Henri de Raincourt

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Henri de Raincourt
Illustration.
Henri de Raincourt en 2012.
Fonctions
Sénateur de l'Yonne

(5 ans, 3 mois et 14 jours)
Réélection 28 septembre 2014
Prédécesseur André Villiers

(22 ans, 9 mois et 25 jours)
Élection 28 septembre 1986
Prédécesseur Paul Guillaumot
Successeur André Villiers
Président de la communauté de communes du Gâtinais en Bourgogne
En fonction depuis le
(11 ans, 7 mois et 28 jours)
Élection
Réélection
Conseiller régional de Bourgogne

(5 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 21 mars 2010
Président François Patriat
Ministre délégué à la Coopération

(1 an, 5 mois et 26 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon III
Prédécesseur Alain Joyandet (indirectement)
Successeur Pascal Canfin
Ministre délégué aux
Relations avec le Parlement

(1 an, 4 mois et 21 jours)
Président Nicolas Sarkozy
Gouvernement François Fillon II
Prédécesseur Roger Karoutchi
Successeur Patrick Ollier
Président du groupe UMP au Sénat

(1 an, 5 mois et 22 jours)
Prédécesseur Josselin de Rohan
Successeur Gérard Longuet
Président du conseil général de l'Yonne

(15 ans, 11 mois et 19 jours)
Prédécesseur Jean Chamant
Successeur Jean-Marie Rolland
Maire de Saint-Valérien

(23 ans, 11 mois et 26 jours)
Élection 20 mars 1977
Successeur Jean-Pierre Commun
Biographie
Nom de naissance Henri de Raincourt
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Saint-Valérien
Nationalité française
Parti politique UDF
DL
UMP
Les Républicains
Père Philippe de Raincourt
Diplômé de ESITPA
Profession exploitant agricole

Henri de Raincourt, né le à Saint-Valérien, est un homme politique français.

Sénateur de l'Yonne de 1986 à 2009, ministre chargé des Relations avec le Parlement de 2009 à 2010, il est ministre chargé de la Coopération du au . Il retrouve ensuite son siège de sénateur de l'Yonne, le quittant en octobre 2017 en appliquant de la loi de 2014 sur le non-cumul des mandats.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Armoiries de la famille de Raincourt: De gueules à la croix d'or cantonnée de dix-huit billettes du même ordonnées 5, 5, 4 et 4.

Exploitant agricole de profession, Henri de Raincourt est le fils de Philippe de Raincourt (1909-1959), sénateur de l'Yonne entre 1948 et 1959, mort dans un accident de voiture alors que son fils a dix ans. Les grand-père et arrière-grand-père d'Henri de Raincourt ont été conseillers généraux[1] tandis qu'il est le gendre de Jacques Piot, sénateur puis député de l'Yonne[2].

Originaire du pays de Jussey (Franche-Comté), la famille de Raincourt est d'ancienne extraction. Henri de Raincourt, en qualité de chef de famille, porte ainsi régulièrement « marquis de Raincourt »[3]. Il est également un descendant du marquis de Sade[4],[5].

Henri de Raincourt est diplômé de l'École supérieure d'ingénieurs et de techniciens pour l'agriculture (aujourd'hui Institut polytechnique UniLaSalle).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

À l'instar de son père, Henri de Raincourt s'engage en politique. Membre des Républicains indépendants (puis du Parti républicain et de Démocratie libérale), il est élu maire de Saint-Valérien en 1977. Il entre au conseil général de l'Yonne en 1982, dont il est le premier vice-président en 1988 puis le président de 1992 à 2008[6].

Il est élu le sénateur de l'Yonne, et réélu le , porté alors à la présidence du groupe RI au Sénat après avoir été secrétaire de la chambre de 1989 à 1995. Ayant intégré l'UMP en 2002, il devient vice-président délégué du groupe UMP au Sénat. Après sa réélection du , il envisage de se porter candidat à la présidence du Sénat face à Christian Poncelet, mais il y renonce. Il conserve la vice-présidence déléguée du groupe parlementaire jusqu'au , quand il en devient président[7].

