Chablis (Yonne)

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Chablis
Chablis (Yonne)
Blason de Chablis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté de communes Chablis, Villages et Terroirs
(siège)
Maire
Mandat
Marie-José Vaillante
2020-2026
Code postal 89800
Code commune 89068
Démographie
Gentilé Chablisiens
Population
municipale
2 240 hab. (2018 en diminution de 1,8 % par rapport à 2013)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 48′ 56″ nord, 3° 47′ 51″ est
Altitude Min. 126 m
Max. 311 m
Superficie 38,83 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Chablis
(ville isolée)
Aire d'attraction Chablis
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Chablis
(bureau centralisateur)
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-chablis.fr
Panorama printanier.

Chablis [ʃa.bli][Note 1] est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est notamment réputée et connue pour son vin.

Ses habitants sont appelés les Chablisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Chablis, chef-lieu de canton, est à 18 km à l'est d'Auxerre sa préfecture. La commune est traversée par la RD 965 (ancienne RN 65), axe reliant Auxerre à Tonnerre (16 km à l'est) et plus loin Chaumont (120 km à l'est).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La ville de Chablis est établie en partie sur une butte de faible hauteur, et entourée de plusieurs autres buttes, utilisées dans la culture des vignes.

Son altitude varie entre 126 et 311 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la rivière nommée le Serein.

Transports[modifier | modifier le code]

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Chablis est contournée par la D965, qui permet de relier Auxerre en 25 minutes, et Tonnerre en 20 minutes.

Il est également possible de rejoindre l'A6 (gare de péage d'Auxerre-Sud) en une quinzaine de minutes.

Transports Inter-urbains[modifier | modifier le code]

Une ligne de transport inter-urbain par bus dessert la ville de Chablis. Il s'agit de la ligne LR04, faisant des aller-retours entre Auxerre et Tonnerre[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Voici plusieurs désignations rencontrées sur les documents historiques[2],[3] :

  • « Capleia », 867 (cart. gén. de L'Yonne, I, 96) ;
  • « Chableys », 1116 (ibid) ;
  • « Chableia » et « Chableiœ », 1118 (ibid., 234) ;
  • « Cableiacum », 1138 (ibid., 327) ;
  • « Chableium », 1172 (ibid., II, 237) ;
  • « Caplegiœ », 1198 (ibid., 489) ;
  • « Chablies », 1187 (ibid. 379) ;
  • « Chablis », 1308 (arch. de l'Empire, J415, n⁰ 97).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 867, Charles II le Chauve donne le monastère Saint-Loup et les habitations composant la "villa" de Chablis aux moines de Saint-Martin de Tours qui fuyaient les Normands, Chablis étant placée sous l'autorité des chanoines de l'abbaye Saint-Martin de Tours. La collégiale Saint Martin de Chablis est construite sur cet emplacement[4].

En 1116, l'église de Chablis est confirmée dans son rattachement à l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre par Godefroy, évêque de Langres[5]. Les moines de Saint-Martin de Tours établis à Chablis obtiennent d'être protégés par le comte de Troyes (futur comte de Champagne) dans le cadre d'un pariage.

En 1274, le rattachement du comté de Champagne à la couronne de France par le mariage de la comtesse Jeanne avec Philippe le Bel, fait rentrer l'avouerie de Chablis sous suzeraineté royale. À partir de cette époque, deux justices sont exercées tour à tour (celle du prévôt de Saint-Martin de Tours et celle des officiers des sires de Noyers ; cf. le maréchal Miles de Noyers)[6],[7].

En 1358, lors de la guerre de Cent Ans, les Anglais pillent Chablis et d'autres villes de l'Yonne (dont Auxerre), ce qui oblige le duc de Bourgogne Philippe Ier de Bourgogne à signer le traité de Brétigny en 1360.[8].

En 1403, le bourg est entouré d'une enceinte (trois portes et vingt-neuf tours). Les faubourgs (incluant l'église Saint-Pierre et le prieuré Saint-Cosme de Chablis) sont eux aussi protégés par une muraille.

En 1425, la ville fortifiée dispose des rues suivantes : du Vau de Colleau, du Moulin Saint-Martin, Eurat de Venoise, de La Courge, Levesque, Auceroise, Bouchard, Dame-Sainte, du Four de la Porte.

En 1478, les Le Rouge établissent à Chablis la cinquième imprimerie de France[9]. Le , Pierre Lerouge imprime le Livre des bonnes mœurs fait et composé par frère Jacques Legrand. Puis, en 1483, Pierre Lerouge imprime le Bréviaire d'Auxerre et en 1489, Guillaume Lerouge imprime Les Expositions des euangilles en francoys.

En 1568, les huguenots prennent et incendient Chablis.

