Guillaume Larrivé

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Guillaume Larrivé
Illustration.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(8 ans, 5 mois et 1 jour)
Élection 17 juin 2012
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 1re de l'Yonne
Législature XIVe et XVe (Cinquième République)
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Jean-Pierre Soisson
Conseiller régional de Bourgogne

(2 ans, 2 mois et 24 jours)
Élection 21 mars 2010
Circonscription Yonne
Président François Patriat
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Mulhouse (Haut-Rhin)
Nationalité Français
Parti politique RPR, UMP, LR
Diplômé de ENA
Sciences Po
ESSEC
Profession Maître des requêtes au Conseil d'État

Guillaume Larrivé, né le à Mulhouse, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains, partis au sein desquels il exerce plusieurs fonctions, il occupe différents postes au sein de l'exécutif sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, ainsi que des mandats locaux : conseiller municipal d'Auxerre de 2008 à 2020, conseiller régional de Bourgogne de 2010 à 2012.

Il est élu député dans la première circonscription de l'Yonne en 2012 et 2017. Lors du congrès des Républicains de 2019, il brigue sans succès la présidence du parti.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un colonel d'artillerie[1], Guillaume Larrivé est vers l'âge de dix ans un lecteur assidu du Figaro[2], adressant au journal des billets ciblant François Mitterrand[3], tantôt sous son nom, tantôt sous celui de Guillaume Trajan[4].

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1996), de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (promotion 1998) et ancien élève de l'École nationale d'administration (promotion Copernic), dont il sort septième[pertinence contestée][5],[6].

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Entre 1997 et 2000, il est chargé d’études en marketing au poste d’expansion économique de New York, auditeur financier au sein de la société Arthur Andersen, aide de camp du général commandant la doctrine et l’enseignement supérieur de l’Armée de terre ainsi que, à Bruxelles, chargé de mission au cabinet du commissaire européen aux relations extérieures Chris Patten, à la Commission européenne[7][source insuffisante].

Depuis 2002, il est membre du Conseil d'État[8]. Il est promu maître des requêtes en 2005. Comme la loi le prévoit, il est détaché, en tant que membre du Conseil d'État, pour exercer son mandat parlementaire depuis 2012[9], puis a été placé en disponibilité[10].

Avocat à la Cour, il est placé en disponibilité et inscrit au barreau de Paris de 2013[11] à 2014[12], avant de demander à être omis du barreau[13].

Il a également été maître de conférences à l'Institut d'études politiques de Paris[5] et a siégé au conseil d'administration de l'École nationale d'administration[14].

Dans les cabinets ministériels et à l'Élysée[modifier | modifier le code]

Après avoir approché Emmanuelle Mignon[2], il est, de à , conseiller juridique au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre d'État, chargé du ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire.

Au sein du gouvernement Fillon[15], Guillaume Larrivé est directeur adjoint du cabinet de Brice Hortefeux dans ses différentes fonctions ministérielles : du à 2009, au ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, en 2009, au ministère du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville et du au , au ministère de l'Intérieur, de l'Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l'Immigration[16].

Il est, du au , conseiller pour les affaires juridiques et institutionnelles à la présidence de la République[17].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Guillaume Larrivé est conseiller municipal d'Auxerre de 2008[18],[19] à 2020.

De 2010 à 2012, il siège au conseil régional de Bourgogne, élu sur la liste conduite par François Sauvadet[réf. souhaitée].

Lors de l'élection municipale suivante, en , il se présente en tête de liste à Auxerre, avec le soutien de l'UMP et de l'UDI. Il recueille 48,9 % des voix au second tour, face au maire sortant PS Guy Férez, qui est réélu[20].

En , il annonce ne pas vouloir briguer la mairie d'Auxerre pour l'élection municipale de 2020 en raison du non-cumul des mandats, et soutient la candidature de Crescent Marault, alors maire de Saint-Georges-sur-Baulche[21],[22], qui remporte l'élection et devient ainsi le nouveau maire d'Auxerre.

À l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Guillaume Larrivé est suppléant de Jean-Pierre Soisson, député de la première circonscription de l'Yonne de 2002 à 2007[23].

Il se présente à l'élection législative de juin 2012 dans la première circonscription de l'Yonne pour succéder à Jean-Pierre Soisson. Au second tour, il l'emporte avec 51,64 % des suffrages face à Guy Férez, maire d'Auxerre et candidat du PS[24]. Il devient alors l'un des plus jeunes membres de l'Assemblée nationale[2].

