Étrusques

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cet article est en cours de réécriture ou de restructuration importante (21 juin 2016).

Plusieurs utilisateurs prévoient de modifier cet article pendant quelques jours. Vous êtes invité(e) à en discuter en page de discussion et à participer à son amélioration de préférence en concertation pour des modifications de fond.
Refonte du plan d'architecture de l'article ci-présent (confere : la page de discussion de l'article Étrusques Discussion:Étrusques).
Bandeau apposé par Ruyblas13 (d · c) et Adri08 (d · c) le 21 juin 2016.

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple étrusque. Pour la langue étrusque, voir Étrusque.
Étrusques (Etruci ou Tuci, en latin et « Τυρρηνοί » Tyrrhēnoi, c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes , en grec ancien)
Image illustrative de l'article Étrusques
Urne cinéraire anthropomorphe avec boucles d'oreille en bronze. Artéfact étrusque attribué au milieu du VIIe siècle av. J.-C.

Période Du VIIIe siècle av. J.-C. au Ier siècle av. J.-C. (âge du fer européen)[1]
Ethnie Lydiens ; villanoviens[a] ; phrygiens ; Tyrrhéniens ; et peuples de la mer
Langue(s) Étrusque
Religion Polythéiste, cosmogonite et « De divinatione »[3]
Villes principales Arezzo ; Bologne / Festina ; Capoue ; Chiusi ; Caere ; Cortone ; Fiesole ; Orvieto (« Volsinies ») ; « Pufluna »[b] Tarquinia ; Vetulonia ; Volterra ; Vulci[c]
Région d'origine Étrurie[7],[8],[9]
Région actuelle Essentiellement l'actuel territoire de la Toscane[10]; la totalité de la plaine du Pô ; côte orientale de la Corse ; et quelques comptoirs dans la partie orientale de la Sicile, sur la côte du Latium et en Campanie septentrionale, et également sur le pourtour bassin méditerranéen occidentale[d]
Rois/monarques Notamment les monarches appartenant à la dynasties des Tarquins[e]
Frontière D'Ouest en Est et du Nord au Sud : ligures ; celtes d'Italie[f] ; vénètes ; rhètes ; sardes ; falisques ; latins ; ombriens ; sabins et picéniens (essentiellement la tribu des vestins)[18],[19],[20]
Buste sculpté représentant une femme étrusque. Artéfact archéologique attribué au IIIe siècle av. J.-C. ou IIe siècle av. J.-C.. Il s'agit œuvre réalisée à partir de terracotta.

Les Étrusques (du latin « Etrusci ») sont un peuple qui vivait depuis l'âge du fer en Étrurie, territoire correspondant à peu près à l'actuelle Toscane et au nord du Latium, soit le centre de la péninsule italienne, jusqu'à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au Ier siècle av. J.-C., après le vote de la Lex Iulia (-90) pendant la guerre sociale. Ils furent, dans les débuts de Rome, ses principaux adversaires.

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρηνοί » (Tyrrhēnoi, c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie), mais si l'on en croit l'historien grec Denys d'Halicarnasse (I, 30), ils s'appelaient eux-mêmes « Rasenna » ou, par syncope, « rasna »).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tyrrhéniens et Lydien.

La terminologie ethnonymique du terme étrusque s'inscrit au travers de différents biais, simultanément historique, culturel, littéraire et politique. Au cours des périodes monarchique et républicaine, les Romains les dotaient de l'élément grammatical nominatif « Etrusci » ou encore, « Tusci », adjectif qui reléverait probablement du déterminant typographique greco-archaïsant « θύεινΊ »[g],[22],[23]. À postériori, les auteurs et historiens Grecs de l'époque hellénistique, dont notamment Hêródotos[h] (-484 - -420), les prénommaient « Τυρρηνοί » (Tyrrhēnoi, c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes, nom qui a été donné à la mer éponyme des côtes occidentales de l'Italie)[24]. Ultérieurement à ces premières occurrences ethnonymiques, au cours de l'antiquité tardive, on a toutefois préempté les étrusques d'une définition nominative significativement différente. Ainsi, d'après des écrivains antiques tels que l'historien grec Denys d'Halicarnasse (-60 - -8)[i], ce peuple protohistorique italien s'auto-surnommait « Rasenna » ou, par syncope, « rasna »)[25],[26].

D'autre part, la documentation archéologique étrusque fait état d'une influence et d'une imprégnation proto-étrusques certaines au sein de l'espace littoral et maritime tyrrhénien[27],[28]. En témoignent les nombreux artéfacts mis au jour au cours de ces trois dernières décennies et attribués au début du Ier millénaire av. J.-C. (Xe siècle av. J.-C. et IXe siècle av. J.-C.), et présents sur une grande partie du litoral et des plaines côtières tyrrhéniennes. Il s'agit essentiellement de vaissellerie de tels que des œnochoï ou encore un ex-voto de bronze, surnommé « Le Cavalier tyrrhénien »[j],[27],[28]. Ces objet datant de la fin de l'âge du bronze manifestent d'une plastique artisanale à caractère proto-étrusque, également appelé « chône-œnôtrien »[27]. Cette identification typologique atteste d'un effet de diffusion à la fois culturelle et commerciale. Par conséquent, ces éléments mettent en évidence une filiation ethnique et étymologique probable entre les tyrrhéniens et les étrusques[27],[28].

En regard de ces différentes données linguistiques, on peut matérialiser une forme d’agrégation phonique et scripturale qui définit le schéma étymologique du terme étrusque. Par ailleurs, il est possible d'observer que celui-ci évolue et se supplée au contexte historique et culturel[k], lequel est en proie à de multiples changements, voire une instabilité patente[33],[26],[34],[32].

En revanche, on peut appréhender un cadre de genèse étymologique plausible. De facto, par le biais des nombreuses références et évocations littéraires antiques[l], mais également au travers d'un corpus archéologique notable[m], une synthèse concrête concernant l'adjectif étrusque. Ce dernier relève très probablement d'un substrat simultanément thyrrénien et lydien[26],[34],[23],[22],[32].

Au cours du Xe siècle l'ethnonyme « Tusci » est réemployé au sein d'un cursus géographique régional, en créant le toponyme Toscane. Celui-ci procède également d'une forme dérivée et développée du terme « Tuscia »[n], élément culturel et géographique communément acquis dès le IIIe siècle de la Rome impériale, et faisant ainsi écho à l’antique dénomination de l'Étrurie, territoire des étrusques[35],"[36],[9],[26],[34].

Origines et ethnogenèse[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : histoire de l'Italie et Origine des Étrusques.
Article détaillé : Culture de Villanova.

Comme dans le cas de beaucoup d'autres peuples, les avis des historiens, antiques et modernes, diffèrent à propos des origines des Étrusques, exogènes (Lydiens) et autochtones (Villanoviens), sans que l'une soit nécessairement exclusive de l'autre. L'origine des Étrusques est évoquée dès l'Antiquité selon différentes traditions se référant très majoritairement à une origine orientale anatolienne[37] mais certains auteurs mentionnent également la possibilité d'une origine autochtone ou septentrionale. Selon Hérodote, l'aristocratie des Étrusques serait d'origine lydienne[38].

Une autre hypothèse suggère que les Étrusques auraient eu pour foyer d'origine, le nord-est de l'Italie, soit un territoire correspondant approximativement à l'actuelle Vénétie. Ces derniers auraient dominé la quasi-totalité de l'Italie du nord, jusqu'à l'arrivée et l'expansion des tribus italo-celtiques; ils se seraient alors recentrés sur la région de la Toscane et du nord du Latium. Néanmoins, cette hypothèse est soumise à débat[39].

Selon Jean-Paul Thuillier, « le caractère mythique, fantaisiste ou idéologique de ces théories antiques a conduit aujourd'hui les chercheurs à laisser quelque peu de côté la question des origines », le débat restant donc ouvert et « loin d'être clos »[40]. Massimo Pallottino, fondateur de l'étruscologie moderne et reconnu comme l'un des plus grands étruscologues, considère que l'émergence de la civilisation étrusque ne peut résulter que d'une seule migration, mais est le fruit d'un long processus de formation à partir d'apports multiples (à la fois autochtones villanoviens et exogènes, orientaux ou autres)[41].

Des recherches basées sur l'analyse de l'ADN de 80 individus dont les restes ont été prélevés dans des tombes étrusques[42] ont conclu que cet échantillonnage présente des similitudes avec les populations anatoliennes, mais qu'il diffère de manière surprenante de l'ADN des actuels Toscans (études limitées à de vieilles familles de Volterra, de Casentino et de Murlo[43]). Les éléments analysés provenant de tombes riches, appartenant à l’aristocratie, l'hypothèse retenue serait qu’il s'agit d’une élite dominante et non assimilée avec le reste de la population d’alors, celle-ci étant probablement d'origine villanovienne. Les Toscans actuels en seraient les descendants.

Une autre étude plus récente (2013) comparant l'ADN mitochondrial étrusque à celui d'individus d'époque médiévale et moderne de Toscane et d'Anatolie indique que le lien avec l'Anatolie date d'il y a au moins 5 000 ans, et que le modèle le plus probable est celui de la continuité génétique entre les Étrusques et certaines populations actuelles de Toscane, comme celles des régions de Volterra et particulièrement Casentino mais non pas de l'ensemble de la Toscane[44].

Il s'agit probablement de l'une des ethnies vascoïdes (non indo-européennes), qui peuplaient une bonne partie de l'Europe occidentale ; les Basques actuels seraient les descendants de ces peuples vascoïdes[45].

D'autre part, la distribution linguistique au sein de l'espace italien de âge du bronze récent à final (Xe siècle av. J.-C. et IXe siècle av. J.-C.) atteste de la prééminence d'un substrat proto-étrusque sur l'ensemble du littoral et des terres médio-centrales toscanes[46]. L'abondant catalogue archéologique de la langue étrusque, laquelle présente un déterminant non-indo-européen[46],[47],[48], nous est fournie par le biais d'environ 10 000 occurrences épigraphiques ou textes scripturales de petites taille tels que des dédicaces, ou encore des épigrammes[49],[50],[51],[47][o]. Ces artéfacts scripturaux tendent à déterminer deux éléments factuels : la non-appartenance des étrusques au cursus ethnique dit indo-européen et l'ethnogenèse géographique circonscrite à une région correspondant peu ou prou à l'actuelle Toscane[9],[52],[47].

De manière incidente, et en regard du développement indubitable du faciès culturel de type villanovien au sein de la même sphère géographique et chronologique[p], la culture proto-étrusque manifeste d'une racine, voire d'une symbiose, avec la culture dite de villanova, et qui apparaissent de manière clairement définie[55],[56],[53],[57].

Par conséquent, la confrontation des différents témoignages et sources, tel que les textes littéraires antiques[52],[24],[58][q], les analyses et études provenant d'échantillonnages ADN prélevés sur des individus toscans[59],[60], et les récents apports d'une documentation archéologique étrusque notable[r],[25],[53],[55], concrétisent le postulat selon lequel l'ethnogenèse étrusque trouve une origine chrono-bronzéïfère au sein de l'aire géographique villanovienne[55],[53],[25]. On peut donc conclure que les peuples proto-étrusques et villanoviens procédent d'une seule et même identité ethnique et culturelle[54],[25],[56].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

En outre, au travers des documents littéraires antiques, génétiques et archéologiques, on peut également appréhender un processus d'accrétion et de catalyse inter-ethniques ayant été à l'origine des populations proto-étrusco-villanoviennes. De facto, ces mêmes données archéologiques, littéraires et génétiques, nous fournissent des indices patents d'un effet de synthèse ethnique et culturel entre des peuples autochtones préexistants à l'âge du bronze ancien et moyen dans l'aire géograpphique toscane d'une part, et des peuples de substrat centro-européen et méditerranéo-orientales[s], d'autre part[60],[59],[63],[64].

Avant la fondation de Rome : la difficile connaissance d'un peuple de la protohistoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Italie préromaine.

Après la fondation de Rome : leur entrée dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Époque monarchique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étrurie.

L'apogée de la civilisation étrusque se situe probablement entre 600 et 350 av. J-C. En -535 en effet, les Étrusques, alliés aux Carthaginois (certains historiens emploient à ce propos l'expression de « Confédération étrusco-carthaginoise »), remportent la bataille navale d'Alalia (Aléria) au large de la Corse, contre les Phocéens de Massalia, soit la colonie grecque de l'antique Marseille, dans la lutte qui les oppose pour le contrôle de la Méditerranée occidentale. L'arrêt de l'expansion étrusque commence à la fin du même siècle, puis vient le déclin durant le Ve siècle av. J.-C.. Rome est la première à se libérer de la domination étrusque en chassant Tarquin le Superbe vers -509 ; puis les Latins dans leur ensemble s'en libérèrent avec l'aide d'Aristodème de Cumes à la bataille d'Aricie en -506. Les têtes de pont étrusques restent ainsi isolées en Campanie, s'affaiblissent après la défaite navale de Cumes en -474, et sont définitivement perdues en -423 lors de la conquête de Capoue par les Samnites. Au nord, l'invasion gauloise détruit les cités étrusques de la plaine du au début du Ve siècle av. J.-C.. En -396, Rome conquiert Véies, étendant ainsi son influence sur toute l'Étrurie méridionale. Durant plus de deux siècles, à l'initiative tantôt de l'une tantôt de l'autre de leurs cités, les Étrusques luttent contre l'expansion romaine. Mais en -295, bien que coalisés avec la population d'Ombrie, les Gaulois cisalpins et les Samnites, ils sont vaincus à la bataille de Sentinum et en -264, Rome s'empare de la capitale religieuse étrusque Velzna : en quelques décennies ils sont totalement assujettis[65] à Rome et inclus, par des traités spécifiques, parmi les « alliés » de la péninsule italienne, jusqu'à ce que la citoyenneté romaine leur soit accordée lors de la guerre sociale de -90--88.

Époque républicaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apports des Étrusques aux Romains.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cratère en calice étrusque

En dépit de la perte de leur autonomie politique, les Étrusques continuent à exercer par la suite une grande influence en Italie sur le plan culturel, religieux et artistique. Rome, qui sous Auguste fait de l'Étrurie la septième région d'Italie, subit fortement leur influence, qui perdure dans les institutions, les modes de vie, la langue, les goûts, l'amour du luxe, du faste et des banquets, la danse et la musique. Les goûts étrusques sont attestés par les peintures de leurs tombes, quoique ces dernières nous renseignent surtout sur ceux des classes aisées, c'est-à-dire sur les goûts d'une minorité de la population. L'empereur Claude est lui-même un spécialiste de la culture étrusque.

