Jean d'Ailleboust

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir d'Ailleboust.
Jean d'Ailleboust
Nom de naissance Jean d'Ailleboust
Naissance vers 1524
Décès
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Famille
marié deux fois

Jean d'Ailleboust ou Jean Ailleboust (en latin Johannes Albosius), est un médecin français originaire d'Autun[1]. Il exerça à Auxerre, puis à Sens, avant de devenir premier médecin du roi Henri III. Il mourut le [réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

D'Ailleboust est un fils de Pierre d'Ailleboust, médecin catholique, autunois, et de Pérette de Séez, son épouse. Il est le sixième garçon et le septième enfant (sur huit). Il est le seul, avec sa sœur Françoise, femme du médecin Jean Lalemant, à avoir embrassé la religion réformée. Sa première sœur, Ferrine ou Perrine, a épousé Jean de Montrambault, avocat à Autun. Son frère Jean (l'aîné), est chanoine d'Autun, ainsi que ses autres frères Anatole et Hugues, Charles d'Ailleboust, un autre frère est évêque d'Autun, un autre André d'Ailleboust, est marchand d'Autun, seigneur de Collonge-la-Madeleine, marié à Odette Rolet, la fille du maire d'Autun, Hugues Rolet, la dernière, Françoise, a épousé Jean Lalemant, calviniste, médecin à Autun, connu pour ses ouvrages de mathématiques.

Jean épouse en premières noces Marie Rémon, à Auxerre le , de laquelle il ne semble pas avoir eu d'enfant. En janvier 1560, il épouse Marguerite Minagier, qui lui donnera trois enfants :

  • Suzanne, qui sera mariée deux fois, la première à Christophe de Bolangiers et la seconde à Guillaume Duval ;
  • Marie, née le et qui épouse à Saint-Germain-en-Laye, Jean Bédé, avocat ;
  • Jean, né vers 1576, époux de Marie Conseil.

Il exerce son métier à Auxerre, puis à Sens, et devient le premier médecin du roi Henri III[2].

Le fœtus pétrifié[modifier | modifier le code]

Croquis de foetus du monstre, Jean d'Ailleboust

Le , on extrait d'une femme morte un fœtus pétrifié[3]. D'Ailleboust est appelé pour constater le phénomène. Lui-même appelle comme témoins Siméon de Provanchères, François Rousset, ses compagnons, tous deux médecins, les chirurgiens qui ont extrait le fœtus et un apothicaire. La description et un essai d'explication formeront un ouvrage publié plusieurs fois.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans l'épître au lecteur du Prodigieux Enfant, il se nomme ainsi : « Ieh. Ailleboust natif d'Ostun et médecin à Sens » (Ieh. = Jehan).
  2. a et b DSM t. 1.
  3. Illustration.
  4. Provanchères fut plus que le traducteur, il fut appelé avec Ailleboust pour examiner le phénomène : Nicolas-François-Joseph Eloy, « Provanchières (Siméon de) », dans Dictionnaire historique de la médecine ancienne et moderne, t. 3, 1778, p. 638.