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Étrusques

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le peuple étrusque. Pour la langue étrusque, voir Étrusque.
Étrusques
Image illustrative de l'article Étrusques
Sarcophage des Époux

Période Du VIIIe au Ier siècle av. J.-C. (âge du fer européen)[1]
Ethnie Lydiens ; Villanoviens[a] ; Phrygiens ; Tyrrhéniens ; Peuples de la mer.
Langue(s) Étrusque
Religion Polythéiste, cosmogonite et « De divinatione »[3].
Villes principales Arezzo ; Bologne (Felsina) ; Capoue ; Chiusi ; Caere ; Cortone ; Fiesole ; Orvieto (« Volsinies ») ; Populonia ; Tarquinia ; Vetulonia ; Volterra ; Vulci.[b]
Région d'origine Étrurie[5],[6].
Région actuelle Territoire de la Toscane[7] ; la totalité de la plaine du Pô ; côte orientale de la Corse ; et quelques comptoirs dans la partie orientale de la Sicile, sur la côte du Latium et en Campanie septentrionale, et pourtour bassin méditerranéen occidental.
Rois/monarques Monarques appartenant à la dynasties des Tarquins[c] ; « Arruns » dit le Vieux[d] ; « Larth Porsnna » ; Tarchon et Tyrrhenus ; Mézence ; « Thefarie Velanias »[e] ; Lars Tolumnius[f],[8] ; la dynastie des « Cilnii » ; la dynastie des Spurinna ; et la dynastie des « Tolumnii ».
Frontière D'ouest en est et du nord au sud : Ligures ; Celtes d'Italie[g] ; Vénètes ; Rhètes ; Sardes ; Falisques ; Latins ; Ombriens ; Sabins et Picéniens (tribu des Vestins)[9].

Les Étrusques sont un peuple qui a vécu dans le centre de la péninsule italienne depuis la fin de l'âge du bronze et dont les Romains ont hérité une part importante de leur culture. D'abord connus par les Grecs sous le nom de Tyrrhéniens ou Tyrsènes[h], ils le sont ensuite par les Romains sous les noms de « Etrusci » ou « Tusci ».

L'origine des Étrusques fait l'objet de débats animés depuis la Renaissance entre partisans d'une thèse autochtone et ceux d'une origine orientale. Un relatif consensus s'est établi, suivant en cela Massimo Pallottino, et la majorité des étruscologues considère que l'autochtonie est compatible avec des apports orientaux divers et qu'il serait vain de poursuivre un débat que seules quelques études génétiques ont relancé récemment. Si l'écriture étrusque, empruntée aux Grecs, se lit sans problèmes, la langue qu'elle véhicule n'est pas indo-européenne et sa connaissance reste fort lacunaire.

L'histoire de cette civilisation antique s'étend sur un millénaire. L'archéologie témoigne d'une culture villanovienne s'étendant du début Xe à la fin du VIIIe siècle av. J.-C., mais les textes historiques la concernant font défaut. Elle est suivie par l'ascension d'une série de cités prospères entretenant des échanges culturels et commerciaux avec les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs d'Italie méridionale, qui progressent vers le Sud, contrôlant la modeste Rome, gouvernée durant un siècle par des rois étrusques et fondant la colonie de Capoue. La puissance étrusque décline avec les invasions des Celtes et des Samnites, puis la conquête progressive par la République romaine. En 17 av. J.-C., l'ensemble du territoire étrusque, devenu la Regio VII, est incorporé dans le découpage administratif de l'Italie romaine.

La puissance militaire des Étrusques se manifeste notamment sous la forme d'importantes forces navales et d'une infanterie composée de guerriers ayant adopté un armement hoplitique et la formation d'unités en phalange grecque. Les cités, bénéficiant d'une architecture avancée, possèdent pour la plupart de solides enceintes et des positions géostratégiques fortes.

Le territoire originel des Étrusques, l'Étrurie, correspond approximativement à l'actuelle Toscane, au tiers nord du Latium et au nord-ouest de l'Ombrie. À leur apogée, au cours de la période dite archaïque, leur emprise s'étend de la plaine du Pô à la Campanie. Les cités étrusques forment à l'origine une confédération de 12 villes, la dodécapole, à laquelle se seraient ajoutées par la suite deux autres confédérations, la dodécapole padane au Nord et la dodécapole campanienne, ainsi que plusieurs colonies ou comptoirs en Ligurie, en Gaule cisalpine et en Corse. Chacune de ces cités est dirigée par un « zilath », l'équivalent d'un roi.

Les terres étrusques, riches en minerais métallifères et bénéficiant de conditions naturelles favorables aux cultures, permettent de développer une industrie et une agriculture florissantes. Leurs produits sont exportés dans l'ensemble des territoires italiques, mais également vers les marchés celtes, phéniciens, carthaginois et italo-grecs.

La société du peuple étrusque est de type hiérarchique et oligarchique, comprenant des hommes libres et des esclaves. Au cœur de cette société, la femme étrusque est mise en valeur et semble jouir de droits en tous points égaux à ceux de l'homme. Globalement, les auteurs grecs et romains assimilent le mode de vie étrusque à une culture marquée de langueur et de plaisirs, il s'agit, selon ces auteurs, de la truphè.

La diversité et la richesse des tombes obéissent aux nombreux rites funéraires en vigueur suivant les périodes de la civilisation.

Les Étrusques, en intégrant les apports des Grecs, des Phéniciens et des Égyptiens, ont développé un art particulièrement riche et des disciplines intellectuelles comme la médecine, l'urbanisme et la divination (etrusca disciplina). Absorbée et assimilée au début de la période impériale, la culture issue de l'ancien peuple toscan n'en demeure pas moins présente. L'apport des Étrusques aux Romains est significatif et substantiel.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tyrrhéniens, Lydie et Lydien.

La terminologie ethnonymique du terme « Étrusques » s'inscrit au travers de biais tant historiques que culturels, littéraires et politiques. Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci ». Dans son Commentaire sur l'Énéide de Virgile, le grammairien latin du IVe siècle Servius avance l'étymologie suivante : « Les Étrusques reçurent le nom de Tusci à cause de la fréquence de leurs sacrifices, c'est-à-dire ἀπο του θύειν[i] »[10]. Les auteurs et historiens grecs, dont Hérodote[j], les désignaient sous le terme de « Τυρρηνοί » (Tyrrhēnoi, c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes, du nom d'un personnage éponyme, Tyrrhénos, qui aurait, selon Hérodote et Strabon, conduit une partie du peuple lydien en Italie). On ne sait pas avec certitude comment les Étrusques se nommaient eux-mêmes. Certains historiens modernes[12] suivent l'historien grec Denys d'Halicarnasse qui rapporte[k] que les Étrusques se désignaient par le mot « Rasenna », qui était « le même que celui d'un de leurs chefs, Rasenna », ou, par syncope, « rasna »[13]. Dans la poésie latine, notamment chez Virgile, le mot Lydi est fréquemment employé pour désigner les Étrusques, selon la thèse de leur origine lydienne, fort répandue dans l'Antiquité[14].

L'ethnonyme « Tusci » est réemployé dans un contexte géographique régional, en créant le toponyme « Toscana ». Celui-ci procède également d'une forme dérivée et développée du terme « Tuscia »[l], élément culturel et géographique communément acquis dès le IIIe siècle de la Rome impériale, et faisant ainsi écho à l’antique dénomination de l'Étrurie, territoire des Étrusques[15].

Origines et ethnogenèse[modifier | modifier le code]

Comme dans le cas d'autres peuples, les avis des historiens, antiques et modernes, diffèrent à propos des origines des Étrusques, exogènes (Lydiens) et autochtones (Villanoviens). Dès l'Antiquité trois hypothèses circulent à propos de l'origine des Étrusques, celle d'une origine orientale étant la plus répandue[16]. Selon Hérodote, les Étrusques seraient d'origine lydienne[17]. Les voix discordantes sont rares : Denys d'Halicarnasse, qui est le seul à défendre l'origine autochtone des Étrusques, mentionne au passage Hellanicos de Lesbos, pour qui les Étrusques auraient été des Pélasges[18].

Les Modernes reprennent le débat sur les mêmes bases que les Anciens. L'autorité d'Hérodote, surnommé le père de l'histoire, fait que, jusqu'au milieu du XXe siècle, la plupart d'entre eux souscrivent à la thèse orientale, d'autant plus que les découvertes archéologiques d'objets « orientalisants » semblent la conforter[19].

Une quatrième hypothèse, émise en 1753 par Nicolas Fréret et reprise par Theodor Mommsen au siècle suivant, suggère que les Étrusques viendraient des Rhètes, qui sont basés dans les Alpes orientales et leur sont linguistiquement apparentés sur la base de quelques inscriptions. Cette thèse sans trace dans la tradition antique n'a pas l'adhésion de Dominique Briquel[20].

Massimo Pallottino, fondateur de l'étruscologie moderne et reconnu comme l'un des plus grands étruscologues, bouleverse les idées sur le sujet. Il considère que l'émergence de la civilisation étrusque ne peut résulter d'une seule migration, mais est le fruit d'un long processus de formation à partir d'apports multiples à la fois autochtones villanoviens et exogènes, orientaux ou autres[21]. À propos de la thèse de Pallottino, exposée en 1947 dans L'origine degli Etruschi, Dominique Briquel parle d'une « sorte de révolution copernicienne »[22]. Cette thèse a emporté l'adhésion de la majorité des étruscologues, qui pensent comme Jean-Paul Thuillier que « le caractère mythique, fantaisiste ou idéologique de ces théories antiques conduit aujourd'hui les chercheurs à laisser quelque peu de côté la question des origines », le débat restant néanmoins « loin d'être clos »[23].

Des recherches menées par le généticien Alberto Piazza basées sur l'analyse de l'ADN de 80 individus dont les restes ont été prélevés dans des tombes étrusques ont conclu que cet échantillonnage présente des similitudes avec les populations anatoliennes, mais diffère de manière surprenante de l'ADN des actuels Toscans. Néanmoins, les études sont limitées à de vieilles familles de Volterra, de Casentino et de Murlo[24]. Les éléments analysés provenant de tombes riches, appartenant à l’aristocratie, l'hypothèse retenue est qu’il s'agit d’une élite dominante et non assimilée avec le reste de la population d’alors, celle-ci étant probablement d'origine villanovienne. Les Toscans actuels en seraient les descendants[25]. Une autre étude plus récente (2013) comparant l'ADN mitochondrial étrusque à celui d'individus d'époque médiévale et moderne de Toscane et d'Anatolie indique que le lien avec l'Anatolie date d'au moins 5 000 ans, et que le modèle le plus probable est celui de la continuité génétique entre les Étrusques et certaines populations actuelles de Toscane, comme celles des régions de Volterra et particulièrement du Casentino mais non pas de l'ensemble de la Toscane[26].

Le problème de l'ethnogenèse des Étrusques demeure un sujet délicat. Leur langue clairement non-indo-européenne est un des marqueurs les plus visibles de leur identité. Si leur écriture ne date que du VIIIe siècle av. J.-C., les nombreux emprunts mutuels indiquent une longue proximité entre les Étrusques et leurs voisins italiques avant cette époque[27]. Le processus d'ethnogenèse remonte sans doute au IIe millénaire av. J.-C., à la fin de l'âge du bronze, vers 1200 av. J.-C.[28], lorsqu'un nouveau faciès culturel remplace la culture apenninique. Cette phase dite proto-villanovienne du XIIe au Xe siècle av. J.-C. est culturellement marquée dans le domaine funéraire par le passage progressif de l'inhumation à l'incinération dans une partie de l'Italie qui correspond à la zone où fleurira la culture de Villanova puis la civilisation étrusque, tandis que l'inhumation persiste dans les régions habitées par des peuples italiques parlant une langue indo-européenne[29]. C'est au cours de cette phase proto-villanovienne qui correspond à de profonds bouleversements à l'est de la Méditerranée, que des groupes venus d'Orient sont susceptibles d'être venus s'installer en Italie centrale et d'avoir contribué à l'ethnogenèse du peuple étrusque[30]. Les étruscologues ne nient pas l'intérêt des quelques études génétiques réalisées à ce jour mais restent très prudents quant à leurs conclusions[31].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Italie préromaine.

L'histoire de cette civilisation antique se déploie sur dix siècles et sur six époques successives : la période villanovienne, du début Xe à la fin VIIIe siècle av. J.-C., attestée par une archéologie constituée d'habitats rudimentaires et d'éléments funéraires dits « à champs d'urnes » ; la période orientalisante, marquée par des échanges culturels et commerciaux avec les Phéniciens, les Carthaginois et les Grecs d'Italie méridionale (ou Eubéens), datée de 720 à 600 av. J.-C. ; la période archaïsante, époque attribuée entre 600 et 480 av. J.-C., phase de développement culturel, économique et territorial, qui voit les Étrusques apposer leur empreinte sur une grande partie du bassin méditerranéen occidental et de l'Italie antique, y compris au sein même de Rome, en lui fournissant trois souverains (Tarquin l'Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe, de la lignée dynastique des Tarquins) ; la période classique, datée de 480 à 300 av. J.-C., au cours de laquelle la prééminence des Étrusques vacille et est marquée par de lourdes défaites militaires sur les terres, comme sur les mers ; la période hellénistique, attribuée de 300 à 100 av. J.-C., qui se présente comme une phase de déclin rythmée par de multiples invasions (notamment celtes) et sièges de villes ; enfin la période de romanisation, de 100 à 17 av. J.-C., marquée par l'assujettissement des populations étrusques par la République romaine, les cités étrusques devenant des municipes sous tutelle romaine comme l'emblématique ville de « Velzna »[m], puis leur accession à la citoyenneté romaine. En 17 av. J.-C., l'ensemble du territoire étrusque, devenu la Regio VII, est incorporé dans l'Empire romain.

Grèce romaine Époque hellénistique Époque classique Époque archaïque Siècles obscurs Période hellénistique étrusque Époque classique étrusque Période archaïque étrusque Période orientalisante étrusque Culture de Villanova Empire romain République romaine Monarchie romaine

Période villanovienne[modifier | modifier le code]

Urne funéraire en terre cuite sous la forme d'une cabane simplifiée, avec une porte à l'avant elle-même reliée par de fin cordages.
Urne-cabane villanovienne

Du IXe au VIIIe siècle av. J.-C., la société villanovienne, que l'on appelle parfois proto-étrusque parce qu'elle occupe les territoires où l'on retrouve au VIIe siècle av. J.-C. des populations incontestablement étrusques[32], évolue sans rupture avec la période précédente dans le domaine funéraire. Ses rites à incinération se distinguent clairement de ceux du restant de l'Italie, à inhumation (« tombes à fosses ») et permettent d'en circonscrire l'aire géographique (Toscane, une partie de l'Émilie et de la Campanie)[33].

La population qui occupait jusque là des villages disséminés se regroupe dans des agglomérations situées sur des plateaux facilement défendables. Elle vit dans des cabanes, dont l'aspect nous est connu par les urnes-cabanes funéraires. Le phénomène, qui touche d'abord l'Étrurie méridionale, va de pair avec l'émergence au VIIIe siècle av. J.-C. d'une aristocratie, perceptible dans le mobilier funéraire qui se diversifie : mors de chevaux, armes de bronze et des casques à crête typiquement villanoviens[34].

L'émergence de la civilisation étrusque dans ce contexte est intimement liée à l'expansion territoriale et commerciale des Grecs dans le sud de l'Italie à partir du VIIIe siècle av. J.-C.[35],[36]. L'archéologie aussi bien que de nombreux textes antiques attestent l'existence de complexes urbains chalcidiens, dont notamment ceux de « Pithekos », sur l'île tyrrhénienne d'Ischia, aux environs de 775 av. J.-C. et de Cumes sur le littoral nord-campanien, vers 750 av. J.-C.[37],[38] De nombreux artefacts identifiables comme proto-étrusques indiquent des contacts très probables entre cette sphère gréco-chalcidienne et la sphère étrusque[39] sous-tendus par des échanges commerciaux entre ces deux cultures. La constitution d'un marché d'échanges à l'échelle de la péninsule italienne aurait contribué au développement et à l'essor de la civilisation proto-étrusque[40].

