierre terminée, chaque tailleur la grave de marques lapidaires (marque de tâcheron, marque de pose et abreuvoir). Pour une pierre simple (un cube comme pierre de parement de tour par exemple), le tailleur peut en façonner 3 par jour. Pour des pierres sculptées entrant dans des œuvres d'art, il peut mettre plusieurs jours voire plusieurs semaines[23] ;
  • les maçons assemblent les pierres grâce à du mortier fabriqué à partir de mélanges de chaux, de terre et de sable, provenant du travail des chaufourniers puis des gâcheurs ;
  • les bûcherons abattent des arbres (principalement du chêne) utilisés pour la confection de charrettes, de tuiles en bois (des tavaillons) ou plus généralement la couverture des bâtiments ;
  • les charpentiers sont chargés des réalisations en bois du chantier : échafaudages, coffrages pour le soutien des voûtes, portes et pont-dormant. Ils sont également chargés de la fabrication des manches d'outils et d'engins : charrettes, cages à écureuils, treuils à tambour ;
  • les forgerons exercent les fonctions de taillandier (font les clous utilisés pour le pont-dormant et la toiture du château, fabriquent et réparent les outils, notamment ceux des tailleurs de pierre), de maréchal-ferrant (ferrage des animaux et soin), de serrurier (gonds et pentures de portes), de ferronnier (grille de l'oculus dans la tour de la chapelle) et de coutelier (armes blanches, couteaux) ;
  • les tuiliers utilisent l'argile extraite de la forêt pour réaliser les tuiles et les carreaux du château ;
  • le vannier utilise de l'osier pour fabriquer des mannes, gros paniers en osier à 2 ou 4 poignées qui peuvent supporter jusqu'à 30 kg et servent notamment au transport de mortier ou de petits matériaux (sable, terre, petites pierres). La chaux contenue dans le mortier corrode l'osier, d'où le recours fréquent au mannelier, faiseur de mannes. Le vannier réalise également des caisses à outils, des vantaux de volets, des hottes, des ruches ou tresse des nattes de chaume qui amortissent les chocs durant la taille et le transport[24].
  • le cordier utilise du chanvre, un rouet et un carré mobile pour tresser des cordages plus ou moins longs et plus ou moins gros, selon leurs utilisations.
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Accompagnement et outillage scientifique[modifier | modifier le code]

L'équipe de projet comprend :

Un conseil scientifique permanent, composé d’historiens et d’archéologues du bâti historique, accompagne de façon active les programmes annuels. Il se compose de médiévistes spécialement concernés par le fonctionnement des chantiers. Sur l’expérimentation globale de mise en place du chantier (canevas de planification, échafaudage, mortier, taille de la pierre, charpenterie…) se greffent des expériences annexes comme celles du travail de forge, de la terre-cuite, de la teinture... On y étudie aussi l’organisation de la basse-cour et du potager… et le chantier reste ouvert à d’autres expériences. L'organisation de colloques, où seront invités d’autres chercheurs, sur les interrogations concernant la mise en œuvre physique et le déroulement matériel des chantiers médiévaux. Ces rencontres doivent aboutir à des publications thématiques.

Le comité scientifique inclut, outre Jacques Moulin :

  • Anne Baud, docteur en archéologie médiévale, maître de conférences à l'université Lyon II ;
  • Nicolas Reveyron, historien de l'art, professeur à l'université Lyon II ;
  • Christian Corvisier, historien de l'architecture ;
  • Frédéric Épaud, archéologue, spécialiste du bois et notamment des charpentes médiévales.

Retombées[modifier | modifier le code]

Logo du chantier du château de Guédelon depuis 2009.

Le chantier de Guédelon, réalisé sur une ancienne carrière boisée, présente plusieurs aspects. Tout d'abord le projet a un impact scientifique, le projet permet de mettre en pratique certaines connaissances historiques théoriques sur l'art de construire des châteaux forts.

Le projet a également des retombées touristiques importantes. Le chantier est passé d'une affluence de 80 000 personnes la première année, à environ 265 000 en 2013, malgré une baisse entre 2009 et 2013[7]. Il reçoit plus de 300 000 visiteurs par an en 2015, ce qui assure le financement du projet[10],[20],[2] et en fait le deuxième site touristique de Bourgogne, après les Hospices de Beaune[26].

Au total le château dégage un chiffre d'affaires qui va de 3 à 4,5 millions d'euros[5],[7]. Le chantier s'adresse en partie à un public scolaire, qui représente le tiers de ses visiteurs[2]. Il accueille 71 % de visiteurs français et a une certaine attractivité internationale notamment au Royaume-Uni avec le tournage en novembre 2014 d'une série documentaire Secrets of the Castle diffusée sur BBC Two[2].