Les dieux romains, que beaucoup pensent être empruntés aux Grecs, sont en réalité empruntés aux Étrusques. Ainsi, les Étrusques vénèrent Menrva, déesse armée, Tinia, dieu puissant du ciel, Turan, déesse de la puissance féminine, les Tinias Clenar, fils jumeaux de Tinia, ou Hercle, fils de Tinia à qui furent imposés des travaux. Ces dieux qui ne sont pas représentés avant que les Étrusques ne rencontrent les Grecs et leur Panthéon sont donc issus de l'iconographie grecque pour représenter les divinités étrusques qui gardent leur originalité (ils n'ont ainsi pas les mêmes histoires). Les Étrusques transmettent ensuite leur Panthéon (noms et iconographies) aux Latins (qui ont surimposé ce Panthéon à leurs propres divinités antérieures). C'est pour cela que les dieux romains sont Minerve, Jupiter, Hercule… et non Athéna, Zeus, Héraclès… Seuls Bacchus et Apollon sont des emprunts directs au Panthéon grec car il n'y avait pas de divinité préexistante équivalente dans la tradition étrusque.

La Triade capitoline romaine (Jupiter/Junon/Minerve), marqueur culturel romain à qui de nombreuses villes romaines on bâti un temple à triple cella est aussi issue des Étrusques, chez qui ce type de temple est courant. Celui de Rome aurait été inauguré, selon la tradition, en -509, première année de la République après l'expulsion des rois étrusques. Ce qui permet de déduire qu'il fut commandé et construit sous la domination étrusque de la Ville.

D'autres symboles, très fortement romains, comme le siège curule des sénateurs romains, sont directement empruntés aux objets de pouvoir étrusque. Il s'agissait d'un siège pliant pour char, privilège aristocratique.

Synthèse historique[modifier | modifier le code]

Grèce romaine Époque hellénistique Époque classique Époque archaïque Siècles obscurs Période hellénistique étrusque Époque classique étrusque Période archaïque étrusque Période orientalisante étrusque Culture de Villanova Empire romain République romaine Monarchie romaine


Le territoire étrusque : éléments géographiques[modifier | modifier le code]

Les limites historique de l'Étrurie étaient délimités par les cours des fleuves Arno (rive droite) et Tibre (rive gauche) dont les sources se situent sur les versants respectifs des monts Falterona et Fumaiolo. L'Étrurie comprenait donc une partie de l' Ombrie, toute la Toscane, et une partie du Latium, jusqu'à Rome où la rive droite du Tibre, le Trastevere était considérée étrusque comme confirmé par les termes anciens litus tuscus (rivage des étrusque) ou ripa veiens (rive de Véies) [66]. L'expansion commerciale et politique étrusque s'étend par la suite en Campanie et dans la plaine du Pô comme le témoignent les reste archéologiques, monuments et pièces artistiques de tout genre[67].

Extension et frontières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étrurie.

La « nation étrusque » s'est formée à travers un complexe procédé d'échanges commerciaux, flux migratoires et conflits armés. Ainsi au début de IXe siècle av. J.-C., la métallurgie du fer se développe dans divers centres de l'Étrurie permettant dès lors de suivre à travers les restes archéologiques son développement. Les premiers habitats se transforment d'abord en cité-états, puis petits états à base monarchique puis aristocratique (Ve siècle av. J.-C. dont l'expansion unitaire reste limitée

L'expansion débute au VIIIe siècle av. J.-C., les cités plus puissantes absorbant culturellement soit par la force (Véies) soit politiquement ( Falerii, Capena, Rome (avec l'occupation de Rome au VIe siècle av. J.-C. par les Tarquins, Mastarna et Porsenna), en Campanie (Capoue, Pompei et Salerne) et vers le Nord avec l'occupation de Felsina, Mantoue, Adria, Spina et la fondation de Marzabotto.

L’île d'Elbe avait déjà été occupée au VIIe siècle av. J.-C., les côtes de la Corse vers 540av. J.-C. après la bataille d'Alalia.

La domination sur les territoires au sud du Tibre cesse vers la fin du VIe siècle av. J.-C., avec la défaite d' Aricie contre les Latins alliés de Aristodemos Malakos puis de Cumes (474 av. J.-C.]]).

Les conflits avec Rome débutent au Ve siècle av. J.-C., selon la tradition, les premières luttes concernent Véies et Fidène (guerre de 483-474 av. J.-C.), avec l'assassinat descon Fabii au fleuve Cremera); la guerre de 428 - 425av. J.-C. provoque la chute de Fidene; la guerre de 405 - 396 av. J.-C. celle de Véies, Capena et Falerii signent un traité de paix, Nepet et Sutri s'allient à Rome. En 356 - 356 av. J.-C. Tarquinia, après un conflit avec Rome doit céder une partie de ses territoires ; en 353av. J.-C. Ceres obtient la citoyenneté romaine sans suffrage.

Au terme de la troisième guerre samnite, les Étrusques alliés aux Gaulois, Samnites, Sabins et Ombriens sont une nouvelle fois mis en échec par les Romains à Sentinum (295av. J.-C.), ainsi en {{-294|294 av. J.-C.]] Volsinii, Pérouse, Arezzo, Cortona doivent signer une paix onéreuse.

Le dernier sursaut étrusque a lieu à partir l'an 284 av. J.-C.. Les cités étrusques de Vulci et Volsinies s'opposent à Rome mais elles sont contraintes d'accepter une paix très dure avec Rome en 280 av. J.-C.. Après l'annexion d'une part des terres de Vulci, Volsinies est la dernière cité étrusque encore libre. Cependant, une révolte de la plèbe locale chasse l'aristocratie de la cité, qui appelle alors Rome pour se rétablir. Les Romains s'emparent de la ville en 264 av. J.-C. et la détruisent. C'est la fin de l'Étrurie indépendante[68]. Toutes les cités étrusques, en dehors de Caeré, municipe sine suffragio, et des colonies, dont Cosa, reçoivent le statut de cités alliées (civitates foederatae), les obligeant à fournir autant d'hommes qu’en demande Rome, et une partie de leurs terres est confisquée[69],[70].

Lors de l' affrontement entre Marius et Sylla, les étrusques se rangent du côté de Marius. En 81 et 80av. J.-C. Sylla vainqueur les punit en confisquant leurs biens et établit des colonies militaires à Arezzo et Fiesole.

Sous Auguste l'Étrurie devient la septième région d'Italie, et malgré une forte action de romanisation elle conserve pendant une longue période ses propres caractéristiques culturelles.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Cités-États[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dodécapole étrusque.
Article détaillé : Société étrusque.

Organisation territoriale, administrative et politique étrusque : vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Velzna, Fanum Voltumnae et Voltumna.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir


La société étrusque était en apparence organisée et sa vie politique et sociale structurée. Le Lucumon est au sommet de la hiérarchie aidé par la classe oligarchique des maîtres, et enfin les esclaves et les paysans. L'Étrurie était dirigée par 12 rois dirigeant les 12 villes-états (12 lucumonies) de la confédération dodécapole de l'Étrurie : Véies, Cisra (Caere des Romains), Tarquinia, Vulcia, Velzna déplacée à Volsinii nova, Clusium, Perusia, Cortone, Arretium, Volaterrae, Vetulonia, Fiesole[71]. Les lucumonies étaient unies uniquement par des liens religieux. Les villes étrusques étaient très individualistes, aucune ne dominait et il n'y avait pas de solidarité politique.

« N'allez pas penser que cette ligue de douze villes étrusques impliquait une solidarité entre elles. Chaque cité était son propre royaume. Et c'est cet esprit individualiste qui a fait chuter les Étrusques devant Rome. »

— Jean-Paul Thuillier, le Sourire des Étrusques[72]

Toutefois, au travers de certains éléments archéologiques et de documents bibliographiques antiques[u], il est possible de matérialiser l'existence factuelle de lieux de réunion appelés fanum[v] au sein desquels se tenaient des assemblées démocratiques pleinières (également dénommées centumvirs à l'époque républicaine) et formées de la totalité des 12 rois de chacune des cités-états[79],[80], on peut accréditer que les relations entre chaque lucumiones sont subordonnées à des intérêts communs et stratégiques. Ces derniers manifestaient d'une certaine entente, voire d'une cohésion, à caractère politique, militaire et commercial[80]. En revanche, selon l'historien antique Thierry Piel,

« L’erreur originelle qui a conduit une partie importante de l’historiographie moderne à confondre Dodécapole Concilium etruriae, alors que ces deux termes n’apparaissent qu’une seule fois ensemble, peut être corrigée si l’on analyse cette occurrence livienne du Livre IV. »

— Thierry Piel, chapitre : Luci et fora des structures et interethniques dans le monde étrusco-latin, paragraphe 21, tiré de l'ouvrage : Espaces d'échanges en Méditerranée, Antiquité et Moyen-Âge, 2006[79].

Concrètement, l'historien romain Tite-Live (-59 - 7), présente l'assemblée des lucumiones comme étant une organisation à cursus parlementaire et démocratique, laquelle affiche également un caractère d'homogénéité et de cooptation multilatérale. Le propos livien est d'entériné le « Concilium Totus Etruriare » (ou « Concilium Utruriare ») du Livre IV de son œuvre historiographique romaine, le Ab Urbe condita libri[77],[81],[82], à l'image des fora romana (assemblées et place publiques romaines), ou encore des agorae grecques[73],[74],[75]. De facto, l'auteur latin semble apparaître l'unique personnalité littéraire, parmi ses homologues et pairs de l'antiquité grecque et romaine, à matérialiser ces Concilia (ou conseils, réunions d'assemblée) de hiérarques et de souverains étrusques tel un concept politique de type démocratique, pérenne et ordononcé[79],[73],[74],[75],[76].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les sources historiographiques antiques romaines, confrontées aux données archéologiques étruscologiques, nous permet d'accréditer l'existence probable de ensembles multi-urbains étrusques[79]. Cette donnée permet d'appréhender une vue d'ensemble concrète du territoire de l'Étrurie à l'apogée de son histoire. En termes politique et administratif, ces dodécapoles sont également dénommées ligues ou encore « mechl »). Chacune d'entre elles se trouvent composées de 12 lucumonies ou, en dialecte étrusque, « Zilath mechl rasnal »[85], comme l'attestent de nombreuses tablatures épigraphiques mises au jour, telles que la « Tabula Hebana », par exemple[86],[87]. Ces dernières auraient probablement pour objet de recenser l'ensemble des seigneurs étrusques élus au sein d'un même pôle urbain[85]. En effet, selon Tite-Live[88] et Strabon[89], au VIe siècle av. J.-C., les Étrusques étendent leur domination dans le nord et dans le sud de l'Italie, particulièrement en Émilie et en Campanie, pour former deux autres régions étrusques (de style colonial, à l'époque) qui prirent le nom d'Étrurie padane et d'Étrurie de Campanie. Pour chacun de ces domaines d'extension territoriale, voire coloniale[90],[91],[92],[w], il est possible d'évoquer et de concrétiser le terme sémantique dodécapole[x],[99],[9],[100],[6],[7],[101].

L'observation et l'analyse des surfaces d'occupation urbaines étrusques découvertes, indiquent que ces dernières observent une évolution graduelle depuis le IXe siècle av. J.-C. (contexte chrono-culturel villanovien)[102], pour à terme se constituer sous la forme de vastes métropoles à partir du VIIe siècle av. J.-C.[103]. Ces données urbanistiques d'accroissement notable sont attestées sur l'ensemble des occurrences de sites d'implantation étrusques de la plaine padane, jusqu'à la Campanie médiane[103]. L'émergence des cités-états étrusques au cours du VIIIe siècle par le biais d'un processus de « synœcisme »[y][106]. Dans ce contexte, la mise en perspective de ce phénomène d'accrétion conjugué à la densification de l'habitat, pourrait suggérer que celui soit à l'origine de la civilisation étrusque[z][106].

Néanmoins, différents éléments matériels retrouvés au sein de domaines spatiaux à caractère rural, concourrent à accréditer le postulat selon lequel un autre schéma de forme organisationnel de l'habitat étrusque rivalise en parallèle la structure d'agencement territorial lié aux vastes métropoles antiques telles que « Velch »[106]. De facto, par le biais une documentation archéologique constituée de nombreuses occurences matérielles, on peut concrétiser, à partir du IXe siècle av. J.-C., un développement indubitable de structures domestiques s'apparentant aux villae romaines. La lecture d'indicateurs matériels tel que les riches « symposium », objets d'orfèvrerie et inscriptions de type ex-voto, extraits en contexte d'habitats, mettent en lumière que ces lieux de vie appartiennent très probablement à d'oppulents dignitaires de la société étrusque, telles que des hiérarques, des hauts-officiers militaires, ou encore des magistrats de renom[107],[108]. Ces riches demeures sont généralement pourvues d'imposantes exploitations agricoles et sont également accompagnées, pour la plupart d'entre elles, d'infrastructures plus modestes sous forme d'attenances dédiées au personnel, d'ateliers de forge et d'ouvrage de la pierre, et de hangars à bestiaux. Ce schéma d'organisation de l'espace territorial demeure observable jusqu'au milieu du VIe siècle av. J.-C.[106]. Ainsi, il est possible d'appréhender la coexistance d'un développement pérenne des cités-états étrusques d'une part, et un intégration diffuse, mais cependant remarquablement concrète et homogène au sein du maillage territorial de l'Étrurie pendant trois siècle[106].

En revanche, au cours de la seconde moitié du Ier millénaire av. J.-C., les métropoles acquièrent une prééminence réelle et définitive, témoignant ainsi d'un effet d'une concentration des pouvoirs à la fois politiques, religieux, économiques et culturels. Cet équation pourrait également être subordonnée à un processus probable de migration des populations, montrant ainsi un affaiblissement significatif des campagnes étrusques au profit des trois dodécapoles éponymes[106],[109],[110].


