Abbaye Saint-Germain d'Auxerre

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Abbaye Saint-Germain
Image illustrative de l'article Abbaye Saint-Germain d'Auxerre
Présentation
Culte catholique
Type Abbaye
Rattachement Bénédictin Ordre de Saint-Benoît Congrégation de Saint-Maur
Début de la construction Ve siècle
Protection Logo monument historique Classée MH (1971)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Ville Auxerre
Coordonnées 47° 48′ 02″ N 3° 34′ 22″ E / 47.800556, 3.57277847° 48′ 02″ Nord 3° 34′ 22″ Est / 47.800556, 3.572778

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L'abbaye Saint-Germain, à Auxerre, est une abbaye bénédictine fondée au Ve siècle par saint Germain d'Auxerre avec l'un de ses disciples Saturnin[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’abbaye au XVIIe siècle, planche gravée du Monasticon Gallicanum.

Saint Germain d'Auxerre, fondateur et évêque d'Auxerre, fut inhumé le 1er octobre 448 dans l'oratoire modeste qu'il avait fondé en l'honneur de saint Maurice[1]. Avant la fin de ce même siècle, l'oratoire commmence à être appelé du nom d'église Saint-Germain[2].

Le véritable essor de l'abbaye date du VIe siècle, lorsqu'elle est reconstruite par la reine Clotilde, ancienne princesse de Bourgogne[3], puis au IXe siècle sous le règne de Charles le Chauve[4], grâce aux soutiens de ceux-ci. L'école de Saint-Germain d'Auxerre devient l'une des plus réputées de Francie occidentale et de l'Occident chrétien. En 815 Saint-Germain comptait jusqu'à 600 moines et le nombre d'étudiants pouvait avoisiner les 5 000[5]. Le rayonnement intellectuel de l'école d'Auxerre est essentiel dans la période de renaissance carolingienne, grâce à ses maîtres : Murethach, Haymon, Heiric (élève de Loup de Ferrières qui joua peut-être lui aussi un rôle à Auxerre) et Remi.

Du temps d'Hugues Capet le duc de Bourgogne est son frère Eudes-Henri, qui aime voir l'ordre régner dans les établissements religieux. Sous l'épiscopat d'Héribert (971–996) leur demi-frère et évêque d'Auxerre, Henri demande à saint Mayeul, abbé de Cluny et ami personnel de leur père Hugues Capet, de faire restaurer la discipline et le respect de la règle à l'abbaye Saint-Germain[6]. Mayeul vient en personne pour ce faire et, une fois ceci accompli, y installe Heldric comme abbé pour lui succéder. Héribert et son frère Henri seront particulièrement attentifs et généreux envers les besoins de l'abbaye et de son abbé Heldric, qui reçoit d'Héribert une donation de onze églises de son diocèse[7],[Note 1].

Des agrandissements et rénovations se succèdent, surtout jusqu'à la fin du Moyen Âge. En 1250, les moines de cette abbaye s'associent avec ceux de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[8].

Salle capitulaire de l'abbaye de Saint-Germain

Architecture[modifier | modifier le code]

Le sol et les bâtiments avec l'ancienne église abbatiale font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [9].

Église abbatiale[modifier | modifier le code]

Cloître[modifier | modifier le code]

Bâtiments conventuels[modifier | modifier le code]

Jardins[modifier | modifier le code]

Abbés[modifier | modifier le code]

[...]

[...]

Moines et personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

  • Remi (~841 — avant 908), maître à l'école de l'abbaye.
  • Heiric (841 - † ~876), maître à l'école de l'abbaye (élève de Loup de Ferrières qui joua peut-être lui aussi un rôle à Auxerre).
  • Haymon († ~865), maître à l'école de l'abbaye.
  • Murethach, IXe siècle, lettré et écolâtre irlandais, maître à l'école de l'abbaye.
  • Dom Georges Viole (1598-1669), prieur après 1629, hagiographe, historien, généalogiste ; il se retira ici après avoir tenu des responsabilités dans diverses abbayes et y mourut le .

