Appoigny

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Appoigny
Mairie d'Appoigny.
Mairie d'Appoigny.
Blason de Appoigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Auxerre-2
Intercommunalité Communauté de l’Auxerrois
Maire
Mandat
Alain Staub
2014-2020
Code postal 89380
Code commune 89013
Démographie
Gentilé Époniens
Population
municipale
3 135 hab. (2014)
Densité 142 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 41″ nord, 3° 31′ 44″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 201 m
Superficie 22,09 km2
Localisation

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Appoigny

Appoigny est une commune française située dans le département de l’Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté. Appoigny possède un illustre conseiller municipal en la personne de Guy Roux, ancien entraîneur emblématique du club de football l’AJ Auxerre.

Ses habitants sont appelés les Époniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Appoigny est située à 10 km au nord - nord-ouest d'Auxerre, chef-lieu du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chichery Rose des vents
Branches N Gurgy
O    Appoigny    E
S
Charbuy Perrigny Monéteau

Toponymie[modifier | modifier le code]

Eponiacus, qui est à l’origine du vocable Appoigny, vient du nom de la villa gallo-romaine d’un fidèle de la déesse Épona. La villa devint, au fil du temps, le domaine des parents de saint Germain d'Auxerre : Rusticus et Germanilla ; à cette époque elle est appelée Espougny[1]. En 1655 c'est Espuigney[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Château de Régennes.

Par sa situation à la limite de la Bourgogne et de la Champagne, traversé par une importante voie romaine, Appoigny connut depuis ses origines l’existence mouvementée des cités de passage. Les Huns, les Francs, les Normands…, pillèrent le village à chacune de leurs "visites"[3].

Léguées à l’église d’Auxerre par saint Germain évêque d'Auxerre, les terres demeurèrent la propriété des évêques d’Auxerre de 448 à la Révolution française.

Résidence habituelle des évêques d’Auxerre[4], le château de Régennes, détruit à différentes reprises, fut chaque fois rebâti somptueusement, une dernière fois par l’architecte d’Aviler (XVIIIe siècle).

Fin 1076 ou début 1077, Robert de Nevers (50e év. 1076-1084) repousse les sénonais hors d'Appoigny, leur enlève leurs prisonniers et fait bâtir à Régennes une première forteresse. Son successeur Humbaud (51e év. 1087-1114) remet en état Appoigny qu'il fait aussi fortifier[5]. Hugues de Noyers (XIIe siècle)[6],[3] et Guy de Mello (XIIIe siècle)[7] firent fortifier le site de Régennes, entouré par une boucle de l’Yonne.

Il est vendu en 1791 et totalement rasé à cette époque[8],[9]. Guillaume de Seignelay (XIIIe siècle) fit construire l’actuelle collégiale.

Au cours de son voyage à Reims en 1429, Jeanne d'Arc traversa l’Yonne au célèbre « Gué de la Pucelle » (aujourd’hui parc communal).

L’activité agricole d’Appoigny était diversifiée et fournissait à la région céréales, vigne, fruits et légumes en abondance. La terre y était particulièrement fertile et le climat favorable, si bien qu’Appoigny fut considéré comme « le jardin d’Auxerre »[10].

En 1991, Claude Dunand, ami d'Émile Louis, est condamné à perpétuité pour proxénétisme et actes de barbarie, après la découverte d’une jeune fille issue de la DDASS, retenue et torturée dans son pavillon d’Appoigny. L’enquête n’a jamais été poussée sur les clients[11].

En 2008, Unilever ferme l'usine Amora-Maille d'Appoigny[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Appoigny fait partie de l’agglomération d’Auxerre, c’est une commune membre de la communauté de l’Auxerrois.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Edmond Martial    
1947 1953 Léon Guyot    
1953 1977 Jules Voitier    
1977 1989 Jean Masse    
1989 2008 Jacques Paclin    
2008[14] en cours Alain Staub    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Appoigny est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Freudenburg (Allemagne) depuis 1986, commune de 1 800 habitants située en Rhénanie-Palatinat à 30 km de la frontière française, entre Thionville et Trèves.

Le jumelage est l’occasion de rencontres entre les habitants, les jeunes et les associations, et de voyages de découverte des deux pays.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 135 habitants, en diminution de -0,19 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 085 1 422 1 400 1 340 1 620 1 632 1 705 1 774 1 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 800 1 834 1 783 1 703 1 590 1 533 1 520 1 435 1 424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 332 1 320 1 239 1 154 1 156 1 163 1 122 1 184 1 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 321 1 638 2 029 2 625 2 755 2 991 3 091 3 130 3 135
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006 [18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint Fiacre, patron des maraîchers, est fêté chaque année à la fin du mois d’août par les Époniens durant trois jours. À cette occasion, le village est en fête : course cycliste, feu d'artifice, fête foraine, animation musicale… Cette tradition perdure depuis de très nombreuses années[19].

Appoigny bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]


Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul d'Appoigny

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay, département de l'Yonne, depuis sa fondation au VIIIe siècle, jusqu'en 1830 ; précédés de recherches sur l'état du pays au temps des Gaulois et des Romains ; et suivie d'une notice historique sur les communes environnantes, avec les principales pièces justificatives, vol. 1, Avallon, Éd. Comynet, , 369 p. (lire en ligne), avec cartes, plans, blasons et lexique de mots en patois de Seignelay. Les deux volumes sont présentés successivement sur la même page. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alexandre Ducourneau et Amans-Alexis Monteil, La France nationale ou histoire nationale des départements de France - Province de Bourgogne, Paris, Maulde et Renou, , 523 p. (lire en ligne). Appoigny : pp. 409-416. Document utilisé pour la rédaction de l’article

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fabrice Cayot. La fortification des églises rurales en Bourgogne. Ed. Centre de Castellologie de Bourgogne, 2010. Pag 150, note 14.
  2. Du Verdier, O. Le Voyage de France, dressé pour la commodité des François&Estrangers. Ed. Michel Bobin, Paris, 1655. Page 354.
  3. a et b Henry 1833, p. 142, volume 2.
  4. Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre, dans Annuaire historique de l'Yonne, 1849. Sur echo.auxerre.free.fr. Page 228.
  5. Ducourneau 1840, p. 413.
  6. Lebeuf 1743, p. 320, volume 1.
  7. Lebeuf 1743, p. 384, volume 1.
  8. Château de Régennes sur cadole.eu.
  9. Château de Régennes sur chateau-fort-manoir-chateau.eu.
  10. Henry 1833, p. 141, volume 2.
  11. Françoise-Marie Santucci: « Un sinistre pavillon à Appoigny », Libération, 10 février 2001.
  12. Personnel de rédaction, « Fermeture de l'usine Amora de Dijon », Aucun,‎ (lire en ligne)
  13. Site du Conseil Général de l'Yonne, site du conseil Général de l'Yonne consulté le 9 février 2012
  14. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  19. Source: Syndicat d’initiative d’Appoigny.
  20. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.