Avallon

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Avallon
Avallon
Vue sur les remparts d'Avallon et la tour de l'Escharguet.
Blason de Avallon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne (sous-préfecture)
Arrondissement Avallon (chef-lieu)
Canton Avallon (chef-lieu)
Intercommunalité CC Avallon - Vézelay - Morvan (siège)
Maire
Mandat
Jean-Yves Caullet
2014-2020
Code postal 89200
Code commune 89025
Démographie
Gentilé Avallonnais
Population
municipale
6 807 hab. (2015 en diminution de 6,08 % par rapport à 2010)
Densité 254 hab./km2
Population
aire urbaine
15 634 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 27″ nord, 3° 54′ 33″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 369 m
Superficie 26,75 km2
Localisation

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Avallon
Liens
Site web ville-avallon.fr

Avallon est une commune française située dans le département de l’Yonne en Bourgogne, région Bourgogne-Franche-Comté (sud-est de Paris).

Elle est incluse dans le parc naturel régional du Morvan.

La ville compte plus de 7 000 habitants[1]. L'aire urbaine d'Avallon comptait 15 922 habitants en 2014[2] et est composée de 37 communes[3]. Ses habitants sont appelés les Avallonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Avallon est dans le sud du département de l'Yonne, à 51 km au sud de sa préfecture Auxerre. Le département de la Côte-d'Or est à 16 km au sud-est (direction Rouvray) ; celui de la Nièvre est à 9 km au sud-ouest (direction Domecy-sur-Cure)[4].

La ville, chef-lieu d’arrondissement, est située sur un plateau dominant la vallée du Cousin. Sa superficie est d’environ 2 673 hectares, pour une altitude comprise entre 163 et 369 mètres. Elle s’est établie sur les collines surplombant la vallée du Cousin[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe au nord des communes d'Etaule et d'Annéot à l’est de la commune de Magny ; au sud elle est bordée par Saint-Germain-des-Champs ; à l’ouest par Pontaubert et Vault-de-Lugny[5].

Communes limitrophes d’Avallon
Pontaubert Annéot, Étaule Sauvigny-le-Bois
Vault-de-Lugny Avallon Magny
Island Saint-Germain-des-Champs

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la D606 reliant Rouvray (Côte-d'Or) à 18 km au sud-est et Auxerre au nord ; et par la D957 reliant Rougemont (Côte-d'Or) et la D905 (près de Montbard) à l’est, et Vézelay à l'ouest[4].

La sortie n° 22 de l'autoroute A6 est à 8 km à l'est[5].

La gare d'Avallon est sur les lignes de Cravant - Bazarnes à Dracy-Saint-Loup et d'Avallon à Nuits-sous-Ravières.

L'Aérodrome d'Avallon est à 1,5 km au nord de la ville[5].

Description[modifier | modifier le code]

D’une superficie 26,75 km2, Avallon est partagée en quatre quartiers.

L'historien Victor Petit décrit la ville ainsi :

« Avallon, ville d’origine extrêmement ancienne, est bâtie dans une situation remarquablement pittoresque. Aussi jugeons-nous utile de mettre sous les yeux de nos lecteurs une carte topographique des environs d’Avallon, un plan de l’ancienne ville et enfin une vue panoramique de la ville actuelle. La vue d’ensemble, prise du haut du parc des Alleux peut donner une idée générale de l’aspect agreste et charmant de la haute colline rocheuse sur le sommet de laquelle se développe la ville tout entière(…).

Vers le centre du dessin on remarque les deux principaux monuments d’Avallon : l’église de Saint-Lazare, et, un peu sur la gauche, la tour de l’Horloge. En avant du clocher de Saint-Lazare se trouvent les restes de l’église Saint-Pierre. Un peu à gauche est le tribunal donnant sur la rue Bocquillot et aboutissant à la Petite-Porte en avant de laquelle on voit la charmante promenade dite Terreau de la Petite-Porte. La tour Gaujard est à gauche ; l’Eperon fortifié, qui domine la route de Lormes, est à droite et domine les beaux escarpements de roches granitiques qui plongent jusqu’au fond de la vallée. Le chevet de l'église Saint-Lazare cache le vaste bâtiment des Ursulines. La tour qui est en face porte le nom de l’Escharguet.

Plus à droite se voit une autre tour s’élevant au-dessus d’une énorme muraille défensive très bien conservée ainsi que sa petite guérite en pierre. Un peu plus à droite, on voit l’église neuve de Saint-Martin. Plus à droite encore, et précédée de quelques arbres verts, on remarque la sous-préfecture. Enfin, à l’extrémité du dessin, on aperçoit l’ancienne église Saint-Martin. En avant s’étend un immense terrain rocheux et ondulé qu’on nomme Les Chaumes. Le versant rapide de cette colline forme, à gauche, le vallon profond qui isole et borde, à l’est, tout un côté de la ville. Le fond de ce vallon est occupé par un petit cours d’eau venant de l’étang des Minimes. Une route longe ce ruisseau, qui traverse un groupe de maisons formant le faubourg de Cousin-La-Roche.