Dépendances[modifier | modifier le code]

Terriers, propriétés, revenus[modifier | modifier le code]

Fin Xe siècle, Sevin archevêque de Sens de 978 à 999 fait bâtir deux moulins sur l'Armançon, sur un terrain possédé en communauté avec l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre. L'abbé de Saint-Germain Heldric attaque Sevin en justice pour violation de territoire. Les deux prélats décident de jouer l'affaire en duel et choisissent leurs défenseurs[Note 2] avant de trouver un accord de propriété en communauté pour les moulins. C'est alors qu'Heldric donne des reliques de saint Étienne à Sevin[13].

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay, département de l'Yonne, depuis sa fondation au VIIIe siècle, jusqu'en 1830 ; précédés de recherches sur l'état du pays au temps des Gaulois et des Romains ; et suivie d'une notice historique sur les communes environnantes, avec les principales pièces justificatives, vol. 1 et 2, Avallon, Éd. Comynet,‎ , 369 et 370 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, Auxerre, Perriquet,‎ , 886 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1,‎ , 544 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Christian Sapin (Dir.), Peindre à Auxerre au Moyen Âge. IXe ‑ XIVe siècles. 10 ans de recherche à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre et à la cathédrale Saint-Étienne d'Auxerre, Centre d'études médiévales d'Auxerre et Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, Auxerre et Paris, 1999, 312p., (ISBN 978-2-7355-0416-9).
  • Christian Sapin (Dir.), Archéologie et architecture d'un site monastique. 10 ans de recherche à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre, Centre d'études médiévales d'Auxerre et Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, Auxerre et Paris, 2000, 493p., (ISBN 978-2-7355-0421-3).
  • Noëlle Deflou-Leca, Saint-Germain d'Auxerre et ses dépendances (Ve-XIIIe siècle), PSE, 2010, 773 p., (ISBN 978-2-86272-455-3).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les onze églises données par Héribert à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre sont : église Saint-Cyr de Perrigny ; église Saint-Maurice de Venoy ; église Saint-Germain d'Irancy ; église Saint-Georges d'Écan ; église Saint-Pierre de Praiy ; église Saint-Martin de Diges ; église Notre-Dame de Baine ; église Saint-Germain d'Airy (Héry) ; église Saint-Loup du faubourg d'Auxerre ; église Saint-Martial de Seignelay ; et église Saint-Pierre « de monasterio », probablement de Moutiers-en-Puisaye. Pour certaines de ces églises, dont Héry, Beine et Seignelay, la donation est confirmée par le pape Eugène III en 1152 ; voir Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay, vol. 1,‎ (présentation en ligne), p. 138.
  2. Le duel judiciaire, que les religieux usitaient également pour régler leurs différends, a été interdit par le pape seulement en 1156 dans une mesure poussée par l'abbé Arduin. Voir Henry 1833, p. 148.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fondation de l'oratoire - 5e siècle sur auxerre.culture.gouv.fr.
  2. Lebeuf 1743, p. 112, volume 1.
  3. La basilique de Clothilde - VIe siècle, sur auxerre.culture.gouv.fr.
  4. La reconstruction carolingienne - IXe siècle, sur auxerre.culture.gouv.fr.
  5. Henry 1833, p. 146, volume 1.
  6. Lebeuf 1848, p. 244.
  7. a et b Lebeuf 1848, p. 245.
  8. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte no LX.
  9. « Notice no PA00113579 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre, dans Annuaire historique de l'Yonne, 1849. Sur echo.auxerre.free.fr. Page 221.
  11. Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, suivi d'un recueil de documents et chartes concernant l'Eglise et la ville d'Auxerre, vol. 2,‎ , 569 p. (présentation en ligne), p. 43.
  12. Lebeuf 1743, p. 227, 237, 279, volume 1.
  13. a et b Henry 1833, p. 148, volume 1.
  14. Petit-fils de Dalmace Ier de Semur
  15. Religieux bénédictin de l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon, Histoire Générale et particulière de Bourgogne..., Dijon, chez Antoine de Fay, 1739, t.I, p.234-235.
  16. Henry 1833, p. 174, volume 1.
  17. a et b Lebeuf 1743, p. 125, volume 1.

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