En regard des vestiges d'infrastructures urbanistiques mis au jour, il est possible de déterminer de manière globale une typologie des éléments de fortifications et de castramétations propres aux cités étrusques. Ces dernières sont généralement circonscrites par de puissants murs d'enceinte ouvragés au moyen de pierres taillées[111],[112]. Toutefois, les archéologues sont actuellement en mesure de certifier que cette forme urbanistique défensive ne s'est développée qu'à partir du début Ve siècle av. J.-C.. Pratiqués en fronton ou flanc d'enceinte, les points d'accès, de type monumental, sont courronnés d'arcs aspectant une forme d'ogive, lesquels sont agrémentés de statues figurant des divinités issues du panthéon étrusque, telles que des Silène[111]. Ces fortifications pierreuses s'octroient d'un pourtour conséquent d'environ 10 kilomètres pour les plus vastes cités telles que celles de « Veis » (250 hectares[113],[114],[115],[111]), « Velathri » (240 hectares[111]). Certains lucumoniae, de tailles plus modestes, presentent un superficie tournant aux alentours de 150 hectares, telles que « Velch », dotée d'une aire territoriale de 180 hectares[116] ; 150 hectares pour la cité de « Cisra » ; et la ville proto-historique de « Tarchna » affichant une étendue spatiale d'environ 135 hectares[117],[118],[111]. La lecture du choix d'emplacement des centres d'importance appartenant à l'organisation urbaine étrusque, révèle une mise en adéquation stratégique. Différentes selon le cadre régional et / ou topographique, les fondations des cités-états semblent régulièrement sous-tendues par des options d'implantations géographiques précises et réfléchies. Concrètement, les situations spatiales des métropoles étrusques sont probablement déterminées par la proximité de fleuves ou de deltas fluviaux, tels qu'à « Atria »[119][aa] (sur le delta du ), ou encore « Felsna » ; mais également , et plus fréquemment, en contexte de hauteur, et en bordure côtière, tels que les sites de promontoire de « Cisra », « Pufluna », Tarquinia, de « Kaituna »[ab], « Veis », ou encore Spina[111],[109],[90],[91]. À la lumière de ces observations, on peut accréditer le postulat selon lequel les étrusques privilégiaient des sites d'intérêt tactique, à caractères militaire (îlot, promontoire) et / ou commerciaux (rives fluviales, bordures côtières)[121]. Cet élément suggèrent qu'ils mettaient à profit les ressources les plus favorables à leur essor politico-militaire et économique[121].


D'autre part, les analyses planimétriques effectuer sur les infrastructures urbaines étrusques, mettent en lumière des tracés de pourtour d'enceinte et de système de voirie piétonne et véhiculaire rectiligne et ordoncés par un quadrillage régulier et géométrique[122],[123],[112]. Ces ensembles de lignes strictement perpendiculaires et régulièrement espacées, supposent des connaissances scientifiques dans les domaine des applications affines sous-tendues par l'utilisation d'outils de mesure technologiquement avancés, tels que le demi-pouce, le fil à plomb, ou encore le niveau[123],[112],[124],[125].

Les exemples les plus clairement définis de cette mise en perspective géométrique des infrastructures urbaines étrusques, apparaissent notamment sur les sites archéologiques de Marzabotto[ac][126],[129],[127],[120], de « Velzna », et « Cisra »[126],[130].


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

En contrepoint de ces éléments manifestes, un examen plus approfondi des différentes organisations de plans urbains étrusques, met en évidence une relative hétérogénéité. Dans ce cadre données, il est effet possible de remarquer que les schémas citadins de centres telles que Spina[131],[132], ou encore « Perugia », ne relèvent pas d'un quadrillage de voirie strictement rectiligne et orthonormé[122],[90].

La lecture de ces formes de type orthonormées conférées aux complexes urbains d'importance, met en perspective une interaction entre la sphère du religieux et la fondation infrastructurelle et architecturale de ces derniers[122]. Selon l'archéologue Claire Joncheray :

« La limitatio, associée à l'Etrusca disciplina et au monde des haruspices, correspond traditionnellement à la partie des sciences empruntée par les Romains au monde étrusque. Il s’agit de l’art de délimiter les confins de propriété publique ou privée ; il correspond au rite des augures et prévaut sur la disposition des temples d’après les textes des architectes et arpenteurs romains. Le tracé des axes de la cité, dans la légende de la fondation de Rome, se réfère aux régions du ciel qui, définies par les haruspices, président au choix des espaces fastes et néfastes aux origines de Rome, exemple archétypal de toute autre fondation. »

— [ad]

,[122].

Par ailleurs, au travers de la lectures des textes antiques, on peut remarquer que l'intervention des dignitaires religieux étrusques ne se limite pas au seul domaine du culte divin. Les haruspices manifestent également d'une préemption patente au sein du rite fondateur de la cité étrusque[111],[122],[90],[91]. Cette intervention des édiles dévots se concrétise dans la détermination de l'emplacement des sites urbains par rapport aux points cardinaux, également appelée bornage étrusque. Concrètement, les cités-états des dodécapoles étrusques observent globalement une orientation précise et récursive. De facto aspectent régulièrement deux lignes d'axes strictement perpendiculaires : le decumanus, d'orientation Est-Ouest ; et le cardio, d'axe Nord-Sud[111],[103]. Les études archéologiques et planimétriques viennent des complexes urbains antiques viennent conforter et accréditer ces remarques issuent des textes anciens gréco-romains[109],[110],[126],[103].

Dodécapole initiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ligue étrusque.

Les douze pôles urbains étrusques d'importance suivants sont exprimés en étrusque et par ordre alphabétique.

« Aritim »
« Cisra »
« Clevsin »
« φersna »
« Pufluna »
« Rusellae »
« Tarchna »[ae]
« Vatluna »
« Velathri »
« Velch »[af]
« Veis »
« Velzna »

Dodécapoles méridionale et padane[modifier | modifier le code]

Dodécapole de Campanie, du Latium et de l'Ombrie[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Étrurie de Campanie et Étrurie méridionale.
Acerra
Blera
« Caiatia »
« Heba »[ag][87],[133].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Nocera
Nola
« Pyrgi »
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Sorrente
Stabies
Suessula
Tuscania
Viterbe
Dodécapole padane[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Étrurie padane.
« Atria »[am]
Cesena
Felsina
Forcello di Bagnolo San Vito
« Kaituna »


Mantoue
Melpum
Modène
Ravenne
Rubiera
Spina
Verucchio

Comptoirs commerciaux et colonies[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Littoral ibérique[modifier | modifier le code]

Gaule méditerranéenne[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Lattara et Pech Maho.
Le comptoir de lattes
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Le comptoir de Pech Maho
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Littoral du Latium et de la Campanie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Îles méditerranéennes[modifier | modifier le code]

« Alalia »

Les récentes découvertes archéologiques attestent un comptoir commercial et colonial étrusque au sein de l'actuelle commune d'Aléria, laquelle est localisée dans le département de Haute-Corse . Il s'agit d'un comptoir conquis par les étrusques au début du VIe siècle av. J.-C., jusqu'aux environs de -540 - 535, période à laquelle fut livrée la bataille d'Alalia près des côtes du littoral haut-corse, confrontation navale opposant les navires de guerre étrusques et la flotte carthaginoise aux Phocéens, qui subirent une lourde défaite[135],[136],[137],[138]. Ce conflit sur les flots tyrrhéniens se présente comme étant le point d'orgue de tensions diplomatiques entre les nations étrusques et grecques débutées au cours du VIIe siècle av. J.-C.[139],[140]. Ce crise semble résulter de la volonté des instances politiques étrusques de contrôler les îles et littoraux tyrrhéniens (volonté de prééminence également appelée « thassalocratie étrusque »[ao]), afin de conforter leurs positions économiques au sein de cette zone géographique[140]. De facto, la mainmise étrusque en mer Tyrrhénienne vient concurrencer une « koiné » commerciale grecque préexistente et relativement préétablie sur le pourtour nord-occidental de la Méditerranée. Les deux peuples se disputent cette zone géographique au travers de l'établissement de comptoirs coloniaux tels que « Alalia »[139],[140],[137].


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La puissance militaire et commerciale étrusque, facteur d'empreinte territoriale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire militaire étrusque.

L'infanterie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La cavalerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La flotte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Flotte étrusque.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : agriculture étrusque.

Aucun document écrit direct[142] concernant l'agriculture étrusque ne nous est parvenu, mais l'archéologie atteste bien l'intérêt porté par les Étrusques à l'agriculture, comme en particulier la découverte d'un bronze votif, représentant un laboureur (IVe siècle av. J.-C.) provenant d'Étrurie septentrionale connu sous le nom « Statuette du laboureur d'Arezzo »[143] et conservé au Musée national étrusque de la villa Giulia[144].

Seule la comparaison avec les règles des agronomes grecs et romains et l'analyse des instruments agricoles qui ont été retrouvés lors de fouilles, soit en reproduction miniature dans les tombes étrusques, ou reproduits sur des vases (une série d’outils, de faux et surtout de charrues) nous éclairent sur la méthode de travail du paysan étrusque et nous permettent de déduire les étapes et périodes pour travailler la terre : labourage, semailles, désherbage, terre tassée autour des racines, houement, extraction des plantes malades, transport des gerbes de blé, battage, vannage, récolte des chaumes, mise en meules de la paille, brûlage des chaumes.

Leurs productions concernent les céréales mais aussi la vigne dont ils maîtrisent la greffe, pour le vin qu'ils exportent, les olives tardivement, les fibres textiles pour le lin et les toiles des navires, la viande de leur cheptel, mais leurs fruits et légumes nous sont inconnus.

Un artisanat novateur et industrieux[modifier | modifier le code]

Le travail de la pierre[modifier | modifier le code]

Le travail des métaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : industrie étrusque.

L'Industrie étrusque est d'abord métallurgique car elle s'appuie sur une région riche en matières premières, une véritable « Étrurie du fer » autour de Populonia et de l’île d’Elbe. Également soucieux de leur mythologie, Velch est le dieu du feu et des métaux.

« Au-delà de la cité que les Tyrrhéniens nomment Populonia, il y a une île que l’on nomme Aithaleia. Elle se trouve à environ cent stades de la côte et doit son nom à la fumée (aithalos) qui stagne en nappe épaisse au-dessus d’elle. C’est que cette île contient un grand gisement de minerai de fer que les habitants extraient afin de le fondre et de le couler ; elle possède une grande quantité de ce minerai. »

— Diodore de Sicile, V, 13,1

La conséquence directe de cette industrie est la construction de villes, le défrichage des campagnes, le creusement de ports et de nombreux canaux, (le est navigable dans la presque totalité de son cours)[145], et par suite le commerce principalement par voie maritime.

Production et système monétaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Monnaie étrusque et Monnaie de Populonia.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Culture[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Vase plastique, groupe de Chiusi
Article détaillé : art étrusque.

L'art produit par cette civilisation est d'une grande richesse. Les Étrusques furent de très habiles artisans et eurent de grands artistes, peintres de fresques dans les tombes, comme celles de Tarquinia par exemple, sur vases, sculpteurs qui réalisèrent de véritables chefs-d'œuvre tant en bronze qu'en terre cuite. Ils furent également d'excellents joailliers, d'habiles métallurgistes. On peut voir leurs œuvres dans les grands musées italiens, comme ceux de Florence, du Vatican ou de Volterra. Mais ce qui gêne l'œil pétri d'esthétique gréco-romaine « classique », c'est la liberté de déformation des corps de l'esthétique étrusque à des fins d'expressivité. L'art étrusque est un art de mouvement.

VIIIe au VIIe siècle av. J.-C.[modifier | modifier le code]

Pendant une première phase allant du VIIIe au VIIe siècle av. J.-C., l'art étrusque s’inspire d' expressions orientalisantes avec l'importation d'objets en provenance d'Egypte et de Phénicie[147]. Les pièces d'orfèvrerie à filigrane, poussière et granulation de fabrication locale sont inspirées de modèles étrangers[148] . La technique du bronze se développe avec la production de trônes, sièges, boucliers, miroirs et laminé bosselée pour décoration de chars. En céramique, à côté des imitations grecques, prend corps une production originale locale[149] : vases en bucchero, en style italico - géometrique, grands vases avec support, ornés de figures de monstres et animaux[150].

L'architecture des habitations est caractérisée par les premières cabanes circulaires et rectangulaires que l'on trouve représentées entre autres dans les nécropoles du Latium : Tarquinia, Vetulonia, Cerveteri et Populonia. Le modèle rectangulaire plus complexe avec une toiture à double pente, avec loggia et parois externes décorées[151]. L’architecture funéraire du VIIe siècle av. J.-C. voit la création de tombes à fosse à camera ou à couloir. Initialement ces tombes sont de modeste dimension, puis comme à Cerveteri prennent la forme de tumulus recouvrant des tombeaux à couloir. Les chambres à thòlos dont la couverture en forme de coupole est à base de blocs ou plaques de pierre[150].

L'architecture « à voûte » est utilisée pour les monuments funéraires, ponts et portes comme à Volterra, Cortone et Pérouse[152]. Le temple étrusque parfois de type périptère (entouré de colonnes), présente une face ouverte d'accès à l'intérieur, trois côtés fermés en brique ou pierre. Son toit en bois est orné de festons (antepagmenta[153]), antéfixes et statues ronde-bosse en pierre cuite peinte. Comme le montre la reconstitution d'un type de temple étrusque au musée de Villa Giulia de Rome, son toit pouvait accueillir des statues-acrotères des divinités[150].

La sculpture, caractérisée par la série de canopes de Chiusi, cippes et le lion ailé de Vulci appartient à la période orientalisante étrusque[150].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

VIe et IIe siècle av. J.-C.[modifier | modifier le code]

La structuration de la société étrusque et la multiplication des échanges font émerger de nouvelles techniques artistiques. En particulier la peinture connaît un développement spectaculaire : de la décoration des tuiles, elle obtient un statut décoratif et s'applique sur les vases et les fresques[154]. L'apogée de l'art étrusque se situe à la fin du VIe siècle av. J.-C. avec la constructions de arches et cippe en pierre de Chiusi, les sarcophages en terre cuite et les statuettes en bronze comme la Chimère d'Arezzo. Les plaques en pierre des frises des temples sont décorées[155] de de motifs végétaux, géométriques, scènes fantastiques (monstres ailés) ou de la vie quotidienne : courses de chars, cavaliers, cortèges, combats et banquets. Des scène mythiques décorent les frontons[150].