Les formes plastiques et stylistiques de l'artisanat proto-étrusque mettent en relief des emprunts aux canons esthétiques des Phéniciens originaires du littoral syrien. Les rares informations concernant les régions étrusques pendant cette période témoignent de contacts commerciaux et culturels avec les cultures grecque, phénicienne, et également proto-italique, contribuant à l'émergence de leur civilisation[35].

Période orientalisante[modifier | modifier le code]

Pour désigner la période allant de la fin du VIIIe jusqu'au début du VIe siècle av. J.-C.[n], les archéologues et les historiens parlent de « période orientalisante »[35]. Il faut comprendre par là qu'il s'agit d'une période qui voit l'importation et l'imitation d'objets provenant du bassin oriental de la mer Méditerranée.

Au terme du VIIIe siècle av. J.-C., la civilisation étrusque procède d'une fédération de peuples et de cités ayant une même identité ethnique et culturelle. Celle-ci se manifeste sous la forme d'une nation totalement constituée[35]. Par ailleurs, au tournant des VIIIe et VIIe siècles av. J.-C., la puissance des cités implantées au voisinage des littoraux maritimes tyrrhéniens, telles que « Pufluna », « Tarchna », ou encore « Cisra » repose sur la domination de la mer[o],[35].

Aux environs de 700 av. J.-C., les Étrusques acquièrent un système d'écriture, probablement emprunté aux Grecs originaires d'Eubée, installés dans le sud de la péninsule[41]. Ils adaptent ensuite cette variante de l'alphabet grec à leur système phonologique[42]. Parmi les plus anciennes inscriptions en langue étrusque figure la tablette de Marsiliana, une planchette en ivoire employée comme écritoire, portant sur un de ses côtés un alphabet modèle de 26 lettres[43]. La provenance de l'objet, une tombe aristocratique datée d'environ 670 av. J.-C., en compagnie d'ustensiles d'écriture, indique qu'à cette époque, l'écriture fait partie des activités pratiquées par l'élite[44].

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Au cours de la première moitié du VIIe siècle av. J.-C., le cadre historique des Étrusques se détermine au travers de leur expansion territoriale et politique au sein de la plaine padane, au Nord, et des aires géographiques septentrionales de la Campanie, du Latium, et de l'Ombrie, au Sud. Outre la confédération des cités-États étrusques fondée dans le courant du VIIIe siècle av. J.-C., la civilisation étrusque s'étend à deux nouveaux territoires : la dodécapole padane et la dodécapole méridionale. Les Étrusques fondent ainsi « Pyrgi », « Caiatia », « Heba », dans la partie étrusco-méridionale et des métropoles comme « Atria », Cesena, Felsina, Forcello di Bagnolo San Vito et « Kaituna », dans la partie étrusco-padane. Au cours de cette même période, le pouvoir politique étrusque semble entretenir des relations diplomatiques sereines avec ses voisins romains[q] et italo-grecs, pratiquant avec eux des échanges commerciaux et culturels[46].

Période archaïque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Période archaïque étrusque.
Articles connexes : Ruma étrusque et Monarchie romaine.

Entre 610 et 500 av. J.-C. environ, selon les traditions souvent contradictoires reprises par les auteurs antiques, plusieurs rois d'origine étrusque (de naissance ou par adoption) se sont succédé dans la monarchie romaine : Tarquin l'Ancien, Servius Tullius (dont le nom étrusque serait « Macstarna ») et Tarquin le Superbe (ou le Jeune) et après la chute de la royauté, un parent, Lucius Tarquinius Collatinus, aurait été l'un des deux premiers consuls de Rome. Porsenna, roi étrusque de Clusium, aurait tenté de prendre Rome et peut-être occupé la ville pendant un temps, puis le roi exilé Tarquin le Superbe (ou un parent) aurait été élu chef de guerre de la Ligue latine en guerre contre Rome et aurait été repoussé à la bataille du lac Régille, mettant fin aux ambitions étrusques. Cette présence étrusque s'interprète plus comme les entreprises individuelles de chefs de guerre que comme une politique de conquête de leurs cités d'origine, Tarquinia ou Vulci. Elle imprime une marque culturelle et économique sur la cité romaine naissante[47].

En Europe et dans le bassin méditerranéen, l'apogée de la puissance étrusque se situe probablement pendant la période archaïque, entre 600 et 475 av. J.-C. ; toutefois, l'Étrurie se trouve confrontée à partir du VIe siècle av. J.-C. à divers conflits territoriaux et géopolitiques.

Peinture avec des couleurs vives, désormais légèrement ternies, représentant un affrontement désordonné avec des combattants à cheval et des soldats de l'infanterie.
Peinture de Tommaso Laureti représentant la bataille du lac Régille

Dans la région du Latium, à Rome, la chute des Tarquins provoque une succession de guerres entre certaines villes étrusques méridionales (Tarquinia, Véiès, Cerveteri) et la cité. Rome est la première à se libérer de la domination étrusque en chassant Tarquin le Superbe vers 509 av. J.-C., puis les Latins dans leur ensemble s'en libèrent avec l'aide d'Aristodème de Cumes à la bataille d'Aricie en 506 av. J.-C. À l'orée du Ve siècle av. J.-C., après avoir vaincu les Latins lors de la bataille du lac Régille, et leur avoir imposé le fœdus Cassianum, les Romains disputent à Véies le contrôle des salines du Tibre. C'est au cours de ce conflit que les Fabii sont massacrés à la bataille du Crémère. La lutte se solde en 474 par un « match nul »[48]. Selon Denys d'Halicarnasse, les Véiens assiégés acceptent une trêve de quarante ans[49]. La guerre de 438 / 425 av. J.-C. s'achève par la chute de Fidènes, petite ville latine alliée à Véies.

L'hégémonie étrusque, menacée sur sa frontière continentale du Tibre, l'est aussi dans sa zone d'influence maritime. En 535 av. J.-C., les Étrusques, alliés aux Carthaginois (certains historiens emploient à ce propos l'expression de « Confédération étrusco-carthaginoise »), remportent la bataille navale d'Alalia (Aléria), au large de la Corse, contre les Phocéens de Massalia (Marseille antique) renforcés par des migrants phocéens ayant fui l'invasion des Perses. L'arrêt de l'expansion étrusque commence à la fin du même siècle, puis vient le déclin durant le Ve siècle av. J.-C.[50].

Période classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Époque classique étrusque.

À l'époque classique, la situation géostratégique et politique des cités étrusques va en s'aggravant, celles-ci devant faire face sur trois fronts différents.

Le premier se situe en Campanie, où les possessions étrusques, isolées et affaiblies après la défaite navale de Cumes en 474 av. J.-C., sont définitivement perdues lors de la conquête de Capoue par les Samnites[51],[52]. Évoquant la chute de de cette ville en 423 av. J.-C., Dominique Briquel résume ainsi ce que devint la position géostratégique étrusque en Campanie :

« […] il est très rare que Tite-Live s'écarte de la perspective strictement romanocentrique qui est la sienne. Il le fait cependant en 423 av. J.-C. pour parler de la prise de la Capoue étrusque, alors dénommée « Volturnum », par les Samnites. Il s'agit, comme il le précise, d'une affaire étrangère, mais digne d'être rappelée. L'événement est en effet d'importance : il marque la fin de ce qu'on a considéré comme une période de suprématie étrusque sur la Campanie, au moins dans ses parties internes, en dehors des zones de colonisation grecque, la fin de ce temps pour lequel les historiens antiques parleront de l'existence d'une dodécapole, d'une fédération de douze cités établie par les Étrusques dans cette région à l'image de celle qui existait en Toscane, selon un modèle d'organisation du territoire qu'ils auraient également appliqué dans l'autre secteur de l'Italie vers lequel s'est produite une expansion étrusque, la région padane, avec une autre dodécapole, dont le centre était cette fois « Felsina-Bologne. »

— Dominique Briquel, 1999[53].

Détail d'un fresque montrant un soldat âgé, tenant fièrement un drapeau rouge avec un oiseau dessus, revêtant une armure et un casque de couleur dorés et argentés ainsi qu'une cape pourpre.
Marcus Furius Camillus, dit Camille à la bataille de Véies, en 394 av. J.-C. (par Domenico Ghirlandaio, vers 1483)[r].

Sur le deuxième front, les Étrusques doivent faire face à l'expansionnisme romain. Véies, la cité étrusque la plus proche de Rome, est la première à en faire les frais. En 396 av. J.-C., Rome, sous la bannière du dictateur et général en chef romain, Marcus Furius Camillus (446 - 365 av. J.-C.), conquiert Véies, étendant ainsi son influence sur toute l'Étrurie méridionale. S'il faut en croire Tite-Live, dont le récit est empreint « d'éléments merveilleux », les Romains s'emparent de la ville au bout d'un siège de dix ans[54]. Durant plus de deux siècles, à l'initiative tantôt de l'une tantôt de l'autre de leurs cités, les Étrusques luttent contre l'expansion romaine[55]. Entre 358 et 351 av. J.-C., Tarquinia et Rome se livrent une guerre sans merci et des prisonniers sont exécutés de part et d'autre. Le conflit est désastreux pour la cité étrusque, dont le territoire est ravagé et qui finit par accepter une trêve de quarante ans[56].

Enfin, entre 390 et 380 av. J.-C., le troisième front militaire se développe aux marges septentrionales de l'Étrurie. À cette époque, des tribus celtes unifiées sous la bannière du chef de guerre sénon Brennos migrent vers le Sud afin d'accroître leur richesse et leur puissance politique au sein de l'Europe du second Âge du fer[57]. Au début du Ve siècle av. J.-C., une véritable expédition militaire, en grande partie composée de troupes boïennes et sénonnes, entraîne la destruction des cités étrusques de la plaine du Pô, telles que « Felzna » et Forcello[58],[59]. Selon le celtologue et historien Venceslas Kruta, ce fait invasif s'interprète de la manière suivante :

« Ainsi que le suggèrent les textes, les contacts entre l'Étrurie padane et les Celtes transalpins furent probablement à l'origine de son invasion et de son occupation au début du IVe siècle av. J.-C. La confédération des douze cités conduite par Felsina (Bologne) tomba ainsi pour deux siècles sous la domination des Boïens d'Europe centrale. »

— Venceslas Kruta, 2000[57].

À la fin du IVe siècle av. J.-C., les hostilités reprennent après plusieurs décennies de calme. S'il faut en croire Tite-Live, la guerre romano-étrusque est déclenchée par les Étrusques, pour tenter de reprendre aux Romains la ville de Sutri, qui occupe une position stratégique. Non seulement ils échouent, mais les Romains portent les hostilités au cœur du territoire étrusque en franchissant la forêt ciminienne. Pérouse, Cortone et Arezzo obtiennent une trêve de trente ans. En 310 av. J.-C., lors de la bataille du lac Vadimon, près de Bolsena, l'armée romaine menée par le consul, dictateur et général Fabius Maximus porte un coup sévère à la coalition des cités étrusques[60]. Selon le récit de Tite-Live, Pérouse, qui a rompu la trêve, est finalement obligée d'admettre une garnison romaine tandis que Tarquinia obtient une nouvelle trêve de quarante ans et que les Romains s'emparent de plusieurs places fortes volsiniennes. Les Étrusques obtiennent finalement une trêve renouvelable chaque année[61],[62]. Faute d'une réelle coordination, la coalition étrusque échoue[63].

Période hellénistique[modifier | modifier le code]

À partir de l'époque hellénistique, les cités étrusques, qui ont déjà connu de multiples revers militaires et géopolitiques lors de la période précédente, sont en proie à un déclin inexorable à la fois culturel, économique et géostratégique.

Les Étrusques n'arrivent pas à opposer un front commun aux Romains. Pire encore, à l'intérieur même de leurs cités, des conflits sociaux opposent les aristocrates à la masse des couches les plus pauvres. Les premiers n'hésitent pas alors à solliciter l'intervention des Romains, comme c'est le cas à Arezzo en 302 av. J.-C.

Seule une alliance avec d'autres peuples menacés d'absorption par le puissant voisin romain semble encore offrir aux dernières cités libres l’opportunité de se soustraire à l'expansionnisme romain[64]. Au cours de la troisième guerre samnite, en 295 av. J.-C., les Étrusques entrent dans une coalition comprenant les Ombriens, les Gaulois cisalpins et les Samnites. Avant la bataille de Sentinum, les Étrusques, ayant appris que les Romains ravagent le territoire de Clusium, rentrent chez eux[65]. En leur absence[66], les légions romaines battent les Samnites et les Gaulois au terme d'un combat acharné. L'armée romaine se retourne ensuite contre les Étrusques, qui sont battus près de Velathri[66].

Photographie représentant les vestiges des thermes de Roselle sur les flancs d'une bute boisée.
Vestiges de Roselle.

L'année suivante, en 294 av. J.-C., c'est au tour de Rusellæ de tomber aux mains des légions romaines sous les ordres du dictateur Valerius Maximus.

Malgré la débâcle subie par l'armée étrusque, un dernier sursaut survient en 284 av. J.-C., lors d'une offensive des armées romaines commandées par Lucius Metellus. Ces dernières sont battues au bas de la citadelle fortifiée d'« Aritim »[67].

Tête en marbre blanc d'un homme avec les cheveux bouclés, sur un socle gris.
Buste de Pyrrhus Ier, roi d'Épire et allié des Étrusques dans les années 285 - 275 av. J.-C.

Cette période de l'histoire étrusque trouve son épilogue lors de l'expédition de Pyrrhus en Italie, en réponse à l'appel de la cité grecque de Tarente (282 av. J.-C.)[68],[69]. Le roi d'Épire, menant une politique faite de traités et d'alliances multiples avec les cités d'Étrurie, gréco-italiotes et italiques, vient secourir Tarente. Cette manœuvre éveille l'espoir des populations de « Velx » et de « Velzna » de se soustraire à la main-mise romaine[70],[71]. Toutefois, le cours des événements ne s'oriente pas dans cette direction : Pyrrhus Ier, quoique victorieux des troupes romaines à Heraclea en Lucanie, ne parvient pas à faire sa liaison avec les deux cités étrusques. Ces dernières, prises en étau, se voient contraintes d'abdiquer face à la puissance romaine et, in fine, valident un traité d'alliance avec le pouvoir romain. De surcroît, cette paix est défavorable pour Vulci et Volsinies[72],[73]. En 279 av. J.-C., Pyrrhus, après avoir conclu sur une victoire difficile la bataille d'Ausculum, se replie plus au Sud. Le souverain d'Épire, toujours appuyé, entre autres, par les villes étrusques revient à nouveau à la charge en 275 où il est définitivement battu par les Romains[74]. À partir de cet événement, le dernier obstacle venu d'Épire écarté, Rome a désormais les mains libres pour achever la conquête de l'Étrurie.

Tour à tour, entre 274 et 264 av. J.-C. les cités étrusques dont Vulci, Cerveteri, Pyrgi, Arezzo, Orvieto sont colonisées, annexées puis, in fine, romanisées.

Vestiges avec colonnes et murs, partiellement recouvert par une toiture moderne de protection avec une colline, des champs et des bois en arrière-plan.
Site archéologique du Sentinum.

Point d'orgue de ce processus, en 264 av. J.-C. Rome s'empare de la capitale religieuse et politique des peuples étrusques, « Velzna »[75],[76]. L'étruscologue Jean-Marc Irollo commente ce fait et ses conséquences en ces termes :

« En 264 av. J.-C., année de la prise de Volsinies, les haruspices étrusques annoncèrent la fin du sixième saeculum de leur nation. L'Étrurie n'était plus désormais qu'une simple région soumise à Rome, dont les villes qui n'avaient pas été détruites restaient dirigées en principe par leurs aristocrates, mais ne bénéficiaient plus que d'un semblant d'autonomie. L'indépendance des cités étrusques n'était plus qu'un souvenir. »

— Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques (2010).


En 241 av. J.-C., la cité de Falerii, traditionnelle alliée de l'Étrurie, effectue une ultime tentative de rébellion vis-à-vis de Rome. La ville est rasée et ses habitants déportés vers un site offrant moins de protection, appelé Falerii Novi[77].

