Escolives-Sainte-Camille

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Escolives-Sainte-Camille
Escolives-Sainte-Camille
Vue du centre d'Escolives.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Auxerrois
Maire
Mandat
Philippe Vantheemsche
2020-2026
Code postal 89290
Code commune 89155
Démographie
Population
municipale
699 hab. (2019 en diminution de 3,19 % par rapport à 2013)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 08″ nord, 3° 36′ 32″ est
Altitude Min. 102 m
Max. 244 m
Superficie 7,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Auxerre
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vincelles
Législatives Première circonscription
Localisation
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Escolives-Sainte-Camille
Liens
Site web https://escolivesstecamille.fr

Escolives-Sainte-Camille est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Escolivois.

La commune accueille tous les ans le Théâtre Bazine Festival, à la Maison des Arts de la Bazine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Escolives-Sainte-Camille est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auxerre, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 104 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (47,1 %), forêts (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (13,5 %), eaux continentales[Note 3] (12,6 %), zones urbanisées (9 %), prairies (2,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient de Vicus Scoliva (Escolives), établissement thermal romain situé à quelques kilomètres d'Auxerre au IIIe siècle. En plus des thermes, il comprenait un sanctuaire à la source du Creusot et probablement une tabletterie fabriquant des objets en os[8].

Christianisation[modifier | modifier le code]

En 596, le règlement de saint Aunaire, 18e évêque d'Auxerre (572-605), inclut Escolives (Ecoulives) dans les trente principales paroisses du diocèse[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À l'aube du XIe siècle, la seigneurie d'Escolives est tenue par les comtes de Nevers. Au milieu du XIIe siècle, elle est donnée en dot à Adèle de Nevers, fille de Guillaume III, en même temps que Coulanges. Adèle de Nevers épouse Renaud IV de Joigny, faisant passer Escolives aux comtes de Joigny, qui la conservent jusqu'à la mort de leur héritière, Jeanne de Joigny, en 1336.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, le fief de Belombre est détaché de la seigneurie d'Escolives. Il passe à Blanchet David, tandis qu'Escolives est détenue par Adrien Fouldriat, lieutenant de Coulanges-la-Vineuse. Au XVIIe siècle, sa descendance, alliée aux familles bourgeoises d'Auxerre Loyset et Lessoré finissent par se partager la seigneurie. Les Lessoré, logés au port d'Escolives, prennent le nom de Lessoré de Sainte-Foy. La famille Loyset finit par demeurer seule détentrice de la seigneurie d'Escolives.

Parallèlement, le château et la terre de Belombre passent aux Girard d'Azy, puis à la maison de Chastellux. En 1709, Louis Gayot réunit à nouveau Belombre à Escolives. En 1726, il vend la seigneurie à Joseph Lemuet, procureur du roi au bailliage d'Auxerre, dont la famille conserve Escolives jusqu'à la Révolution.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , le nom de la commune est modifié en hommage à Camille d'Écoulives, morte à Escolives d'après la tradition.

Le , Escolives-Sainte-Camille est une commune associée de Coulanges-la-Vineuse. Le , le décret de défusion prend effet et Escolives-Sainte-Camille redevient une commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 1995 Paul Girard (1951) PS Cadre à la CCI de l'Yonne
1995 2001 Josette Alfaro (1954) DVG Employée
2001 21 mars 2008 Paul Girard (1951) DVG Cadre à la CCI de l'Yonne
21 mars 2008 18 mai 2020 Josette Alfaro (1954) DVG Employée retraitée
18 mai 2020 En cours Philippe Vantheemsche (1958) SE Fonctionnaire retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2019, la commune comptait 699 habitants[Note 4], en diminution de 3,19 % par rapport à 2013 (Yonne : −1,69 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
352376357367385429450504501
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465476483491430444460436432
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
372386385316315323327355365
1962 1968 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
368344423508679714724722695
2019 - - - - - - - -
699--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Camille ;
  • Léopold Davout (1829 - 1904) général français sous le Second Empire ;
  • Pierre Merlier, sculpteur et artiste peintre contemporain.

Vignoble[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Auxerre », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Bataille 1992, p. 28.
  9. Jean Lebeuf (abbé), Mémoires concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre..., vol. 1, Auxerre, Perriquet, , 886 p. (lire en ligne), p. 116.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  14. Notice no PA00113683, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Notice no PA00113653, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Notice no PA00113983, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Notice no PA00113652, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Notice no PA89000041, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, , 428 p. (ISBN 2-86253-124-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]