À droite, on voit la route de Quarré-les-Tombes, aboutissant au Pont-Claireau. Le cours du Cousin, divisé par plusieurs îles, occupe le premier plan (…) Remontons à la tour de l’Horloge. Derrière la tour Gaujard, mais à 700 mètres au-delà, se trouve l’Hôpital (…) À gauche de la maison d’école, on voit le Terreau de la Porte-Neuve. Au-dessous on reconnaît la bordure de la route de Lormes, contournant, en écharpe, le flanc cultivé de la montagne, et descendant droit au grand pont du Cousin, par le fond du vallon de l’ouest, arrosé par le petit cours d’eau du Pautot ou de Touillon. On entrevoit ce pont à la base de beaux escarpements de roches de la colline dite La Morlande, au sommet de laquelle s’élève une maison bourgeoise, qui, en construction en 1830, a pris le nom de Maison-d’Alger.

En avant du pont du faubourg de Cousin-le-Pont, s’élance d’une rive à l’autre la belle arche construite pour le passage des tuyaux des fontaines remontant au niveau de la ville après être descendus d’un plateau un peu plus élevé. C’est à l’extrémité de ce plateau que s’élève la belle maison des Alleux, placée au sommet de magnifiques escarpements de roches (…) Le camp des Alleux se trouve tout à fait en dehors de notre panorama et ainsi l’étroite et tortueuse vallée du Cousin est oubliée. La vallée n’est belle que vue de la ville, et la ville n’est réellement belle que vue de la vallée[6]. »

Climat[modifier | modifier le code]

Au cœur du Bassin parisien, son climat est tempéré, même si elle n’échappe pas aux rigueurs climatiques, froides ou chaudes.

Pour la ville d’Avallon (220 m)[Quoi ?], les valeurs climatiques de 1961 à 1990 sont à peu près comparables à celles de la ville d'Auxerre (où se situe la station météorologique du département de l'Yonne), dont elle est distante de 50 kilomètres :

Relevés Avallon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,1 0,7 2,5 4,7 8,2 11,4 13,3 13,1 10,7 7,5 3,2 0,8 6,4
Température moyenne (°C) 2,9 4,2 6,7 9,7 13,4 16,7 19,1 18,7 16 11,9 6,4 3,5 10,8
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,7 10,9 14,7 18,6 22,1 24,9 24,3 21,4 16,3 9,7 6,2 15,2
Record de froid (°C)
date du record
−20,2
16/01/1985
−18,8
14/02/1986
−10,8
05/03/1971
−5,2
12/04/1986
−1
06/05/1957
3
02/06/1962
5,8
01/07/1960
4
26/08/1966
0,5
30/09/1954
−2,9
30/10/1997
−8,8
23/11/1998
−15,1
28/12/1962
−20,2
16/01/1985
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
12/01/1974
23
28/02/1960
26,6
25/03/1955
28,7
20/04/1968
31,9
15/05/1992
35,8
30/06/1952
39,6
01/07/1952
38,8
16/08/1974
35,3
01/09/1961
31,3
01/10/1985
22,8
01/11/1998
18,4
04/12/1953
39,6
01/07/1952
Nombre de jours avec gel 13,9 12,1 9 3,1 0,1 0 0 0 0 0,9 7 13,1 59,2
Ensoleillement (h) 53 86 126 167 192 222 255 224 181 126 71 55 1 758
Précipitations (mm) 54,2 50,1 49 43,4 74,9 62,5 47,2 54,9 52,1 58,1 52,8 57,3 656,6
Humidité relative (%) 87 82 77 72 76 74 71 73 78 85 87 88 79,17
Source : Infoclimat : Auxerre (1961-1990)[7]
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,6
0,1
54,2
 
 
 
7,7
0,7
50,1
 
 
 
10,9
2,5
49
 
 
 
14,7
4,7
43,4
 
 
 
18,6
8,2
74,9
 
 
 
22,1
11,4
62,5
 
 
 
24,9
13,3
47,2
 
 
 
24,3
13,1
54,9
 
 
 
21,4
10,7
52,1
 
 
 
16,3
7,5
58,1
 
 
 
9,7
3,2
52,8
 
 
 
6,2
0,8
57,3
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Les records climatiques qu’a connus Avallon sont de −20,2 °C le pour la température la plus basse, et de 41,1 °C le pour la température la plus élevée. C’est une ville qui est généralement synonyme de records de températures ainsi que climatiques[réf. nécessaire].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aballo apparaît pour la première fois sur une monnaie du peuple des Éduens. Ensuite l’itinéraire d’Antonin mentionne Aballone et la table de Peutinger Aballo.

Le toponyme est généralement considéré comme issu du nom de la « pomme » en gaulois (celtique) suivi d’un suffixe -one[8].

Cependant des recherches plus récentes montrent qu’aballo- signifie plus précisément « pommier »[9], le simple abalo- (un seul L) signifiant « pomme » (cf. gallois afall, breton avallen « pommier » ; gallois afal, breton aval « pomme »). La terminaison toponymique -o /-one, d'où Avallon, est un suffixe collectif localisant et Avallon se comprend donc comme « la pommeraie » ou « le verger »[9].

Le mot a la même racine que le nom du dieu-arbre Abellio(n), patron de la bonne fructification et protecteur des arbres fruitiers en général.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site est déjà occupé avant l’époque romaine. La présence d’un oppidum[10] du peuple gaulois des Éduens en offre le témoignage.

