Hugues de Chalon (Auxerre)

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Hugues de Chalon
Biographie
Naissance vers 975
Décès
Abbaye Saint-Germain, Auxerre, comté de Bourgogne
Évêque de l’Église catholique
Dernier titre ou fonction Évêque d'Auxerre
47e évêque d'Auxerre
Autres fonctions
Fonction laïque
comte de Châlon (

Hugues de Chalon (né vers 975, mort le ) est un seigneur et un religieux français du Moyen Âge, comte de Chalon et 47e évêque d'Auxerre (999-1039).

Biographie[modifier | modifier le code]

Seul fils (mais avec trois sœurs) de Lambert de Chalon, comte de Chalon-sur-Saône et d'Adélaïs[N 1], l'une de ses sœurs épouse le duc de Bourgogne[1].

Il est d'abord chanoine de la cathédrale d'Autun et titulaire de trois autres bénéfices[2].

Évêque d'Auxerre[modifier | modifier le code]

Après la mort de son père, il fut nommé évêque d'Auxerre sur proposition du duc Eudes-Henri Ier de Bourgogne. Il fut consacré dans l'abbaye de Saint-Germain le 5 mars 999 (c'est-à-dire le second dimanche de carême[3])[4].

Devenu évêque, il donne le à l'abbé de Cluny Odilon, les bénéfices des monastères dont il jouissait lors d'une grande cérémonie à l'abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon en présence du roi de France Robert le Pieux. Parmi ces bénéfices sont Paray-le-Monial, fondé par son père au diocèse d'Autun, et Saint-Georges de Couches, aussi en Autunois.

À la demande de l'empereur Otton III, il remit à ce dernier des reliques de son diocèse, entre autres la tête de saint Just et le corps de saint Marsus ; l'empereur le remercia en lui offrant des ornements épiscopaux : étoffes de couleur bleue décorées des aigles, mitre à lame d'or qui borde l’amict du côté du front.

Constructions, donations et pèlerinage[modifier | modifier le code]

Incendies

Outre la famine qui régna vers l'an 1030, Auxerre subit deux grands incendies durant l'épiscopat de Hugues de Chalon : l'un sous le règne de Robert le Pieux (avant 1025[N 2]) et le suivant sous le règne de Henri (entre 1025 et 1039[N 2]). Seule l'église de Saint-Alban martyr, que saint Germain avait bâtie dans le haut de la cité, échappa au premier incendie : la cathédrale fut réduite en cendres. Plutôt que de la rebâtir en moellons comme la précédente église, Hugues la fit reconstruire en pierres de taille ; il demanda une enceinte d'une plus grande étendue et y fit construire les cryptes telles qu'on les voit encore aujourd'hui sous le sanctuaire et sous la moitié du chœur. L'ouvrage était déjà bien avancé, lorsque se produisit un second incendie ; mais Saint-Étienne fut indemne, et le feu ne toucha que quelques maisons[5].

L'église Notre-Dame-de-la-Cité est elle aussi entièrement détruite lors du premier incendie. Vers la fin de son épiscopat, Hugues de Chalon en fait commencer la reconstruction[6] mais décède en 1039 avant la fin de l'ouvrage, qui reste incomplet[7]. N-D-de-la-Cité doit attendre qu'Humbaud (év. 1087-1114) reprenne le travail et l'achève[8].

La cathédrale et son chapitre

Hugues fait don à l'église cathédrale du cadeau de l'empereur Otton III, dont on ne sait si c'était une pièce de beau tissu ou une mitre avec lame d'or bordant l'amict du côté du front. Il lui donne également un missel écrit en lettres d'or à l'usage des évêques, un grand calice avec la patène d'argent doré, et deux cloches de grand poids. Il accorde aux chanoines, en augmentation de leurs prébendes[5], l'exemption du droit de parate[N 3] aux églises du diocèse ; il les exempte aussi du droit de grains[N 4] qui lui appartenait, et du droit de glandée[N 5]. Il ajoute encore pour augmenter les mêmes prébendes une partie de la ville de Crevan, partie précédemment vendue par le chapitre à l'archidiacre Arduin à cause de la dureté des temps et que Hugues a rachetée dudit Arduin[9].

Autres établissements religieux

Il fait remettre en état l'église Sainte-Eugénie de Varzy et fonde le chapitre de Varzy avec dix chanoines à qui il attribue des ressources pour leur subsistance[9]. Il bâtit à Cosne, ville dépendante de son temporel, l'église de Saint-Laurent. Il restitue à l'abbaye de Saint-Germain le prieuré de Saissy-les-Bois et l'église d'Annay en Puisaye, qui étaient passés à des seigneurs laïcs. Il intercède pour que les reliques de saint Didier, ancien évêque d'Auxerre (605-621), soient remises à l'église du prieuré de Moutiers.

