Appoigny

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Appoigny
Appoigny
Mairie d'Appoigny.
Blason de Appoigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Auxerrois
Maire
Mandat
Magloire Siopathis
2020-2026
Code postal 89380
Code commune 89013
Démographie
Gentilé Époniens
Population
municipale
3 245 hab. (2019 en augmentation de 4,17 % par rapport à 2013)
Densité 147 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 41″ nord, 3° 31′ 44″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 201 m
Superficie 22,09 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Appoigny
(ville isolée)
Aire d'attraction Auxerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Auxerre-2
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Appoigny
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Appoigny
Géolocalisation sur la carte : Yonne
Voir sur la carte topographique de l'Yonne
City locator 14.svg
Appoigny
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
Voir sur la carte administrative de Bourgogne-Franche-Comté
City locator 14.svg
Appoigny

Appoigny est une commune française située dans le département de l'Yonne, en région Bourgogne-Franche-Comté. Appoigny possède un illustre conseiller municipal en la personne de Guy Roux, ancien entraîneur emblématique du club de football l'AJ Auxerre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Appoigny est située à 10 km au nord - nord-ouest d'Auxerre, chef-lieu du département.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chichery Rose des vents
Branches N Gurgy
O    Appoigny    E
S
Charbuy Perrigny Monéteau
Carte de la commune d'Appoigny et des proches communes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Appoigny est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Elle appartient à l'unité urbaine d'Appoigny, une unité urbaine monocommunale[4] de 3 167 habitants en 2017, constituant une ville isolée[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 104 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,9 %), terres arables (25,6 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), zones urbanisées (8,6 %), prairies (3,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Eponiacus, qui est à l’origine du vocable Appoigny, vient du nom de la villa gallo-romaine d’un fidèle de la déesse Épona. La villa devint, au fil du temps, le domaine des parents de saint Germain d'Auxerre : Rusticus et Germanilla ; à cette époque elle est appelée Espougny[11]. En 1655 c'est Espuigney[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Par sa situation à la limite de la Bourgogne et de la Champagne, traversé par une importante voie romaine, Appoigny connut depuis ses origines l’existence mouvementée des cités de passage. Les Huns, les Francs, les Normands…, pillèrent le village à chacune de leurs "visites"[13].

Léguées à l'église d’Auxerre par saint Germain évêque d'Auxerre, les terres demeurèrent la propriété des évêques d’Auxerre de 448 à la Révolution française. En 596 le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre (572-605), inclut Appoigny (Eppoigny) dans les trente principales paroisses du diocèse qu'ils soumet à un rota de prières[14].

Résidence habituelle des évêques d’Auxerre[15], le château de Régennes, détruit à différentes reprises, fut chaque fois rebâti somptueusement, une dernière fois par l’architecte d’Aviler (XVIIIe siècle).

Fin 1076 ou début 1077, Robert de Nevers (50e év. 1076-1084) repousse les Sénonais hors d'Appoigny, leur enlève leurs prisonniers et fait bâtir à Régennes une première forteresse. Son successeur Humbaud (51e év. 1087-1114) remet en état Appoigny qu'il fait aussi fortifier[16]. Hugues de Noyers (XIIe siècle)[17],[13] et Guy de Mello (XIIIe siècle)[18] firent fortifier le site de Régennes, entouré par une boucle de l’Yonne (Il est vendu en 1791 et totalement rasé à cette époque[19]).

Guillaume de Seignelay (XIIIe siècle) fit construire l’actuelle collégiale.

Au cours de son voyage à Reims en 1429, Jeanne d'Arc traversa l'Yonne au « gué de la Pucelle » (aujourd'hui parc communal).

L’activité agricole d’Appoigny était diversifiée et fournissait à la région céréales, vigne, fruits et légumes en abondance. La terre y était particulièrement fertile et le climat favorable, si bien qu’Appoigny fut considéré comme « le jardin d’Auxerre »[20].

En 1991, Claude Dunand, né le 3 décembre 1933 à Blois, est condamné à perpétuité pour proxénétisme et actes de barbarie, après la découverte en 1984 de deux jeunes filles séquestrées dans son pavillon d’Appoigny et torturées par plusieurs personnes extérieures. L’enquête n’a permis de découvrir qu'une seule autre victime et peu de clients ont été poursuivis[21]. Il est libéré en 2001[22]. Il meurt le 29 juillet 2021 à Mulhouse[23].