Pendant les quatre décennies suivantes, Rome accélère sa politique de grands travaux visant à mailler l'ensemble des territoires italiens conquis. À la fin des années 220 av. J.-C., toutes les terres étrusques sont dotées de routes d'acheminement civiles et commerciales comme la Via Aurelia fondée en 241 av. J.-C., longeant la côte et reliant entre elles une série de colonies, dont Pyrgi; la via Flaminia, fondée en 238 av. J.-C., qui épouse une ligne reliant les côtes de l'Adriatique à celles de la mer Tyrrhénienne sur un axe sud-ouest/nord-est[78]; et la via Cassia, se développant sur un tracé d'axe nord-sud, et partant approximativement de « Veis » pour rejoindre « Luna »[79],[80].

Au cours du printemps de l'an 217 av. J.-C., en pleine guerre punique, après avoir traversé le Sud de la Gaule et le massif alpin, les troupes carthaginoises conduites par Hannibal (247 - 181 av. J.-C.) débouchent en Étrurie où elles se livrent à des ravages que ne peut ignorer l'armée romaine[81]. Après la bataille du lac Trasimène où les Romains subissent une lourde défaite, contrairement aux Gaulois qui se rallient à Hannibal, seuls quelques Étrusques rejoignent les forces carthaginoises[82].

À la fin de la deuxième guerre punique les populations d'Étrurie, bien que « fidèles » à leur culture, apparaissent de plus en plus romanisées. En 205 av. J.-C., alors que le consul Publius Cornelius Scipio (236 - 183 av. J.-C.), après s'être emparé de Locres[74], prépare son expédition en Afrique[83], il reçoit l'aide, probablement forcée, des Étrusques, tant en vivres, en équipement et en navires de guerre[84]. Ces faits tendent par conséquent à confirmer que les Étrusques subissent une lente et irréversible intégration au sein de la République romaine[85],[86],[87].

La période allant de 200 à 150 av. J.-C. est empreinte d'un relatif apaisement pour les populations d'Étrurie. Quelques métropoles étrusques telles que « Aritim », « Perugia » ou « Velzna » affichent même une réelle « prospérité » tant sur le plan économique que démographique. Les époques se succédant, la trame historique étrusque était — selon les haruspices — parvenue à une charnière. Ainsi que l'explique Jean-Marc Irollo :

« En 146 av. J.-C., année de la chute de Carthage, débuta le VIIIe saeculum. »

— Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques (2010).

Romanisation de l'Étrurie[modifier | modifier le code]

En quelques décennies, entre 140 et 100 av. J.-C., alors amputées de leur centre le plus symbolique, les populations étrusques sont totalement assujetties[t] à Rome et incluses par des traités spécifiques. Malgré la pacification des peuples d'Étrurie, mais également de ceux de l'Ombrie, du Sabinum, de la Campanie ou encore de ceux de la Cisalpine, qui ne bénéficient pas encore de la citoyenneté romaine, ils ne sont que des « citoyens de second rang »[88],[89].

Au Ier siècle av. J.-C., pendant la guerre sociale, les Étrusques ne prennent pas part à la lutte entre Rome et certains de ses alliés. Ils en retirent cependant un bénéfice lorsque Rome accorde le droit de cité à tous les Italiens. En revanche, lors de la première guerre civile entre Marius et Sylla, les Étrusques choisissent le mauvais camp. Le vainqueur, Sylla, se montre rancunier et châtie les villes qui ont pris parti pour Marius : en 81 et 80 av. J.-C., il confisque leurs biens et établit des colonies militaires à Arezzo et Fiesole[90].

L'année 40 av. J.-C. est déterminante pour la cité étrusque de Perugia. La succession de Jules César, favorable aux Étrusques [u] ,[74], assassiné en 44 av. J.-C., provoque une guerre civile entre Marc Antoine et Octave. Lucius Antonius, frère de Marc Antoine, se réfugie dans l'enceinte de la ville ombrienne[74]. Dès lors, Perugia subit un long siège militaire par les légions fidèles à Octave. Tombée aux mains de ce dernier, la ville est ravagée [74], puis reconstruite quelques années plus tard, grâce à l'appui de Mécène, proche conseiller d'Octave et descendant de la famille étrusque des Cilnii.

À la fin du Ier siècle av. J.-C., les Étrusques sont totalement intégrés. Certains d'entre eux occupent même des postes de haute responsabilité au cœur du sénat romain. En dépit de la perte de leur autonomie politique, les Étrusques continuent à exercer leur influence sur les plans culturel, religieux et artistique.

En 27 av. J.-C., Rome, devenue le centre d'un vaste empire sous Auguste, fait de l'Étrurie la septième région impériale[74], sous le toponyme de « Regio VII » ou « Etruria »[92],[93]. Au terme du règne d'Auguste, en 14, les haruspices annoncent l'achèvement du « Xe et ultime saeculum de la nation étrusque »[v] Pour finir, Charles Guittard analyse ainsi l'historiographie étrusco-romaine : « Le Xe siècle étrusque peut être considéré comme le Ier d'une Renaissance de Rome, d'un renouvellement marqué par un nouvel Âge d'Or et la célébration des jeux augustéens, qui passeront à la postérité grâce au génie d'Horace. »

Le territoire étrusque[modifier | modifier le code]

Le territoire historique[modifier | modifier le code]

« Un Eden sur terre »

— Jean-marc Irollo, Histoire des Étrusques, 2010, p.  63[1].

Les terres historiques de l'Étrurie originelle[w] étaient délimitées par les cours des fleuves Arno (rive droite) et Tibre (rive gauche) dont les sources se situent sur les versants respectifs des monts Falterona et Fumaiolo. L'Étrurie comprenait donc la partie occidentale de l'Ombrie, la globalité de la Toscane, et l'extrémité septentrionale du Latium jusqu'à Rome où la rive droite du Tibre[1],[6], le Trastevere, était considérée comme étrusque comme le confirment certains termes anciens : litus tuscus (autrement dit : rivage des étrusques) ou encore ripa veiens (littéralement : rive de Véies[x])[94]. L'expansion commerciale et politique étrusque s'étend par la suite en Campanie et dans la plaine du Pô comme le témoignent les restes archéologiques, monuments et objets d'art de tout genre[95].

Au Ier siècle, dans ses Lettres, Pline le Jeune, ne tarit pas d'éloges sur le panorama naturel des terres historiques étrusques[96].

« Le pays est d'une beauté ravissante. Imaginez une sorte d'amphithéâtre immense, tel que la nature seule peut le créer ; la plaine d'une vaste étendue, est entourée de montagnes, les montagnes sont couronnées de hautes et antiques forêts, le gibier y est abondant et varié. »

— Pline le Jeune (61 - 114) Epistulae, Livre V, 6, 7-8[97].

Globalement, il est possible de visualiser un territoire s'organisant autour de quatre axes majeurs.

Dans un premier temps, on distingue deux lignes longitudinales. Une ligne occidentale formée par les plaines côtières longeant la mer Tyrrhénienne, dont l'épicentre est approximativement déterminé par « Rusellæ »[98],[99] et un vaste espace central de faible altitude évoluant du Nord au Sud[96].

D'autre part, le territoire étrusque est défini par deux axes latitudinaux se développant d'Est en Ouest qui correspondent aux cours fluviaux de l'Arno et de l'Ombrone[100].

L'ensemble de ces éléments révèle que le territoire historique étrusque, tout en comportant quelques obstacles, présente des avantages notables tant spatiaux, que pédologiques, minérifères, et hydrographiques. Les Étrusques bénéficient donc d'un domaine favorable à l'agriculture, à l'essor industriel et économique, ainsi qu'à la navigation et par conséquent au commerce de produits manufacturés, en particulier grâce aux voies fluviales et à son ouverture sur un vaste espace maritime[101].

Dans sa partie septentrionale et orientale, le territoire est pourvu de contreforts et de vallées tributaires de la chaîne des Apennins, formée du Nord au Sud d'une suite d'enceintes montagneuses naturelles. Leur altitude culmine à 2 163 mètres avec le mont Cimone, dans l'actuelle province de Modène en Émilie-Romagne. Par ailleurs, le sous-sol géologique de ces massifs est riche en ressources minérales. Plus à l'ouest, en direction de l'espace central étrusco-toscan, ces derniers s'amenuisent sous la forme d'un prolongement vallonné riche d'une terre siennoise de type argileuse, un matériau favorisant l'exploitation agricole et bénéficiant d'une composition essentielle à la production des poteries étrusques tels que les buccheros. Il s'agit de la région des Crete senesi (littéralement crêtes siennoises) et dont la cité-état de Chiusi en est le principal centre administratif, politique et économique[96].

Au Nord se développe en largeur vers le Sud-Est rejoignant la basse-vallée de l'Arno, la plaine centrale, étroite au niveau des Alpes Apuanes, massif d'où est extrait le marbre de Carrare[102]. La partie occidentale de cet ensemble topographique s'achemine en collines peu marquées, ponctuées de gorges et de dépression fluviales de tailles modestes telles que le Val d'Orcia et affluentes à l'Ombrone et à l'Arno[1],[96].

À l'extrémité Ouest de l'Étrurie, le panorama se transforme et s'étire en plaines côtières bordées par la mer Tyrrhénienne, dont notamment la vaste plaine maritime de la Maremme. En direction du Sud, les terres étrusques se prolongent en massifs de type volcanique[y],[96], parsemés d'étendues lacustres comme celle du lac de Bolsena. Les sols de ces hauts-plateaux et reliefs encaissés se caractérisent par la présence de tuf volcanique, une roche facile à extraire et à exploiter, propre à la construction d'éléments architecturaux et de bas-reliefs. Sa granulométrie la rend toutefois fragile et seccable[1],[96].

Cette région méridionale aux paysages d'altitude, que l'on dénomme la « haute Tuscia », présente une végétation riche, constituée de massifs forestiers de type feuillus, tels que des chênaies ou des hêtraies, essences largement utilisées et représentées dans l'industrie étrusque, tant comme matériau de combustion que pour la production de poteaux de bois, de sculptures et sous forme brute, de biens d'exportation. Grâce à cette manne naturelle, la métropole étrusque de Volsinies, géographiquement positionnée au sein de la région boisée, s'octroie la majeure partie du marché économique[1],[96].

Extension et frontières[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étrurie.
Carte de l'Italie avec en vert les territoires de la culture villanovienne. En trois zones séparées : la première et plus grande au centre-ouest le long de la côte tyrrhénienne-ligure, la seconde et la troisième au nord-est, proche de la Vénétie.
Le territoire étrusque au cours de sa genèse correspondant peu ou prou à l'aire de diffusion de la culture villanovienne vers la fin du Xe et début du IXe siècle av. J.-C.

La « nation étrusque » s'est formée à travers un procédé complexe d'échanges commerciaux, flux migratoires et conflits armés dont certaines étapes peuvent être reconstituées par l'archéologie. Ainsi au début de IXe siècle av. J.-C., la métallurgie du fer se développe dans divers centres de l'Étrurie. Au Ve siècle av. J.-C. les premiers habitats se transforment d'abord en cités-États à base monarchique puis aristocratique dont l'expansion unitaire reste limitée.

L'expansion débute au VIIIe siècle av. J.-C., les cités plus puissantes absorbant les autres soit culturellement ou par la force (Véies), soit politiquement (Falerii, Capena, Rome, Ruma étrusque au VIe siècle av. J.-C.), en Campanie (Capoue, Pompéi et Salerne) et vers le Nord avec l'occupation de Felsina, Mantoue, Adria, Spina et la fondation de Marzabotto.

Globalement, à la fin de cette époque d'expansion territoriale, l'aire géographique de l'Étrurie toscane, campanienne et padane recouvre environ un tiers de l'Italie, soit approximativement 100 000 km2. La carte géographique du territoire étrusque s'inscrit au sein d'un vaste ensemble de peuples, d'ouest en est et du nord au sud entre les Ligures, les Celtes d'Italie[z], les Vénètes, les Rhètes, les Sardes, les Falisques, les Latins, les Ombriens, les Sabins et les Picéniens, essentiellement la tribu des Vestins[103],[104].

L’île d'Elbe avait déjà été occupée au VIIe siècle av. J.-C., la côte est de la Corse vers 540 av. J.-C. après la bataille d'Alalia contre les Phocéens.

La domination sur les territoires au sud du Tibre cesse vers la fin du VIe siècle av. J.-C., avec les défaites d'Aricie contre les Latins alliés d'Aristodemos Malakos, puis de Cumes (474 av. J.-C.) contre les Syracusains. À la même époque, l'Étrurie padane succombe sous les coups des Gaulois.

Carte en relief du Latium avec Rome au centre, le nom ds quatre autres principaux centres urbains et en majuscule le nom des peuples : Étrusques, Sabins, Eques, Marses, Latins, Herniques, Volsques et Aurunces.
Carte représentant les peuples étrusques et italiques au sein du Latium au cours du Ve siècle av. J.-C.[aa].

Cités-États[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dodécapole étrusque.
Articles connexes : Velzna, Fanum Voltumnae et Voltumna.
Carte du nord et du centre de l'Italie, avec l’Étrurie au centre-ouest et les zones d'expansion étrusque autour, avec les principales villes représentées.
Carte géographique mettant en évidence les douze cités-états étrusques[ab].

« C'est comme bâtisseurs de villes que les Étrusques ont manifesté leur génie »

— Pline le Jeune, (61 - 114) Epistulae, Livre V, 6, 7-8[96].

La société étrusque, depuis son émergence au VIIIe siècle av. J.-C. jusqu'à sa romanisation progressive et sa dissolution au sein du monde romain au début de notre ère, ne fut jamais unifiée politiquement[105]. Elle était constituée d'un ensemble de cités-états, selon le modèle grec de la polis, avec un grand centre urbain dominant un plat-pays, où subsistent des centres secondaires. Ces entités évoluèrent progressivement de la monarchie vers un régime républicain, comme ce fut le cas à Rome. On ne connaît pas l'étendue territoriale exacte de chaque cité, bien qu'il ait existé des bornes (tular en étrusque) placées aux frontières[106]. Au-delà de ces divisions, les Étrusques sont reconnus comme un tout, une entité distincte, le Tuscum nomen, par leurs voisins latins[107]. L'évolution des cités vers un régime républicain n'était pas irréversible, comme le montre le cas célèbre de Véies, qui revint à un régime monarchique, s'attirant ainsi l'hostilité des autres cités étrusques[108].

Les institutions politiques étrusques sont mal connues[109]. Ce que nous en savons nous est parvenu à travers des passages allusifs dans des textes grecs ou latins. L'archéologie vient suppléer à ces sources, essentiellement sous forme d'inscriptions, mais la connaissance imparfaite de la langue étrusque laisse subsister de nombreux points d'interrogation. Aux VIIe et VIe siècles av. J.-C., ces cités-états connaissent un régime monarchique. Les rois que les étruscologues appelaient jadis lucumons, une appellation à laquelle les spécialistes actuels ne croient plus guère[110], sont issus des grandes familles aristocratiques qui forment une oligarchie. Ils exercent un pouvoir, dont les attributs nous sont connus par un passage de Denys d'Halicarnasse :

« une couronne d'or, un trône d'ivoire, un sceptre avec un aigle sur le pommeau, une tunique de pourpre incrustée d'or et un manteau pourpre brodé, tels que les rois des Lydiens et des Perses le portaient sur eux [...], cela semble avoir été une coutume tyrrhénienne pour chacun des rois dans sa cité, qu'il fût précédé par un licteur, un seul, portant une hache avec un faisceau de verges et lorsqu'il y avait une expédition commune des douze cités, on remettait les douze haches à un seul homme, celui qui avait reçu le pouvoir souverain. »

— Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines, III, 61.

On connaît mal les institutions des cités républicaines. Elles possédaient des magistrats, dont le zilath (zil, zil(a)c ou encore zilch)[111], magistrat suprême élu annuellement et le maru, dont on connaît encore moins bien la fonction.

Les cités de l'Étrurie historique, conscientes de leur identité linguistique, culturelle et religieuse, étaient plus étroitement liées entre elles. Elles formaient une ligue, la Dodécapole étrusque que les écrivains grecs appelaient « dôdeka poleis » c'est-à-dire douze cités, dont est issu le mot « dodécapole » en français. Denys d'Halicarnasse parle quant à lui de douze « hegemoniai »[112], tandis que les écrivains latins parlaient de « duodecim populi », c'est-à-dire douze peuples[113]. Le siège de la ligue serait le « fanum » (sanctuaire) Voltumnae (du dieu Voltumna) qui se situerait à Volsinies, sur le Campo della Fiera où l'on pense en avoir retrouvé les traces[114].