Chartes et documents

Son nom se trouve en différents actes, à l'occasion des donations qu'il fit à plusieurs églises. En 1030, il ratifia les donations faites par Geoffroy, évêque de Chalon, au monastère de Saint-Hippolyte. Il est nommé dans l'Histoire de Chalon, pour sa donation en 1032 de l'église de Notre-Dame de Laon aux évêques de cette ville afin qu'elle leur serve de second siège, et pour son legs de biens aux chanoines de la cathédrale en 1059 afin qu'ils célébrassent l'octave du patron[10]. En 1037, il approuva la donation de Renaud comte de Dijon en faveur des religieux de Flavigny, d'une "place à faire du sel" à Salins[11][réf. incomplète]. Son nom se trouve encore parmi les souscriptions d'un concile d'Autun où l'évêque Helmuin accorda la réunion de l'abbaye de Corbigny à celle de Flavigny.

Voyages à Rome et à Jérusalem, fin de vie

Il alla à Rome d'où il rapporta une absolution du pape Jean XIX pour avoir combattu. Par la suite, il fit le pèlerinage de Jérusalem au Saint-Sépulcre. Il ne survécut pas de beaucoup à ce dernier voyage : après son retour, il ne quitta plus son diocèse, et ne se mêla plus de questions politiques.

Les châteaux de Cosne et de Varzy dans son testament

Cosne et Varzy sont aux frontières ouest et sud du pagus d'Auxerre,c'est-à-dire à des positions-clés pour le contrôle des “frontières”. La notice sur Hugues mentionne d'abord Varzy comme “sue et antecessorum suorum proprium ditioni” (“bien propre relevant de son emprise et de celle de ses [ancêtres ou prédecesseurs]”) ; à la suite de quoi vient une mention du château de Cosne : “in Conada similiter castello sue matris sedis”. J. Richard en a conclu que le matris avait été oublié dans la première phrase citée[12],[N 6] et que les deux châteaux provenaient du patrimoine maternel de Hugues. La traduction correcte est rétablie par C. Bouchard : en réalité le mot “mère” s'applique ici à “siège de l'Église-mère”, c'est-à-dire la cathédrale (d'Auxerre), comme dans l'expression “Ecclesie matris sedem” et autres expressions similaires courantes à cette époque dans l'Auxerrois[13],[N 7].

L'héritage de Bourgogne[modifier | modifier le code]

Carte de la Bourgogne à la fin du Xe siècle : en orangé, Royaume de Basse-Bourgogne ; en marron : duché de Richard, enjeu de la succession ; en jaune-vert, Royaume de Haute-Bourgogne.

En tant que comte de Chalon, il prit le parti du roi de France lors de la succession du duc Eudes-Henri Ier de Bourgogne, mort sans enfant légitime en 1002[N 8]. Hugues de Chalon quitta Auxerre et se retira dans son comté pendant la guerre qui suivit, et qui dura 12 ans. Après deux sièges infructueux devant Auxerre et Saint-Germain (toujours hors des murs de la ville à cette époque), le roi chargea Hugues de Chalon de mener les négociations de paix. Ces négociations se déroulèrent en plusieurs étapes, d'abord à Verdun (1014), puis à Héry (1015), à Dijon, à Beaune et à Anse (Lyonnais). Le concile d’Héry, présidé par l'archevêque de Sens Léotheric en présence du roi, de Gosselin archevêque de Bourges et de Landry comte d'Auxerre, fut le plus important par ses conclusions : on attribua le duché au roi Robert II.

Les conciles suivants eurent pour effet diverses mesures d'exemption ou de transfert. Par exemple, toutes les terres de l'abbaye de Saint-Bénigne furent exemptées du droit royal de sauvegarde ou de maréchaussée ; les religieux de Flavigny reçurent de Hugues de Chalon le monastère de Couches, et du roi la chapelle royale d'Autun.

Après cette guerre, seul seigneur de Bourgogne qui, selon Rodolphus Glaber, avait soutenu dès le commencement des troubles le parti du roi[14], il bénéficia de diverses récompenses du monarque. Voulant favoriser l'abbaye de Cluny, le roi lui donna vers l'an 1019 la moitié de la terre de Givry, située dans le comté de Dijon, pour fonder des messes pour le repos de son père et de sa mère. La même année, après avoir assisté à la dédicace de l'église Saint-Philibert de Tournus, Hugues de Chalon donna à ce monastère un village appelé alors Islez ou les Isles, et un droit de pêche dans la rivière de Saône : en reconnaissance de quoi les religieux lui accordèrent l'étendard ou la bannière de saint Philibert, et le déclarèrent le protecteur de tous leurs biens[15]. Enfin, « la vingt-sixième année du roi Robert » (1022), il souscrit à l'exemption des dîmes que Geoffroy, évêque de Chalon, avait accordée à la même abbaye à la prière de saint Odilon.