Au Ve siècle av. J.-C. les Étrusques connaissent de graves crises politiques et militaires, et leur art en subit les conséquences. La production artistique diminue, à l'exception des bronzes de Vulci[156]. Le classique domine au IVe siècle av. J.-C. avec les terres cuites du temple de Faléries et le bronze du Mars de Todi. Pendant cette période se développe la portraiture, culminant au Ie siècle avec le bronze de L'Arringatore. Dans la plastique en terre cuite, le portrait a un caractère plus populaire et vivace comme le témoignent les figures des sarcophages (obesus Etruscus)[150]. Dans la peinture et la sculpture prévalent aussi bien le goût orientalisant décoratif de la tombe Campana de Véies que l' archaïque des tombes peintes de Tarquinia (tombe des Taureaux, des Lionnes, des Augures, de la Chasse et Pêche). Néanmoins les thèmes de la vie quotidiennes sont essentiellement étrusques (Jeux d'athlètes, spectacles de jongleurs, chasse, pêche, particularités des vêtements et du mobilier, instruments de musique, scènes de banquets parfois en compagnie de divinités et démons d'autre tombe. Au début du IVe siècle av. J.-C., le dynamisme de l'art s’atténue et les thèmes abordés sont désormais l'Adès et les épisodes guerriers de l'épopée italique (tombe François)[150].

Les artistes étrusques restent inconnus à l'exception du sculpteur Vulca, originaire de la ville de Véies mentionné par les auteurs classiques comme Pline l'Ancien qui cite Varron[157] ou Tite-Live[158]. Celui-ci aurait travaillé à Rome [159] pour le dernier roi de Rome étrusque, Tarquin le Superbe, et créa pour lui une statue de Jupiter en terre cuite pour le temple de Jupiter Capitolin (en latin : Aedes Iovis Optimi Maximi Capitolini) de la colline capitoline, et probablement la statue d'Apollon de Véies[160].

La peinture funéraire étrusque du IIIe et IIe siècle av. J.-C. avec une recherche de type impressionniste révèle une forte influence helléniste. Le cycle de la peinture étrusque s'achève probablement avec la tombe des Festons de Monterozzi dont le nom provient du décor uniquement orné à festons de la tombe. L'acculturation conséquente de la romanisation fait disparaître le pouvoir politique des Étrusques et leur traits culturels sont assimilés par les Romains[150].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Langue, écriture et système numéral[modifier | modifier le code]

Transcription du texte du cippo perugino

La langue étrusque n'a jusqu'à présent pas pu être rattachée de façon satisfaisante à un groupe identifié, et a pu ainsi être classée comme appartenant à un groupe pré-indo-européen ou proto-indo-européen : on aurait plutôt tendance à dire aujourd'hui que l'étrusque n'appartient pas au groupe des langues indo-européennes[161]. Depuis le IXe siècle, il existe une théorie qui propose de l'apparenter au rhétique, un idiome non-indo-européen des Alpes orientales qui présente des similitudes avec l'étrusque, mais on ne possède que trop peu de sources écrites valables pour établir de manière significative un lien concret avec la langue étrusque.

Il existe un corpus, soit un ensemble d'inscriptions en langue étrusque conservées jusqu'à ce jour, dûment répertoriées et provenant pour la plupart d'entre elles de Campanie, du Latium, de Falerii et Faliscus, Véies, Caeré, Tarquinia et alentours, mais aussi d'endroits plus éloignés, hors de l'Étrurie, et avec lesquels celle-ci entretenait d'étroits rapports diplomatiques ou commerciaux : ce qui deviendra à l'époque romaine la Gallia Narbonensis (la Narbonnaise), mais aussi la Corse, la Sardaigne et l'Afrique du NordCarthage était souveraine[162].

La seule langue attestée avec laquelle on ait trouvé une parenté avec l'étrusque est celle qui fut parlée dans l'île de Lemnos, avant l'invasion athénienne (VIe siècle av. J.-C.), où des stèles ont été trouvées, comportant des inscriptions rédigées dans une langue proche de celle utilisée par les Étrusques.

Ces différentes approches au niveau linguistique, nous laisseraient supposer un postulat d'antériorité de la présence des étrusques dans l'Europe du Sud par rapport à celle des celto-italiques; en regard de ces derniers, les Étrusques étaient donc indigènes à l'Italie et se seraient par la suite "celto-italisés" dans leur langue d'origine par le biais du commerce et du contact culturel[163].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

L'instrumentum archéologique scriptural étrusque est également riche d'une documentation matérielle dite ex-voto. En témoigne l'épigraphie de syntaxe étruscophone accompagnant l'artéfact statutiforme surnommé L'Arringatore, lequel a été mis au jour en 1556, sur un site localisé dans l'agglomération de Pérouse, en Ombrie. Cette inscription met en évidence le prééminence encore vive du pouvoir politique des romains de substrat ethnique étrusque à la fin du Ier millénaire av. J.-C.[164]. En l'occurrence, l'épigraphie de l'Orateur est une dédicace consacrée à un magistratures cursus honorum[at][164],[165], dont voici la lecture la plus récente[166] :

« Auleśi meteliś ve vesial clenśi cen flereś tece sanśl terine tuθineś χisvlicś »


Par le biais d'une analyse linguistique de cette inscription simultanément honorifique et votive, les deux premiers éléments syntaxiques figureraient le sujet du dédicace, et par conséquent, le patronyme du hiérarche dont la statue a été érigé. En l'occurrence, il s'agirait de « Auleśi meteliś », c'est-à-dire : Aulus Metelus, en latin. En regard des deux éléments centraux, « tece sanśl » de la présente syntaxe étrusque, on peut également noter que lieu de son élévation pourrait très probablement se concrétiser par toponyme dusite de rituel sacré de « Tece Sans »[165], soit en étrusque : « tece sanśl »[167].

Alphabet

L'alphabet étrusque est dérivé d'un alphabet grec lui-même dérivé de l'alphabet phénicien et a inspiré l'alphabet latin, comme leur système de numération à base 10 simplifié fut utilisé par les Romains[168]. Le tableau ci-dessous présente les alphabets étrusques archaïque et classique, ainsi les lettres équivalentes dans les alphabets grec et latin (quand elles existent) et la prononciation reconstituée :

Étrusque
archaïque
Étrusque
classique
Équivalent
grec
Équivalent
latin
Prononciation
A Alpha A [a]
B   Bêta B [b]
C, Gimel EtruscanC-01.png, Gimel Gamma G [g]
D   Delta D [r], [d]
E E Epsilon E [e]
EtruscanF-01.png   Digamma [v], [w], [u]
Z Z, Long-branch Oss.png Zêta Z [z], [ts]
EtruscanH-01.png EtruscanH-01.png, EtruscanH-02.png Êta H [h]
Earth symbol.svg, Sun symbol.svg Phoenician teth.png, Sun symbol.svg Thêta   [th]
EtruscanI-01.png EtruscanI-01.png Iota I [i]
EtruscanK-01.png EtruscanK-01.png Kappa K [k]
EtruscanL-01.png EtruscanL-01.png Lambda L [l]
EtruscanM-01.png EtruscanM-01.png Mu M [m]
EtruscanN-01.png EtruscanN-01.png Nu N [n]
Cercle noir 100%.svg Sun symbol.svg, Cercle noir 100%.svg Omicron O [thi], [u], [o]
EtruscanP-01.png EtruscanP-01.png Pi P [p]
Phoenician sade.png, Rune-Eh.png Rune-Dæg.png San   [ch]
EtruscanQ-01.svg EtruscanQ-01.svg, Phoenician qof.png Koppa Q [q], [phi]
EtruscanR-01.png EtruscanR-01.png, EtruscanR-02.png Rhô R [r]
EtruscanS-01.png EtruscanS-01.png Sigma S [s]
EtruscanT-01.png Long-branch Ar.png Tau T [t]
EtruscanV-01.png EtruscanV-01.png, Waw Upsilon V [u]
EtruscanX-01.png   Chi X [ch]
Φ Φ Phi   [phi]
Ψ Ψ Psi   [khi]
  EtruscanF-02.png   F [f], [fh]
Numération étrusque

La numération étrusque est un système numéral adapté de la culture grecque attique et qui fut transmise en grande partie à la civilisation romaine. Leur système est à base 10, les Étrusques écrivent IIII pour 4 (comme cela subsiste sur les cadrans d'horloge). La pratique de la soustraction jusqu'à 3 chiffres est courante et ils écrivent 17 (ci-em zathrum : 3 ôté de 20), 18 (esl-em zathrum : 2 ôté de 20), 19 (thun-em zathrum : 1 ôté de 20). Les nombres (jusqu'à 100) ont été retrouvés écrits sur les sarcophages pour exprimer l'âge du mort : II +++↑ (lecture de droite à gauche) pour les 82 ans du mort sur un sarcophage du Musée archéologique national de Tarquinia.

Les 6 premiers chiffres, reconnus par leur présence sur les dés étrusques[169] (à jouer ou à divination) qui comportait les chiffres de 1 à 6 suivant leurs symboles (comme les nôtres), et qui dans la langue étrusque s'écrivaient en toutes lettres : θu, zal, ci, huθ, maχ et śa (pour 1, 2, 3, 4, 5 et 6).

Et la valeur des suivants par les opérations reportées : mach + zal = sept ; thu + huth = sept ; ci + ša = sept.

Étrusque - décimal - symbole - romain
θu 1 I I
maχ 5 Λ V
śar 10 + puis X X
muvalχ 50 L
? 100 C or Ж C

(Les caractères employés ici pour représenter les formes anciennes des chiffres sont empruntés à diverses écritures, par ressemblance. Le tracé réel des caractères ne peut être directement reproduit ici.)

Religion[modifier | modifier le code]

Philosophie religieuse[modifier | modifier le code]

Antéfixe étrusque représentant le dieu-fleuve Achéloos, IVe siècle avant notre ère.

La vie quotidienne des Étrusques était empreinte de religiosité, au point que Tite-Live a écrit qu'ils tenaient « plus que toute autre nation à l'observation des rites religieux[170] ». Ils suivaient des rites bien précis, consignés dans les différents traités de la Disciplina etrusca consacrés à la divination, aux cultes de fondation des cités et de consécration des sanctuaires, au monde d'outre-tombe, aux limites de la vie et au destin usant du bornage sacré.

Mythologie étrusque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mythologie étrusque.

La mythologie chez les Étrusques est née de la révélation faite aux hommes par la nymphe Bégoé, ou Végoia, et le génie Tagès. La première était liée à la fertilité et les rituels (consignés dans un traité) dépendaient de celle-ci. Le second passait pour être un enfant chauve, enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre. Cette révélation, aux dires des anciens, a été consignée dans le corpus des livres sacrés, sous le nom de Disciplina etrusca.

Le panthéon étrusque.[modifier | modifier le code]

Divinité étrusque Nom grec Nom latin Fonction(s)
Tinia / Tina Zeus Jupiter dieu de la lumière, roi des dieux et maître des Cieux
Uni Héra Junon reine des dieux, sœur et femme de Tinia
Velch Héphaistos Vulcain dieu du feu et des métaux, fils de Uni
Turan Aphrodite Vénus déesse de l'amour, de la beauté, de la fécondité et de la santé
Nethuns Poséidon Neptune dieu de la mer, frère de Tinia
Turms Hermès Mercure dieu du commerce, des marchands et protecteur des voyageurs
Laran Arès Mars dieu de la guerre
Maris Demeter Cérès déesse de l'agriculture
Aritimi / Artumes Artémis Diane déesse de la chasse et de la virginité
Apulu / Aplu Apollon Apollon dieu du Soleil et de la lumière, frère jumeau de Aritimi
Menrva Athéna Minerve déesse de la fureur guerrière, de la sagesse et des arts
Fufluns Dionysos Bacchus dieu du vin et de la fête
Usil Hélios Sol dieu du soleil

Rites funéraires[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Rite funéraire étrusque.
Têtes de canope de Chiusi

De l'urne-cabane de l'âge du fer, à l'urne biconique villanovienne contemporaine, à la tombe à ziro intégrant le canope de Chiusi avec son couvercle anthropomorphe, puis aux sarcophages architectoniques à bas-reliefs mythologiques, qui ensuite deviennent figurés avec leurs couvercles sculptés exposant le mort voire le couple en banqueteurs, tous ces rites montrent la durée de la civilisation étrusque depuis la fin des temps préhistoriques jusqu'à la période romaine, avec l'évolution des rites passant de la crémation à l'inhumation, puis retournant à l'incinération. (voir également les tombes à pozzetto, les tombes à volta et à camera (en forme de maison) et les tombes à tramezzo (à cloison). Les tombes sont le plus souvent regroupées en nécropoles.

Sites remarquables des nécropoles[modifier | modifier le code]
Principaux[modifier | modifier le code]
La Via degli Inferi, entrée de la nécropole de Banditazccia.
La Tomba Ildebranda à Sovana.
Secondaires[modifier | modifier le code]
Prato 
Nécropole de Prato Rosello
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Colle di Val d'Elsa 
Site de la frazione Dometaia
Marzabotto, Émilie-Romagne
Mevaniola, Émilie-Romagne

Politique et société[modifier | modifier le code]

La société étrusque est divisée en deux classes : esclaves et maîtres. Les traces archéologiques recueillies ne montrent aucune évolution au cours des siècles même si l'on peut supposer l'apparition au VIe siècle av. J.-C. d'une classe moyenne composée d'artisans et de marchands travaillant pour leur propre compte. L'état était organisé seulement en apparence, la lucumonie était dirigée par des riches oligarques à qui obéissaient les esclaves et les paysans (pénestes) et la dodécapole par le zilath (sans pouvoir réel). Les rois (lucumons) et les aristocrates (principes) se réunissent annuellement lors du conciclium etruriae à l'endroit sacré (Fanum Voltumnae) pour discuter des affaires militaires et politiques, et pour choisir également un zilath mechl rasnal (gouverneur), élu pour une année.

Les magistrats

Ils constituent une catégorie de la société civile étrusque, très puissante et très attachée à ses prérogatives et ses privilèges et délibèrent dans une sorte de sénat, la seule assemblée politique de l'état étrusque. Les magistrats choisissent parmi eux les principes élus annuellement. Ceux-ci peuvent se substituer au roi, et, assistés d'une série de magistrats, peuvent assumer les fonctions de dirigeants.

Charges sacerdotales et administratives

Les religieux jouissaient d'une participation directe au gouvernement. Le peu d'informations que nous connaissons proviennent des épigraphes.

La famille étrusque

La famille était composée du père et de la mère vivant souvent avec les enfants et les neveux. Cette structure est reproduite dans le placement des lits et des chambres dans les tombes. Certains degrés de parentés nous sont connus grâce aux inscriptions reportées dans les tombeaux: papa' (grand-père), ati nacna (grand-mère), clan (fils), sec (fille), tusurhtir (époux), puia (épouse), ruva (frère) et papacs (neveu).