Il est notamment co-rapporteur de la loi antiterrorisme de 2014[25], co-rapporteur de la loi sur le renseignement en 2015[26].

Le , il est réélu député au second tour avec 52,60 % des suffrages, face au candidat La République en marche ![27].

Il est brièvement co-rapporteur de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla[28], du 19 au . Il préside, de 2019 à 2020, la mission d'évaluation du cadre juridique des services de renseignement[29].

En 2020, il est le seul député du groupe LR à voter la confiance au gouvernement Castex[30].

Au sein de partis[modifier | modifier le code]

UMP[modifier | modifier le code]

Au sein de l'UMP, Guillaume Larrivé a été nommé secrétaire national en 2013[31]et directeur national de la campagne des élections européennes de [32].

Après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, celui-ci le nomme secrétaire national chargé de la réforme des institutions[33].

LR[modifier | modifier le code]

Lors de la création des Républicains, il devient membre du bureau politique. Secrétaire national chargé de l'immigration en [34], il est porte-parole des Républicains[35] de à [réf. souhaitée]. Secrétaire général de l'Association des amis de Nicolas Sarkozy[36], il soutient ce dernier pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[37]. Pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017 entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, il déclare voter blanc, refusant ainsi le front républicain[38].

Il parraine Laurent Wauquiez pour le congrès des Républicains de 2017, scrutin lors duquel est élu le président du parti[39]. Il devient, en 2018, secrétaire général délégué des Républicains. La même année, il publie un deuxième livre, consacré à la question du pouvoir national, Le Coup d'État Macron : le prince contre la nation[40]. Il dresse un réquisitoire contre le président de la République, écrivant : « Emmanuel Macron se pense et agit comme le premier président post-national. Le règne macronien fragilise l’État-nation, sous l’effet de trois facteurs délétères : l’européisme, le tribalisme et le transformisme »[41] ; selon le journaliste Pierre-Alain Furbury, le titre fait écho à l'essai Le Coup d'État permanent, publié par François Mitterrand en 1964[42].

En vue du congrès des Républicains de 2019, il est candidat à la présidence du parti[43]. Il se définit alors comme « libéral national »[4]. Souhaitant une nouvelle organisation du parti, il plaide pour la suppression de la primaire ouverte à la présidentielle, afin de remettre les militants au cœur du mouvement[44]. Il propose également de supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française par le droit du sol et de renégocier la Convention européenne des droits de l’homme[45]. La Lettre A indique qu'il « multiplie les rendez-vous avec les intellectuels et hauts fonctionnaires de droite, tout en ciblant les réseaux qui avaient porté Nicolas Sarkozy au pouvoir en 2007 »[46]. Il arrive troisieme du scrutin, obtenant 16,14 % des voix.

En , sans quitter LR, il lance son propre mouvement, La France demain[47]. L'Opinion note alors qu'il cherche à acquérir une « totale indépendance »[47].

Il est pressenti pour intégrer le gouvernement Jean Castex comme ministre de la Justice en juillet 2020, mais c’est finalement Éric Dupond-Moretti qui est nommé à cette fonction. Seul député LR à voter la confiance au nouveau gouvernement, Guillaume Larrivé voit ensuite son nom cité pour devenir secrétaire d’État auprès d’Éric Dupond-Moretti, mais celui-ci s’y oppose[48],[49].

Autres activités[modifier | modifier le code]

Dépeint comme un « dandy de droite » par le journaliste Patrick Roger, il a pour auteurs favoris Pierre Drieu La Rochelle, suivi d'Albert Cohen[5],[50].