De 1887 à 1951, Chablis accueille une station de chemin de fer départemental sur la ligne de Laroche à L'Isle-Angely, dite le « Tacot du Serein ».

Le , Chablis est bombardée par l'aviation allemande.

Le , les communes de Fyé, Milly et Poinchy sont rattachées à celle de Chablis sous le régime de la fusion simple.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chablis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chablis, une unité urbaine monocommunale[13] de 2 274 habitants en 2017, constituant une ville isolée[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chablis, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (36,2 %), terres arables (25,3 %), forêts (24,4 %), zones urbanisées (5,8 %), zones agricoles hétérogènes (5,7 %), prairies (2,5 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[19].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2015, on dénombrait 1 369 logements à Chablis, dont 75,8 % de résidences principales, 7,5 % de résidences secondaires et 16,7 % de logements vacants[20].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Plusieurs gros projets sont à l'étude à Chablis[Quand ?] :

Aménagements et travaux réalisés[modifier | modifier le code]

  • Deux lotissements ont déjà été construits[23]
  • Le collège a été complètement rénové, une gare routière créée près de celui-ci[24]
  • Modernisation de l'éclairage public (remplacement de tous les lampadaires équipés d'ampoules au mercure par des lampadaires équipés d'ampoules sodium haute pression en 2013)
  • Fin des travaux de réfection de la caserne des pompiers de Chablis [2]
  • L'aménagement de la place Saint-Martin[25]

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Les principaux risques sont liés aux crues du Serein (PPRI de la vallée du Serein, approuvé par arrêté préfectoral en date du 9 janvier 2019[26]), ainsi qu'aux risques de ruissellement voire de glissements de terrains en cas de fortes pluie (Plan de prévention des risques naturels prévisibles de ruissellement et de coulées de boues sur le bassin versant du Chablisien, appliqué par anticipation le 19 novembre 2011 [27]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Chablis.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, huit maires se sont succédé à la tête de Chablis :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1949 Raymond Rassinier    
1949 1966 Louis Protat MRP Assureur-conseil
Conseiller général du canton de Chablis (1945 → 1979)
1966 1970 Robert Vocoret    
1970 mars 1971 Jacques Morand    
mars 1971 mars 1977 Louis Protat DVD Assureur-conseil
Conseiller général du canton de Chablis (1945 → 1979)
mars 1977 novembre 1998[28]
(démission)
Georges Maingonat SE Instituteur
Conseiller général du canton de Chablis (1992 → 1998)
1998 mars 2001 Louis Bordet   Premier adjoint
mars 2001 octobre 2017
(démission)
Patrick Gendraud[29] UDI-NC Directeur d'auto-école
Conseiller général (1998 → 2015) puis départemental du canton de Chablis (2015 → )
Président du conseil départemental de l'Yonne (2017 → )
Président de la CC du Pays chablisien (2014 → 2016)
octobre 2017[30] En cours Marie-José Vaillante DVD Esthéticienne

Sécurité[modifier | modifier le code]

Pour assurer la sécurité de la ville, plusieurs policiers municipaux ont été engagés. Leur poste se situe rue Porte-Noël, près d'une des tours[31].

Une gendarmerie est également installée, près de la zone commerciale. Elle travaille en étroite collaboration avec la police municipale.

Plusieurs caméras de sécurité ont été installées aux entrées de ville, mais aussi près des conteneurs de tri sélectif, et quelques autres caméras sont réparties sur la ville.

Une caserne de pompiers est installée à côté du parking des Peulons, à la place de l'ancienne gare du Tacot du Serein.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Gestion des déchets[modifier | modifier le code]

La communauté de communes a acheté un camion benne et, depuis janvier 2018, organise elle-même la collecte des ordures ménagères.[32]

Dès septembre 2020, les déchets recyclables (sauf verre) seront ramassés au porte à porte, grâce aux poubelles jaunes distribuées aux habitants. Jusqu'alors, c'était aux habitants de se rendre aux différents points d'apport volontaire pour y déposer leurs déchets.[33]

Éclairage public[modifier | modifier le code]

La ville convertit progressivement son éclairage public au LED, qui consomme peu et réduit la pollution lumineuse. La gare routière près du collège, la rue de Chichée, les routes des nouveaux lotissements sont déjà équipées[34].

Depuis juin 2017, la ville éteint son éclairage public la nuit aux horaires suivants :

  • Horaires d'hiver : de minuit à 6h
  • Horaires d'été : de 1h du matin au lever du jour

Espaces verts[modifier | modifier le code]

  • Ville fleurie : trois fleurs.
  • Le Parc de la Liberté : ce grand parc propose plusieurs attractions libres pour les enfants, des tables pour pique niquer et de grandes étendues de pelouse pour flâner. Il est situé près du Pâtis.
  • L'ancienne piscine municipale. Une étendue d'eau, reliant le Serein au bief, servait autrefois de piscine en été (piscine aménagée avec maîtres nageurs). Elle a été réaménagée et il est aujourd'hui interdit de s'y baigner. Elle est entourée de grands espaces verts où il est possible de s'installer et de flâner. Ce parc est situé à quelques mètres du camping municipal.