En 2008, Unilever ferme l'usine Amora-Maille d'Appoigny[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Appoigny fait partie de l'agglomération d'Auxerre, c'est une commune membre de la communauté de l'Auxerrois.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 octobre 1947 Edmond Martial    
octobre 1947 mai 1953 Léon Guyot    
mai 1953 octobre 1977 Jules Voitier SFIO Ancien directeur de l'ERGM de Chemilly-sur-Yonne
mars 1977 mars 1989 Jean Masse PS  
mars 1989 mars 2008 Jacques Paclin DVD  
mars 2008[26] 2020 Alain Staub DVD Cadre[27]
1er vice-président de la CA de l'Auxerrois (2014 → )
2020 En cours Magloire Siopathis DVD Directeur régional des lycées en Normandie, conseiller départemental depuis 2021

Jumelages[modifier | modifier le code]

Appoigny est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Freudenburg (Allemagne) depuis 1986, commune de 1 800 habitants située en Rhénanie-Palatinat à 30 km de la frontière française, entre Thionville et Trèves.

Le jumelage est l'occasion de rencontres entre les habitants, les jeunes et les associations, et de voyages de découverte des deux pays.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2019, la commune comptait 3 245 habitants[Note 3], en augmentation de 4,17 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,69 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0851 4221 4001 3401 6201 6321 7051 7741 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8001 8341 7831 7031 5901 5331 5201 4351 424
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3321 3201 2391 1541 1561 1631 1221 1841 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 3211 6382 0292 6252 7552 9913 0913 1303 174
2019 - - - - - - - -
3 245--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Saint Fiacre, patron des maraîchers, est fêté chaque année à la fin du mois d'août par les Époniens durant trois jours. À cette occasion, le village est en fête : course cycliste, feu d'artifice, fête foraine, animation musicale… Cette tradition perdure depuis de très nombreuses années[32].

Appoigny bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[33].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le jubé.

Au sujet du vocable de la Collégiale, voir le site des Amis de la Collégiale[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 d'Appoigny », sur insee.fr (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Auxerre », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Fabrice Cayot. La fortification des églises rurales en Bourgogne. Ed. Centre de Castellologie de Bourgogne, 2010. Pag 150, note 14.
  12. Du Verdier, O. Le Voyage de France, dressé pour la commodité des François&Estrangers. Ed. Michel Bobin, Paris, 1655, p. 354.
  13. a et b Henry 1833, p. 142, volume 2.
  14. Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre…, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 116.
  15. Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre, dans Annuaire historique de l'Yonne, 1849. Sur echo.auxerre.free.fr. Page 228.
  16. Ducourneau 1840, p. 413.
  17. Lebeuf 1743, p. 320, volume 1.
  18. Lebeuf 1743, p. 384, volume 1.
  19. Château de Régennes sur cadole.eu.
  20. Henry 1833, p. 141, volume 2.
  21. Françoise-Marie Santucci, « Un sinistre pavillon à Appoigny », sur Libération, (consulté le )
  22. Frédéric Vézard, « Condamné à perpétuité, il est remis en semi-liberté », sur leparisien.fr, (consulté le )
  23. « Information L'Yonne républicaine - Claude Dunand, le tortionnaire d’Appoigny, est décédé », sur lyonne.fr, (consulté le )
  24. « Fermeture de l'usine Amora de Dijon », sur e-dijon.fr, (consulté le ).
  25. Site du Conseil Général de l'Yonne, site du conseil Général de l'Yonne consulté le 9 février 2012
  26. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  27. « Résultats municipales 2020 à Appoigny », sur lemonde.fr (consulté le ).
  28. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  29. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  32. Source : Syndicat d’initiative d’Appoigny.
  33. Palmarès 2008 du 49e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 22 septembre 2009.
  34. http://lesamisdelacollegiale.blogspirit.com/media/00/01/1927533791.pdf

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre…, vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay, département de l'Yonne, depuis sa fondation au VIIIe siècle, jusqu'en 1830 ; précédés de recherches sur l'état du pays au temps des Gaulois et des Romains ; et suivie d'une notice historique sur les communes environnantes, avec les principales pièces justificatives, vol. 1, Avallon, Éd. Comynet, , 369 p. (lire en ligne), avec cartes, plans, blasons et lexique de mots en patois de Seignelay. Les deux volumes sont présentés successivement sur la même page. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alexandre Ducourneau et Amans-Alexis Monteil, La France nationale ou histoire nationale des départements de France : Province de Bourgogne, Paris, Maulde et Renou, , 523 p. (lire en ligne). Appoigny : p. 409-416. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]