La femme étrusque
Article détaillé : Femme étrusque.

La femme étrusque jouissait sans doute d'une considération et d'une liberté plus grande que chez les peuples avoisinants. Elle pouvait participer aux banquets allongée sur le même klinai que son mari, assister aux jeux sportifs et aux spectacles. Ce fait scandalisait les Romains pour qui etrusca était synonyme de prostituée (décriée également par les Grecs dans la Truphé étrusque).

La mère, avec le père, transmettait son nom aux enfants (surtout parmi la classe la plus élevée de la société). Sur les épigraphes le nom de la femme est précédé par le prénom (son nom personnel) comme affirmation de sa propre individualité au sein du groupe familial. Les noms propres de femme fréquemment gravés sur le vaissellier et les fresques funéraires sont : Ati, Culni, Fasti, Larthia, Ramtha, Tanaquille, Veilia, Velia, Velka.

Sciences[modifier | modifier le code]

Médecine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médecine étrusque.

Les Étrusques avaient une bonne connaissance de la médecine (anatomie et physiologie). D'après l'Etrusca disciplina, recueil romain des textes de référence des pratiques religieuses et divinatoires étrusques, la vie humaine atteignait au maximum 84 ans, divisée en douze fois sept ans et tant que l'être humain n'avait pas atteint dix fois sept ans, il pouvait conjurer le destin par des rites propitiatoires.

De nombreuses fouilles archéologiques ont mis au jour de nombreux sanctuaires où l'on a trouvé des reproductions anatomiques attestant de leurs connaissances dans ce domaine[176]. Les étruscologues en ont déduit que les « fidèles » sollicitaient en échange d'offrandes la guérison de la partie malade qui était reproduite soit en cire ou en plâtre et déposées au sanctuaire auprès du dieu vénéré[177].

La prévention[modifier | modifier le code]

Les Étrusques étaient experts dans le domaine de la prévention : ils donnaient beaucoup d'importance à l'hygiène personnelle, à leur alimentation, à l'activité physique et à l'entretien de leur cadre de vie.
Concernant l'aménagement de leur cadre de vie, ils ont œuvré continuellement dans la bonification des marécages et le contrôle des cours d'eau auprès desquels étaient bâties les cités par la construction de galeries dotées de plaques de plomb perforées permettant le drainage de l'eau dans les endroits où elle pouvait stagner et contribuer à la formation d'agents pathogènes.

Pharmacologie[modifier | modifier le code]
Végétal[modifier | modifier le code]

Pour les soins les Étrusques utilisaient :

Minérale[modifier | modifier le code]
  • l'oxyde de fer : contre l'anémie
  • le cuivre : contre les inflammations

Thermalisme[modifier | modifier le code]

Les Étrusques étaient des adeptes du thermalisme. Ils connaissaient les bienfaits et les propriétés des eaux thermales qu'ils employaient dans le soin de nombreuses maladies. Les sources thermales étaient des sanctuaires spécialisés et la possibilité d'accès aux eaux se faisait par étapes selon des rites appropriés comme l'achat préventif des représentations votives des parties anatomiques à soigner (ex-voto anatomique), leur accrochage sur les parois du temple et l'immersion dans les eaux.

Théurgie en médecine[modifier | modifier le code]

La médecine étrusque était de type théurgique :

  • Tinia pour la tête et l'ouïe,
  • Uni, les yeux,
  • Laran, les flancs,
  • Menrva, les doigts, les sens, le toucher,
  • Turan, les organes génitaux,
  • Turms, les pieds,

Le diagnostic de la maladie était le fruit de l'appel aux oracles et aux prodiges, leur observation déterminait aussi le traitement :

  • Observation du vol d'oiseaux
  • Tirage au sort de jetons ou de plaquettes.
  • Observations de fumées
  • Détail des viscères d'animaux sacrifiés

Le rituel religieux était composé de suppliques, prières, invocations, processions, sacrifices d'animaux par l'intermédiaire de l'haruspice.

Chirurgie[modifier | modifier le code]

Utérus[178]
Plaque polyviscérale[179],

Parmi les pièces archéologiques trouvées lors de fouilles figurent de nombreux outils chirurgicaux ainsi que de nombreuses représentations dans les tombes et les trousseaux funéraires.
Ils pratiquaient la trépanation crânienne et la prothèse dentaire en or comme mis en évidence sur certains restes humains et sur des terres cuites[180].
La circoncision était usitée et les pièces archéologiques représentant des organes anatomiques mettent en évidence de nombreux organes internes comme le cœur, les poumons, le foie, ainsi que des utérus contenant étrangement à leur intérieur une petite boule qui pourrait être la plus ancienne représentation de la vie intra-utérine de l'histoire[181].

Odontologie[modifier | modifier le code]

Les Étrusques étaient d'habiles transformateurs de métaux et ont utilisé les techniques du travail de l'or afin de créer des prothèses dentaires qui sont encore visibles aujourd'hui dans les crânes retrouvés dans les nécropoles[182]. Les dents devant remplacer les manquantes étaient maintenues par des ponts en or et étaient obtenues à partir de dents animales parfaitement adaptées à la mâchoire du patient.

Orthopédie[modifier | modifier le code]

Sur les squelettes des nécropoles, les étruscologues ont retrouvé des membres fracturés, recomposés et ressoudés, le patient ayant survécu pendant de nombreuses années.

Jeux et sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ludi.
Trois dés[183]
Joueur de cottabe, v. 510 av. J.-C., musée du Louvre

Comme beaucoup d'autres rites et traditions grecs importés par les Étrusques, puis transmis en grande partie aux Romains, parmi les jeux les plus connus, les ludi, par leur représentation sur les fresques des tombeaux, les scènes des vases a figure nere ou rosse, les objets qui nous sont parvenus. On notera particulièrement le lancer de gouttes de vin sur le kottabos, l'askôliasmos, un jeu d'équilibre sur une outre en peau gonflée d’air et huilée, le jeu de l'Empuse, les jeux du cirque[184] (chevaux et pugilistes[185] du Grand cirque de la vallée Murcia, organisé par Tarquin l'Ancien), celui de la balle (episkyros ou harpastum), les dés étrusques

Souvent ces jeux étaient des rites sacrés, destinés aux célébrations funèbres[186], comme la boxe[187].

Postérité et héritage culturel[modifier | modifier le code]

Au cours du Haut-Empire Romain[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge italien[modifier | modifier le code]

À la Renaissance italienne[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bien que la mémoire des anciens Tusci réapparaisse sporadiquement dans les chroniques de la fin du Moyen Âge, c'est à la Renaissance que des études se portent sur les témoignages du monde étrusque. Ainsi, lorsqu'Annius de Viterbe découvre des sarcophages étrusques, ce dominicain s'arrange pour que lors d'une partie de chasse organisée en 1493 pour le pape Alexandre VI, le souverain pontife tombe « par hasard » sur une tombe étrusque et dégage les fonds pour poursuivre les recherches. De Viterbe publie à Rome en 1498, un recueil intitulé Antiquitatum variarum (it) et consacré notamment à la civilisation étrusque qu'il relie aux Hébreux mais l'érudit Joseph Juste Scaliger montrera la fausseté de ce recueil[188].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Le 15 novembre 1553, une statue de bronze est découverte dans la ville d'Arezzo lors de la construction de fortifications des Médicis à la périphérie de la ville. Cette Chimère d'Arezzo est immédiatement revendiquée par le grand-duc de Toscane Cosme Ier[189]. Une autre découverte fortuite, L'Arringatore[au], a lieu en 1556, près de Pérouse[190],[191]. Il s'agit d'une sculpture de typologie artisanale étrusque et attribuée tournant du IIe siècle av. J.-C. et du Ier siècle av. J.-C.[av]. Cette statue ouvragée en bronze est accompagnée d'une inscription en langue étrusque sur le pan inférieur droit de sa toge[164],[165].

Au cours de la renaissance italienne, et plus particulièrement au cinquecento toscan, l'héritage culturel du peuple étrusque semble également se répercuter sur les formes d'idéologies politiques et philosophiques. Dans l'un de ses ouvrages de critique d'historiographie antique, le « Variarum lectionum libri : commentaires sur les auteurs antiques »[aw], le philologue et humaniste florentin Piero Vettori (1499 - 1585), détermine un parallèle entre l'organisation politique et territoriale de l'Étrurie et celle de la Toscane du XVIe siècle[101]. Ainsi, selon l'auteur italien, le système politique et organisationnel étrusque préfigure et impacte de manière indirecte, la logique oligarchique florentine, et plus globalement toscane, à l'époque du quattrocento et plus incidemment, à celle du cinquecento. D'après Piero Vettori, le mode de fonctionnement gouvernemental étrusque, basé sur la structure dite des lumniones[ax], lesquelles sont subordonnées aux dodécapoles étrusques, trouve un écho indubitable au sein de la politique de gouvernance oligarchique et contemporaine de ce dernier. L'historiographe explique et définit, au travers du seul exemple de la cité Toscane de Florence[ay] et à l'instar d'autres villes d'importance telles que Venise, ou encore Rome, la concordance et l'unité culturelles existant entre ces deux périodes distantes de 18 à 24 siècles[101].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Étruscomanie et étruscologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Étruscomanie et Étruscologie.

Le savant écossais Thomas Dempster rédige entre 1616 et 1619 le traité De Etruria Regali, un des premiers ouvrages d'étruscologie[195].

Au XVIIIe siècle, l'Italie et l'Europe connaissent un véritable engouement pour les Étrusques, l'étruscomanie (Etruscheria en italien). Le siècle des Lumières s'alimente du goût des antiquités, et du modèle universel, autant moral qu'esthétique. Ceci est d'autant plus encouragé par l'engouement de nouvelles découvertes archéologiques recherchées par les adeptes du Grand Tour en Italie, en plus de la contemplation des vestiges de Rome. Le romantisme s'en empare également et naît le style étrusque.

Proche de la ville moderne de Tarquinia, les archéologues mettent au jour depuis le XIXe siècle, sur le site de Monterozzi, une importante nécropole de plus de 6 000 tombes. À la fin du XIXe siècle, le médecin italien Isidoro Falchi identifie la cité étrusque de Vetulonia.

Muséographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après Jean-Marc Irollo dans son ouvrage Histoire des Étrusques, « l'époque villanovienne est la préhistoire des Étrusques »[2].
  2. D'après l'ouvrage publié par Jean-Marc Irollo "Histoire des Étrusques : l'antique civilisation toscane, VIIIe-Ier siècle av. J.-C."[4],[5],[6].
  3. Ces douze cités-états sont également dénommées le Dodécapole étrusque, dans le domaine spécifique de l'étruscologie[4].
  4. Notamment sur le côte orientale de la péninsule ibérique ; en Gaule méditerranéenne (tel que le site protohistorique de Lattara au VIe siècle av. J.-C. et Ve siècle av. J.-C.[11],[12],[13],[14]) et sur le littoral ligure[15],[16],[17].
  5. C'est-à-dire les souverains romains : Tarquin l'Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe.
  6. Plus précisément : les celtes de culture golaseccienne.
  7. Analyse et interpétation effectuée d'après le compte rendu rédigé par Maurice Leroy et Albert Grenier et publié en 1950, Les religions étrusque et romaine[22] et plus récemment dans le chapitre d'ouvrage L'origine Lydienne des étrusques, manuscrit par Dominique Briquel et issu du recueil "Histoire de la doctrine dans l'antiquité" (passage : page 95)[23].
  8. Que l'on surnommait également « Le père de l'histoire »[24].
  9. Selon un passage de son œuvre manuscrite Chroniques grecs et romaines, Livre I, paragraphe 30.
  10. D'après l'ouvrage "Le cavalier tyrrhénien", publié en 2005, rédigé par Natacha Lubtchansky[29],[30]. Il s'agit d'un bas-relief ouvragé en bronze et représentant un jeune guerrier tyrrhénien (probablement issu de la tribu des œnotriens) chevauchant un pégase mythologique. L'artéfact a été découvert incorporé aux contreforts sédimentaires des côtes tyrrhéniennes de la région italienne de Calabre. Plusieurs autres représentations de cavaliers tyrrhéniens ont été mis au jour au sein de cette même zone du littoral italien méridional. Ces multiples découvertes marquent un préalable au cursus artistique dit de l'equitatus préromaine. Ce mouvement de mise-en-œuvre plastique, met en jeu des influences simultanément étrusque, greco-archaïsante et méditerranéo-oriental[31],[32].
  11. Autrement dit le contexte de l'âge du fer européen.
  12. À la fois les occurrences bibliographiques grecques et romaines.
  13. Comme le révèle de multiples occurrences épigraphiques funéraires et/ou ex-voto[26],[34],[23],[9].
  14. Ou encore « Tuscie ».
  15. Une table de synthèse comparative mettant en jeu l'étrusque, le latin et le proto-indo-européen commun, laquelle est réalisée par James Patrick Mallory, dans son ouvrage À la recherche des indo-européens", concrétise de facto l'appartenance non-indo-européenne de la langue étrusque[47].
  16. C'est-à-dire la région italienne de Toscane à l'âge du bronze récent à final[24],[25],[53],[54].
  17. Essentiellement ceux d'Hérodote et de Denys d'Halicarnasse.
  18. Notamment au travers de l'instrumentum funéraire[61], mais également, et dans une moindre mesure, des éléments archéologiques votifs, l'ensemble de ces occurrences abondamment mises au jour dans l'agglomération et le site de Tarquinia et affichant un caractère artisanal villanovien / proto-étusque évident[62].
  19. Très probablement des tribus lydiennes, tyrrhéniennes, agrégées à des populations dites de la mer.
  20. Autrement dit en plein cœur de la Rome républicaine.
  21. Tel que le IV de Tite-Live[73],[74],[75],[76],[77].
  22. On notamment mis au jour un fanum au sein du site archéologique de « Velzna », appelé le bois sacré étrusque de Voltumna ou Fanum Voltumnae[78],[73],[74],[75],[76].
  23. Les récentes études archéologiques confrontées aux textes littéraires anciens, mettent en évidence un possible processus d'acculturation des populations autochtones de la plaine padane, de la campanie, de l'Ombrie et du Latium, lors de l'expansion territoriale étrusque, laquelle relèverait plus d'un phénomène de colonialisation que d'une réelle emprise territoriale et sans équivoque[90],[91].
  24. Lequel est un concept administratif et politique également propre à l'antiquité romaine[93],[92],[94],[95] et grecque (Hérodote, Livre I, paragraphe 145[96] et Diodore de Sicile , Livre XV, paragraphe 49[97],[98]).
  25. C'est-à-dire, pour un groupe d'habitats donné, le phénomène urbanistique nécessaire à sa mutation en pôle urbain. Ce dernier s'octroie simultanément de deux catalyseurs : un élément d'agrégation d'une part , et un élément de densification et d'accroissement démographique, d'autre part. L'issue de ce processus se concrétise sous la forme de la fondation de la cité[104],[105].
  26. Les données archéologiques actuelles, confortées par les textes littéraires antiques, accréditent le postulat selon lequel les étrusques auraient été le premier peuple d'Italie à se préempter de ce type organisationnel de l'habitat et de structure territoriale[106].
  27. Les étrusques y ont notamment conceptualisé des ouvrages fluviaux tels que le creusement donnant matérialisation au Canal Bianco, probablement afin de faciliter la navigation commerciale[119].
  28. Les fouilles archéologiques effectuées sur la site Marzabotto, anciennement « Kaituna » cooptent de ce genre de situation topographie privlégiée[120].
  29. Correspondant à la ville étrusque de « Kaituna »[126],[127],[120],[128],[129].
  30. D'après le chapitre d'ouvrage rédigé par Claire Joncheray : Les plans des cités étrusques à la période classique : de la réalité fantasmée aux nouveaux critères d’interprétation ; issu de l'ouvrage collectif, Urbanisme et architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires.[122].
  31. La cité-état proto-historique étrusque de Tarquinia est également appelée « Tarchuna », en dialecte étrusque[117],[118].
  32. Cité-état étrusque également dénommée « Velc » ou encore « Velx », en langue étrusque.
  33. Cité étrusque où l'on a notamment mis au jour un artéfact à caractère artisanal étrusque dit la tabula Hebana. Ce dernier aspecte la forme d'une tablature portant des inscriptions épigraphiques qui recensent les différents édiles romains de la période monarchique qui ont gouvernés le pôle politique et proto-historique de « Heba » depuis l'époque de la prééminance étrusque, jusqu'au cours de la république romaine[86].
  34. Objet présenté à l'exposition du Louvre-Lens, Les Étrusques et la Méditerranée et issu de la collection - 239 de Santa Severa, à l'Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.465-472.
  35. Références muséographiques : collection numéro - 243 - Santa Severa, Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.390.
  36. Autrement dit, un motif décoratif surmontant un chapiteau.
  37. Référence muséographiques : Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 247 - Santa Severa, Antiquarium de Pyrgi, inv. 2013.4.464 (Fragment de jambes de guerriers).
  38. Références muséographiques : Louvre-Lens - Les Étrusques et la Méditerranée - 233 - Rome, université la Sapienza, musée des antiquités étrusques et italiques.
  39. Également appelé « Hadria », en dialecte étrusque. Les différentes occurrences du corpus archéologique attestent que la cité-état de la région italienne de Vénétie est fondée au cours du VIe siècle av. J.-C. par les étrusques. Selon le géographe grec Strabon, le toponymie du pôle urbain portuaire aurait, par effet de déclinaison linguistique, contribué à la création du terme grec « Adrias », l'équivalent de l'élément adverbial de la mer éponyme : Adriatique[N 1],[134],[119].
  40. Autrement dit en plein cœur de la Rome républicaine.
  41. Par assimilation à la diffusion de la « koiné » grecque commerciale et culturelle, la « thassalocratie étrusque », est un terme historiographique qui désigne l'expansion territoriale, culturelle et commerciale étrusque au travers de nombreux établissements coloniaux au cours du VIIIe siècle av. J.-C., VIIe siècle av. J.-C., VIe siècle av. J.-C. et Ve siècle av. J.-C.[139],[140],[141].
  42. Acrotère à figure de fantassin étrusque, mis au jour dans l'agglomération de la commune de Cerveteri, au sein du faubourg de Vigna Marini-Vitalini. Artéfacts attribué aux environs de 510 av. J.-C., ouvragé en terracotta. Ses dimensions sont les suivantes : 60 cm de hauteur, pour 12 8 cm de largeur. D'après le numéro d'inventaire HIN 25A du musée de Carlsberg Glyptotek à Copenhague.
  43. Il s'agit d'un modèle de barque mis au jour à Cerveteri (commune localisée au Nord-Ouest de la Campanie), au sein nécropole de Monte Abatone. Ce navire de petite est indexé aux environs de la 1re moitié du VIIIe siècle av. J.-C.. Ses dimensions sont les suivantes : hauteur de 4,9 cm ; longueur de 43,1 cm ; largeur de13 cm. D'après le numéro d'inventaire 185 de la Bibliothèque nationale de France, département des Monnaies, Médailles et Antiques.
  44. [1].
  45. Il s'agit d'un modèle de barque mis au jour à Cerveteri (commune localisée au Nord-Ouest de la Campanie), au sein nécropole de Monte Abatone et extraite d'une stèle inventoriée A dans la chambre funéraire de gauche. Cette barque est attribuée au VIIe siècle av. J.-C.. Ses dimensions sont les suivantes : hauteur de 4,5 cm ; longueur de 44 cm ; largeur de 16 cm. D'après le numéro d'inventaire 87955, musée national cérétain, à Cevereti, Campanie.
  46. C'est-à-dire un magistrat romain élevé au plus haut rang de l'administration publique romaine[164],[165].
  47. Terme italien signifiant L'Orateur. Cette dénomination lui probablement été consacrée en raison de sa tenue vestimentaire (en l'occurrence), une toge, mais également de son attitude et de posture générale, indubitablement similaire à celles d'un tribun[164],[165].
  48. Plus précisément en -100.
  49. D'après les recueils biographiques de Salvatore Lo Re, la Tra filologia e politica : une medaglione di Piero Vettori (1532-1543)[192] ; Raphaële Mouren, Biographie et éloges funèbres de Piero Vettori : entre rhétorique et histoire[193] ; Raphaële Mouren, Édition et enseignement à Florence au temps du second humanisme : Piero Vettori et les auteurs classiques (1499-1585)[N 2] ; et le chapitre d'ouvrage rédigé par Raphaële Mouren, La lecture assidue des classiques : Piero Vettorri[194].
  50. Autrement dit : des cités états calquée sur modèle étrusque.
  51. Dont l'oligarque et grand-duc de Toscane Cosme Ier, en est l'un des plus grands architectes[101].
  1. Strabon, Géographie, livre VII, V, 9
  2. Thèse de doctorat en philologie grecque, sous la direction du professeur Jean Irigoin, Paris, École pratique des hautes études, section des sciences historiques et philologiques, janvier 2002

Références[modifier | modifier le code]