Ces deux parcs sont régulièrement inaccessibles. En effet, étant au bord du serein, ils sont les premières victimes des inondations.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[36].

En 2018, la commune comptait 2 240 habitants[Note 4], en diminution de 1,8 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2032 2712 2872 4102 5552 4562 6032 5832 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2722 3352 3392 3002 2152 1902 3792 3182 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2812 2542 0201 7411 8921 9351 8381 7961 655
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 6871 9822 4082 4142 5692 5942 4762 3382 300
2018 - - - - - - - -
2 240--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Chablis possède 2 écoles et un collège[39] :

  • l'école maternelle Ferrières (nom dû au jumelage avec la ville de Ferrières (Belgique)) ;
  • l'école élémentaire Tacussel ;
  • le collège Pierre et Jean Lerouge (complètement rénové entre 2014 et 2017[40]).

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tous les ans, des animations sont proposées au Pâtis lors de la fête de la musique le 21 juin.

De même pour la fête nationale : le 13 juillet au soir ont lieu diverses animations (manèges, etc.) au Pâtis, suivies par une retraite aux flambeaux et d'un feu d'artifice. La soirée se termine avec un DJ.

Le festival du Chablisien[41] a lieu la deuxième quinzaine de juillet, dans la communauté de communes Chablis, Villages et Terroirs (musique médiévale, musique classique, musiques du monde et jazz).

Le festival « Bouge ton cru » a lieu en juillet tous les ans. L'édition 2018 a réuni près de mille personnes[42].

Chaque année a lieu un marché nocturne dans le centre-ville, de 19 h à 23 h 30 le premier vendredi du mois d'août[43].

Une fête des vins a lieu chaque année, lors du dernier week-end d'octobre. Elle a fêté ses 70 ans en 2018[44]. Depuis 2019, un marathon se déroule le même week-end[45].

Des animations liées à Noël sont proposées chaque année, au cours du mois de décembre.

De manière régulière, ont lieu des séances de cinéma dans une salle de la municipalité équipée. Ces séances ont lieu le jeudi, une à deux fois par mois.

Santé[modifier | modifier le code]

Plusieurs praticiens exercent dans une maison de santé ouverte en 2018[46].

Une pharmacie est ouverte au cœur du centre-ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Principales équipes[modifier | modifier le code]

Chablis compte plusieurs clubs sportifs amateurs, dont l'AS Chablis Football, qui a failli monter en championnat de Régional 3 à l'issue de la saison 2017-2018. À la suite de problèmes administratifs la montée a été annulée[47]. Ce dernier est entraîné par l'ancien grand joueur de l'AJ Auxerre, Cédric Hengbart[48].

Principales installations sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Chablis comporte des infrastructures permettant la pratique de nombreux sports.

Il y a deux terrains de football, dont un est un stade avec une tribune, un terrain de rugby (un second est en projet), plusieurs terrains de pétanque répartis sur la ville, un gymnase équipé d'un dojo, ainsi qu'une piste d'athlétisme. Ces équipements sont utilisés par des clubs sportifs, mais aussi par les collégiens.

Marathon de Chablis[modifier | modifier le code]

Le 26 octobre 2019 a lieu la dernière édition en date du Marathon de Chablis. Cette épreuve ɶuno-sportive et festive comporte un marathon (42,195 km), un semi-marathon (21,1 km), un trail (13,2 km), une rando et des courses pour les enfants.

Cultes[modifier | modifier le code]

Bibliothèque Municipale[modifier | modifier le code]

Une bibliothèque est ouverte, elle se situe près de l'école Tacussel. Une bibliothécaire et des bénévoles s'occupent de cette bibliothèque. Tous les mois, une lecture pour les enfants est organisée. Elle abrite au sein de son bâtiment un club seniors qui propose diverses activités à destination de ces seniors[49].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2015, le revenu disponible médian par unité de consommation (UC) est de 21 903  et 58,9 % des ménages fiscaux sont imposés[20].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015, la population âgée de 15 à 64 ans comptait 79,9 % d'actifs et 11,1 % de chômeurs. La part du commerce, des transports et des divers services est la plus représentée avec 54,9% des actifs ayant un emploi. Suivie par l'agriculture (28,3 %), l'administration publique, l'enseignement, la santé et les actions sociales (8,9 %), l'industrie (4,1 %) et la construction (3,8 %)[20].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