Il semble que la ville dépendait de la province d’Autun. Le Morvan avallonnais a dû jouer un rôle attractif pour les riches familles gallo-romaines venues d’Autun avec ses sources nombreuses et ses immenses forêts. La ville étant facilement accessible grâce à la via Agrippa construite pour relier Lyon à Boulogne-sur-Mer[11]. À cette époque la ville comporte un temple, un tribunal et un théâtre.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les pagis bourguignons au IXe siècle
La tour Beurdelaine, construite sur ordre du duc de Bourgogne Jean Sans Peur en 1404.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, le moine Jonas mentionne un château nommé Cabalonem Castrum. Mais ce dispositif d'avertissement défensif n'empêche pas des invasions sporadiques de déferler sur la cité :

  • les Sarrasins venus d'Espagne en 731 en Occitanie et y démeurant dans des réduits, tentent des raids parfois fructueux au cœur de la Bourgondie au milieu du VIIIe siècle ;
  • les bandes vikings multiplient leurs incursions après 843.

Les habitants, effrayés, décident d'entourer Avallon d'une grande muraille.

Avallon est alors le chef-lieu du pagus Avalensis. Le sort de la bourgade est lié à celui de la Bourgondie : tantôt royaume indépendant, tantôt réuni au royaume d’Austrasie (jusqu’au IXe siècle). En 806 Charlemagne, dans un capitulaire, fait don d’Avallon et de l’Auxois à son fils Louis le Débonnaire. En 817, celui-ci le transmet à son fils Pépin.

En 931, le duc de Bourgogne Gislebert part en guerre contre le roi des Francs Raoul, son beau-frère, qui s’est emparé d’Avallon et l’a annexé au comté d’Auxerre.

À la fin de l'époque carolingienne, la ville est ravagée par les Normands[12].

Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

En 1005, le roi Robert le Pieux veut reprendre le duché de Bourgogne à Otte-Guillaume : Avallon est assiégée et prise par l'armée royale la même année[12]. Une fois la ville prise, le château est détruit[13]. La ville retombe au duché de Bourgogne en 1032, peu après la mort du roi de France[12].

Au XIIe siècle, la ville se dote de nouveaux remparts[13].

Les habitants, serfs ou bourgeois, appartiennent alors à trois maîtres différents : le duc de Bourgogne, l’abbé de Saint-Martin, les chanoines de Saint-Lazare. En 1200, le duc de Bourgogne Eudes III affranchit les habitants d’Avallon et leur octroie une charte de commune. C'est ensuite l’abbé de Saint-Martin qui imite le duc. Par contre les chanoines, conservateurs, ne cèdent que beaucoup plus tard et sous la contrainte. Ils obtiennent « le droit de nommer quatre échevins pour régir, gouverner, manier, administrer la ville et subvenir à ses affaires et négoces, celui de présenter au choix du roi un capitaine ou lieutenant pour leur défense, et, quand le tiers état fut admis aux Etats de Bourgogne, aux alentours du XIVe siècle, ils y envoyèrent deux députés[14] ». En 1232 est passée une transaction entre les maîtres et frères de la léproserie d'Avallon et l'abbé de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun[15].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Malgré une amélioration et un agrandissement des remparts du XIIe siècle, Avallon n'échappe pas aux violences engendrées par la guerre de Cent Ans[13]. En 1359, le roi Édouard III d'Angleterre, après avoir bousculé les troupes bourguignonnes à Montréal, s'installe dans l'ancien château de Guillon, d'où il ravage l'Avallonnais. Malgré le traité de Guillon et le départ des Anglais, des bandes de mercenaires continuent à piller la région.

Au commencement du XVe siècle les tours et les remparts sont en ruines. En 1419 et 1421, une aide financière accordée par les ducs de Bourgogne, Jean sans Peur et Philippe le Bon, permet de les relever. Bien avant cette aide financière, Jean sans Peur avait renforcé les défenses de la ville en y faisant construire la tour Beurdelaine dès 1404, puis en 1419, il fait installer des tours pouvant permettre l'usage de bombardes et améliorer la défense de la porte Auxerroise[13].

En 1433, Jacques d'Espailly dit Fort-Épice, mercenaire et capitaine au service du roi de France, s'empare de la ville par surprise et la garde pendant huit mois. Philippe le Bon en personne commence un siège de six semaines pour reprendre Avallon. Le duc de Bourgogne doit utiliser une bombarde armée de boulets en pierre, des chevaliers et des arbalétriers pour l'assaut de la ville[16]. L'attaque est repoussée par Jacques d'Espailly, mais ce dernier s'enfuit avec quelques hommes à Montréal ce qui permet à Philippe le Bon de s'emparer de la ville[16]. Toutefois la cité, avec ses faubourgs brulés et détruits, a perdu la moitié de sa population. Il faut vingt ans à la ville pour se relever de cette épreuve.

Après la prise de la ville, Philippe le Bon fait reconstruire les remparts, en partie abattus par la sape et le bélier des assiégeants. Il fait élever en 1453 une tour carrée au point le plus haut d'Avallon, pour y établir le guet et y placer une horloge, puis en 1455, il modernise les fortifications en faisant équiper les remparts pour l'usage des armes à feu[13]. À la même époque, les rues se pavent.

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

La vieille ville.