Les réunions, essentiellement de nature religieuse, auraient été présidées par un magistrat suprême, le « zilath mechl rasnal ». Les étruscologues sont divisés sur le sens de cette expression, qui pourrait s'appliquer simplement au plus haut magistrat d'une cité donnée[115]. Seul Tite-Live[116] mentionne cinq fois le sanctuaire, pour une brève période en l'associant à des réunions politiques de ce qu'il appelle « omni Etrurirae concilium » (le conseil de toute l'Étrurie)[117] ou encore « Etruscorum concilium » (le conseil des Étrusques)[118]. Selon les données éparses recueillies auprès des écrivains antiques, il aurait existé une institution relevant du même schéma tant en Étrurie padane qu'en Étrurie campanienne. Pour la première, Tite-Live rapporte que « Maîtres du territoire qui s'étend de l'une à l'autre mer, les Étrusques y bâtirent douze villes, et s'établirent d'abord en deçà de l'Apennin vers la mer Inférieure, ensuite de ces villes capitales furent expédiées autant de colonies qui, à l'exception de la terre des Vénètes, enfoncée à l'angle du golfe, envahirent tout le pays au-delà du Pô jusqu'aux Alpes.»[119]. Strabon, évoquant la Campanie, mentionne que les Étrusques « y fondèrent douze villes, une, entre autres, appelée Capua, comme qui dirait la ville capitale »[120]. Ces assertions, largement reprises par les étruscologues modernes, ne font cependant pas l'unanimité. Plusieurs points font l'objet d'interrogations ou de controverses. Si certains spécialistes continuent de voir dans les dodécapoles padane et campanienne le résultat d'une conquête, d'autres font remarquer que la Campanie et la plaine du Pô présentaient déjà le même faciès archéologique que l’Étrurie historique au cours de la période villanovienne[121]. La notion même de dodécapole est sujette à caution pour ces deux régions, car il est difficile d'y trouver douze candidats au titre de véritable cité[122].

La thalassocratie étrusque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Étrurie maritime.

La « thassalocratie étrusque », est un terme historiographique qui désigne l'expansion territoriale, culturelle et commerciale étrusque par l'implantation de nombreux établissements coloniaux au cours de la période allant du VIIIe au Ve siècle av. J.-C. afin de conforter les positions économiques sur une partie du bassin de la méditerranéen.[123].

Leur présence est attestée sur le littoral tyrrhénien par le site portuaire de Gravisca fondé au VIe siècle av. J.-C. [124] qui constitue un emporion, c'est-à-dire une sorte de port franc.

En Gaule méditerranéenne, les Étrusques sont présents en Languedoc et en Provence au VIIe et VIe siècle av. J.-C., en particulier à Lattara site protohistorique localisé dans l'agglomération de la commune de Lattes, dans le département de l'Hérault[125] et Pech Maho, localisé dans l'actuel département de l'Aude[126].

« Les premiers qui réussissent à construire un réseau efficace d'échanges sur les rivages gaulois sont les Étrusques [...] Pendant près de trois quarts de siècle (des environs de 625 aux environs de 550 av. J.-C.) les Étrusques vont occuper une position dominante dans les transactions maritimes qui se développent en Provence et en Languedoc. »

— Michel Py, 1993[127],[128].

En Ligurie, leur présence est attestée de manière ponctuelle[129], sur le site de Luna dès la période archaïque et et en Haute-Corse on note la présence de vestiges d'un comptoir colonial étrusque sur le site d'« Alalia »[130],[131]

Sur l'île d'Elbe [132],[133], les analyses de terrain effectuées au XIXe siècle av. J.-C., mettent en avant l'existence de zones d'extractions minérifères[134], dont la datation atteste d'une implantation étrusque au cours de la 1re phase de l'âge du fer[133],[135]. L'île d'Elbe semble être une plaque tournante des exportations étrusques[134] avec la présence d'un important emporion[132].

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La puissance militaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire militaire étrusque.

Selon Caton l'Ancien (234 - 149 av. J.-C.), l'ensemble de la péninsule italienne avait été soumise autrefois à la prééminence militaire des Étrusques. Tite-Live partage ce constat :

« Avant l'établissement de la puissance romaine, les Étrusques avaient étendu au loin leur domination sur terre et sur mer. Les noms mêmes des mers, la mer Supérieure et la mer Inférieure qui ceignent l'Italie comme une île, attestent la puissance de ce peuple : les Italiens appellent l'une la mer Toscane, l'autre la mer Hatriatique du nom d'Hatria, colonie des Étrusques. Les Grecs les nomment mer Tyrrhénienne et mer Adriatique. »

— Tite-Live, Histoire romaine, V, 33, 7.

La poliorcétique[modifier | modifier le code]

Enceinte basse envahie par la végétation, le long d'un sentier, constituée de grosses pierres agencées.
Mur cyclopéen à « Rusellæ » (Roselle).

Les vestiges des cités d'Étrurie témoignent d'une architecture urbanistique efficace et novatrice[136] mise au service d'une logistique défensive solide et efficiente, imitée jusque chez les Celtes de la civilisation de Hallstatt, au-delà des Alpes, à partir du VIe siècle av. J.-C.[137].

Dans ce cadre, le fait architectural étrusque imprime une rémanence significative au sein des infrastructures associées au domaine de la poliorcétique[136].

L'infanterie et la cavalerie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Clipeus, Hoplite et Mars de Todi.

« La guerre était un état presque normal pour les Étrusques comme pour les autres peuples d'Italie préromaine. Parfois il s'agissait de s'assurer la possession de points d'appui stratégiques ou commerciaux. »

— Jean-Marc Irollo, , page 158[138].

Le caractère belliqueux des Étrusques se manifeste dès la période villanovienne[138]. L'exhumation de sépultures, datant de cette époque et de celles qui lui succèdent, a mis en évidence de nombreuses preuves matérielles de la culture guerrière des peuples d'Étrurie[138],[139]. Les chercheurs ont fréquemment trouvé, dans l'enceinte de ces tombes villanoviennes, des restes incinérés de guerriers[138]. Ces cendres sont, dans la plupart des cas, déposées dans des urnes biconiques, elles-mêmes recouvertes d'un casque[139]. Ces pièces d'armure sont confectionnées en bronze[139] ou en terre cuite. Cette forme caractérise les sépultures masculines[138].

Pour l'époque villanovienne, et en particulier dans les sépultures de « Veis » et de « Tarqna », les archéologues ont exhumé une grande quantité d'armement défensif et offensif[139]. L'équipement défensif se compose notamment d'un casque, dont il existe deux modèles, le casque à crête et le casque à apex[140]. Le bouclier, de forme ronde, s'apparentant au clipeus romain, est généralement ouvragé en bois[ad],[138] ,[141],[142]. À ceci, il faut également ajouter un kardiophylakès (genre de « protège-cœur »[139] d'origine picéno-grecque), en bronze et maintenu au moyen de lanières en cuir et des cnémides, ou jambières, complétant ainsi la panoplie défensive étrusque[143].

À en juger par le nombre de pointes de lance aux formes variées retrouvées dans les tombes de cette époque, la lance d'hast est la principale arme offensive villanovienne[144]. Une épée courte sert d'arme d'appoint lors des combats rapprochés[145]. Les haches sont plus rares.

Au cours de la seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C., l'armure étrusque évolue vers un type hoplitique[146],[138],[139]. La tombe d'Isis, exhumée aux alentours de « Velx », est l'un des exemples les plus frappants de cette évolution[138]. Dans cette sépulture, datée de la fin du VIe siècle av. J.-C. (520 av. J.-C.), a été retrouvé un matériel hoplitique quasiment complet[147]. À sa découverte, en 1839, par Lucien Bonaparte[148], la tombe comporte un bouclier rond, des cnémides, un casque, une épée, une pointe de lance, un ceinturon « à fermoir »[ae]. En outre, sur le territoire recouvrant l'Étrurie, les découvertes d'artefacts tels que des statuettes en bronze figurant des soldats en armes mettent en évidence l'adoption de l'équipement hoplitique par les troupes d'infanterie étrusques : ces statuettes à caractère votif montrent des guerriers munis d'une cuirasse « à plaque », d'un linothorax, d'un casque calotté pourvu de paragnathides (sorte d'oreillons ou protèges-oreilles) et d'un clipeus[af][138]. Pour exemple concret, le Mars de Todi (début du Ve siècle av. J.-C.[152]), ou encore le matériel exhumé à Falterona[153],[154] (près d'« Aritim »), indiquent clairement le recours à ce type d'équipement guerrier[138]. À propos de cette mutation de l'armement étrusque à partir de la période classique (600 - 480 av. J.-C.), Jean-Marc Irollo rappelle que :

« Le développement du combat hoplitique est à mettre en rapport avec l'évolution sociale des cités. À partir de cette époque, les citoyens des villes étrusques ont probablement été classés suivant les critères de richesse qui leur permettaient d'acquérir un équipement plus ou moins coûteux. La possession d'une armure complète n'était donc plus désormais la seule prérogative des princes et de leur clientèles. »

— Jean-Marc Irollo, (2010), page 163[138].

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Les Étrusques adoptent, dès l'époque archaïque, la tactique militaire dite « formation en phalange »[155],[138]. Ce type de formation, empruntée aux grecs, repose sur un déploiement de fantassins en rangs serrés (les soldats évoluent quasiment bouclier contre bouclier) :

« Tous les historiens soulignent que ce type de combat qui consiste à se présenter en formation serrée où chaque guerrier est protégé par son voisin est symbolique de la solidarité entre citoyens d'une même cité. »

— Jean-Marc Irollo, , page 163[138].

D'autre part, les armées étrusques, à l'instar de celles des Romains et de d'autres peuples italiques, possèdent différents types d'unités : les unités dites « lourdes » (généralement celles qui constituent les phalanges), composées d'hoplites (en principe des hommes de rang social élevé) et les unités dites « légères », avec pour seule pièce d'armement défensif un linothorax en cuir[138]. Ces troupes légères, les plus nombreuses, sont, la plupart du temps, formées de paysans « semi-libres », autrement dit des pénestes[156].

Les unités de cavalerie, bien qu'ayant subi de profondes transformation au cours de l'histoire militaire étrusque, ont été, dès l'époque villanovienne, un symbole de prestige des élites nobiliaires et ce, en écho à la mythologie grecque. Ainsi, Jean-Noël Robert rappelle :

« Au XIe et VIIIe siècle av. J.-C., la cité n'existait pas encore et la référence culturelle des potentats étrusques est la guerre de Troie (elle le restera longtemps). Avec elle, c'est l'image mythique du héros, généralement à cheval, qui mène sa troupe dans l'aventure de quelque vengeance ou de son ambition. »

— Jean-Noël Robert, 2004, page 103[155].

Reproduction sur papier balnc des dessins provenant d'une fresque funéraire, en couleur (bleu, rouge marron, jaune et vert), avec des figures de cavaliers, de cultivateurs, de musiciens et de riches banquetant.
Fresques funéraires avec cavaliers (en bas).

Le mobilier funéraire des sépultures princières, régulièrement constitué, entre autres, de mors, témoigne de la composition des unités de cavalerie[138]. Ces troupes, formées de combattants à cheval, sont des unités d'élite dont les hommes bénéficient du plus haut degré de statut hiérarchique et social. il s'agit de la « gens » aristocratique étrusque (tels que les « zilath », par exemple)[138],[156]. Hormis la présence, en contexte funéraire, de ces pièces de harnachement, d'autres artefacts, généralement des ex voto, laissent apparaître des hommes montant des chevaux et encadrant des unités d'infanterie[138],[156]. À cet effet, la découverte d'une situle en bronze dans une tombe princière à Certosa, ornée de motifs représentant des cavaliers qui mènent des colonnes de fantassins, vient confirmer le rôle des élites aristocratiques au sein des armées étrusques[157],[158],[159]. De même, les décorations peintes qui ornent une amphore, de type « Micali »[160],[161],[162], ou encore celles d'une oinokhòê retrouvée à Tragliatella à proximité de « Cisra », mettent en évidence cette caractéristique propre aux colonnes de cavalerie étrusques[138],[156].

Les chars[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Char de Monteleone.
Photographie montrant une roue à rayons en bronze oxydé et en arrière plan le corps même du char avec des bas-reliefs.
Ici : détails de la jante, des roues du char de Monteleone.

Les fouilles archéologiques effectuées dans des tombes ont révélé, dès la période villanovienne, la présence de mors de chevaux, généralement par paires, ce qui semble indiquer qu'ils provenaient d'un bige, c'est-à-dire un véhicule à deux roues, dont il est difficile de déterminer l'usage[163]. Les auteurs modernes conjecturent que, pendant une brève période[164] des chars ont été employés dans des combats « homériques », c'est-à-dire des duels opposant deux chefs montés sur leur char[165]. Très rapidement, il semble que les chars n'aient plus été que des véhicules de prestige, ne servant qu'à conduire les chefs vers le champ de bataille à la tête de leur gens[166]. Ceux que l'on a exhumés dans des tombes aristocratiques, dont le char de Monteleone est l'exemplaire le plus célèbre, étaient des véhicules de parade[167],[168].

En contre-point, au sein de la « koinè » étrusque, les chars manifestent d'une représentation essentiellement sportive, c'est en particulier le cas sous le biais des « ludi circences » et élitiste. Ce dernier trait culturel se concrétise notamment au travers du rite funéraire étrusque. L’opulence des artéfacts composant les viatiques des sépultures étrusques concrétisent un personnage de haut rang hiérarchique ou social[169],[170].

La marine[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Flotte étrusque, Monoxyle et Lituus (instrument).
Dessin sur feuille blanche montrant un bateau avec des rames et une grande voile carrée.
Embarcation type de la flotte de piraterie étrusque, attribuée au VIe siècle av. J.-C.

La thalassocratie en Méditerranée occidentale, et contrairement à ce que laissent entendre de nombreux textes légués par les anciens, n'était pas le seul fait des cités et ports maritimes étrusques[171]. Par ailleurs, la flotte étrusque, n'a pas pour unique objectif d'asseoir une économie pérenne, elle est également un instrument de guerre. D'après l'historien Jean-René Jannot :

« La piraterie, à nos yeux, n'est donc pas, ou pas seulement, une activité liée au commerce archaïque, elle est aussi, ou peut-être surtout, la forme archaïque de la guerre navale. L'accusation est répétée sans fin contre l'Étrurie au point d'engendrer de véritables mythes égéens, dont le plus célèbre est celui de l'enlèvement de Dionysos décrit dans l'hymne homérique et illustré par le peintre de Micali, mais dont les autres épisodes mineurs ne sont pas moins significatifs. On s'est ingénié à absoudre la piraterie en en faisant une facette du commerce comme si cette activité était moralement choquante, mais elle existe bel et bien, et sans doute pour elle-même. L'existence de pirates étrusques ou grecs en Méditerranée occidentale implique l'absence de contrôle d'une flotte quelle qu'elle soit, grecque ou étrusque, et témoigne par conséquent de l'inexistence de toute thalassocratie. »

— Jean-René Jannot, 1995, page 777[171].

Les bateaux étrusques, à l'instar de ceux des autres peuples antiques, sont essentiellement fabriqués à partir de bois, matière périssable à l'exception des ancres en pierre[172]. Les vestiges archéologiques de ces embarcations sont rares. Il y a trois types de données qui permettent d'attester avec certitude l'existence d'une flotte étrusque, les données écrites des textes des anciens, les données iconographiques des représentations sur des vases et les fresques murales et enfin les données archéologiques des restes de navires[171]. Jean-René Jannot analyse cet ensemble de ces données ainsi :


« Nous devons donc nous contenter d'étudier les navires eux- mêmes à travers une documentation très inégale : textuelle d'abord, celle-là même que transmettent les auteurs anciens quand, au détour d'une phrase, ils nous donnent un indice significatif ; une documentation archéologique : celle, très limitée, que fournissent les épaves et les fragments de navires ; celle, enfin, des figurations plastiques ou peintes, toujours ambiguës et parfois hâtivement interprétées. »

— Jean-René Jannot, 1995, page 745[171].


