Pierre d'Ailleboust

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Pierre d'Ailleboust
Nom de naissance Pierre Ailleboust
Naissance vers 1490
Les Aillebouts à Bonsmoulins
Décès
château de Fontainebleau
Nationalité Drapeau de la France France
Profession

Pierre Ailleboust, dit Pierre d'Ailleboust, est un médecin français, originaire vraisemblablement du hameau des Aillebouts sur la commune de Bonsmoulins (Orne), né vers 1490, et mort au château de Fontainebleau le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce que nous savons de sa naissance est l'inscription qu'il aurait porté en marge du registre d'inscription de la Faculté de médecine de Montpellier : « Francus perticensis », ce qui peut être entendu comme « Français du Perche »[1]. Il existe en effet sur la commune de Bonsmoulins (Orne) un hameau nommé Les Aillebouts »[2].

Après avoir suivi les cours d'Antoine Romier, professeur d'origine espagnole qui enseigna de 1508 à 1536[3], il devient docteur en médecine et s'installe vers 1517 à Autun, où il épouse la même année Pérette de Séez, native de la région où un hameau de Séez existe au finage de Saint-Didier-sur-Arroux. Ils auront ensemble deux filles et six garçons qui survivront :

Tous de religion catholique, apostolique et romaine. Les deux derniers ayant embrassé la religion réformée dite calviniste.

  • Jean d'Ailleboust (le jeune), médecin calviniste à Auxerre, puis à Sens, premier médecin du roi Henri III, marié deux fois ; la première avec Marie Rémon à Auxerre le , et la seconde avec Marguerite Minagier, qui lui donnera trois enfants. Auteur de plusieurs ouvrages de médecine[4]. Il est mort le  ;
  • Françoise, calviniste également, épouse Jean Lalemant, médecin calviniste à Autun, célèbre pour ses ouvrages de mathématiques.

Le , il fait l’acquisition d'une rente annuelle et perpétuelle de 7 livres tournois à Jean et Pierre Rolin, écuyers, pour le prix de 100 livres tournois, acte enregistré par maître Jean Desplaces, notaire à Autun[5].

François Ier, se rendit à Autun par deux fois : la première du 1er au 28 août 1521 et la seconde du 12 au 15 février 1530. Il est vraisemblable que c'est au cours du premier de ses voyages qu'il eut à faire connaissance de Pierre d'Ailleboust, qu'il prit à son service.

Il meurt le au château de Fontainebleau. Son cœur sera déposé à l'église Saint-Jean-de-la-Grotte, dans la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien. Édifice placé sous la cathédrale Saint-Nazaire d'Autun. Son épitaphe était encore visible en 1783, année où fut démolie la basilique en ruines, ainsi que la crypte.

Après la mort de Pierre d'Ailleboust, sa veuve va acquérir la seigneurie de Collonge-la-Madeleine pour 82 livres tournois. L'acte sera enregistré le , par devant maître Jean Desplaces, notaire à Autun[6]. Huit ans plus tard, elle reconnaît devoir aux chanoines d'Autun une rente annuelle de 10 livres tournois pour la maison qu'elle occupe à Autun. Dans cet acte du figure ses enfants vivants : Jean l'aîné, Charles, Anatole, André, Hugues, Jean le jeune et Françoise[7]. Ferrine étant déjà morte.

Le , son gendre Jean Lalemant, muni d'une procuration de sa belle-mère du 5 courant, enregistré par Lazare Chastel, notaire à Autun, reçoit en son nom une somme de 200 livres que lui doit deux fois l'an la municipalité de Lyon, à prendre sur les aides et gabelles de la ville[8]. Date où elle est de ce monde. Le , ce sont ses enfants qui touchent l'argent : Charles, Jean et Anatole, Hugues, Jean, médecin et André[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque Interuniversitaire, fonds ancien de médecine, reg. S.19, fol. 25.
  2. Claire Boudreau et Auguste Vachon, Genealogica Heraldica, Presses Universitaires d'Ottawa, 18-23 août 1996, p. 183-184.
  3. Dont un autre de ses élèves célèbres est Nostradamus.
  4. Dictionnaire des Sciences médicales, Biographies. t. I p.80/621. Paris, Panckouke, 1820.
  5. Archives départementales de Saône-et-Loire : 3E9631, p. 283.
  6. Archives départementales de Saône-et-Loire : 3E9630, p. 47.
  7. Archives départementales de Saône-et-Loire : 5G90, fol. 125-126.
  8. Archives municipales de Lyon, CC. 1025.
  9. Archives municipales de Lyon, CC. 1080

Annexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Claire Boudreau et Auguste Vachon, Genealogica Heraldica, Presses Universitaires d'Ottawa, 13-23 août 1996.