En 1543, la population a presque triplé. Mais les guerres de Religion ne vont pas épargner la ville, ainsi les ligueurs, en 1590, causent de grands dommages. La foudre endommage aussi le grand clocher de Saint-Lazare et le petit clocher, respectivement en 1589 et 1595. Il faut ajouter à ce sombre tableau, la peste en 1531, et 1587.

Le XVIIe siècle est le temps des embellissements : l’hôpital est reconstruit en 1713 (dotation du président Odebert), l’hôtel de ville construit en 1770 ; en 1791 l’église de Saint-Julien est démolie[17].

Rappelons quelques traditions de la ville : le guetteur de nuit, criant l'heure et demandant de prier pour les trépassés, le fantôme de « carême-prenant » qui parcourait la ville en procession, la messe de Pâques fleurie où l’on faisait pleuvoir sur l’assistance des oublies et où on libérait des oiseaux au sein de la nef.

Plan de la ville d'Avallon vers 1750.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Du 16 au 17 mars 1815, l'Empereur, après s'être enfui de l'île d'Elbe et en route pour Paris, passa la nuit à Avallon, à l'hôtel de la Poste[18].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Devise et blason (Tour de l'Horloge).
Blason Blasonnement :
D'azur à une tour d'argent maçonnée de sable.
Commentaires : La devise d'Avallon est Esto nobis, Domine, turris fortitudinis (Soyez pour nous, Seigneur, la plus forte des tours !)

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les résultats du 2e tour de la présidentielle à Avallon sont les suivants : Emmanuel Macron (En Marche!) arrive en tête du scrutin, avec 64,26% des suffrages exprimés. A la deuxième place Marine Le Pen (Front national) recueille un score de 35,74%.

Emmanuel Macron (En Marche!) était également en tête dans la commune d'Avallon après le 1er tour et avait récolté 25,42% des voix.

On note un vote blanc à hauteur de 4,81% chez les votants[19].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1800 1808 Charles Thibault    
1808 1811 Monsieur Meslier    
1811 1815 Monsieur Raudot    
1815 1815 Monsieur Nerin    
1815 1826 Marie-Claude Champion    
1826 1832 Monsieur Meslier    
1832 1834 Monsieur Richard    
1834 1846 Andoche Febvre    
1846 1848 Monsieur Soisson    
1848 1852 Andoche Febvre    
1852 1853 Henri Houdaille    
1853 1855 Monsieur Ricard    
1855 1870 Andoche Febvre    
1870 1884 Jules Mathé    
1884 1888 Jules Houdaille    
1888 1892 Ernest Hervieu    
1892 1893 Augste Cambon    
1893 1900 Nicolas Bresson    
1900 1912 Eugène Nicolas Durand   avoué
1912 1919 Mathieu Tamet[20] Parti républicain, radical et radical-socialiste directeur
1919 1922 Eugène Durand   inspecteur de la compagnie PLM
1922 1929 Henri Chanut   hôtelier
1929 1945 Georges Schiever   négociant, conseiller de la République
1945 1946 Robert Montchanin   boucher
1946 1947 Maurice Masset   industriel
1947 1951 Georges Billaudet   chirurgien
1951 1954 Pierre Bonneau   industriel
1954 1977 Jacques Shiever   négociant
1977 1983 Jean Chamant RPR avocat, député, sénateur, ministre
1983 1989 Léon Laurent RPR industriel
1989 1995 Léo Grézard PS - MRG chirurgien
1995 2001 Yves Vanhaecke[21] RPR Député-maire
2001 en cours Jean-Yves Caullet La République en marche ! Maire - Député de 2000 à 2002 et en 2012, conseiller régional jusqu'en 2011

Jumelages[modifier | modifier le code]

Voir l’image vierge
Localisation des communes jumelées en Europe.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Avallon bénéficie du label « ville fleurie » avec six fleurs attribuées depuis 2004 par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris ainsi que du statut de Station Verte de France[23].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].

En 2015, la commune comptait 6 807 habitants[Note 1], en diminution de 6,08 % par rapport à 2010 (Yonne : -0,47 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 1665 0385 4835 0605 5695 6665 6665 7455 922
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 5435 5336 0705 8165 9306 1396 3356 0765 809
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 9065 8485 9005 2355 3875 6035 8485 6375 497
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 9766 8468 8148 9048 6178 2177 4837 3667 210
2015 - - - - - - - -
6 807--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Antenne économique de l’Avallonnais, partagée entre la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne et la Chambre des Métiers.
  • Hôtel d'entreprises de l'Avallonnais, géré par la CCI Yonne : location de bureaux et ateliers pour les entreprises[28].

Principales entreprises :

  • le Groupe Schiever - dont le siège est situé à Avallon - est une entreprise de grande distribution qui exploite des hypermarchés et supermarchés dans le nord-est de la France, ainsi qu’en Pologne et au Tadjikistan.
  • la société Pneu Laurent, filiale du fabricant de pneumatiques Michelin, est spécialisée dans le rechapage de pneumatiques poids lourds, camionnettes et génie civil.
  • SKF Roulements d’orientation (RKS SA) est une entreprise de SKF France, filiale du groupe suédois SKF. 85 % de sa production est destinée à l’exportation.

Monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • La collégiale Saint-Lazare
Article détaillé : Église Saint-Lazare d'Avallon.