Photographie d'une salle de musée où sont entreposées deux anciennes longues pirogues en bois fortement abimées.
Vestiges de pirogues étrusque IIIe siècle av. J.-C.).

Les tout premiers navires tyrrhéniens, les monoxyles[ai],[173], à l'époque villanovienne, sont de conception relativement simple. Il s'agit de troncs d'arbre, de chêne ou de hêtres, évidés et poncés,[171]. Leur forme est similaire à celles de barques de grande taille, quoiqu'ils possèdent, en général, une longueur n'excédant pas 10 m[172]. Ces navires sont exempts de pont, et ne possèdent pour seul gouvernail que deux imposantes rames placées à la poupe (arrière du navire).[172]. En outre, ces embarcations commerciales, ont un aspect bombé. Leurs coques présentent une forme ovale, avec une poupe ronde et en surélévation[172]. À contrario, la proue, est basse et affecte une forme affutée. La voilure se compose d'une unique toile carrée. Le mât, également unique, est fréquemment couronné d'un nid-de-pie[172]. Ce type de plateforme apparaît, par exemple, dans l'iconographie du cratère d'Aristonothos[172],[171].

La flotte de guerre est constituée de bateaux aux formes longilignes et dont la taille est plus importante que celle des navires commerciaux[172],[171]. Ces embarcations, dévolues aux combats navals, sont généralement munies de une ou deux rangées de rames et doublées d'une « pavesade » (bastingage) formée de boucliers[174],[172]. Par ailleurs, ces embarcations guerrières sont dotées, au niveau de la proue, d'un rostre, un type d'éperon d'abordage à l'allure recourbée[aj],[171],[172].

L'une des stratégies majeures adoptées par une flotte étrusque au cours de combats navals, réside dans l'« attaque collective »[171]. Ce mouvement tactique, groupé et concentré sur une même cible, repose sur une coordination entre chaque navire[171]. Cette coordination est obtenue au moyen de signaux sonores généralement effectués par le biais d'un lituus[ak],[171], instrument en laiton, à l'extrémité recourbée qui appartient à la famille des cuivres et apparenté à la trompette[175].

Économie[modifier | modifier le code]

« Le commerce fut dès l'origine une activité économique essentielle de la civilisation étrusque. Outre les produits agricoles et les minerais, les Étrusques exportaient des produits manufacturés. »

— Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques, 2010, page 73.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : agriculture étrusque.

Aucun document écrit direct[176] concernant l'agriculture étrusque ne nous est parvenu, mais l'archéologie atteste bien l'intérêt porté par les Étrusques à l'agriculture, source de richesse pour l'aristocratie, comme en particulier la découverte d'un bronze votif, représentant un laboureur (IVe siècle av. J.-C.) provenant d'Étrurie septentrionale connu sous le nom « Statuette du laboureur d'Arezzo »[177] et conservé au Musée national étrusque de la villa Giulia[178].

Seule la comparaison avec les règles des agronomes grecs et romains et l'analyse des instruments agricoles qui ont été retrouvés lors de fouilles, soit en reproduction miniature dans les tombes étrusques ou reproduits sur des vases dont une série d’outils, de faux et surtout de charrues nous éclairent sur la méthode de travail du paysan étrusque et nous permettent de déduire les étapes et périodes pour travailler la terre : labourage, semailles, désherbage, terre tassée autour des racines, extraction des plantes malades, transport des gerbes de blé, battage, vannage, récolte des chaumes, mise en meules de la paille, brûlage des chaumes. Leurs productions concernent les céréales mais aussi la vigne dont ils maîtrisent la greffe, pour le vin qu'ils exportent, les olives tardivement, les fibres textiles pour le lin et les toiles des navires, la viande de leur cheptel, mais leurs fruits et légumes nous sont pratiquement inconnus[179].

Néanmoins, à Tarquinia, les fouilles ont mis en évidence des restes de graines et de fruits minéralisés et carbonisés. Les espèces répertoriées appartiennent essentiellement à des plantes comestibles. Les restes carbonisés comportent des céréales, légumineuses, figues et raisin et les restes minéralisés des plantes médicinales ou utilisées en condiment comme entre autres les graines de pavot, melon, persil, céleri et romarin[180].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : industrie étrusque.

L'industrie du textile[modifier | modifier le code]

À l'instar des éléments conçus dans un matériau organique tels que le bois, les artéfacts fabriqués au moyen de fibres textiles demeurent peu nombreux au sein du corpus étruscologique et dans la plupart des cas on les retrouve associés à des éléments d'armure[181].

Photographie d'un métier à tisser vertical à pesons et à une barre de lisses, exposé dans la vitrine d'un musée.
Reconstitution d'un métier à tisser étrusque.

L'activité artisanale du textile des Étrusques relève d'une précocité et d'un développement industriel éloquents. Dans le cadre chronologique stricto sensu, on a ainsi estimé que les premières productions d'étoffes datent de la fin de l'âge du bronze récent, c'est-à-dire au cours du Xe et IXe siècle av. J.-C., période proto-etrusco-villanovienne[182].

Seules, les nombreuses découvertes d'outils manufacturés à partir d'os ou non organiques [al], tels que les pesons[183] attestent de la dimension et de la portée économiques du secteur textile au sein de l'artisanat étrusque[182],[184].

Les découvertes étruscologiques relatives à l'artisanat du textile ont permis d'appréhender le recours à deux types de matériau fibreux, le lin, fibre végétale et la laine, fibre à déterminant animal. Les fouilles archéologiques entreprises au début des années 1970 aux alentours de « Tarchna », ont mis en évidence des tissus confectionnés en fibres de lin[185],[182].

Le domaine économique du textile étrusque se caractérise notamment par la confection d'objets luxueux et ostentatoires, tels que des vêtements dont les trames filés sont affectées de « points sergés de type 2/2 »[186].

D'autre part, à l'image des différents produits de l'artisanat étrusque, les étoffes provenant des ateliers d'Étrurie se singularisent par d'importantes exportations, notamment dans les territoires campaniens d'occupation falisque[187] à Rome[187].

L'industrie du bois[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Mobilier étrusque et habitat étrusque.
Photographie de la reconstitution, dans un parc boisé, d'un petit temple étrusque avec un fronton porté par deux colonnes et une architrave avec des bas-reliefs.
Ici : détails des sculptures en incisée et en bas-relief de l'architrave du temple étrusque d'Alatri[am].

La construction de navires commerciaux ou militaires[188] consomme énormément de bois. Ce matériau intervient également dans la confection de tonneaux à vin[189], de pièces de mobilier tels que des klinai, des fauteuils[190], des tables[191], des coffres à vocation funéraire[192] ou encore des éléments de trépieds[191]. Il peut également être employé dans la construction d'édifices et d'habitations, sous forme de poteaux[193] ou encore sous forme de simples rondins destinés à l'acheminement de blocs de pierre taillée et enfin comme combustible nécessaire à l'élaboration d'objets métalliques. D'autre part, les fouilles archéologiques réalisées sur le territoire étrusque ont également mis en relief l'utilisation de bois pour la fabrication d'objets d'équipement de guerre dont des clipei, sorte de large bouclier de forme ronde[an][194] et de chars[ao][195]. On admet par ailleurs que ce type d'industrie trouve son origine de manière précoce. Des indices archéologiques d'artéfacts de nature boisée recueillis au cœur des couches sédimentaires de l'Étrurie concourent à démontrer que l'exploitation et la mise-en-œuvre de matériaux arborifères remontent à l'époque villanovienne I, c'est-à-dire au cours du Xe et IXe siècles av. J.-C.[196].

Le travail de la pierre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Architecture étrusque.

La pauvreté du sous-sol étrusque en pierre de taille nécessaire à l'édification est contrebalancée par un savoir-faire architectural et artisanal significatif mis en œuvre par une ingénierie de la pierre compétente. En témoignent les nombreuses voies de circulation[ap] terrestres et les techniques avant-gardistes utilisées dans l'excavation rocheuse et l'élévation architecturale[197] mais également la production de tombeaux et d'ex-votos funéraires ouvragés de pierre. Sous cet angle, le travail de la pierre procède d'un réel statut d'industrie et d'un secteur économique clairement défini[198].

L'industrie de la pierre est fondée sur l'exploitation de carrières présentes dans l'ensemble des terres étrusques, que ce soit en Toscane ou en Campanie, mais également dans la zone septentrionale du Latium et ponctuellement dans la plaine du Pô. De natures et de caractéristiques variées, les matériaux qui en sont extraits présentent une grande diversité d'utilisation, tant dans l'architecture[199],[190] qu'en statuaire[200] et en fabrication de produits domestiques comme la vaisselle ou d'outillage comme les tour de potier, les meules à aiguiser ou à moudre le grain[200].

Les Étrusques extraient, industrialisent et commercialisent ainsi six types principaux de roche, le tuf volcanique, le marbre, tout particulièrement le marbre de Carrare, l'albâtre, la pierre fétide, la calcarénite[201] et le grès.

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La poterie étrusque[modifier | modifier le code]

Calice de couleur noire et ocre avec deux anses sur lequel est représenté soldat plantant un glaive dans un homme nu agenouillé au sol, regardés par un autre homme avec un marteau.
Sur ce calice est représenté Charun combattant Achille, artefact attribué au IVe siècle av. J.-C.
Partie haute d'un masque ovale en céramique où sont visibles les yeux et le nez.
Ex-voto en céramique[aq].

L'étude des céramiques étrusque confirme l'importance et l'ampleur des productions d’artefacts confectionnés à base de terre argileuse cuite. la production de l'impasto et celle du bucchero nero constituent les deux principales formes de manufacture par cuisson. En raison de la multiplicité des contacts culturels et commerciaux à l'âge du fer, ce type d'artisanat de la terre cuite, caractéristique de la production de l'Étrurie « pré » et « protohistorique », procède et manifeste de nombreuses influences comme celles de la Grande Grèce et de la culture post-campaniforme[ar][202] issue et spécifique aux peuples osco-ombriens[203].

Le travail des métaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Métallurgie étrusque.
Les ressources minières

« Au-delà de la cité que les Tyrrhéniens nomment Populonia, il y a une île que l’on nomme Aithaleia. Elle se trouve à environ cent stades de la côte et doit son nom à la fumée (aithalos) qui stagne en nappe épaisse au-dessus d’elle. C’est que cette île contient un grand gisement de minerai de fer que les habitants extraient afin de le fondre et de le couler ; elle possède une grande quantité de ce minerai. »

— Diodore de Sicile, V, 13,1

.

L'industrie étrusque est essentiellement orientée vers une production métallurgique massive et ancienne[204]. Des éléments archéologiques de contexte chrono-culturel villanovien manifestant d'un processus industriel de fonte du métal ont été mis au jour au sein de couches sédimentaires de l'île de « Pithécussia », bastion chalcidien situé en face de Naples) et à Cumes. Ces derniers, attestés comme étant issus de l'extension territoriale étrusco-villanovienne de l'île d'« Ilva » (île d'Elbe), attestent d'une phase industrielle de production du fer. De fait, le sous-sol du territoire étrusque offre d'abondantes ressources minières[204].

Techniques et équipement
Peinture représentant un jeune homme en toge offrant un objet à deux hommes avec un armurier au travail derrière. On voit en arrière plan la représentation d'une cité antique avec des fortifications.
L'Armurier étrusque, peinture de Federico Faruffini (1833-1869)

L'artisanat métallurgique étrusque se distingue par son acquisition précoce de la technique par réduction directe. L'obtention du fer pur via son substrat, le minerai de fer, est attestée dès le milieu la période villanovienne, en particulier au sein des monts de la Tolfa[205] et au cours du IXe / VIIIe siècle av. J.-C. dans la région périphérique septentrionale de « Pufluna »[as][206].

Outre la technique de purification des métaux par processus de réduction directe, la technologie métallurgique étrusque manifeste également un statut de précurseur au sein de l'Europe antique, dans différents domaines de l'orfèvrerie. Il s'agit en particulier de procédés tels que l'étamage[207].

Par ailleurs différentes découvertes mettent en évidence la maîtrise du procédé métallurgique par granulation par l'or[208].

Production et système monétaires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Monnaie étrusque et Monnaie de Populonia.

La monnaie étrusque, longtemps confondue avec celles des Romains et des Grecs[209],[210] se distingue grâce aux avancées effectuées au cours de la fin du XIXe début du XXe siècle dans le domaine de la numismatique[211]. Les inscriptions au revers des pièces de provenance étrusque permettent de les identifier[209]. Leur frappe s'effectue au sein d'ateliers situés dans l'une des grandes métropoles étrusques, notamment celles de « Velathri », de « Vatluna », de Talamons, d'« Hatria », de Clusium et de « Pufluna »[209]. Leur dispersion géographique montre que, par le biais de transactions commerciales, les pièces étrusques ont été diffusées sur un vaste espace recouvrant approximativement l'Europe du Sud-Ouest. Les fouilles archéologiques ont mis en évidence ces pièces, issues d'ateliers de frappe étrusques, non seulement en Étrurie, mais également en Lombardie, chez les celtes d'Italie, les orobii de Côme, à proximité de l'étang de Berre[212] en Gaule méridionale et centrale[213]. ainsi que sur les rives et les îles tyrrhéniennes telles que la Corse à Alalia[214] et l'île de Gorgone[215].

Les pièces de monnaie étrusques sont généralement en bronze, en argent ou en or. La plupart sont fabriquées après la fin du IVe siècle av. J.-C. Il existe plusieurs types d'avers, selon les époques et les cités d'émission. Un visage de Gorgone[216] encadré de deux dauphins, pour la période 300 - 250 av. J.-C. ; une tète de zilath lauré pour la fin du IIIe siècle av. J.-C. ; un profil de Tinia de la même période ; une face de pieuvre, datant environ de 217 - 215 av. J.-C. ; une série de pièces en or portant sur l'avers une tête de lion, issue d'un atelier de « Pufluna » et attribuée à l'époque de la deuxième guerre punique ; une autre série, avec la déesse Minerve sur la face et un genre d'oiseau frappé sur le revers (215 - 211 av. J.-C.) ; une monnaie d'« Aritim » portant le visage d'un homme d'origine africaine sur la face et la représentation d'un éléphant sur le revers (208 - 207 av. J.-C.).

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Culture[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Vase en forme de canard décoré de femmes nues volant au milieu de plumages stylisés.
Vase en forme de canard, Chiusi. Décor polychrome : femmes nues volant au milieu de plumages stylisés, IVe siècle av. J.-C.
Article détaillé : Art étrusque.

Les Étrusques, habiles artisans, comptent dans leurs rangs des peintres de fresques (comme celles des tombes de Tarquinia et sur vases) et des sculpteurs qui réalisent des œuvres tant en bronze qu'en terre cuite. Ils sont également d'excellents orfèvres et d'habiles métallurgistes. On peut voir leurs œuvres dans les grands musées italiens, comme ceux de Florence, du Vatican (par exemple, le musée grégorien étrusque) ou de Volterra (par exemple, le musée Guarnacci). Une approche pétrie d'esthétique gréco-romaine « classique » est heurtée par la liberté de déformation des corps de l'esthétique étrusque à des fins d'expressivité. L'art étrusque est un art de mouvement[217].

Langue, écriture et système numéral[modifier | modifier le code]

La langue étrusque n'a pas pu être rattachée au groupe des langues indo-européennes et est considérée comme appartenant à un substrat pré-indo-européen[218]. Si son alphabet permet de la lire, son déchiffrement demeure encore difficile et très incomplet.

Une première inscription est découverte en 1556 dans l'agglomération de Pérouse, en Ombrie, sur une statue en bronze appelée L'Arringatore. Cette inscription appartient à une langue alors inconnue, l'étrusque. Contemporaine de la République romaine, à la fin du Ier millénaire av. J.-C., elle montre la persistance du substrat ethnique étrusque sous le pouvoir politique des Romains. L'inscription figurant sur la tunique de L'Arringatore est une dédicace consacrée à un magistrat romain[219].