Au piano, il joue de la musique classique et du jazz[2].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Insoumission : pour que vive la nation, Paris, Plon, 2017 (ISBN 9782259252140).
  • Le Coup d'État Macron : le prince contre la nation, Paris, Éditions de l'Observatoire, , 204 pages (ISBN 9791032905135).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Christophe Kantcheff, « La ligne très droite de Larrivé », sur politis.fr, .
  2. a b c et d « Guillaume Larrivé, quelqu'un de l'intérieur » (consulté le 1er août 2016)
  3. Nathalie Raulin, « Guillaume Larrivé, top départ », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2020).
  4. a et b Christine Ollivier, « Guillaume Larrivé, le techno bien élevé à l'assaut de la droite », sur lejdd.fr, .
  5. a b et c « Le Monde »
  6. Christine Ollivier, « Guillaume Larrivé à l’assaut de la droite », Le Journal du Dimanche,‎ .
  7. « Hier, aujourd’hui et demain », (consulté le 1er août 2016)
  8. Notice biographique de Guillaume Larrivé dans le Who's Who in France.
  9. Arrêté du 14 août 2012
  10. « Arrêté du 11 septembre 2017 »
  11. Arrêté du 9 octobre 2013
  12. Arrêté du 3 octobre 2014
  13. Déclaration d'intérêt, Site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
  14. Actimage, « Membres du conseil d'administration », sur ENA (consulté le 1er août 2016)
  15. Site du Premier ministre.
  16. Site du ministère de l'Intérieur : composition du cabinet de Brice Hortefeux.
  17. Journal officiel du 9 mars 2011..
  18. Site du ministère de l'Intérieur.
  19. Site de la ville d'Auxerre.
  20. « Résultat de l'élection municipale à Auxerre », Ministère de l'Intérieur
  21. « Municipales 2020 à Auxerre: Guillaume Larrivé n'est pas candidat, la droite lance », (consulté en 2019-17-01)
  22. « Crescent Marault, LR et en même temps En Marche », (consulté en 2019-17-01)
  23. « Jean-Pierre Soisson, Fiche XIIe Législature », sur assemblee-nationale.fr.
  24. « Résultats des élections législatives 2012 : YONNE (89) - 1ère circonscription », ministère de l'Intérieur
  25. « Guillaume Larrivé, député UMP de l'Yonne, est nommé co-rapporteur du projet de loi anti-terrorisme - France 3 Bourgogne » (consulté le 1er août 2016)
  26. « PARIS / Loi sur le renseignement : Guillaume Larrivé, co-rapporteur - La lettre économique et politique de PACA »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), (consulté le 1er août 2016)
  27. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections législatives 2017 », sur www.interieur.gouv.fr/ (consulté le 20 août 2017).
  28. Lucas Burel, « Guillaume Larrivé, député inflexible devenu procureur de la macronie », sur lenouvelobs.com, .
  29. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www2.assemblee-nationale.fr/15/missions-d-information/missions-d-information-communes/evaluation-de-la-loi-renseignement/(block)/64059
  30. « Castex obtient, avec 345 voix, une large confiance de l'Assemblée », sur Libération.fr, Libération (consulté le 15 juillet 2020).
  31. « Le Figaro, présentation de Guillaume Larrivé »
  32. Le Point, magazine, « Européennes : Guillaume Larrivé nommé directeur de la campagne UMP », (consulté le 1er août 2016)
  33. « Nominations », u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  34. « Nomination des secrétaires nationaux » (consulté le 1er août 2016)
  35. « Les nouveaux porte-paroles des Républicains », sur republicains.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  36. « Qui sommes nous ? » (consulté le 1er août 2016)
  37. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite : la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  38. Julien Chabrout, « Le député LR Guillaume Larrivé votera blanc au second tour de la présidentielle », lelab.europe1.fr, 28 avril 2017.
  39. Ludovic Vigogne, « La liste des 136 parrains de Laurent Wauquiez », lopinion.fr, 11 octobre 2017.
  40. « Le Figaro : entretien avec Guillaume Larrivé »
  41. « L'Opinion »
  42. « Les Echos »
  43. « Guillaume Larrivé : « Je suis candidat » à la présidence LR », sur lefigaro.fr, (consulté le 28 juin 2019).
  44. Marion Mourgue, « Guillaume Larrivé plaide pour la suppression de la primaire à droite », sur lefigaro.fr, .
  45. Virginie Le Trionnaire, « Guillaume Larrivé : "Je ne veux pas d’un petit parti anti-Macron" », sur lefigaro.fr, .
  46. « Présidence LR : comment Guillaume Larrivé cible les intellos et les réseaux "Sarko" », sur La Lettre A.fr, (consulté le 26 août 2019).
  47. a et b « Avec La France demain, Guillaume Larrivé crée sa propre structure », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2020).
  48. Lucie Oriol, « Guillaume Larrivé, seul député LR à voter la confiance à Castex », sur Le Huffington Post, (consulté le 31 juillet 2020).
  49. « Pourquoi le gouvernement Castex attend-il toujours ses secrétaires d'État? », sur BFMTV (consulté le 31 juillet 2020).
  50. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Roger

Liens externes[modifier | modifier le code]