La collégiale fut fondée au XIIe siècle, afin d’accueillir les nombreux pèlerins qu’attiraient à Avallon les reliques de saint Lazare.

De l’édifice bâti au IVe siècle, seule subsiste une crypte sous le chœur actuel.

Les deux portails de la façade sont datés du XIIe siècle. L’historien Victor Petit les qualifiait en 1870 de "chefs-d’œuvre de la sculpture décorative[6]".

Le clocher, incendié puis ruiné plusieurs fois, s’effondra en 1633 et fut remplacé en 1670 par la tour actuelle.

  • L’église neuve de Saint-Martin

Elle est construite vers 1650 et faisait partie du couvent des Visitandines. Sa façade est d’ordre dorique et le petit portail, d’ordre ionique. Elle fut restaurée et agrandie en 1848.

  • L'église Saint-Martin-du-Bourg

Dès la fin du VIe siècle, une chapelle dédiée à saint Martin est créée à la demande de la reine Brunehaut[29]. Elle tombe dans le domaine public au XVIIIe siècle.

  • L’église Saint-Julien
Emplacement de l'ancienne église Saint-Julien. Les noms en italique renvoient à la période de l'Ancien régime.

C’était une petite église qui s’élevait là où se trouve la place du Marché. Au XIe siècle, au moment de sa construction, elle se situait hors les murs. On pense qu’elle fut la deuxième église construite à Avallon. En 1520, elle fut reconstruite en partie. Les intempéries l’endommagèrent de nombreuses fois. En 1793, elle fut rasée.

  • Les Capucins

En 1653, grâce aux subsides de Pierre Odebert, le couvent fut construit sur le terrain de la promenade allant de la rue de Lyon à la rue des Jardins. L’élaboration de ce bâtiment donna lieu pendant trois ans à des querelles assez vives entre les opposants et les partisans du nouveau couvent.

  • Les Minimes

En 1615, un couvent fut construit à l’angle de la rue du faubourg de Saint-Martin et de la rue des Jardins. Auparavant à cet endroit la famille Odebert possédait une maison forte. " Les bâtiments étaient fort simples. La chapelle n’avait pas non plus d’ornementation architecturale[6]."

  • Les Ursulines

Ce couvent, construit en 1629 à côté de la tour de l’Horloge, dépendait des Ursulines de Dijon. La cour intérieure, carrée et bordée d’une galerie voutée rappelle le cloitre moyen-âgeux. Les bâtiments, vastes, ont été divisés par lots et mis en vente comme biens nationaux le 12 fructidor de l’an IV.

  • Les Visitandines

Les dames de la Visitation établirent leur couvent en 1646. Le terrain appartenait à l’abbaye de Saint-Martin et était situé entre la voie romaine et le vallon de l’Etang-des-Minimes. La répartition des bâtiments respecte les traditions monacales du Moyen Âge.

En 1848 l’église du couvent fut restaurée, agrandie, et devint l’église Saint-Martin.

  • La chapelle Saint-Pierre
Article détaillé : Chapelle Saint-Pierre d'Avallon.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Château d'Avallon

De ce qui fut la demeure des ducs de Bourgogne il ne reste rien. Les archives sont d’autre part assez évasives quant au sujet. L’emplacement « englobait les terrains occupés actuellement par le collège et le couvent des Ursulines au nord, le tribunal et la maison de détention à l’ouest, et par les églises de Saint-Lazare et Saint-Pierre à l’est. Le côté sud, c’est-à-dire celui qui touche à la Petite-Porte pouvait, selon toutes les probabilités, être occupé par le donjon[6] »

Cette forteresse est mentionnée dès le VIIe siècle. Elle est prise par le roi Robert le Pieux au XIe siècle lors de l'attaque de la ville, puis rasée[13].

  • Les portes et murailles fortifiées
Article détaillé : Remparts d'Avallon.
Guérite.

On connait mal les premières enceintes qui ont très probablement existé - gauloise, gallo-romaine et du haut Moyen Âge, et qui n'ont pas laissé de vestiges. Mais on connait mieux les périodes de construction ultérieures : XIIe siècle, début et milieu du XVe siècle, et fin du XVIe siècle.

Au XIIe siècle, après la prise de la ville et du château par Robert le Pieux au début du siècle précédent, les remparts sont améliorés et étendus[13].

Au XVe siècle, notamment à l'époque de la guerre de Cent Ans, d'importantes améliorations sont apportées par deux ducs de Bourgogne : Jean sans Peur et Philippe le Bon. Le premier fait construire en 1404 la tour Beurdelaine, et fait installer en 1419 des bombardes dans les tours et renforcer la porte Auxerroise. Le second réalise en 1455 une nouvelle enceinte composée de dix-huit tours pour l'usage des armes à feu, dont la tour de l'Escharguet[31],[13].

Au cours du XVIIe siècle, le royaume de France est en paix et la ville cesse d'entretenir les fortifications et tours, qu'elle loue à des particuliers. Au XVIIIe siècle, Avallon est à l'étroit dans son enceinte et les trois portes principales sont détruites afin de permettre l'extension de la ville. Une partie des tours et des remparts subira ensuite le même sort[32].

Depuis 1926, les vestiges des anciennes fortifications sont inscrits aux monuments historiques[33]. Aujourd'hui, Avallon bénéficie de sa situation de "porte du Morvan" et du cadre préservé de sa vieille ville, avec ses rues étroites et ses maisons anciennes. Les remparts, tours et bastions contribuent également au charme d'Avallon et renforcent ses attraits sur le plan touristique.

