Vincelles (Yonne)

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Vincelles
Vincelles (Yonne)
Mairie de Vincelles.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vincelles
Intercommunalité CC du Pays Coulangeois
Maire
Mandat
Michel Fouinat
2014-2020
Code postal 89290
Code commune 89478
Démographie
Population
municipale
957 hab. (2015 en diminution de 3,24 % par rapport à 2010)
Densité 76 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 17″ nord, 3° 37′ 57″ est
Altitude Min. 103 m
Max. 278 m
Superficie 12,53 km2
Localisation

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Vincelles est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Vincellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vincelles est située à une dizaine de kilomètres au sud d'Auxerre. Le village est proche également des vignobles icaunais réputés (Saint Bris, Chablis...).

La gare de Vincelles est située sur la ligne Paris Bercy - Auxerre - Corbigny. Elle est actuellement en cours de rénovation.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Coulanges-la-Vineuse Escolives-Sainte-Camille Vincelottes, Irancy Rose des vents
N Cravant
O    Vincelles    E
S
Val-de-Mercy Bazarnes

Toponymie[modifier | modifier le code]

Issue du diminutif du mot latin vinea (« vignoble »), *vinicella devenu vincella par contraction. Vinicella signifie « petite vigne » en bas latin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

En rive gauche de l'Yonne à l'amont de Vincelles, entre les lieux-dits du Pré des Îles dans l'est de la commune et de Bréviande sur Cravant[2], se trouve un site archéologique du bronze final III. À sa découverte en août 1963 par F. Poplin, les couches supérieures du site et du sol alentour étaient déjà très remaniées[3] et le site a été ensuite partiellement détruit. Seulement une partie des vestiges a pu être récupérée[4].

Géologiquement, la vallée à cet endroit est faite d'un fond rocheux plat[3] (calcaires[5] coralliens[6] du Kimméridgien supérieur, « J6b »), en rive gauche[7],[8]) recouvert d'alluvions (Fy et Fz[7]) : sables et graviers, dans lesquels se trouvaient deux molaires de mammouth et des éclats de lames de silex que Poplin date du würmien[3].

Le mobilier trouvé est celui d'une habitation, avec deux périodes d'occupation correspondant aux deux couches archéologiques distinguées par Poplin. Pendant la première période (couche inférieure de 25 cm d'épaisseur), un grand pot (environ 80 cm de diamètre) a été enterré pour servir de garde-manger ou silo. Au fil du temps ce trou s'est comblé, laissant une dépression à la surface du sol. Cette couche contenait quelques gros tessons de céramique, dont les fragments du pot mentionné et ceux d'un bol décrit à la suite[4]. Lors de la deuxième période d'occupation, un foyer a été installé dans ce creux du sol[4].

Le bol de la couche inférieure a une forme générale tronconique mais avec une carène — c'est-à-dire une rupture de profil - à mi-hauteur, ici adoucie (pas d'arête d'angle) —, à fond plat, à petit rebord évasé, décoré de deux cannelures horizontales juste en-dessous du rebord. Sa forme est peu commune[4] ; le bronze final II a fourni des formes similaires mais dont la carène marquant la rupture de profil sur les ventres des pots est nettement plus marquée. Les cannelures sont un autre argument pour dater ce pot à une période un peu plus récente que le bronze final II, donc le bronze final III[9].

Le thème décoratif de cannelures se retrouve sur deux autres pots du même site, qui a fourni au total 230 tessons correspondant à une quarantaine de poteries dont la moitié sont des pots à provisions : urnes pansues à fond plat, col tronconique court ouvert, jonction col/panse toujours marquée quoique diversement : empreintes de doigts, pincements, marques de poinçons arrondies ou triangulaires ; teintes rouges dominantes avec quelques traces noires de coups de feu. Les variations des dégraissants utilisés démontrent une fabrication étalée dans le temps ; ce sont parfois de la coquille, ou du calcaire, ou du quartz mélangé ou non à du calcaire. La cuisson est bonne. La finition de ces pots est assez sommaire avec une surface rugueuse (peu de lissage) ; un des pots porte des traces de doigts ou d'ébauchoir en oblique[4].

Cet endroit, à 2 km en aval de la confluence de la Cure avec l'Yonne[2],[3], est plus fertile que les plateaux et bénéficie de la proximité d'un gué sur l'Yonne. Il a été occupé de longue date : des vestiges néolithiques se trouvent à 5 mn de marche, les vestiges d'une grande villa gallo-romaine ont été découverts dans les champs voisins ainsi que ceux d'un village médiéval maintenant disparu[9].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Pierre Jupin[10]    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2015, la commune comptait 957 habitants[Note 1], en diminution de 3,24 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
511526473576679724811837933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
859863917842784852840800780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
708670632563637612655695772
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
692728727749826841941956970
2013 2015 - - - - - - -
950957-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, La tomonymie Française, Payot, , 335 p. (présentation en ligne)
  2. a et b Confins du Pré des Îles et de Bréviande, carte interactive sur Géoportail.
  3. a, b, c et d F. Poplin et G. Bailloud, « Un site du Bronze final à Vincelles (Yonne) », Bulletin de la Société préhistorique française, vol. 66, no 4,‎ 1969, p. 119-122 (lire en ligne), p. 119.
  4. a, b, c, d et e Poplin & Bailloud 1969, p. 121.
  5. « Notice explicative, carte de Gevrey-Chambertin » [PDF], sur ficheinfoterre.brgm.fr (Bureau des recherches géologiques et Minières) (consulté le 15 avril 2018), p. 15, 28.
  6. Notice explicative, carte de Gevrey-Chambertin, p. 17.
  7. a et b Confins du Pré des Îles et de Bréviande, carte géologique interactive sur Géoportail.
  8. « Charte de l'échelle des temps géologiques » [PDF], sur sigespoc.brgm.fr (Bureau de recherches géologiques et minières) (consulté le 17 juillet 2018).
  9. a et b Poplin & Bailloud 1969, p. 122.
  10. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.