  1. Irollo 2010, p. 63
  2. Irollo 2010, p. 64
  3. Irollo 2010, p. 110
  4. a et b Irollo 2010, p. 72
  5. Irollo 2010, p. 73
  6. a et b Irollo 2010, p. 186
  7. a et b Irollo 2010, p. 9
  8. Chemain 2016, p. 16
  9. a, b, c, d et e Chemain 2016, p. 17"
  10. Irollo 2010, p. 8
  11. Garcia 2014, p. 26
  12. Garcia 2014, p. 54
  13. Garcia 2014, p. 60
  14. Garcia 2014, p. 71
  15. Garcia 2014, p. 81
  16. Garcia 2014, p. 82
  17. Garcia 2014, p. 83
  18. Moscati 1995, p. 13
  19. Moscati 1995, p. 21
  20. Moscati 1995, p. 20
  21. (en) « Ancient Greece : A room by room guide »,‎ (consulté le 23 juin 2016)
  22. a, b et c Maurice Leroy et Albert Grenier, « Les religions étrusque et romaine », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 28, no 3 et 4,‎ , p. 1315 à 1318 (lire en ligne)
  23. a, b, c et d Briquel 1990, p. 95
  24. a, b, c et d Irollo 2010, p. 50
  25. a, b, c, d et e Irollo 2010, p. 51
  26. a, b, c, d et e Irollo 2010, p. 52
  27. a, b, c et d Salvatore Bianco et Addolorata Preite, « Identificazione degli Enotri », Mélanges de l'École française de Rome, Publications de l'École française de Rome, vol. 126, no 2,‎ (lire en ligne)
  28. a, b et c (it) Laura Ambrosini, « Sui vasi plastici configurati a prua di nave (trireme) in ceramica argentata e a figure rosse », Mélanges de l'École française de Rome, Publications de l'École française de Rome, vol. 122, no 2,‎ , p. 73 à 115 (lire en ligne)
  29. Natacha Lubtchansky, Le cavalier tyrrhénien : représentations équestres dans l'Italie archaïque, vol. 320, Publications de l'École française de Rome, , 345 p. (ISBN 9782728307203, présentation en ligne)
  30. Natacha Lubtchansky, Le cavalier tyrrhénien : représentations équestres dans l'Italie archaïque, vol. 320, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome », , 345 p. (ISBN 2-7283-0720-2, lire en ligne)
  31. Franck Van Wonterghem, « Natacha Lubtchansky. Le cavalier tyrrhénien : Représentations équestres dans l'Italie archaïque », L'Antiquité classique, vol. 76, no 1,‎ , p. 622 et 623 (lire en ligne)
  32. a, b et c Natacha Lubtchansky, « Introduction : Représentations équestre dans l'Italie archaïque », dans Natacha Lubtchansky, Le cavalier tyrrhénien, Rome, Publications de l'École française de Rome, (ISBN 2-7283-0720-2, lire en ligne)
  33. Chemain 2016, p. 16
  34. a, b, c et d Irollo 2010, p. 53
  35. (it) « Regione Toscana », sur Regione Toscana,‎ (consulté le 23 juin 2016)
  36. Marcel Brion, « La Toscane », dans Marcel Brion, L'Italie, Odé,
  37. Thuillier 2006, p. 31.
  38. Jean-Paul Thuillier, Les Étrusques, Éditions du Chêne, coll. « « Grandes civilisations » », , 240 p. (ISBN 2-84277-658-5).
  39. J.P. Mallory, À la recherche des indo-européens, Seuil, .
  40. Thuillier 2006, p. 33.
  41. Pallottino 1984, chap. 2.
  42. Recherches par Alberto Piazza de l’Université de Turin
  43. page de Futura-sciences
  44. (en) Guido Barbujani, David Caramelli et al., « Origins and Evolution of the Etruscans’ mtDNA », PLOS ONE,‎ (lire en ligne)
  45. Jean d'Arango, Le Monde basqueI - basque classique ou européen : l'étrusque, Atlantica-Séguier, (ISBN 978-2-7588-0362-1).
  46. a et b Mallory 1996, p. 105
  47. a, b, c et d Mallory 1996, p. 106
  48. Irollo 2010, p. 44
  49. Irollo2010, p. 45
  50. Irollo 2010, p. 46
  51. Irollo 2010, p. 47
  52. a et b Irollo 2010, p. 49
  53. a, b, c et d Mallory 1996, p. 110
  54. a et b Mallory 1996, p. 111
  55. a, b et c Irollo 2010, p. 57
  56. a et b Irollo 2010
  57. Ruby 1993, p. 774 à 786
  58. Irollo 2010, p. 54
  59. a et b Irollo 2010, p. 55
  60. a et b Irollo 2010, p. 56
  61. Ruby 1993, p. 786 à 792
  62. Ruby 1993, p. 793 à 805
  63. Irollo 2012, p. 59
  64. Mallory 1996, p. 112
  65. Comme en attestent les aristocrates étrusques qui envoient leurs enfants étudier à Rome.
  66. (it) Jean-Marc Irollo, Gli Etruschi: alle origini della nostra civiltà, (lire en ligne), p. 139
  67. (it) « Etrusca, Arte in "Enciclopedia dell' Arte Antica" », sur Treccani.it (consulté le 29 juin 2016).
  68. Heurgon 1993, p. 334-335.
  69. Cébeillac-Gervasoni 2006, p. 74.
  70. Heurgon 1993, p. 335.
  71. Dominique Briquel, La Civilisation étrusque, p. 124
  72. Page du Point 07/11/2003, N° 1625
  73. a, b, c et d Briquel 1986, p. 102
  74. a, b, c et d Thuillier 1974, p. 63
  75. a, b, c et d Thuillier 1974, p. 64
  76. a, b et c Briquel 1986, p. 106
  77. a et b Bernard Mineo, Tite-Live et l'Histoire de Rome, Klincksieck, , 380 p. (ISBN 9782252035726)
  78. (it) Cristofani Mauro, Etruschi una nuova immagine, Florence, Giunti Gruppo, (ISBN 88-0901792-7, lire en ligne)
  79. a, b, c et d Thierry Piel, « Luci et fora : des structures « supraciviques » et interethniques dans le monde étrusco-latin », dans François Clément ; John Tolan ; et Jérome Wilgaux (directeurs d'ouvrage), Espaces d'échanges en Méditerranée : Antiquité et Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-753531-55-0, lire en ligne), page 21
  80. a et b Piel 2006, p. 20
  81. a et b Tite-Live, Histoire romaine
  82. a et b IV
  83. Vincent Jolivet, « Étrusques : La fin d'un mystère », L'Histoire, Sophia Publications, no 343,‎ (lire en ligne)
  84. Simonetta Stopponi, « Conférence de Simonetta Stopponi sur le sanctuaire étrusque d'Orvieto »,‎ (consulté le 27 juin 2016)
  85. a et b Irollo 2010, p. 86
  86. a et b Fernand De Visscher, « La table de Heba et la décadence des Comices centuriates », Revue historique de droit français et étranger, vol. III,‎ , p. 1 à 49
  87. a et b (it) Mario Torelli, Concetta Masseria et Mauro Menichetti, Atlante dei siti archeologici della Toscana, , 536 p. (lire en ligne)
  88. Tite-Live, Histoire romaine, V, 33, 9-10
  89. Strabon, Géographie, V, 4, 3
  90. a, b, c, d et e Joncheray 2013, p. 125
  91. a, b, c et d Joncheray 2013, p. 126
  92. a et b Bernadette Liou-Gille, « Le gouvernement fédéral de la Ligue latine sous la royauté romaine », Revue des études anciennes, vol. 106, no 2,‎ , p. 421-443
  93. Bernadette Liou-Gille, « Naissance de la ligue latine : mythe et culte de fondation », Revue belge de philologie et d'histoire, no 1,‎ , p. 73-97 (lire en ligne)
  94. Bernadette Liou-Gille, « Les rois de Rome et la Ligue latine : définitions et interprétations », Latomus, no 56,‎ , p. 729-764
  95. Alexandre Grandazzi, « Identification d'une déesse : Ferentina et la ligue latine archaïque », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 140, no 1,‎ , p. 273-294 (lire en ligne)
  96. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne]
  97. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique [détail des éditions] [lire en ligne]
  98. [[Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff|Ulrich Von Wilamowitz]], De l'architecture : Vitruve, (lire en ligne), pages 46 et 78
  99. Roger Lambrecht, « Essai sur Les Magistratures Des Républiques Étrusques », sur Google Books,‎ (consulté le 25 juin 2016), p. 26.
  100. Chemain 2016, p. 18
  101. a, b, c et d Silvia Genzano, « La seconde république florentine (1527-1530) et l’émergence d’un héros nouveau : le citoyen-soldat », dans collectif, Cahiers d'études italiennes : Héros et Modèles, Grenoble, éditions littéraires et linguistiques de l'Université de Grenoble, (lire en ligne), page 174, et pages 178 à 181
  102. Irollo 2010, p. 85
  103. a, b, c et d Joncheray 2013, p. 123
  104. Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse, II, 15, 2.
  105. Portail Thucydide, historien politique sur le site du Labiana Callipolis, Laboratoire d'histoire ancienne de l'université de Corse] ;Les méthodes de Thucydide Œuvres de Tucídides dans la collection du duc de Calabre disponible sur Somni: Thucididis Historiarum liber a Laurentio Vallensi traductus. Italie, 1450-1499.De bello Peloponnesiaco.Naples, 1475
  106. a, b, c, d, e, f et g Irollo 2010, p. 85
  107. Irollo 2010, p. 90
  108. Modèle:Harvp
  109. a, b et c Irollo 2010, p. 88
  110. a et b Irollo 2010, p. 89
  111. a, b, c, d, e, f, g et h Irollo 2010, p. 87
  112. a, b et c Joncheray 2013, p. 128
  113. (en) Torelli, The Etruscan City-State : A comparative study of thirty city-state cultures, Copenhague, Kongelige Danske Videnskabernes Selskab,
  114. Maria Cataldi, Marinella Pasquinucci et Francesca Francesca Boitani, Les cités étrusques, Elsevier Sequoia,
  115. (en) John Rich et Andrew Wallace-Hadrill, City and country in the ancient world, Routledge,
  116. Stéphane Gsell, « Fouilles dans la nécropole de Vulci, exécutées et publiées aux frais du prince de Torlonia », Les Cahiers d'Archéologie, no 322,‎ , p. 7
  117. a et b Jannot 1987, p. 103
  118. a et b Martinelli et Paolucci 2013, p. 34
  119. a, b et c Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Étrusques » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)
  120. a, b et c Stéphane Verger et Alain Kermorvan, « Nouvelles données et hypothèses sur la topographie de la ville étrusque de Marzabotto », Mélanges de l'École française de Rome / Antiquité, Publications de l'Ecole française de Rome, vol. 106, no 2,‎ , p. 1077 à 1094 (DOI 10.3406/mefr.1994.1870, lire en ligne)
  121. a et b Joncheray 2013, p. 131
  122. a, b, c, d, e et f Joncheray 2013, p. 124
  123. a et b Joncheray 2013, p. 127
  124. Joncheray 2013, p. 132
  125. Joncheray 2013, p. 133
  126. a, b, c et d Joncheray 2013, p. 121
  127. a et b (it) Giuseppe Sassatelli et Dominique Briquel, Iscrizioni e graffiti della città etrusca di Marzabotto, Bologne,
  128. Fouilles de Marzabotto
  129. a et b Mansuelli Guido A., « Marzabotto : Dix années de fouilles et de recherches », Mélanges de l'École française de Rome / Antiquité, Publications de l'École française de Rome, vol. 84, no 1,‎ , p. 111 à 144 (DOI 10.3406/mefr.1972.920, lire en ligne)
  130. Guy Rachet et Louis Frédéric, Dictionnaire de l'Archéologie, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », , 1052 p., index Misano
  131. Grégor-Charles Bleunven, La Cité étrusque de Spina, Bordeaux, Talence : École d'architecture et de paysage de Bordeaux,
  132. R. Pic, « Spina : une cité étrusque engloutie », Archéologia, no 297,‎ , p. 16 à 23
  133. (it) « Heba », sur parcodeglietruschi.it,‎ (consulté le 27 juin 2016)
  134. Strabon, « Géographie », sur Méditerranées
  135. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 165-167)
  136. Michel Gras, « Marseille, la bataille d'Alalia et Delphes », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 13, no 1,‎
  137. a et b Irollo 2010, p. 78
  138. Irollo 2010, p. 158
  139. a, b et c Irollo 2010, p. 76
  140. a, b, c et d Irollo 2010, p. 77
  141. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées jeanmarcirollp78.
  142. Tous les écrits des pratiques étrusques sont des auteurs latins.
  143. Phographie
  144. Yves Liébert, Regards sur la truphè étrusque, p. 162
  145. Omnia ea flumina fossasque priori à Pado fecère Thusci. Pline, III, 15. Cf. Cluver, Ital. antiq., p. 419-...
  146. a et b Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire : des origines à la romanisation et au christianisme, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1005 p. (ISBN 2-221-05690-6), page 553
  147. Torelli 1985, p. 17.
  148. Briguet 1986, p. 103-106.
  149. Bianchi Bandinelli - Giuliano 1976, p. 151-154.
  150. a, b, c, d, e, f, g et h (it) « Etruschi nell'Enciclopedia Treccani », sur Treccani.it (consulté le 26 juin 2016)
  151. Pianu 1985, p. 269-273.
  152. Torelli 1985, p. 229.
  153. « L’Encyclopédie/1re édition/ANTEPAGMENTA - Wikisource », sur fr.wikisource.org (consulté le 26 juin 2016).
  154. Pianu 1985, p. 300-301.
  155. Torelli 1985, p. 234.
  156. Torelli 1985, p. 123-124.
  157. Hist. nat. XXXV-157
  158. 1, 55, 1
  159. R. Bloch, Le départ des Étrusques de Rome selon l'annalistique et la dédicace du temple de Jupiter Capitolin in Revue de l'histoire des religions, (lire en ligne)
  160. Conservée et exposée au musée archéologique de la villa Giulia de Rome
  161. Jean-Paul Thuillier L'alphabet et la langue étrusques
  162. Daniele F. Marras et Nicole Maroger, « Étrusque : Exemple d'inscriptions étrusques », 'Antiche scritture del Mediterraneo', sur Mnamon, Scuola Normale Superiore Laboratorio di Storia, Archeologia, Epigrafia, Tradizione dell'antico,‎ (consulté le 21 juin 2016)
  163. "À la recherche des indo-européens", éd. 1997, par J.P. Mallory
  164. a, b, c, d et e Irollo 2010, p. 152
  165. a, b, c, d et e Irollo 2012, p. 153
  166. Morandi 1992, p. 9
  167. Irollo 2010, p. 151
  168. Daniele F. Marras et Nicole Maroger, « Étrusque : Présentation », 'Antiche scritture del Mediterraneo', sur Mnamon, Scuola Normale Superiore Laboratorio di Storia, Archeologia, Epigrafia, Tradizione dell'antico,‎ (consulté le 21 juin 2016)
  169. Une paire unique de dés d'ivoire conservée à la Bibliothèque Nationale de France, Paris.
  170. Histoire romaine, Livre 5, 1 (6).
  171. F. Nicosia, Il tumulo di Montefortini e la Tomba di Boschetti a Comeana,
  172. (it) F. Nicosia, « Schedario topografico dell’archeologia dell’Agro Fiorentino », Studi etruschi, no 34,‎
  173. (it) F. Nicosia, Gli etruschi a Comeana,
  174. (it) W. Nesti, « Artimino ed il suo territorio », Prato Storia e Arte / La Rivista, no 54,‎
  175. (en) Anthony Tuck, « Review of G. Poggesi, ed. Artimino : Il Guerriero di Prato Rosello la Tomba a Pozzo del Tumulo B », Etruscan Studies, Morgana Edizioni, vol. 11, no 16,‎ , p. 109 (ISBN 88-85698-82-4, lire en ligne)
  176. (it) Gaspare Baggieri, Religiosità e medicina degli Etruschi, vol. 350, Le Scienze (American Scientific), , p. 76-81.
  177. Vitrines du musée archéologique national de Tarquinia
  178. Cerveteri, temple du Manganello, époque hellénistique, terre cuite, H = 18,5 cm ; l = 15 cm, inv. 13968,Cité du Vatican, musée grégorien étrusque
  179. Cerveteri, temple du Manganello, époque hellénistique, terre cuite, H = 40 cm, inv. 13945, Cité du Vatican, musée grégorien étrusque
  180. La prothèse dentaire dans les tombeaux phéniciens et étrusques
  181. Gaspare Baggieri, Religiosità e medicina degli Etruschi, publié dans Le Scienze (American Scientific) volume 350. 1998, p. 76-77-78-79-80-81.
  182. Voir la prothèse étrusque sur bande en or avec dent de veau incorporée datant du IVe siècle av. J.-C. d'une tombe de la nécropole de Monterozzi.
  183. Cerveteri, nécropole de la Bufolareccia, tombe 170, VIe siècle av. J.-C., os, inv. 67714, inv. 67715, inv. 67716, Cerveteri, musée national cérétain
  184. Jean-Paul Thuillier, Les jeux athlétiques dans la civilisation étrusque, Rome (BEFAR, 256), 1985.
  185. Les magistrats, leurs insignes et les jeux étrusques. MEFRA 1998, 2, p 635-645
  186. Virgile, Le Livre des jeux dans l'Énéide, chant X
  187. « De l'Agôn au geste rituel. L'exemple de la boxe étrusque. » in L'Antiquité classique, 1985, p. 66-75
  188. Sophie Cassagnes-Brouquet, Geneviève Nore, Martine Yvernault, Poètes et artistes : la figure du créateur en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance, Presses Univ. Limoges, (lire en ligne), p. 173
  189. Lydie Pearl, Corps, art et société : chimères et utopies, Editions L'Harmattan, , p. 209
  190. à Piancastagnaio pour Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, Hachette, 1989
  191. Les Étrusques et l'Europe, Réunion des Musées nationaux, 1992, notice 240, p. 155.
  192. (it) Salvatore Le RO, Tra filologia e politica : une medaglione di Piero Vettori (1532-1543), Rinascimento, , pages 247 à 305
  193. Raphaële Mouren, Biographie et éloges funèbres de Piero Vettori : entre rhétorique et histoire, vol. 106, t. 7, Paris, Classiques Garnier, coll. « Études et essais sur la Renaissance (série: perspectives humanistes) »,
  194. Raphaële Mouren, « La lecture assidue des classiques : Piero Vettori », dans Patrick Gilli (directeur d'ouvrage), Humanisme et Église entre France et Italie du début du XVe siècle au milieu du XVIe siècle, vol. 330, Rome, Publications de l'École française de Rome, , pages 433 à 463
  195. Sophie Cassagnes-Brouquet, op. cité, p. 397

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie partielle des articles, biographies, études et essais.