  • La Tour de l’Horloge
Article détaillé : Tour de l'Horloge (Avallon).

Cette tour de 49 mètres de hauteur construite en 1456 avait pour objectif de permettre à des guetteurs de veiller jour et nuit sur les environs de la ville. Quatre années plus tard, une cloche de 230 kg est hissée à son sommet afin que le guetteur puisse donner plus rapidement l'alerte en cas d'arrivée d'envahisseurs[34].

À l'époque, cette tour s'est avérée nécessaire car à l'issue de la Guerre de Cent Ans, la ville s'est retrouvée sans système de défense à la suite de la destruction des remparts et autres tours fortifiées. Trois siècles plus tard, la tour a perdu son intérêt défensif et une campagne de restauration est lancée au XVIIIe siècle pour réparer la toiture. La flèche ne sera reconstruite qu'après une deuxième vague de restauration en 1835[34].

  • Le monument à Vauban

Cette statue en bronze représentant le maréchal de France Sébastien Le Prestre de Vauban est l’œuvre d'Auguste Bartholdi. En effet, le maréchal Vauban est un « enfant du pays » car il est originaire de Saint-Léger-Vauban (dénommée Saint-Léger-de-Foucheret à l'époque). Il s'illustre sous le règne de Louis XIV en fortifiant notamment les frontières françaises[35].

Le projet est lancé en 1864 et le conseil municipal choisit à l'unanimité Auguste Bartholdi pour réaliser ce monument. Le sculpteur soumet sa première maquette en 1866. Il faudra à Bartholdi trois autres maquettes pour que son projet soit finalement accepté. La statue est remise en 1872 à la ville d'Avallon, mais par manque d'argent, elle n'est érigée que l'année suivante sur la place des Tréteaux[35].

Après presque dix ans d'attente, le monument est inauguré le devant près de 10 000 personnes venues assister à l'inauguration de la statue et de la ligne de chemin de fer reliant Avallon à Paris[35],[36].

  • Les maisons anciennes

Deux maisons remarquables du XVe siècle : l'une proche de la Tour de l’Horloge, au no 7 rue Bocquillot ; l’autre sur le côté de la place Saint-Lazare, avec une tourelle d’escalier.

  • La Maison des sires de Domecy
La maison des sires de Domecy, construite par Jean et Antoine de Salins.
Hôtel de Ville.

La « Maison des sires de Domecy » - était au XVe siècle la maison de ville des seigneurs de Domecy, Jean et Antoine de Salins. En 1633, une tempête renverse le clocher de Saint Lazare sur la maison, devenue propriété du chapitre de la collégiale Saint-Lazare. Au XVIIIe siècle, la famille du général Davout y aurait résidé[37].

Elle sera ensuite détenue jusqu'au XIXe siècle par la famille Minard. La façade est classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1925.

Propriétaire du bâtiment depuis 1996, la ville d’Avallon a lancé en 2003 un projet de restauration. Une souscription publique ouverte en 2006 est destinée à rassembler les fonds nécessaires. Les travaux de rénovation durent jusqu'en 2011 avec l’objectif d’ouvrir un espace culturel, abritant un fonds de livres anciens, consacré à l’art de la reliure et permettant d'exposer des pièces du musée de l'Avallonnais. Après la fin des travaux, environ 5 000 personnes visitent le monument en 2011[37].

  • L’hôpital

En 1659, le futur établissement reçoit 30 000 livres du président Pierre Odebert. Le bâtiment est construit aux frais de la ville entre 1715 et 1728 : il est situé vers l’extrémité de la promenade du Grand-Cours. En 1820, le curé d'Island, fait un don de six mille francs, pour fonder à l'hôpital, un lit pour un pauvre malade d'Island[38].

En 1843, le bâtiment s’agrandit d’un corps de logis pour les hommes du côté ouest. En 1867 nouvelle construction pour les femmes, en parallèle au bâtiment précédent.

Hôpital.
  • Hôtel de Ville

Il est dans la grande rue, face à la place Saint-Julien. L’édifice a été construit en 1770 et ressemble à une maison particulière. "Deux culasses de canons de fer forgé, munies de leurs anneaux, sont placées en guise de borne aux côtés de l’entrée. Ces deux gardiens semblent dater du XVe siècle ; ils sont mentionnés comme étant hors de service dès le milieu du XVIe siècle[6]."

  • La place Saint-Julien

Cette place "a été agrandie de tout l’emplacement qu’occupait l’église de Saint-Julien. On y remarquait, il y a quelques années, la façade d’un très vieil édifice désigné comme étant la résidence des anciens ducs de Bourgogne. Les dépendances de cette demeure portent le nom de Cour-Catin qui est celui de Nicolas Catin, chevalier et capitaine de cent hommes d’armes qui l’occupa sous les ordres des ducs de Bourgogne. Il ne subsiste de l’ancien bâtiment qu’une tourelle d’escalier et quelques pans de murs, datant du XVe siècle, enclavés dans des constructions récentes[6].

  • Les ponts

En 1775 un pont en pierre fut construit pour le passage de la route de Lormes. Il faut remarquer les deux piles centrales qui sont obliques : cela permettait d’être dans le fil de l’eau.