Vignoble de Chablis : la colline des Grands Crus qui fait face au village de Chablis, qui compte environ 106 hectares et 7 climats (Blanchot, Bougros, Vaudésir, Valmur, Les Preuses, Grenouilles et Les Clos). À gauche, le célèbre château Grenouilles

Le chablis est le vin élevé dans le terroir chablisien.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Camping municipal[modifier | modifier le code]

Un petit camping (43 emplacements), classé deux étoiles, est situé près du serein, dans un cadre naturel proche de la rivière, entouré d'un grand nombre d'arbres, ombragé et fleuri. Le Wi-Fi y est disponible, des sanitaires rénovés permettent d'accueillir les personnes à mobilité réduite, plusieurs infrastructures ont été aménagées (aire de fitness, table de ping-pong, etc) pour accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions[50].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

La ville de Chablis et l'ancienne église Saint-Loup fut donnée en 867 aux religieux de Saint-Martin de Tours, en fuite devant les Normands, par le futur empereur Charles le Chauve (couronné en 875). Elle abrita en 872 les reliques du grand apôtre de la Gaule, dont elle prit ensuite le nom ; Saint-Martin est invoqué pour la protection des chevaux et des cavaliers (fers cloués sur la porte). La collégiale fut construite sur le site de l'ancienne église [51],[52]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

L'Obédiencerie.
Porte Noël.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Le département de l'Yonne produit des spécialités nombreuses et variées et s'il n'y a pas un plat caractéristique comme dans d'autres régions, la cuisine traditionnelle chablisienne se distingue particulièrement par l'utilisation du vin de Chablis : escargots au chablis, soles glacées au chablis, poulet au chablis, jambon chaud à la chablisienne, lapereau sauté au chablis notamment. Certaines spécialités sont cependant produites sans vin : l'andouillette de Chablis, le biscuit Duché, les gougères entre autres[53].

Des vins AOC autres que le chablis peuvent être produits à Chablis, comme le bourgogne mousseux, le crémant de Bourgogne, le bourgogne aligoté ... Seul un vin IGP peut y être produit : l'IGP départementale Yonne[54].

Une autre spécialité locale moins connue est le biscuit de Chablis, sorte de boudoir créé par le pâtissier Alfred Duché[55].

Marché bourguignon[modifier | modifier le code]

Tous les dimanches matin (de h 30 à 14 h) a lieu un marché au cœur de la ville, sur lequel il est possible de trouver de nombreux producteurs locaux[56].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Parti : au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or, au second de gueules à saint Martin à cheval coupant de son épée la moitié de son manteau pour la donner à un pauvre, le tout d'argent. ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en français de France standardisé retranscrite selon la norme API.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Lignes TransYonne », sur yonne.fr (consulté le ).
  2. Dictionnaire topographique du département de l'Yonne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes
  3. Inventaire des archives départementales
  4. Histoire de la collégiale
  5. Cartulaire général de l'Yonne
  6. Annuaire historique de l'Yonne 1865 p. 217
  7. « Maison de Noyers », sur Racines & Histoire, par Etienne Pattou, 2005 et 2020
  8. Martin 1990, p. 144.
  9. Recherche sur l'établissement de l'exercice de l'imprimerie à Troyes
  10. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  12. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Unité urbaine 2020 de Chablis », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  14. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  15. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Chablis », sur insee.fr (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  19. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  20. a b et c « Données INSEE », sur insee.fr (consulté le ).
  21. a b et c « Projets Chablis 2018 », sur lyonne.fr, (consulté le ).
  22. « Projets Chablis 2017 », sur lyonne.fr, (consulté le ).
  23. « 2 nouveaux lotissements à Chablis », sur lyonne.fr, (consulté le ).
  24. « Rentrée au collège de Chablis », sur lyonne.fr, (consulté le ).
  25. « Projets Chablis 2018 », sur lyonne.fr, (consulté le ).
  26. « Risques naturels d'inondation du Serein », sur yonne.gouv.fr, (consulté le )
  27. « Risques naturels ruissellement et coulées de boue », sur yonne.gouv.fr, (consulté le )
  28. « Poursuivi par la justice, Georges Maingonat, jusqu'ici indéboulonnable, abandonne tous ses mandats. » [1]
  29. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  30. « Marie-José Vaillante, seule candidate, devient maire de Chablis », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne).
  31. « Police Municipale », sur ville-chablis.fr (consulté le ).
  32. « Collecte des déchets », sur lyonne.fr, (consulté le ).
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  34. « SDEY : éclairage LED à Chablis », sur sdey.fr (consulté le ).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  39. « Enseignement à Chablis », sur ville-chablis.fr (consulté le ).
  40. « Travaux au collège de Chablis », sur lyonne.fr, (consulté le )
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Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Martin, La France fortifiée : Châteaux, villes et places fortes, Paris, Nathan, (ISBN 2-09-284371-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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