Article détaillé : Bibliographie sur les Étrusques.
Français
  • Martin Bentz et Pierre Rush (trad. oui), « Rituels et sanctuaires étrusques : d’une archéologie des tombeaux à une archéologie des cultes », dans Nancy Thomson de Grummond, Ingrid Edlund-Berry, The Archaeology of Sanctuaries and Ritual in Etruria, vol. 81, Porthmouth, Journal of Roman archaeology, (ISBN 978-18-878-2981-6, lire en ligne), pages 303 à 308.
  • Dominique Briquel, Les Étrusques, Presses Universitaires de France - PUF, , 126 p. (ISBN 9782130533146 et 2130533140).
  • Dominique Briquel, « Visions étrusques de l'autochtonie », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 12,‎ , p. 295 à 313. (DOI 10.3406/dha.1986.1724, lire en ligne).
  • Domnique Briquel, L'origine lydienne des étrusques : Histoire de la doctrine dans l'Antiquité, vol. 139, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Mélange de l'École française de Rome », , 588 p. (ISBN 2-7283-0211-1, lire en ligne).
  • Stéphane Bourdin, « Fréquentation ou intégration : les présences allogènes dans les emporia étrusques et ligures (Ve-IVe siècles av. J.-C.) », dans François Clément, John Tolan et Jérôme Wilgaux, Espaces d'échanges en Méditerranée, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, (lire en ligne), pages 19 à 39.
  • Henri Broise et Vincent Jolivet, « Une colonie étrusque en territoire tarquinien », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 141, no 4,‎ , p. 1327 à 1350 (DOI 10.3406/crai.1997.15820, lire en ligne)
  • Magali Cabarrou, Christian Darles et Pierre Pisani, « Essai de description d’un bâtiment des eaux de Toscane : l’édifice mystérieux de Pietratonda », dans Magali Cabarrou, Christian Darles et Pierre Pisani, L'Antiquité en partage, vol. 90, Varia, coll. « Pallas », (lire en ligne), pages 389 à 403.
  • Mireille Cébeillac-Gervasoni et al., Histoire romaine, Paris, Armand Colin, coll. « U Histoire », , 471 p. (ISBN 978-2-200-26587-8), « La Royauté et la République », p. 72-75.
  • Jean-François Chemain, « 1 : L'Italie avant Rome : Cadre géographique et humain - l'Étrurie », dans Jean-François Chemain, L'économie romaine : en Italie à l'époque républicaine, vol. 17, Paris 6e, Éditions A. et J. Picard, coll. « Antiquités Synthèses », (ISBN 978-2-7084-1010-7, ISSN 1158-4173), pages 11 à 36.
  • Cecilia Colonna, « À propos de deux œnochoés étrusques à vernis noir et à frises d’Éros surpeintes », Publications de l'École française de Rome, vol. 125, no 1,‎ (ISBN 978-2-7283-1039-5, DOI 10.3406/mefr.2013.1286, lire en ligne).
  • Giovanni Colonna, « Apollon, les Étrusques et Lipara », Mélanges de l'École française de Rome (section : Antiquité), École française de Rome, vol. 96, no 2,‎ , p. 557 à 578 (DOI 10.3406/mefr.1984.1424, lire en ligne).
  • Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne : habitats et sociétés en Languedoc et en Provence (VIIIe-IIe siècle av. J.-C.), Arles, Errance, coll. « Les Hespérides », , 2e éd. (1re éd. 2004), 247 p. (ISBN 978-2-87772-562-0).
  • Melissa Della Casa et Thierry Lejars, « La nécropole celto-étrusque de Monterenzio Vecchia : pratiques alimentaires et consommation cérémonielle », dans Melissa Della Casa, Thierry Lejars, Elena Maini, Venturino Naldi et Daniele Vitali, Monterenzio (prov. de Bologne), vol. 122.1, Rome, Publications de l'École française de Rome, (lire en ligne).
  • Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, Paris, Hachette, .
  • Jacques Heurgon, Rome et la Méditerranée occidentale jusqu'aux guerres puniques, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », 3e éd. mise à jour, 1993, 488 p. (ISBN 978-2-130-45701-5), p. 333-336
  • Laurent Hugot, « La Grèce et l’Étrurie dans l’Ouest de la France », dans Dominique Frère (direction d'ouvrage), L’archéologie méditerranéenne et proche-orientale dans l’ouest de la France : Du mythe des origines à la constitution des collections, vol. 115-2, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest », (ISBN 978-2-7535-0669-5, DOI 10.4000/abpo.334, lire en ligne), pages 107 à 120.
  • Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques : l'antique civilisation toscane, VIIIe-Ier siècle av. J.-C., Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 313), , 212 p. (ISBN 978-2-262-02837-4).
  • Jean-René Jannot, « Un ordre étrusque à télamons », Mélanges de l'Ecole française de Rome (section : Antiquité), École française de Rome, vol. 96, no 2,‎ , p. 579 à 600. (DOI 10.3406/mefr.1984.1425, lire en ligne).
  • Jean-René Jannot, « Citations étrusques dans des œuvres de la Renaissance italienne », Monuments et Mémoires de la Fondation Eugène Piot, vol. 88, no 1,‎ , p. 189 à 209 (DOI 10.3406/piot.2009.1725, lire en ligne).
  • Jean-René Jannot, À la Rencontre des Étrusques (lire en ligne).
  • Jean-René Jannot, « Les reliefs de Chiusi : mise à jour de nos connaissances », dans Mireille Cébeillac-Gervasoni, Emmanuel Lyasse, Michel Christol, Juan Francisco Rodríguez Neila, Enrique Melchor Gil, Sobre Digesto et Antonio Sartori, Le quotidien institutionnel des cités municipales : regards croisés de juristes et d'historiens, vol. 122-1, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Mélanges de l'École française de Rome - Section Antiquité », (ISBN 978-2-7283-0892-7, lire en ligne), pages 51 à 72.
  • Claire Joncheray (dir.), Les plans des cités étrusques à la période classique. : De la réalité fantasmée aux nouveaux critères d'interprétation, vol. Actes 2 des colloques sur l'urbanisme et l'architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires, Tunis, Urbanisme et architecture en Méditerranée antique et médiévale à travers les sources archéologiques et littéraires / Institut Universitaire des Sciences Humaines de Tunis, , 394 p. (lire en ligne).
  • Pierre-Yves Lambert, « Épigraphie gallo-étrusques », dans Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d'inscriptions choisies, Paris 4e, éditions Errance, 2003 (édition revue et augmentée) (ISBN 2-87772-224-4), pages 73 à 83.
  • Roger Lambrech, Essai Sur Les Magistratures Des Républiques Étrusques, vol. 7 (Études de philologie, d'archéologie et d'histoire anciennes), Palais des Académies, , 218 p..
  • Thierry Piel, « Luci et fora : des structures « supraciviques » et interethniques dans le monde étrusco-latin », dans François Clément ; John Tolan ; et Jérome Wilgaux (directeurs d'ouvrage), Espaces d'échanges en Méditerranée : Antiquité et Moyen Âge : Antiquité et Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-753531-55-0, lire en ligne), pages 20 à 25.
  • Michel Lejeune, Jean Pouilloux et Yves Solier, « Étrusque et ionien archaïques sur un plomb de Pech Maho (Aude) », Revue archéologique de Narbonnaise, vol. 21, no 1,‎ , p. 19-59 (ISSN 2117-5683, [4%20juin%202016 lire en ligne]).
  • Natacha Lubtchansky, « Chiusi étrusque et son territoire : archéologie et historiographie », dans Bonci Casuccini, Debora Barbagli et Mario Iozzo, Etruschi. Chiusi, Siena, Palermo : la collezione, Sienne, Compresso museale Santa Maria della Scala/Chiusi, Laboratorio archeologico, (ISBN 978-8-88024-178-2, lire en ligne), pages 241 à 248.
  • Natacha Lubtchansky, « Pratiques normées dans la peinture étrusque archaïque : de la technique au rituel », Mélanges de l'École française de Rome - Antiquité, École française de Rome, vol. 124, no 2,‎ , p. 1 à 16 (lire en ligne).
  • André Magdelain, « Le lus archaïque », dans Jus imperium autorictas : Études du droit romain, vol. 133, t. 1, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Mélange de l'École française de Rome - Antiquité », (lire en ligne), pages 3 à 93.
  • James Patrick Mallory et Jean-Luc Giribone (trad. oui), « Les indo-européens en Europe : L'Italie », dans James Patrick Mallory et Jean-Luc Giribone (pour la traduction), À la recherche des indo-européens : Langue, archéologie, mythe, Paris, éditions du Seuil, (ISBN 2-02-014390-9), pages 105 à 113.
  • Maurizio Martinelli, Giulio Paolucci et Anne Bruant, Lieux étrusques, Scala, , 226 p. (ISBN 978-8-881171-58-3, lire en ligne).
  • Sabatino Moscati, Les Italiques : l'art au temps des Étrusques, Paris, L'Aventurine, coll. « Arts et cultures », , 302 p. (ISBN 2-84190-008-8).
  • Thierry Piel et Bernard Mineo, « Des rois étrusques à la génèse de la république : la construction des récits », dans Thierry Piel et Bernard Mineo, Et Rome devint une république... : 509 av. J.-C., vol. HA12, Clermont-Ferrand, Lemme edit, coll. « Illustoria / Histoire Ancienne », (ISBN 978-2-917575-26-0, EAN 9782917575260, ISSN 2116-7117), pages 5 à 52.
  • Thierry Piel et Bernard Mineo, « Des rois étrusques à la génèse de la république : les dessous de l'histoire », dans Thierry Piel et Bernard Mineo, Et Rome devint une république... : 509 av. J.-C., vol. HA12, Clermont-Ferrand, Lemme edit, coll. « Illustoria / Histoire Ancienne », (ISBN 978-2-917575-26-0, EAN 9782917575260, ISSN 2116-7117), pages 53 à 98.
  • Thierry Piel, « Luci et fora : des structures « supraciviques » et interethniques dans le monde étrusco-latin », dans François Clément ; John Tolan ; et Jérome Wilgaux (directeurs d'ouvrage), Espaces d'échanges en Méditerranée : Antiquité et Moyen Âge : Antiquité et Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-753531-55-0, lire en ligne), pages 20 à 25.
  • Jean-Noël Robert, Les Étrusques, Belles Lettres, , 335 p. (ISBN 9782251410272 et 2251410279).
  • Pascal Ruby, « Tarquinia, entre la Grèce et Sala Consilina : Éléments pour l'étude de la circulation des biens de prestige dans l'Italie centrale et méridionale protohistorique », dans collectif, Mélanges de l'Ecole française de Rome : Antiquité, vol. 105, Rome, Publications de l'École française de Rome, (DOI 10.3406/mefr.1993.1819, lire en ligne), pages 779 à 832.
  • Marie-Carme Belarte et Claire-Anne de Chazelles, « Les manifestations rituelles en contexte domestique en Ibérie et en Gaule méditerranéenne », dans Réjane Roure et Lionel Pernet (directeurs d'ouvrage), Des rites et des hommes : Les pratiques symboliques des Celtes, des Ibères et des Grecs en Provence, en Languedoc et en Catalogne, Montpellier, éditions Errance, coll. « Collection Archéologie de Montpellier Agglomération / AMA 2 », (ISBN 978-2-87772-460-9, notice BnF no FRBNF42511268).
  • Jean-Paul Thuillier, Les Étrusques, Éditions du Chêne, coll. « Grandes civilisations », , 240 p. (ISBN 2842776585, présentation en ligne).
  • Jean-Paul Thuillier, « Le sport dans la civilisation étrusque : entre Grèce et Rome », dans Jean-Paul Thuillier, Études balkaniques, Recherches interdisciplinaires sur les mondes hellénique et balkanique, (ISSN 2102-5525, lire en ligne), pages 13 à 32.
  • Gilles Van Heems, « Idéologie et écriture : réflexions sur les mentions de titres et magistratures dans les inscriptions étrusques », dans Marie-Laurence Haack, L’écriture et l’espace de la mort : Épigraphie et nécropoles à l'époque préromaine, Rome, Publications de l'École française de Rome / École française de Rome, , 1 à 29 p. (ISBN 978-2-7283-1096-8, lire en ligne).
  • Gilles Van Heems, « Essai de dialectologie étrusque : problèmes théoriques et applications pratiques », dans collectif, La variation linguistique dans les langues de l’Italie préromaine : Actes du IVe Séminaire sur les langues de l’Italie préromaine organisé à l’Université Lumière‑Lyon 2 et la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, 12 mars 2009, Lyon, Maison

de l’Orient et de la Méditerranée, coll. « Collection de la Maison de l’Orient », (ISBN 978-2-35668-021-1, ISSN 0184-1785, lire en ligne), pages 69 à 90

  • Arianne Villemaux, « Les tombeaux étrusques de l’Ouest de la France », dans Dominique Frère (direction d'ouvrage), L’archéologie méditerranéenne et proche-orientale dans l’ouest de la France : Du mythe des origines à la constitution des collections, vol. 115-2, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest », (ISBN 978-2-7535-0669-5, DOI 10.4000/abpo.336, lire en ligne), pages 121 à 130.
Anglais
  • (en) Marie-Françoise Briguet et Larissa Bonfante, Etruscan life and afterlife: a handbook of Etruscan studies, Detroit, Wayne State University Press, (ISBN 0-8143-1813-4), « Art »
  • (en) Italo Vecchi, « A corpus of the coinage of the Rasna, together with an historical and economic commentorary on the issues (gold, silver and bronze) from the mints of Cosa, Luca (?), Pisae (?), Populonia, Uncertain Central Italy, Vetulonia, Volsinii (?), Vulci (?) and unidentified mints, from 5th to 3rd centuries BC », dans Italo Vecchi, Etruscan coinage, Milan, (ISBN 978-88-87235-76-0, lire en ligne).
  • (en) Gabriel Zuchtriegel, « An open-air sanctuary on an amphora by the Pittore delle Gru and the cult of Artemis in early Etruria », Mélanges de l'École française de Rome - Antiquité, Publications de l'École française de Rome, vol. 123, no 1,‎ , p. 5 à 11 (lire en ligne).
Italien
  • (it) Ranuccio Bianchi Bandinelli et Antonio Giuliano, Etruschi e Italici prima del dominio di Roma, Milan, Rizzoli, .
  • (it) Ranuccio Bianchi Bandinelli, « Etrusca, Arte », dans Enciclopedia dell'arte antica classica e orientale, Rome, Istituto della enciclopedia italiana, (lire en ligne).
  • (it) Giovanni Colonna, « Etrusca, Arte », dans Enciclopedia dell'arte antica classica e orientale, Rome, Istituto della enciclopedia italiana, (lire en ligne).
  • (it) Mauro Cristofani, L'arte degli Etruschi : produzione e consumo, Turin, Einaudi, .
  • (it) Dominique Briquel, « La questione delle origini etrusche nella Francia dell’Illuminismo : Le proposte de Nicolas Fréret », dans Vincenzo Bellelli, Stéphane Bourdin, Maria Paola Castiglioni et Paola Santoro, Origines : percorsi di ricerca sulle identità etniche nell'Italia antica : Identity problems in Early Italy : a workshop on methodology, vol. 126-2, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Varia - Regards croisés », (lire en ligne).
  • (it) Giovannangelo Camporeale, Gli etruschi. Storia e civiltà, UTET Università, .
  • (it) Massimo Pallottino, Etruscologia, Hoepli, , 564 p. (ISBN 8820314282).
  • (it) Mauro Cristofani, Dizionario della civiltà etrusca, Giunti Editore, , 340 p. (ISBN 9788809217287 et 8809217284).
  • (it) Cristofani Mauro, « Il testo di Pech-Maho : Aleria e i traffici del V secolo a. C », dans collectif, Mélanges de l'Ecole française de Rome : Antiquité, vol. 105, Rome, Publications de l'École française de Rome, ([hhtp://www.persee.fr/doc/mefr_0223-5102_1993_num_105_2_1820 lire en ligne]), pages 833 à 845.
  • (it) Alessandro Morandi, « L'iscrizione CIE 5881 di S. Giuliano », Revue belge de philologie et d'histoire, Antiquité / Oudheid, vol. 70, no 1,‎ , p. 109 à 114 (DOI 10.3406/rbph.1992.3816, lire en ligne).
  • (it) K. M. Phillips et E. Nielsen, « Poggio Civitate », dans Enciclopedia dell'arte antica classica e orientale, Rome, Istituto della enciclopedia italiana, (lire en ligne).
  • (it) C. E. Östenberg, « Acquarossa », dans Enciclopedia dell'arte antica classica e orientale, Rome, Istituto della enciclopedia italiana, (lire en ligne).
  • (it) Maria Antonietta Rizzo et Mauro Cristofani, « Oreficeria », dans Dizionario illustrato della civiltà etrusca, Florence, Giunti, (ISBN 88-09-21728-4)
  • (it) Luciano Sterpellone, La medicina etrusca : demoiatria di un'antica civiltà, Noceto, [Parma], Essebiemme, (ISBN 8884850916, OCLC 123154899).
  • (it) Mario Tabanelli, La medicina nel mondo degli Etruschi, Leo S. Olschki, coll. « Biblioteca della Rivista di storia delle scienze mediche e naturali ».
  • (it) Mario Torelli et Giampiero Pianu, L'arte degli Etruschi, Rome - Bari, Editori Laterza, (ISBN 88-420-2557-7).

Dans les arts et la littérature[modifier | modifier le code]

  • Mika Waltari et Olivier Orban, L'Étrusque, Éditions du Seuil, coll. « Points »,
  • Piero Bernardini Marzolla, L'Etrusco Una Lingua Ritrovata, Arnoldo Montadori Editore

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Quelques personnages renommés

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur la religion étrusque