Un ancien pont en bois, rénové en pierre en 1457, n’avait plus qu’une arche en 1870. Il était non loin du premier pont cité.

Le pont Claireau, à l’extrémité du faubourg de Cousin-la-Roche, doit être mentionné pour la beauté du point de vue : barrière naturelle de roches et cascade du Cousin.

Une grande arche de 27 mètres d’ouverture permet, en enjambant le Cousin, d’alimenter en eau les fontaines d’Avallon à partir des trois cours d’eau de l’Etang-du-Chapitre, de Montmain, et d’Aillon : elle a été construite en 1847.

  • La bibliothèque

En 1889, le conseil d’administration de la Caisse d’Épargne d’Avallon, établissement fondé en 1836 sous tutelle municipale, décide la construction d’un siège à Avallon. L’ancienne halle aux grains, qui avait été construite en 1772 non loin de la Porte Auxerroise, est démolie et la nouvelle Caisse d’Epargne inaugurée en 1893.

En 1986, la ville d’Avallon achète le bâtiment qui n’était plus occupé. En 1989, la bibliothèque municipale s’y installe. Elle prend le nom de Bibliothèque Gaston-Chaissac.

  • La sous-préfecture

La sous-préfecture est installée dans une belle demeure bâtie en 1845.

  • Le tribunal

On admet que l’immeuble a été construit sur l’emplacement du prétoire antique.[réf. nécessaire]

Les fondations du bâtiment actuel datent du XIIIe siècle ; l'édifice est alors une prison. Les seuls vestiges de cette époque sont une cheminée et une tourelle carrée percée d’une fenêtre à croisillons. Le bâtiment a été rénové une première fois au XVIIe siècle et une autre fois au XIXe siècle, il devient alors un tribunal. Après la réforme de la carte judiciaire de Rachida Dati en 2009, le tribunal de la ville est transféré à Auxerre. Le bâtiment est alors inutilisé jusqu'à son rachat en 2011 où il est transformé en galerie d'art[39].

Les jardins-terrasses
vus depuis le parc des Chaumes.
  • Les jardins-terrasses

Les premiers jardins-terrasses sur les pentes semblent être apparus au VIIe siècle. Ils servaient à cultiver des herbes médicinales et des légumes. Ils étaient la possession de l'abbaye d'Autun et sont semblables à ceux que l'on peut trouver à Plombières-les-Bains. Depuis 1950, ces jardins appartiennent à de nombreux propriétaires différents et ne sont que rarement cultivés. Il est possible d'admirer ces ensembles depuis les hauteurs du parc des Chaumes[40].

  • Le marché couvert[41] a été construit en 1939 par MM. Berthelot et G. Robert, architectes. L'imposant volume du toit est soutenu par une série de poteaux en béton. Les matériaux utilisés sont la pierre, la brique et le béton. L'édifice comprend de hautes lucarnes.
    • Le château de Montjalin (dans la commune voisine Sauvigny-le-Bois] est un musée de voitures de chefs d'états, et son beau parc est en accès libre et gratuit[42].
Jardin public Schiever derrière le musée de l'Avallonnais.

Panorama[modifier | modifier le code]

Avallon et la collégiale Saint-Lazare depuis les Chaumes.

Culture[modifier | modifier le code]

  • Musée de l'Avallonnais[43]
  • Musée du costume, 6 Rue Belgrand ; créé par les sœurs Carton[44],[45]
  • Grenier à sel
  • Atelier de verrerie d’art
  • Salles Saint-Pierre et la fabrique
  • Les abattoirs
  • Galerie du Mouton Bleu


Sports[modifier | modifier le code]

La ville d'Avallon marque le départ de la grande traversée du Morvan1 (GTM1) en VTT. Ce circuit de 98 kilomètres jusqu'à Saulieu nécessite de deux à trois jours d'efforts. En chemin, les randonneurs peuvent admirer les paysages de bocage et forestiers, comme la forêt au Duc qui abrite de mystérieuses accumulation de mégalithes. Les plus sportifs seront comblés par le GMT2 de Saulieu à Autun : des sentiers au sol pierreux et surtout la montée tortueuse jusqu'au point culminant, le Haut Folin (901 mètres).