Guerre contre le duc de Normandie[modifier | modifier le code]

À la mort d'Otte-Guillaume en 1026, son fils et successeur le comte de Dijon Renaud posa des revendications sur le duché de Bourgogne, mais il fut fait prisonnier par l'évêque Hugues de Chalon. Son beau-père Richard II, duc de Normandie, entreprit de le venger. Selon Guillaume de Jumièges[16], les fils du duc de Normandie entrèrent l'année suivante (1027) dans le comté de Chalon et le ravagèrent. Hugues ne put leur résister ; voulant sauver ses états d'une ruine complète, il se décida à se soumettre à l'humiliante cérémonie qu'on appelle la « selle chevalière » : il mit sur son dos une selle de cheval, et se présenta, en cet état, devant les princes Normands, offrant à l'aîné de le chevaucher, et comme l'évêque portait une grande barbe, le chroniqueur normand dit qu'il ressemblait plutôt à une chèvre qu'à un cheval. Guillaume de Jumièges n'est pas le seul qui rapporte ce fait ; Wace, dans son Roman de Rou (milieu du XIIe), en donne une description détaillée. En voici quelques vers :

« Quant à Richart vint li cuens Hue,

Une sele à sun col pendue.

Sun dos offrit à chevalchier... »

Certains chroniqueurs disent que Hugues de Chalon fit ses excuses au duc de Normandie, et lui offrit de donner la liberté à Renaud[17].

Succession du comté de Chalon[modifier | modifier le code]

Hugues de Chalon ne voit pas d'un bon œil son neveu (Otte-)Guillaume, fils de sa « sœur » Gerberge et de son premier époux Aubert de Lombardie, adopté par son deuxième époux Eudes-Henri de Bourgogne puis lui-même comte de Bourgogne suite au décès de son père adoptif[18]. C'est peut-être la raison pour laquelle il lègue le comté de Chalon aux enfants de Mathilde sa plus jeune sœur, ignorant le droit des enfants de sa sœur aînée Gerberge - si tant est que celle-ci soit bien sa sœur, ce qui n'est pas assuré. Car seule la Vita de Hugues donne Gerberge pour sœur du comte de Chalon[19], une filiation qui n'apparaît dans aucun autre document connu[1].

Année de sa mort[modifier | modifier le code]

Voyant la fin de ses jours approcher, il s'établit au monastère de Saint-Germain, y prend l'habit de religieux, et y meurt un 4 novembre ; son corps est inhumé dans l'église du monastère, mais l'endroit n'est pas exactement connu. L'année de cette mort doit être 1039 car selon son contemporain Glaber, Hugues meurt l'année d'une éclipse de soleil, laquelle se passe un mercredi 22 août de cette année-là[20]. Le nécrologe de la cathédrale annonça sa mort en ces termes, au 4 novembre : Eodem die Hugo decus pontificum emisit spiritum. Il est aussi dans celui de Saint-Bénigne de Dijon[21] avec cette annonce : II non. novembr. depositio D. Hugonis episcopi Autiss. Hoc facimus, quia dedit nobis scyphum aurum ad calicem faciendum.

Descendance[modifier | modifier le code]