Il est nommé ministre délégué aux relations avec le Parlement lors du remaniement gouvernemental du [8] en remplacement de Roger Karoutchi. Dans le même temps, il continue à bénéficier pendant vingt et un mois d'un virement mensuel de 4 000 euros depuis un compte HSBC du groupe UMP du Sénat, ce que le sénateur PS Jean-Pierre Sueur considère comme « contraire à la séparation des pouvoirs »[9]. La justice a ouvert une information judiciaire pour abus de confiance, blanchiment et détournement de fonds publics[10].

En , dans le cadre de la direction « partagée » entre Jean-François Copé et François Fillon, il devient vice-président de l’UMP avec cinq autres personnalités du parti, en plus du vice-président délégué Luc Chatel, en poste depuis novembre 2012.

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[11].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Déclaration de patrimoine[modifier | modifier le code]

Le 11 juillet 2016, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) annonce avoir saisi la justice du fait d’un « doute sérieux » concernant les déclarations de patrimoine du sénateur. « Au regard des différents éléments dont elle a connaissance », la HATVP estime qu’il existe « un doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de ses déclarations, du fait de l’omission d’une partie substantielle des revenus perçus par M. de Raincourt, à l’époque notamment de ses fonctions ministérielles », et transmet l'ensemble du dossier au procureur de la République de Paris[12].

Affaire de l'Union républicaine du Sénat[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'affaire de l'Union républicaine du Sénat, Henri de Raincourt a été mis en examen le 15 décembre 2016 pour « recel de détournements de fonds publics »[13]. Mediapart avait révélé en février 2015 que Henri de Raincourt avait empoché 4 000 euros par mois de 2008 à 2011 « en plus de ses émoluments officiels », argent tiré d'« un compte confidentiel du groupe UMP situé chez HSBC »[14], avec René Garrec et Jean-Claude Carle, ex-trésorier du groupe UMP.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Anciennes fonctions sénatoriales[modifier | modifier le code]

Henri de Raincourt fut, en tant que sénateur de l'Yonne (de 1986 à 2009 puis de 2012 à 2017) :

Anciens mandats et fonction hors Sénat[modifier | modifier le code]

mandats locaux 
fonctions ministérielles 
  • ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement (-) ;
  • ministre chargé de la Coopération, auprès du ministère des Affaires étrangères et européennes ( - ) ;
Autres fonctions 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.lefigaro.fr/politique/2008/01/15/01002-20080115ARTFIG00002-henri-de-raincourt-nouveau-president-des-senateurs-ump.php.
  2. « Jacques Piot - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 28 novembre 2019)
  3. Valette, Régis., Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle et catalogue provincial sous Louis XVI et au XIXe siècle, R. Laffont, (ISBN 978-2-221-10875-8 et 2-221-10875-2, OCLC 137218731, lire en ligne)
  4. voir geneanet.org.[1]. Précisions: Laure de Sade est la fille du marquis, Philippe de Raincourt est le père d'Henri.
  5. Un côté particule terreux, Le Canard Enchaîné, 8 juillet 2009
  6. http://www.trombinoscope.com/biographie-henri-de-raincourt-21577.html
  7. https://www.lemonde.fr/politique/article/2009/09/16/henri-de-raincourt-un-hobereau-placide-dans-le-chaudron-parlementaire_1241214_823448.html
  8. « Remaniement: Hortefeux à l'Intérieur, Darcos au Travail », Agence France Presse, (consulté le 23 juin 2009)
  9. « L'ex-ministre Raincourt reconnaît avoir été payé depuis un compte HSBC de l'UMP », Mediapart, 10 février 2015.
  10. « Les aveux du marquis », Le Canard enchaîné, mercredi 18 février, p. 1.
  11. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  12. Les déclarations de patrimoine du sénateur Henri de Raincourt transmises à la justice, Le Monde, 11 juillet 2016
  13. https://www.lemonde.fr/politique/article/2016/12/15/soupcons-de-detournements-de-fonds-au-senat-l-ex-ministre-henri-de-raincourt-mis-en-examen_5049737_823448.html
  14. Mathilde Mathieu « Raincourt mis en examen: l’histoire secrète d’un bonus à 4 000 € par mois », Mediapart, 18 décembre 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]