La ville d'Avallon compte trois clubs de football : le Club Olympique Avallonnais (COA), l'Association des Franco-Migrants (AFM) et l'Avallon Football Club (AFC).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées du château de Champien : 47° 29′ 50″ N, 3° 53′ 10″ E.
  2. Coordonnées du château des Pannats : 47° 28′ 13″ N, 3° 55′ 25″ E.
Notes sur la population
  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Populations légales 2013 de la commune d’Avallon Insee
  2. Population de l'aire urbaine d'Avallon en 2014 INSEE
  3. Composition aire urbaine d'Avallon 1er janvier 2018
  4. a et b « Avallon », sur google.fr/maps.
    Les distances par route entre deux points donnés sont calculées dans le panneau latéral (voir l'onglet en haut à gauche de l'écran) - cliquer sur "itinéraires".
  5. a b c et d Géoportail, « Avallon, carte interactive » . Couches « Cartes IGN classiques », « Limites administratives » et « Hydrographie » activées. Vous pouvez bouger la carte (cliquer et maintenir, bouger), zoomer (molette de souris ou échelle de l'écran), moduler la transparence, désactiver ou supprimer les couches (= cartes) avec leurs échelles d'intensité dans l'onglet de "sélection de couches" en haut à droite, et en ajouter depuis l'onglet "Cartes" en haut à gauche. Les distances et surfaces se mesurent avec les outils dans l'onglet "Accéder aux outils cartographiques" (petite clé à molette) sous l'onglet "sélection de couches".
  6. a b c d e et f Victor Petit, Description des villes et campagnes du département de l’Yonne, librairie Voillot, Avallon, (réimpr. 2001)
  7. Archives climatologiques mensuelles - Auxerre (1961-1990)
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, (1re éd. 1963), p. 40b.
  9. a et b Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise. Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, éd. Errance, (ISBN 2-87772-237-6), p. 1.
  10. Bataille 1992, p. 23
  11. Bataille 1992, p. 25
  12. a b et c Bataille 1992, p. 33
  13. a b c d e f g et h Martin 1990, p. 146
  14. Ambroise Challe, « Le siège d’Avallon en 1433 », Bulletin de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne, vol. 11,‎ .
  15. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°XLVIII. Texte en ligne[Où ?]. Voir aussi Essai historique sur l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, de l'ordre de Saint-Benoit, Autun, Michel Dejussieu, , 427 p., deux vol. in-8° (lire en ligne).
  16. a et b Martin 1990, p. 147
  17. Un document sur la vie paroissiale au XVI - Le terrier-censier de Saint-Julien d'Avallon, Annales de Bourgogne, 1947, tome 19, n° 75.
  18. Où, depuis 1911, une plaque ovale en marbre rappelle ce séjour. Source : Claude Garino, Le vol de l'Aigle en Bourgogne, revue « Pays de Bourgogne » n° 224 de février 2010, pp. 23-33.
  19. « Avallon (89200) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le 14 novembre 2018)
  20. « Sur les pas de Matthieu Tamet, Maire d’Avallon (1912-1919) et Directeur de l’Agence d’Avallon des Enfants Assistés de la Seine (1896-1919) », sur valleeducousin.fr (consulté le 5 septembre 2018).
  21. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 15 décembre 2013.
  22. Yonne Républicaine 19 mai 2018, p. 22.
  23. Palmarès 2004 du 45e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 23 septembre 2009.
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  28. Hôtel d'entreprises de l'Avallonnais
  29. (Bataille 1992, p. 30)
  30. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°XLVIII. Texte en ligne[Où ?].
  31. L'Yonne républicaine 2015, p. 21
  32. L'Yonne républicaine, 12 août 2015, p. 18.
  33. « Remparts », notice no PA00113613, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. a et b L'Yonne républicaine, 29 juillet 2015, p. 17.
  35. a b et c L'Yonne républicaine, 15 juillet 2015, p. 22.
  36. « Monument à Vauban – Avallon », notice sur e-monumen.net.
  37. a et b L'Yonne républicaine, 22 juillet 2015, p. 20.
  38. Abbé Baudiau, Le Morvand, t. 3, Paris, éd. Guénégaud, , p. 53.
  39. L'Yonne républicaine, 5 août 2015, p. 19.
  40. L'Yonne républicaine, 6 août 2015, p. 18.
  41. CAUE de Saône-et-Loire, Guide d'architecture en Bourgogne 1893-2007, Picard, , 400 p. (ISBN 9782708408210), p. 21.
  42. « Musée des voitures de chefs d'Etat à Avallon », sur linternaute.com, (consulté le 5 septembre 2018).
  43. « Musée de l'Avallonnais », sur museeavallonnais.com (consulté le 2 juillet 2018).
  44. « Le musée du costume a rouvert ses portes à Avallon », sur lyonne.fr (L'Yonne républicaine), 18 mai 2018.
  45. Musée du costume, sur ville-avallon.fr.
  46. Henri Mérou, "Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783 : listes établies d'après les documents authentiques déposés aux Archives Nationales et aux Archives du Ministère de la guerre", 1903, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525402h/f277.image.r=saint-jean-sur-vilaine
  47. Simon Pierre Nicolas Prévost de Vernois, sur lesapn.forumactif.fr

Annexe[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne, Paris, Editions Bonneton, (ISBN 2-86253-124-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Nicolas Martin, La France fortifiée : Châteaux, villes et places fortes, Paris, Nathan, (ISBN 2-09-284371-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Abbé Baudiau, Le Morvand, t. 3, Paris, éd. Guénégaud, , p. 3-51.
  • Florence Lucy, Les nobles du bailliage d'Avallon à la fin de l'Ancien Régime (mémoire de maîtrise d'Histoire), Université de Dijon, , 115 p..
  • Jean-Luc Pers, Une petite ville de l'Yonne au XIXe siècle : Avallon 1840-1900 (mémoire de maîtrise d'Histoire), Université de Dijon, , 41 p..
  • Gérard Sainson, La Châtellenie d'Avallon au XVe siècle (mémoire de maîtrise d'Histoire), Université de Dijon, , 181 p..

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Édition du 26 août 2015 », L'Yonne républicaine,‎
  • « Une délégation de la ville de Saku était à Avallon hier : 42 ans d'un riche jumelage », Yonne républicaine,‎ (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]