Au fil des découvertes, un corpus d'inscriptions en étrusque a été constitué, répertoriées principalement dans le Corpus Inscriptionum Etruscarum (CIE) et provenant pour la plupart d'entre elles de Toscane, de Campanie, du Latium, mais aussi d'endroits plus éloignés avec lesquels l'Étrurie entretenait des rapports diplomatiques ou commerciaux comme la Gaule du Sud-est, la Corse, la Sardaigne et l'Afrique du Nord dans la zone d'influence de Carthage[220]. On recense à la fin du XXe siècle environ dix mille inscriptions étrusques, mais la très grande majorité consiste en textes très brefs, épitaphes ou dédicaces d’ex-voto, avec une énorme quantité de noms propres. Les 34 inscriptions bilingues, simples épitaphes tardives, n'offrent guère de correspondances linguistiques, et les textes connus qui dépassent la centaine de mots sont rarissimes et incomplètement traduits[221].

L'abécédaire de Marsiliana, le plus ancien alphabet étrusque connu (vers 700 av. J.-C.)

L'alphabet étrusque est dérivé d'un alphabet grec occidental employé par des Grecs de Cumes à la fin du VIIIe siècle[222]. Les adaptations apportés par les Étrusques montrent que leurs phonèmes étaient très différents de ceux d'une langue indo-européenne. Ainsi l'étrusque note la consonne sifflante avec deux signes distincts Σ (sigma) et M (san), différence de prononciation ignorée en grec, tandis que les phonèmes B, D et O sont inutilisés : Le nom grec « Diomèdès » est transcrit « Tiumite » en étrusque[223].

De multiples tentatives de rapprochement entre l'étrusque et une langue apparentée, méditerranéenne, européenne ou moyen-orientale, ont été infructueuses. Les seules langues qui présenteraient une parenté avec l'étrusque sont le rhétique d'Italie du Nord et le lemnien, parlée dans l'île de Lemnos avant son hellénisation à partir de la fin du VIe siècle av. J.-C. La stèle de Lemnos comporte trente-trois mots rédigées dans une langue présentant des similitudes linguistiques avec l'étrusque[224]. Une seconde inscription de quatre mots mise au jour en 2005 sur la même île confirme ce rapprochement[225].

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Numération étrusque

La numération étrusque est un système numéral adapté de la culture grecque attique et qui fut transmise en grande partie à la civilisation romaine. Leur système est à base 10, les Étrusques écrivent IIII pour 4 (comme cela subsiste sur les cadrans d'horloge). La pratique de la soustraction jusqu'à 3 chiffres est courante : ils écrivent 17 comme « ci-em zathrum » (3 ôté de 20), 18 comme « esl-em zathrum » (2 ôté de 20) et 19 comme « thun-em zathrum (1 ôté de 20). Des nombres (jusqu'à 100) ont été retrouvés sur les sarcophages pour exprimer l'âge des morts (par exemple, « II +++↑ », à lire de droite à gauche, pour les 82 ans du mort sur un sarcophage du Musée archéologique national de Tarquinia).

Les 6 premiers chiffres, présents sur les dés étrusques[226] (à jouer ou à divination) qui comportaient les chiffres de 1 à 6 suivant leurs symboles (comme les nôtres), et qui en étrusque s'écrivaient en toutes lettres : θu, zal, ci, huθ, maχ et śa (pour 1, 2, 3, 4, 5 et 6). La valeur des suivants s'écrivaient par les opérations reportées : mach + zal = sept ; thu + huth = sept ; ci + ša = sept.

Mot étrusque nombre décimal symbole étrusque nombre romain
θu 1 I I
maχ 5 Λ V
śar 10 + puis X X
muvalχ 50 L
? 100 C ou Ж C

(Les caractères employés ici pour représenter les formes anciennes des chiffres sont empruntés à diverses écritures, par ressemblance. Le tracé réel des caractères ne peut être directement reproduit ici.)

Religion[modifier | modifier le code]

Antéfix (motif initialement placé sur un toit ou une corniche) en terre-cuite peint en noir et en rouge représentant la tête d'un homme souriant avec une barbe et une moustache.
Antéfixe étrusque représentant le dieu-fleuve Achéloos, IVe siècle av. J.-C.

La vie quotidienne des Étrusques est empreinte de religiosité, au point que Tite-Live écrit qu'ils tenaient « plus que toute autre nation à l'observation des rites religieux »[227]. Ils suivent des rites bien précis, consignés dans les différents traités de la Etrusca disciplina consacrés à la divination, aux cultes de fondation des cités et de consécration des sanctuaires, au monde d'outre-tombe, aux limites de la vie et au destin usant du bornage sacré[228].

Mythologie étrusque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : mythologie étrusque.

La mythologie chez les Étrusques est née de la révélation faite aux hommes par la nymphe Bégoé, ou Végoia, et le génie Tagès. La première était liée à la fertilité et les rituels (consignés dans un traité) dépendaient de celle-ci. Le second passait pour être un enfant chauve, enfant-vieillard, sorti d'un sillon de la terre. Cette révélation, aux dires des anciens, a été consignée dans le corpus des livres sacrés, sous le nom de Etrusca disciplina[228].

Le panthéon étrusque.
Divinité étrusque Nom grec Nom latin Fonction(s)
Tinia / Tina Zeus Jupiter dieu de la lumière, roi des dieux et maître des Cieux
Uni Héra Junon reine des dieux, sœur et femme de Tinia
Sethlans Héphaistos Vulcain dieu du feu et des métaux, fils de Uni
Turan Aphrodite Vénus déesse de l'amour, de la beauté, de la fécondité et de la santé
Nethuns Poséidon Neptune dieu de la mer, frère de Tinia
Turms Hermès Mercure dieu du commerce, des marchands et protecteur des voyageurs
Laran Arès Mars dieu de la guerre
Maris Demeter Cérès déesse de l'agriculture
Aritimi / Artumes Artémis Diane déesse de la chasse et de la virginité
Apulu / Aplu Apollon Apollon dieu du Soleil et de la lumière, frère jumeau de Aritimi
Menrva Athéna Minerve déesse de la fureur guerrière, de la sagesse et des arts
Fufluns Dionysos Bacchus dieu du vin et de la fête
Usil Hélios Sol dieu du soleil
Corvus dieu messager

Rites funéraires[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Tombe étrusque et Rite funéraire étrusque.
Tête stylisée en céramique avec un crâne allongé, une boucle d'oreille en or et un menton assez long, des trous et des fissures sont visibles.
Têtes de canope de Chiusi

La tombe étrusque obéit aux nombreux rites funéraires en vigueur suivant les périodes de sa civilisation. De l'urne biconique et de l'urne-cabane villanoviennes de l'âge du fer à la tombe à ziro intégrant le canope de Chiusi avec son couvercle anthropomorphe puis les sarcophages architectoniques à bas-reliefs mythologiques qui deviennent figurés avec les couvercles sculptés représentant le défunt seul ou accompagné de son épouse en banqueteurs, des tombes collectives rassemblant les membres d'une même famille (noble), décorées de fresques, rassemblant un mobilier funéraire riche, tous ces rites montrent la durée de la civilisation étrusque depuis la fin des temps préhistoriques jusqu'à la période romaine, avec l'évolution des rites passant de la crémation à l'inhumation, puis retournant à l'incinération (voir également les tombes à pozzetto, les tombes à volta et à camera en forme de maison et les tombes à tramezzo (à cloison).

Les tombes sont le plus souvent regroupées en nécropoles. Les principaux sites des nécropoles sont situés à Tarquinia avec celui de Monterozzi (6 000 tombes, dont 200 peintes) ; Cerveteri : nécropole de Banditaccia ; Manciano : Statonie ; Véies sanctuaire de Portonaccio ; Castiglione della Pescaia : area archeologica di Vetulonia dans la frazione de Vetulonia ; Orvieto : Nécropole du Crucifix du Tuf et Nécropole de Cannicella ; Sorano et Sovana : Area archeologica di Sovana ; Sarteano : nécropole des Pianacce ; Cosa étrusque près d'Orbetello : Tagliata Etrusca et Spacco della Regina ; Norchia et Castel d'Asso dans le Latium.
D'autres sites secondaires se trouvent à Prato : Nécropole de Prato Rosello ; Colle di Val d'Elsa : Site de la frazione Dometaia ; Marzabotto et Mevaniola en Émilie-Romagne[229].

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Société[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Société étrusque.

Les classes sociales[modifier | modifier le code]

La société étrusque se composerait de deux classes, les maîtres et les esclaves. Nos principales sources, les auteurs latins et grecs, face à des réalités sociales qu'ils appréhendaient mal, ont employé des expressions familières mais approximatives[230] pour essayer de traduire des situations où la notion de liberté est moins nette et comporte des degrés alors que les Romains et les Grecs connaissaient deux statuts légaux bien distincts, libres et esclaves[231].

En latin, Tite-Live emploie sans nuances la notion de servitus (servitude) et le mot servi (esclaves) pour désigner les individus qui n'appartiennent pas au groupe dominant. Valère Maxime fait de même pour évoquer la prise de pouvoir des «esclaves» à Volsinies[232]. Aurelius Victor[233] emploie les termes libertinus ou libertus, c'est-à-dire affranchis en latin pour désigner des catégories d'individus qui n'ont peut-être pas fait l'objet d'une manumissio de type romain. Les étruscologues citent dans ce contexte Denys d'Halicarnasse[234]qui emploie en grec le mot de pénestes, désignant en Thessalie des groupes réduits au servage, dans un état de dépendance entre libre et non-libre. Dans certains documents bilingues étrusque-latin, le terme libertus correspond au mot étrusque lautuni ou, par syncope, lautni[235], dérivé du mot lautn qui signifie famille au sens élargi (familia)[236]. Au-dessus des lautni, il existerait un groupe d'individus portant le nom d'etera, correspondant peut-être aux clients romains[237]. Certaines inscriptions étrusques mentionnent des lautneteri, combinant le les mots lautni et etera, qui pourraient désigner des affranchis faisant partie de la clientèle de leur ancien maître[238].

La famille[modifier | modifier le code]

Aux yeux des Grecs, deux aspects caractérisent la société étrusque, le rôle de la femme qui contrairement à la Grèce participe activement à la vie sociale et le luxe exubérant du mode de vie des classes dirigeantes fortement conditionné par l'importance du banquet et la liberté des mœurs. Le passage souvent cité que Théopompe y consacre relève du commérage[239].

« Les Tyrrhéniens élèvent tous les enfants qui viennent au monde, ne sachant de quel père est chacun d’eux. Ces enfants vivent de la même façon que leurs nourriciers, passant la plupart du temps en beuveries et ayant commerce avec toutes les femmes indistinctement. Il n’y a point de honte pour les Tyrrhéniens à être vus eux-mêmes faisant en public un acte vénérien ni même le subissant, car cela aussi est une mode du pays. Et ils sont si loin de regarder la chose comme honteuse que, lorsque le maître de maison est à faire l’amour et qu’on le demande, ils disent : il fait ceci ou cela, donnant impudemment son nom à la chose. Lorsqu’ils ont des réunions, soit de sociétés, soit de parenté, ils font comme ceci : d’abord quand ils ont fini de boire et sont disposés à dormir, les serviteurs font entrer auprès d’eux, les flambeaux encore allumés, tantôt des courtisanes, tantôt de fort beaux garçons, tantôt aussi leurs femmes ; lorsqu’ils ont pris leur plaisir avec eux ou avec elles, ce sont des jeunes gens en pleine force qu’ils font coucher avec ceux ou celles-là. [...] Ils ont certes beaucoup de commerce avec les femmes mais se plaisent toutefois beaucoup plus avec les garçons et avec les jeunes hommes. Ceux-ci sont dans leur pays tout à fait beaux à voir, parce qu’ils vivent dans la mollesse et ont le corps épilé »

— Théopompe, Histoire, livre XLIII.

Les défunts sont souvent représentés sur les couvercles des sarcophages comme s'ils participaient au sympósion, étendus sur le caractéristique lit triclinaire adopté par la suite par l'élite romaine[240].

La famille étrusque est composée du père et de la mère vivant avec les enfants[241]. Cette structure est reproduite dans le placement des lits et des chambres dans les tombes. Certains degrés de parentés nous sont connus grâce aux inscriptions reportées dans les tombeaux : papa (grand-père), ati nacna (grand-mère), clan (fils), sec (fille), tusurhtir (époux), puia (épouse), thuva (frère) et papacs (neveu)[242].

Article détaillé : Femme étrusque.
Fresque de couleur noire, ocre, verte et rouge montrant un visage de femme avec une couronne d'olivier, des cheveux longs et bouclés et deux colliers.
Vélia Spurinna (fresque de la Tomba dell'Orco).

La femme étrusque jouit sans doute d'une considération et d'une liberté plus grande que chez les peuples avoisinants et participait à l'intense activité de la société. Elle « sort » souvent « sans rougir, pour être exposée au regard des hommes »[243], participe aux cérémonies publiques, aux danses, concerts, jeux ; elle préside même parfois à partir d'une estrade appropriée[244],[245]. Parée de tous ses bijoux elle participe aux banquets allongée sur la même klinê que son mari et assiste aux jeux étrusques et aux spectacles, ce qui scandalise les Romains pour qui etrusca était synonyme de prostituée (décriée également par les Grecs dans la Truphé étrusque).

Des écrits historiques rapportent des faits dont une femme est l'une des protagonistes, comme c'est le cas pour Tanaquil[246], Vélia Spurinna et d'autres.

La mère, avec le père, transmet son nom aux enfants, surtout parmi la classe la plus élevée de la société. Sur les épigraphes le nom de la femme est précédé par le prénom (son nom personnel) comme affirmation de sa propre individualité au sein du groupe familial. Elle possède des biens en son nom en effet les noms propres de femme sont fréquemment gravés sur le vaisselier et les fresques funéraires (Ati, Culni, Fasti, Larthia, Ramtha, Tanaquil, Veilia, Velia, Velka)[247].

Sciences[modifier | modifier le code]

Théurgie en médecine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Divination étrusque.
Bloc de terre-cuite de forme circulaire avec un côté arrondi et un côté avec un trou.
Utérus votif étrusque retrouvé au sanctuaire de Tessennano près de Vulci.

La médecine étrusque a probablement reçu des apports Hellènes avec Hippocrate et de la Grande Grèce avec Alcméon de Crotone. La littérature grecque et latine, avec par exemple les écrits d'Hésiode (Théogonie), de Théophraste (Historia plantarum), de Pline l'Ancien (Historia naturalis), de Varron (De re rustica), de Pline le Jeune (Lettres) et de Diodore de Sicile font peu état de la médecine étrusque. Néanmoins, les restes archéologiques et ex voto permettent d'affirmer que celle-ci tenait une place importante dans la société[248]. Cette médecine était de type théurgique et de nombreuses divinités étaient invoquées comme Tinia, Uni, Laran, Menrva, Turan. Les fouilles archéologiques ont mis au jour des sanctuaires où l'on a trouvé des reproductions anatomiques et les étruscologues en ont déduit que les « fidèles » sollicitaient en échange d'offrandes la guérison de la partie malade qui était reproduite soit en cire ou en plâtre et déposées au sanctuaire auprès du dieu vénéré[249],[250]. Le diagnostic de la maladie était le fruit de l'appel aux oracles et aux prodiges et l'observation comme la foudre, le vol d'oiseaux, le tirage au sort de jetons ou de plaquettes l'observations de fumées et le détail des viscères d'animaux sacrifiés déterminaient aussi le traitement. Le rituel religieux était composé de suppliques, prières, invocations, processions, sacrifices d'animaux par l'intermédiaire de l'haruspice[251]. D'après l'Etrusca disciplina, la science des pratiques religieuses et divinatoires étrusques, la vie humaine atteignait au maximum 84 ans, divisée en douze fois sept ans et tant que l'être humain n'avait pas atteint dix fois sept ans, il pouvait conjurer le destin par des rites propitiatoires. Les haruspices étrusques exerçaient leur art divinatoire en examinant les viscères d'animaux sacrifiés (mantique) : rate, vésicule biliaire, chœur, intestin, poumon et surtout le foie (hépatoscopie). Diverses représentations d'haruspices examinant le foie nous sont parvenues ainsi que des foies en bronze et terre cuite avec des détails anatomiques précis à partir de modèles ovins. L'haruspicine a joué probablement un rôle indirect dans la connaissance anatomique et morphologique de certains viscères même si l'évaluation du volume, du système nerveux et de la lobation obéissait uniquement à des impératifs divinatoires[248].