Hugues de Chalon serait le père d'Ermentrude d'Autun (née vers 1000), mariée vers 1019 avec Thibaut de Chalon, fils de Geoffroy Ier (v. 955-990), seigneur de Semur et de Mahaut de Chalon (v. 974-apr. 1005), dame de Donzy (elle-même fille de Lambert de Chalon - donc sœur de Hugues - et d'Adélaïde de Bourgogne) ; Ermentrude et Thibaut seraient alors cousins germains.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne)[N 9]. Vie de Hugues de Chalon : pp. 232-240. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 2, Auxerre, Perriquet, , 923 p. (lire en ligne), p. 52-.
  • Cornat (abbé), Notice sur les archevêques de Sens et les évêques d'Auxerre, Sens, impr. Ch. Duchemin, , 115 p. (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles Cawley, « Lambert (-979), son of Robert », dans «  Burgundy duchy - Beaune & Chalon », ch. 2 : « Chalon-sur-Saône », section A : « Comtes de Chalon 863-876, [950/60]-1039 », sur medlands - Foundation for Medieval Genealogy (consulté le 6 décembre 2017). Parents et fratrie de Hugues de Chalon, dont références des sources primaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Adelaïs serait, selon l'abbé Lebeuf (Histoire du diocèse d'Auxerre) Adélaïde d'Arles, sœur de la reine Constance ; toutefois, il ne s'agit là que d'une hypothèse.
  2. a et b Le règne de Robert le Pieux a duré de 996 à 1031, mais Henri a été co-roi à partir de 1025 (son règne a duré jusqu'en 1060). L'épiscopat de Hugues de Chalon dure de l'an 999 à l'an 1039.
  3. Le droit de parate ou parete (jus mensæ paratæ) autorisait l'évêque à prendre son repas chez le curé. Les frais étaient souvent considérables lorsque le prélat, qui voyageait à cheval, avait une suite nombreuse.
  4. Droit de grain, en latin : jus grangaticum.
  5. Le droit de gandée est le droit de ramasser des glands dans les forêts pour nourrir les animaux (en particulier les cochons).
  6. J. Richard a voulu lire : “sue (matris) et antecessorum suorum proprium ditioni”.
  7. Concurrement avec cette relecture du “matris sedis”, C. Bouchard lit antecessores” comme “prédecesseurs” plutôt qu'“ancêtres”.
  8. Eudes-Henri Ier de Bourgogne a eu deux enfants naturels de deux concubines ; il a aussi adopté Otte-Guillaume, le fils de sa première femme Gerberge et qui devient à terme le premier comte palatin de Bourgogne.
  9. Note sur le numéro de rang de succession des évêques d'Auxerre : Jusqu'à Quintilien (26e évêque, 716-728), le rang de succession indiqué ici est le même que celui de l'abbé historien Jean Lebeuf dans le premier volume de son Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre pour l'édition de 1743 (et de 1848). Lebeuf mentionne Quintilien et Chillien, Cillien ou Quilien comme 26e et 27e évêques d'Auxerre respectivement, mais argumente que Chillien, Cillien ou Quilien désignent la même personne que Quintilien, 26e évêque d'Auxerre ; ce qui engendre un décalage du rang de succession repris par Lebeuf pour tous les évêques d'Auxerre à partir de Quintilien. En résultat, si Chillien, Cillien ou Quilien est la même personne que Quintilien, Hugues de Chalon est le (47e évêque d'Auxerre ; si Chillien, Cillien ou Quilien est une personne autre que Quintilien, Hugues de Chalon est le (48e évêque d'Auxerre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Lambert (-979), sur medlands.
  2. Lebeuf 1743, p. 232, vol. 1.
  3. Necrologium Autissimum, tome VI.
  4. Lebeuf 1743, p. 233, vol. 1.
  5. a et b Lebeuf 1743, p. 236, vol. 1.
  6. Lebeuf 1743, p. 239.
  7. Lebeuf 1743, p. 819.
  8. Lebeuf 1743, p. 258.
  9. a et b Lebeuf 1743, p. 237, vol. 1.
  10. Claude Perry, Histoire civile et ecclésiastique, ancienne et moderne, de la ville et de la cité de Châlon, Impr. Philippe Tan, (lire en ligne).
  11. Georges Viole, Mémoires sur l’histoire du diocèse d’Auxerre, tome 3.
  12. Yves Sassier, Structures du pouvoir, royauté et res publica, Univ. Rouen Havre, 2004 (ISBN 2877758567 et 9782877758567, lire en ligne), p. 29.
  13. Sassier 2004, p. 30.
  14. Lebeuf 1743, p. 55, vol. 2.
  15. Histoire de Saint Philibert de Tournus.
  16. Guillaume de Jumièges, Gesta Normannorum ducum.
  17. Lebeuf 1743, p. 235, volume 1.
  18. Glaber (985-† apr. 1047) (Historiarum, III.6, p. 107) nomme "Hugo filius Lanberti Cabilonensis comitis" ("Hugues fils de Lambert comte de Chalon") comme l'unique fils de son père, précisant qu'il était "episcopus Autissioderi" et un opposant à "Willemus, Henrici ducis priuignus, Adalberti Longobardorum ducis filius" ((Otte-)Guillaume, fils aîné (adopté) du duc Henri, fils du duc Aubert de Lombardie). Cité dans « Lambert (-979) », sur medlands.
  19. Vita de Hugues de Chalon. Cité dans « Lambert (-979) », sur medlands.
  20. P. Labbe, Petite chronique d'Auxerre, tome I, p. 292.
  21. Bibliothèque biblique Montfaucon, tome II, p. 1160.