Enfin, le chantier a créé quarante-cinq emplois et deux cents personnes viennent bénévolement renforcer les équipes. L'emploi sur le chantier de jeunes en situation d'échec permet de leur offrir une formation. Les « œuvriers » (terme médiéval générique pour désigner les artisans ouvriers) sont recrutés dans le cadre de la convention collective 3246 animation ce qui montre leur double compétence en animation et en construction. En effet le site de Guédelon propose de nombreuses animations ou ateliers. Le chantier emploie du personnel permanent et également des stagiaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Jon Henley, « King of a modern medieval castle », The Guardian,‎ .
  2. a, b, c, d et e Olly Grant, « A trip back in time at Guédelon Castle », Telegraph,‎ .
  3. Philippe Durand, Guédelon. Construire aujourd'hui un château du XIIIe siècle, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 2005, p. 10
  4. Étudiante aux Langues orientales et à l'École du Louvre, puis cadre dans une société internationale d'import-export, elle réoriente sa vie en 1992 et revient sur les terres de son enfance, en Puisaye. Elle y crée « Émeraude », une entreprise d'insertion spécialisée dans l'entretien des rivières et des forêts. « De ce travail en Puisaye naissent les rencontres avec des ouvriers aujourd'hui en place à Guédelon et avec Michel Guyot ». Source : Philippe Minard, François Folcher, Guédelon : des hommes fous, un château fort, Aubanel,‎ 2003, p. 17.
  5. a, b, c et d Élise Godeau, « Guédelon, créneau pédago », Libération,‎
  6. Philippe Durand, Guédelon. Construire aujourd'hui un château du XIIIe siècle, Editions Jean-paul Gisserot,‎ 2005, p. 6
  7. a, b et c Cristiane Perruchot, « Guédelon, une rentable leçon d'histoire médiévale », Les Échos,‎ .
  8. Grès clivable, homogène, présentant une hauteur de banc de 1 m à 1,50 m. Selon les bancs, il contient de 30 à 40 % de minerai de fer. En fonction de sa teneur en pigments d'ocre ou en minerai de fer, sa couleur varie entre le miel (ce qui donne une pierre assez friable et de qualité moindre) au pain brûlé (qui donne une pierre très dure utilisée pour les linteaux, les voussoirs, les assises de réalignement). Source : Michel Colardelle, La vie dans le donjon au Moyen Âge, Éd. du Cherche-Lune,‎ 2005, p. 176.
  9. La finesse du grain de calcaire se prête mieux à la taille, cette pierre étant ainsi utilisée pour les fenêtres, arcs, escaliers.
  10. a, b et c Joséphine de Bernardi, « Guédelon, le château fort du XXIe siècle », La Croix,‎
  11. a et b Caroline Delwail, « Les bâtisseurs de Guédelon », L'Histoire, no 265,‎ , p. 26-27
  12. Le banc de roche inférieur de la carrière, impropre comme pierre de taille (fendue en utilisant les failles naturelles, elle donne des parements de moellons éclatés aux arêtes vives), est utilisée en fondation. Source : Michel Colardelle, La vie dans le donjon au Moyen Âge, Éd. du Cherche-Lune,‎ 2005, p. 176.
  13. Michel Colardelle, La vie dans le donjon au Moyen Âge, Éd. du Cherche-Lune,‎ 2005, p. 172
  14. a et b Fiche pratique trop fort le château ! no 15, avril 2011
  15. Hugh Schofield, « France's new medieval castle », BBC,‎
  16. Cage d'écureuil à double tambour
  17. Denis Sergent, « À Guédelon, des archéologues reconstituent un moulin du Moyen Âge », La Croix,‎
  18. « Un moulin pour Guédelon : archéologie expérimentale », Institut national de recherches archéologiques préventives,‎
  19. Guédelon. Fiche pédagogique 4 / 5
  20. a et b John Lichfield, « It’s now 1245, and the walls of Guédelon are rising », The Independant,‎ .
  21. Kim Willsher, « Grander designs at Guédelon: historic chateau project brings past to life », The Guardian,‎ .
  22. Des feuillards métalliques sont placés entre la pierre et le coin.
  23. Fiche pratique trop fort le château ! no 3, avril 2009
  24. Thierry Darques, « Guédelon : renaissance d'un château médiéval », sur futura-sciences.com,‎
  25. Philippe Durand, Guédelon. Construire aujourd'hui un château du XIIIe siècle, Éditions Jean-Paul Gisserot,‎ 2005, p. 2
  26. Christiane Perruchot, « Guédelon, une rentable leçon d'histoire médiévale », sur lesechos.fr,‎

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maryline Martin et Florian Renucci (préf. Nicolas Faucherre), La construction d'un château fort : Guédelon, Éditions Ouest-France,‎ , 128 p. (ISBN 978-2-7373-4248-6)
  • « Guédelon : immersion dans les techniques du XIIIe siècle », Les Cahiers techniques du bâtiment, no 258,‎ (ISSN 0241-6797)
  • Michel Guyot et Marie de Seguin, J'ai rêvé d'un château, J.-C. Lattès,‎ , 212 p. (ISBN 978-2-7096-2848-8)
  • Philippe Minard (photogr. Folcher, François), Guédelon : Des hommes fous, un château fort, Aubanel,‎ , 139 p. (ISBN 2-7006-0313-3)
  • Emmanuel Gleyze, Pour une sociologie des pierres : Étude sociohistorique du rapport de l'homme à la pierre. L'exemple de l'édification d'un château médiéval au XXIe siècle (Guédelon, Bourgogne), Université Montpellier 3,‎
  • Clotilde Deschamps (dir.), Une analyse d'un chantier médiéval : Le site Guedelon (Yonne), Muséum national d'histoire naturelle,‎ , 95 p.

Reportages[modifier | modifier le code]

  • Guédelon, chantier médiéval, (Burg guedelon, Eine Baustelle wie im Mittelalter) écrit par Ingrid et Reinhard Kungel (diffusé sur Arte); "Ils bâtissent un château fort", (Sie bauen eine Ritterburg), DVD en trois langues, documentaire (74 min.) plus visite du chantier pour enfants (45 min.), réalisé par Ingrid et Reinhard Kungel qui suivent les constructions depuis 2000 jusqu'à l'achèvement en 2023.
  • Les grandes énigmes de la science, L'Expérience du Moyen Âge proposée et présentée par François de Closets (diffusé sur France 2, le 10 mai 2003)
  • Guédelon dans l’émission Ça manque pas d’air, sur France 3 Bourgogne Franche-Comté. Émission diffusée le 20 avril 2009.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]