Les temples où se pratiquaient les rites afin d'obtenir la grâce divine étaient les lieux destinés à la prière et au culte. À cet effet les fidèles apportaient des offrandes afin d'être entendus par la divinité. Les fouilles effectuées en Campanie et dans la zone etrusco-latiale comme à Tessennano (Viterbe), ont mis au jour de nombreuses terre cuites architectoniques et votives. La plus grande partie des ex voto sont de type anatomique et datent du IVe – IIIe siècle av. J.-C.[252] et sont liés à la sanatio, c'est-à-dire la guérison ou encore au remerciement ex voto suscepto, c'est-à-dire selon le vœu par lequel on s'est engagé[252]. Les parties anatomiques représentées sont des membres et des organes (sains ou malades?). Il y a des objets votifs représentant des organes génitaux masculins et féminins demandant la fertilité aux dieux[253]. La connaissance de l'anatomie des Étrusques est en partie due aux haruspices qui à travers l'analyse des viscères croyaient comprendre le message divin et prévoir l'avenir. En effet, au moment du sacrifice de l'animal, la croyance estimait que le dieu imprimait sur les viscères de celui-ci les informations destinées aux hommes. Il était donc indispensable de connaître la composition intérieure et les déformations de l'organe. Les représentations anatomiques sont en général approximatives[254].

Médecine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médecine étrusque.

Les Étrusques avaient une bonne connaissance de la médecine (anatomie, chirurgie et physiologie)[255]. L'iconographie de la civilisation étrusque fait une part importante à l'anatomie humaine et la morphologie témoigne d'une connaissance de la musculature du tronc et des membres.

La quasi totalité des informations inhérentes aux connaissances médicales de cette civilisation sont le résultat d'hypothèses et déductions sur la base des découvertes archéologiques et ex-voto anatomiques de viscères humains et d'animaux. Ceux-ci ne sont pas uniquement une caractéristique de la civilisation étrusque car ils se rattachent à une longue tradition de représentations polysplanchniques de l'antiquité gréco latine[248].

Des auteurs antiques rapportent certaines caractéristiques de la médecine étrusque, Hésiode dans son œuvre Théogonie, rapporte que les connaissances des Étrusques relatives aux plantes médicinales proviennent de leurs aïeux, les fils de Circé, Agrios et Latinus[255]. Varron rapporte l'existence au mont Soracte d'un collège sacerdotal qui élaborait un médicament anesthésiant[255].

Les Étrusques connaissaient les effets bénéfiques des eaux thermales et de leurs propriétés qu'ils employaient dans le soin de nombreuses maladies. Les sources thermales étaient des sanctuaires spécialisés et la possibilité d'accès aux eaux se faisait par étapes selon des rites appropriés comme l'achat préalable des représentations votives des parties anatomiques à soigner (ex-voto anatomique), leur accrochage sur les parois du temple et l'immersion dans les eaux[255]. Scribonius Largus, médecin et écrivain romain souligne l'efficacité de diverses plantes médicinales dont les eaux ferrugineuses utilisées pour les soins de la vessie et de fait définies comme vescicariae[256]. Les eaux thermales de l'Étrurie semblent particulièrement appropriées par la variété de leurs caractéristiques[257]. La terre d'Étrurie servait à la confection d’emplâtres. Les étruscologues ont signalé une abondance des eaux thermales et leur utilisation à grande échelle. Néanmoins, seuls quelques citations de Strabon d'Horace et de Tibulle, des débris de statues et ex voto témoignent de cet engouement[258].

D'après Théophraste, Dioscoride et Pline L'Ancien, les Étrusques sont des experts dans la préparation de drogues. Leurs descriptions permettent d'identifier l'hellébore, la ciguë, le colchique, le millefeuille, la typha angustifolia et latifolia. La résine de pin est utilisée en cosmétique, parfumerie et pharmacie.

La thérapie principale étrusque est probablement à base d'herbes et plantes du territoire. Néanmoins, la difficulté du dosage ne permet pas de définir la limite entre remède et toxicité[259]. Ovide préconisait le Semen Tuscum une sorte de poudre de beauté[258] pour la cosmétique, il s'agit probablement de l'épeautre dont la farine était utilisée pour les masques faciaux[260].

L'étude philologique a mis en évidence quatre plantes principales. La Nepeta, qui permet l'extraction d'une huile essentielle cicatrisante et qui stimule la circulation sanguine et la digestion[260]. La menthe pouliot, dont les fleurs aident à la digestion et l'activité du foie et dont la tradition populaire lui attribue une régularisation menstruelle et relaxante. En usage externe, elle a de propriétés antiseptiques et antalgiques[260]. L'ajonc, plante laxative et diurétique, le « Mutuka », dont le préfixe «mut» fait penser à deux espèces le ciste et le thym[260] enfin la «Radia», probablement la ronce dont les feuilles et les fruits ont des propriétés astringentes, anti-inflammatoires, diurétiques et servent à soigner les hémorragies internes[260].

Les autres plantes citées par Dioscoride comme étant utilisées par les Étrusques ont toutes une racine indo-européenne : aubépine (sédatif) ; gentiane; arum[260].

À Tarquinia, les fouilles ont mis en évidence des restes de graines et de fruits minéralisés et carbonisés. Les espèces répertoriées appartiennent essentiellement à des plantes comestibles. Les restes carbonisés comportent entre autres les restes minéralisés des plantes médicinales ou utilisées en condiment comme entre autres les graines de pavot, melon, persil, céleri et romarin[180].

Maquette en terre-cuite montrant de manière stylisé la représentation d'un utérus selon les Étrusques.
Utérus[261]
Maquette en terre-cuite montrant de manière stylisé les viscères d'un être humain.
Plaque polyviscérale[262]

En chirurgie, les Étrusques pratiquaient la trépanation crânienne et la prothèse dentaire en or, comme mis en évidence sur certains restes humains et sur des terres cuites[263].

La circoncision était usitée et les pièces archéologiques représentant des organes anatomiques mettent en évidence de nombreux organes internes comme le cœur, les poumons, le foie, ainsi que des utérus contenant étrangement à leur intérieur une petite boule qui pourrait être la plus ancienne représentation de la vie intra-utérine de l'histoire[264]. Parmi les pièces archéologiques trouvées lors de fouilles figurent de nombreux instruments chirurgicaux ainsi que de nombreuses représentations dans les tombes et les trousseaux funéraires. Les instruments chirurgicaux trouvés sont majoritairement en bronze, parfois en fer. On distingue des outils de cautérisation à pointe lanceolata (longueur environ 20 cm). Ces instruments une fois chauffés étaient appliqués sur les tissus afin de cautériser les plaies et arrêter les hémorragies[265]; le couteau (longueur environ 6 cm) sorte de bistouri à lame arrondie pour les incisions ; des petites pinces lisses pliées en oblique par rapport aux branches (longueur moyenne 15 cm) servant à l'extraction de corps étrangers comme les échardes et os brisés[265] ; les sondes, dont une extrémité est en forme d'olive et l'autre à spatule ou cuillère (longueur 15 cm environ)[265] ; la tenaille (longueur entre 30 et 50 cm) permettait entre autres l'extraction dentaire ou les corps étrangers. Le « Thumi » (longueur 15 cm environ) est un instrument en bronze comportant une extrémité en forme de demi-lune et l'autre sous forme de poignée plate[265]. Néanmoins, la datation, l'origine de ces outils et leur usage ne font pas consensus. En effet, cette instrumentation évoluée, comparable à celle des Grecs et de Romains peut être aussi bien issue d'une fabrication locale ou importés en Étrurie. Sur les squelettes des nécropoles, les étruscologues ont retrouvé des membres fracturés, ayant fait l'objet de soins d'orthopédie, En effet ceux-ci sont recomposés et ressoudés, le patient ayant survécu pendant de nombreuses années après l'intervention[266].

Les Étrusques étaient d'habiles transformateurs de métaux et ont utilisé dans le cadre de l'odontologie les techniques du travail de l'or afin de créer des prothèses dentaires qui sont encore visibles aujourd'hui dans les crânes retrouvés dans les nécropoles[267]. Deux types d’appareillages ont été retrouvés sur des maxillaires, les contentions et les ponts fixes afin de remplacer les dents absentes ou à éviter la version des dents bordant une zone édentée. Diverses pièces archéologiques sont conservées au Musée archéologique de Florence (Contention dite « de Chiusi » et contention dite « de Populonia »), au Musée archéologique de Tarquinia (contention de Tarquinia datée du IVe siècle av. J.-C.), au musée universitaire de Gand (contention d’Orvieto)[268] et au Public Museum de Liverpool[269],[270]. Les dents devant remplacer les manquantes étaient maintenues par des ponts en or et étaient obtenues à partir d'ivoire animal ou humain parfaitement adaptées à la mâchoire du patient[268]. Selon Mario Tabanelli, ces techniques dénotent une influence phénicienne[271].

Les Étrusques étaient experts dans le domaine de la prévention car ils donnaient beaucoup d'importance à l'hygiène personnelle, à leur alimentation, à l'activité physique et à l'entretien de leur cadre de vie dont l'aménagement faisait partie de leur priorité œuvrant continuellement dans la bonification des marécages et le contrôle des cours d'eau auprès desquels étaient bâties les cités. La construction de galeries dotées de plaques de plomb perforées permettaient le drainage de l'eau dans les endroits où elle pouvait stagner et contribuer, évitant ainsi la formation d'agents pathogènes[272],[273]. Ils savaient construire des conduites d'eau, amener l'eau potable et évacuer les eaux usagées. La « Lex regia » de Numa Pompilius aurait une origine étrusque et la tradition rapporte que Tarquin le Superbe fit construire la « Cloaca maxima » par des hommes venus d'Étrurie[274].

Musique et danse[modifier | modifier le code]

Dans le domaine musical, les Étrusques emploient notamment l'aulos[at], un instrument à vent en bois également attesté chez les Grecs et les Romains[277],[278], et rappelant, de par sa forme et son utilisation, le hautbois[279]

Les instruments de musique à caractère harmonio-vibratoire, tels que des lyres, des cithares et des harpes, ou encore du type aero-vibratoire, tels que le plagiaulos, la flûte de Pan (ou syrinx)[280], la flûte d'albâtre, et le cor munis d'une anche[191] sont également représentatifs de l'art musical étrusque[191],[281].

Le peuple étrusque détient également de la paternité du buccin. Cet instrument à vent est utilisé à des fins guerrières : le rythme musical produit par les joueurs de buccin se présente comme un signe à caractère belliqueux[191]. Leur air musical syncopé s'harmonise particulièrement avec les sessions de « tripudium » (une danse effectuée à trois temps[282].

Hormis le tripudium, d'autres types de danses « sautées », au cours desquelles se produisent des danseurs qui sont appelés ludions. Il existe aussi un style de danse étrusque dite « au pas glissé »[au]. Enfin, les danses bachiques, dont les représentations apparaissent sous la forme de peintures murales dans la Tombe du Triclinium et celles de la tombe des Bacchants, affichent des couples de ludions qui réalisent des figures s'apparentant à des courses de Silènes et de Ménades[282],[283].

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Les différentes exécutions d'arts musicaux, de même que celles des arts gestuels, lyriques et ceux de la danse, figurent comme parties intégrantes des ludi (ou spectacles de jeux et épreuves sportives) étrusques[284],[285].

Jeux et sports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ludi.
Photographie de trois dés de six faces taillés dans de l'os.
Dés taillés dans de l'os, musée du Louvre[286]
Fresque de couleur ocre et noire, abîmée en son centre et représentant un jeune homme assit sur une chaise longue, vêtu d'une toge et tenant un vase dans sa main.
Joueur de cottabe, v. 510 av. J.-C., musée du Louvre

Comme beaucoup d'autres rites et traditions grecs importés par les Étrusques, puis transmis en grande partie aux Romains, les ludi sont parmi les jeux les plus connus. Ils sont représentés en particulier sur les fresques des tombeaux et dans les scènes des vases a figure nere ou rosse. On notera aussi le lancer de gouttes de vin sur le kottabos, l'askôliasmos, un jeu d'équilibre sur une outre en peau gonflée d’air et huilée, le jeu de l'Empuse, les jeux du cirque[287] (chevaux et pugilistes[288] du Grand cirque de la vallée Murcia, organisé par Tarquin l'Ancien), celui de la balle (episkyros ou harpastum), les dés étrusques.

Souvent ces jeux, comme la boxe par exemple,[289] étaient des rites sacrés, destinés aux célébrations funèbres[290].

Postérité et héritage culturel au Haut-Empire Romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apports des Étrusques aux Romains.

Rome, qui sous Auguste fait de l'Étrurie la septième région d'Italie (la « REGIO VII »), subit fortement leur influence, qui perdure dans les institutions, les modes de vie, la langue, les goûts, l'amour du luxe, du faste et des banquets, la danse et la musique. Les goûts étrusques sont attestés par les peintures de leurs tombes, quoique ces dernières nous renseignent surtout sur ceux des classes aisées, c'est-à-dire sur les goûts d'une minorité de la population. L'empereur Claude est lui-même un spécialiste de la culture étrusque[291].

Les dieux romains, que beaucoup pensent être empruntés aux Grecs, sont en réalité empruntés aux Étrusques[292]. Ainsi, les Étrusques vénèrent Menrva, déesse armée, Tinia, dieu puissant du ciel, Turan, déesse de la puissance féminine, les Tinias Clenar, fils jumeaux de Tinia, ou Hercle, fils de Tinia à qui furent imposés des travaux. Ces dieux qui ne sont pas représentés avant que les Étrusques ne rencontrent les Grecs et leur Panthéon sont donc issus de l'iconographie grecque pour représenter les divinités étrusques qui gardent leur originalité (ils n'ont ainsi pas les mêmes histoires)[292]. Les Étrusques transmettent ensuite leur Panthéon (noms et iconographies) aux Latins (qui ont surimposé ce Panthéon à leurs propres divinités antérieures). C'est pour cela que les dieux romains sont Minerve, Jupiter, Hercule… et non Athéna, Zeus, Héraclès… Seuls Bacchus et Apollon sont des emprunts directs au Panthéon grec car il n'y avait pas de divinité préexistante équivalente dans la tradition étrusque.

La « Triade capitoline romaine » (Jupiter/Junon/Minerve), marqueur culturel romain à qui de nombreuses villes romaines ont bâti un temple à triple cella est aussi issue des Étrusques[293], chez qui ce type de temple est courant.

D'autres symboles, très fortement romains, comme le siège curule des sénateurs romains[294], sont directement empruntés aux objets de pouvoir étrusque. Il s'agissait d'un siège pliant pour char, privilège aristocratique.

Dans les faits, ainsi que le révèlent les textes des anciens et les sources historiographiques récentes, la civilisation étrusque a non-seulement contribué, pour grande part, au développement de la culture romaine, mais a également permis d'introduire la pensée philosophique et le mode de vie grecs dans le quotidien des Romains. Ainsi, l'historien français Raymond Bloch établit le constat suivant :

« Sans doute, cependant, le legs le plus important que l'Étrurie aura fait à Rome aura-t-il été celui de l'hellénisme dont elle était imprégnée. »

— Raymond Bloch, Les Étrusques, 1968.

Historiographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Historiographie étrusque et Étruscologie.

Les principales sources sur les rois étrusques de la Rome antique sont Tite-Live, lui-même d'Étrurie, et Denys d'Halicarnasse. Hérodote rapporte une thèse de l'origine lydienne (orientale) des Étrusques. Denys d'Halicarnasse est le seul à proposer la thèse d'un peuple autochtone. Nous avons la connaissance de pièces de théâtre d'une littérature historique Tuscae historiae écrites en étrusque, mais elles ne nous sont pas parvenues. Les acteurs professionnels romains s'appelaient histrions, c’est-à-dire ister en étrusque.

L'histoire des Étrusques est redécouverte à la Renaissance soutenue par Laurent le magnifique et surtout Cosme Ier, qui voulaient affirmer la grandeur de la Toscane[295].

En 1498, Annius de Viterbe, moine dominicain publie un recueil d'inscriptions étrusques et propose une tentative de déchiffrement de leur langue, l'étrusque. Le savant écossais Thomas Dempster rédige entre 1616 et 1619 le traité De Etruria Regali, un des premiers ouvrages d'étruscologie. L'ouvrage publié en 1723, accompagné de planches de dessins de poteries et d'artefacts anciens lance ainsi l'« étruscomanie »[296].

À partir du XVIIe siècle les fouilles se spécialisent, regroupant exclusivement des objets étrusques. En 1731, les fouilles de Volterra commencent et un musée y est ouvert à partir de 1750. L'académie étrusque de Cortone, fondée en 1726, est ouverte à tous les savants du monde faisant avancer la connaissance du monde étrusque et donnant lieu à des nouvelles hypothèses. Les études portent sur la langue étrusque, l'alphabet étrusque, et l'origine des Étrusques. En 1789, l'abbé Luigi Lanzi produit un ouvrage interprétant la quasi-totalité de l'alphabet, et replace le rôle et le rapport des étrusques avec la civilisation romaine et grecque. Il comprend que bon nombre de vases que l'on qualifie d'étrusques sont faits sur commande par les Grecs[297]. En 1810, Giuseppe Micali publie un ouvrage proposant une origine locale aux Étrusques[298].

Au XIXe siècle, bon nombre de sépultures sont trouvées par hasard. Les fouilles se multiplient sans rigueur rendant la datation des pièces et leur localisation compliquées. Dans les années 1830, les archéologues allemands et Français, fondent l'Institut de correspondance archéologique. En 1836, près de Cerveteri, la Nécropole de Banditaccia révèle du mobilier intact et à partir des objets récoltés, le pape Grégoire XVI organise le musée grégorien au Vatican. En 1837, une exposition d'œuvres à Londres provoque un véritable engouement et est suivie de plusieurs publications.

À partir des années 1840, les Corpus d'inscriptions commencent à paraître sous l'égide de l'Académie des sciences de Berlin. Le Corpus Inscriptionum Etruscarum est édité au début des années 1920. En 1927 se crée l'Istituto di studi Etruschi ed Italici[299] qui publie la revue Studi Etruschi. L'institut organise des colloques et des congrès.

Cette civilisation suscite, encore à l'époque contemporaine, des interrogations et des problématiques non-résolues. Néanmoins, l'intérêt porté par les historiens et par le public, grâce aux nombreux sites, musées dédiés, expositions permanentes et éphémères, demeure toujours vivace[300].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après Jean-Marc Irollo dans son ouvrage Histoire des Étrusques, « l'époque villanovienne est la préhistoire des Étrusques »[2].
  2. Ces douze cités-états sont également dénommées le Dodécapole étrusque, dans le domaine spécifique de l'étruscologie[4].
  3. C'est-à-dire les souverains romains : Tarquin l'Ancien, Servius Tullius et Tarquin le Superbe.
  4. Frère de Tarquin l'Ancien.
  5. Très probable souverain étrusque ayant régné sur la cité-état de « Cisra », en témoigne une dédicace épigraphique portée sur l'une des lamelles de Pyrgi et corroborant son existence[8].
  6. Roi étrusque de « Veis » au cours du Ve siècle av. J.-C.
  7. Plus précisément : les celtes de culture golaseccienne.
  8. Terminologie qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie, mais si l'on en croit l'historien grec Denys d'Halicarnasse (I, 30), ils s'appelaient eux-mêmes « Rasenna » ou, par syncope, « rasna ».
  9. En grec, θύειν signifie offrir des sacrifices aux dieux.
  10. Que l'on surnommait également « Le père de l'histoire »[11].
  11. Selon un passage de son œuvre Antiquités romaines, Livre I, 30.
  12. Ou encore « Tuscie ».
  13. Autrement dit, jusqu'à leur assimilation définitive comme citoyens de la République romaine, au {{Ier siècle av. J.-C.}}, après le vote de la lex lulia pendant la 1e guerre sociale. Les Étrusques furent, pour Rome, dès les débuts de l'époque républicaine, et postérieurement au départ du dernier roi étrusque, Tarquin le Superbe, ses principaux adversaires.
  14. Soit en termes de datation chrono-culturelle, approximativement 720 - 580 av. J.-C.[35].
  15. À l'instar de la Grande Grèce, de la Phénicie, de la cité-état de Tyr, ou encore de Carthage.
  16. Document épigraphique mis au jour à proximité de la commune d'Orbetello, dans la province toscane du Grosseto, vers 670 av. J.-C.
  17. D'un point de vue géostratégique et économique, Rome est située sur la route commerciale étrusque reliant l'Étrurie toscane à l'Étrurie campanienne[45].
  18. L'œuvre est une fresque signée par le peintre de la renaissance florentine, Ghirlandaio au Palazzo Vecchio, Florence (1482-1484).
  19. Figure de proue du navire dénommé le Brennus, actuellement exposé au musée national de la Marine.
  20. Comme en atteste le processus d'acculturation qui voit les aristocrates étrusques envoyer leurs enfants étudier à Rome.
  21. Comme en témoigne notamment l'attachement de Jules César aux prédictions divinatoires des haruspices, fréquemment proches conseillers du général romain à l'image du devin étrusque Titus Vestricius Spurinna[91].
  22. À ce titre, l'historien et étruscologue Charles Guittard précise que, selon le calendrier étrusque, basé sur l'etrusca disciplina et les textes religieux étrusques, les « Libri Fatales » (ou « Livre des Destins »), le siècle étrusque avait alternativement une longueur de 119 ans et de 123 ans. L'historien ajoute : « Ainsi, les changements de siècles en Étrurie seraient intervenus en 869, 769, 669, 569, 446, 327, 208, 89, 45 av. J.-C. (en admettant une durée de 119 ans pour le VIIIe siècle) et 19 apr. J.-C. qui marquerait théoriquement la fin du Xe siècle. Ce dixième siècle serait le terme historique assigné à la nation étrusque, le dernier siècle. Il marquerait la fin d'un cycle qui ne connaît ni suite ni renouvellement. Il est difficile de préciser comment cette théorie générale s'appliquait pour chacune des cités constituant la dodécapole étrusque et de décider si cette sombre destinée concernait l'ensemble de la nation ».
  23. C'est-à-dire l'espace médian au sein duquel la civilisation étrusque a subi son ethnogenèse et s'est développée[1],[6].
  24. « Velx » étant la cité étrusque géographiquement la plus proche de Rome et possédant un accès direct via la voie tibérine
  25. Tels que le volcan gris dit mont Amiata.
  26. Plus précisément : les Celtes de la culture de Golasecca.
  27. Autrement dit en plein cœur de la Rome républicaine.
  28. C'est-à-dire l'organisation politique territoriale également appelée : Dodécapole étrusque.
  29. Ici le musée archéologique à ciel ouvert Henri Pradès, localisé dans l'agglomération de la commune de Lattes, dans le département de l'Hérault.
  30. Plus rarement, les boucliers étrusques sont fabriqués en bronze[139].
  31. Cet élément hoplitique porte, sur sa ventrière, une représentation de Achille combattant Priam[149].
  32. Les étruscologues confirment également la présence, au sein des troupes étrusques, de scutum— autrement dit un bouclier, également de forme ronde, en bois cerclé de fer. Cet élément défensif est probablement hérité des colonies grecques[150],[151].
  33. Statuette en bronze attribuée au (Ve siècle av. J.-C.)
  34. Acrotère à figure de fantassin étrusque, mis au jour dans l'agglomération de la commune de Cerveteri, au sein du faubourg de Vigna Marini-Vitalini. Artefact daté des environs de 510 av. J.-C., ouvragé en terracotta. Ses dimensions sont les suivantes : 60 cm de hauteur, pour 12,8 cm de largeur. D'après le numéro d'inventaire « HIN 25A » du musée de Carlsberg Glyptotek à Copenhague.
  35. Ce terme est issu de l'adjectif quantitatif grec μόνος (c'est-à-dire seul ou unique), et du nom commun χιλον (signifiant tronc), donnant ainsi :μόνοσχιλον. Ce terme fait référence au type d'embarcation obtenue à partir de l'évidage d'un tronc d'arbre.
  36. L'élément qui est dénommé le « rostre », était, selon Pline l'Ancien, de paternité étrusque[172].
  37. Certains auteurs, tels que Tite-Live(Livre IX, 52, 5-9), Hésychios d'Alexandrie et le musicien grec Athénée mentionnent et évoquent ce type d'instrument à vent dont se servaient les pirates tyrrhéniens et étrusques. Les textes des anciens permettent d'attribuer l'invention du lituus aux Étrusques[171].
  38. Généralement la céramique, l'argile et la terracotta.
  39. Reconstitution d'ouvrage conçue dans une essence boisée qui n'est pas d'origine.
  40. Dans le cas de la manufacturation des boucliers ronds spécifiques à l'équipement logistique et militaire des Étrusques dit clipeus, le bois se voit surtout utilisé pour la partie composant l'âme de l'élément défensif.
  41. On note cependant que le recours à un élément arborifère concerne notamment les parties constituant les caisses de char.
  42. Lesquels ont été réutilisés en réemploi de routes commerciales romaines.
  43. Ce type de céramique appartient à la sériation archéologique dite des « maschera umana ». Artéfact attribué au IIIe – IIe sièclee av. J.-C.
  44. Ce faciès chrono-culturel correspond, peu ou prou, à la culture dite d'Eboli ou à la fin de la culture de Laterza.
  45. On atteste que le site d'extraction métallifère de « Pufluna » est devenu le plus important lieu minérifère du territoire étrusque, au cours du Ve siècle av. J.-C.[4].
  46. En Étrurie, cet instrument de musique est également connu sous le nom de « phorbeia »[275]. L'objet prend aussi le nom d'« auloidia »[276].
  47. Ce genre de danse est par exemple représentée sous la forme d'une fresque peinte dans la Tombe des Lionnes.
  48. Ici une danseuse figurant dans la tombe des Lionnes de Monterozzi, et exécutant une chironomie.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bibliographie sur les Étrusques.

Bibliographie partielle des articles, biographies, études et essais.

Ouvrages généraux 
Archéologie 
  • (it) Mauro Cristofani, « Il testo di Pech-Maho : Aleria e i traffici del V secolo a. C », dans collectif, Mélanges de l'École française de Rome : Antiquité, vol. 105, Rome, Publications de l'École française de Rome, (DOI 10.3406/mefr.1993.1820, lire en ligne), pages 833 à 845. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Laurent Hugot, « La Grèce et l’Étrurie dans l’Ouest de la France », dans Dominique Frère (dir.), L’archéologie méditerranéenne et proche-orientale dans l’ouest de la France : Du mythe des origines à la constitution des collections, vol. 115-2, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest », (ISBN 978-2-7535-0669-5, DOI 10.4000/abpo.334, lire en ligne), pages 107 à 120.
  • Thierry Piel, « Luci et fora : des structures « supraciviques » et interethniques dans le monde étrusco-latin », dans François Clément ; John Tolan ; et Jérome Wilgaux (directeurs d'ouvrage), Espaces d'échanges en Méditerranée : Antiquité et Moyen Âge : Antiquité et Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, (ISBN 978-2-753531-55-0, lire en ligne).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Py, Lattara (Lattes, Hérault). Comptoir gaulois méditerranéen entre Étrusques, Grecs et Romains, Errance, .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pascal Ruby, « Tarquinia, entre la Grèce et Sala Consilina : Éléments pour l'étude de la circulation des biens de prestige dans l'Italie centrale et méridionale protohistorique », dans collectif, Mélanges de l'École française de Rome : Antiquité, vol. 105, Rome, Publications de l'École française de Rome, (DOI 10.3406/mefr.1993.1819, lire en ligne), pages 779 à 832. Document utilisé pour la rédaction de l’article
Art 
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  • (en) Marie-Françoise Briguet et Larissa Bonfante, Etruscan life and afterlife: a handbook of Etruscan studies, Detroit, Wayne State University Press, (ISBN 0-8143-1813-4), « Art »
  • (it) Giovanni Colonna, « Etrusca, Arte », dans Enciclopedia dell'arte antica classica e orientale, Rome, Istituto della enciclopedia italiana, (lire en ligne).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Mauro Cristofani, L'arte degli Etruschi : produzione e consumo, Turin, Einaudi, .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Sabatino Moscati, Les Italiques : l'art au temps des Étrusques, Paris, L'Aventurine, coll. « Arts et cultures », , 302 p. (ISBN 2-84190-008-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Mario Torelli et Giampiero Pianu, L'arte degli Etruschi, Rome - Bari, Editori Laterza, (ISBN 88-420-2557-7).Document utilisé pour la rédaction de l’article
Civilisation 
  • (it) Mauro Cristofani, Dizionario della civiltà etrusca, Giunti Editore, , 340 p. (ISBN 9788809217287). Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • Jacques Heurgon, La Vie quotidienne des Étrusques, Paris, Hachette, . Document utilisé pour la rédaction de l’article
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  • Roger Lambrech, Essai Sur Les Magistratures Des Républiques Étrusques, vol. 7 (Études de philologie, d'archéologie et d'histoire anciennes), Palais des Académies, , 218 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Yves Liébert, Regards sur la truphè étrusque, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, , 354 p. (ISBN 9782842874117, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Massimo Pallottino, Etruscologia, Hoepli, , 564 p. (ISBN 8820314282). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christiane Saulnier, L'armée et la guerre dans le monde étrusco-romain, Diffusion de Boccard, .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (it) Mario Tabanelli, La medicina nel mondo degli Etruschi, Florence, Leo S. Olschki, coll. « Biblioteca della Rivista di storia delle scienze mediche e naturali », .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Paul Thuillier, « Le sport dans la civilisation étrusque : entre Grèce et Rome », dans Jean-Paul Thuillier, Études balkaniques, Recherches interdisciplinaires sur les mondes hellénique et balkanique, (ISSN 2102-5525, lire en ligne), pages 13 à 32. Document utilisé pour la rédaction de l’article
Historiographie 
  • (it) Ranuccio Bianchi Bandinelli et Antonio Giuliano, Etruschi e Italici prima del dominio di Roma, Milan, Rizzoli, .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Briquel, Les Tyrrhènes, peuple des tours : Denys d'Halicarnasse et l'autochtonie des Étrusques, vol. 178, Rome, École française de Rome, coll. « Publications de l'École française de Rome », , 236 p. (ISBN 2-7283-0284-7, ISSN 0223-5099, lire en ligne).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-François Chemain, « L'Italie avant Rome : Cadre géographique et humain - l'Étrurie », dans Jean-François Chemain, L'économie romaine : en Italie à l'époque républicaine, vol. 17, Paris 6e, Éditions A. et J. Picard, coll. « Antiquités Synthèses », (ISBN 978-2-7084-1010-7, ISSN 1158-4173), chap. 1, pages 11 à 36. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Heurgon, Rome et la Méditerranée occidentale jusqu'aux guerres puniques, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », , 3e éd., 488 p. (ISBN 978-2-130-45701-5), p. 333-336 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Hus, Les Étrusques et leur destin, Picard, coll. « Collection empreinte dirigée par Henri Hierche », .Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marc Irollo, Histoire des Étrusques : l'antique civilisation toscane, VIIIe-Ier siècle av. J.-C., Paris, Perrin, coll. « Tempus » (no 313), , 212 p. (ISBN 978-2-262-02837-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thierry Piel et Bernard Mineo, « Des rois étrusques à la génèse de la république : la construction des récits », dans Thierry Piel et Bernard Mineo, Et Rome devint une république... : 509 av. J.-C., vol. HA12, Clermont-Ferrand, Lemme edit, coll. « Illustoria / Histoire Ancienne », (ISBN 978-2-917575-26-0, ISSN 2116-7117), pages 5 à 52.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Paul Thuillier, Les Étrusques Histoire d'un peuple, Armand Colin, Document utilisé pour la rédaction de l’article
Origines 
  • Domnique Briquel, L'origine lydienne des Étrusques : Histoire de la doctrine dans l'Antiquité, vol. 139, Rome, Publications de l'École française de Rome, coll. « Mélange de l'École française de Rome », , 588 p. (ISBN 2-7283-0211-1, lire en ligne).Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • James Patrick Mallory et Jean-Luc Giribone (trad. oui), « Les indo-européens en Europe : L'Italie », dans James Patrick Mallory et Jean-Luc Giribone (pour la traduction), À la recherche des indo-européens : Langue, archéologie, mythe, Paris, éditions du Seuil, (ISBN 2-02-014390-9), pages 105 à 113.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Quelques personnages renommés

Liens externes[modifier | modifier le code]

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