Jean Mermoz

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Jean Mermoz
Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Mermoz en 1935.

Naissance
Aubenton
Décès (à 34 ans)
Atlantique Sud
Nationalité Français
Profession
Aviateur, pilote pour les lignes Latécoère, devenues Aaéropostale puis Air France
Autres activités
Homme politique

Jean Mermoz, né à Aubenton (Aisne) le et disparu dans l'océan Atlantique le , est un aviateur français, figure légendaire de l'Aéropostale, surnommé l'« Archange ».

Il est aussi un des fondateurs en 1936 du Parti social français (PSF) avec le colonel de La Rocque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Mermoz est le fils de Jules Mermoz, (? + 1940) maître d'hôtel, et de Gabrielle Gillet dite « Mangaby » (1880-1955, chevalier de la Légion d'honneur en 1952[1]). Le couple se sépare dès 1902 et divorce en 1922. Mermoz passe une partie de son enfance chez ses grand-parents, à Mainbressy, village situé au sud d'Aubenton, dans les Ardennes. Et, alors que sa mère trouve un poste de couturière à Charlevilles, il entre à l'École supérieure professionnelle d'Hirson en tant que pensionnaire. Lorsque le premier conflit mondial éclate, en août 1914, ses grand-parents, pris de panique, s'enfuient avec lui, dans le Cantal, où il intègre le lycée d'Aurillac. Sa mère, non-prévenue, et bloquée par l'avancée des troupes allemandes devra attendre trois années, et les arrangements internationaux de 1917, pour retrouver son fils, après un rapatriement en zone non-zone occupée, en passant par la Suisse, pays neutre. Elle amène ensuite Jean à Paris où il est admis au lycée Voltaire avec une bourse de demi-pensionnaire[2].

En 1930, Jean Mermoz épouse Gilberte Chazottes, qui, après la mort de Jean, se remariera avec l'ingénieur René Couzinet. Gilberte Chazottes et René Couzinet se suicideront le 16 décembre 1956[1].

Engagement dans l'armée[modifier | modifier le code]

Le 26 juin 1920, Jean Mermoz devance l'appel sous les drapeaux et signe un engagement dans l'armée pour quatre ans ; il choisit l'aviation sur les conseils de Max Delty, un chanteur d'opérette, ami de sa mère depuis que cette dernière l'a soigné pendant la guerre. Après avoir fait ses classes au 4e Régiment d'observation, il intègre le 34e Régiment d'aviation du Bourget, qui lui permet de postuler à l'Ecole Militaire d'Istres qu'il rejoint en octobre et y obtient son brevet de pilotage, le 9 février 1921, après quelques déboires,ce qui lui permet d'être également promu au grade de caporal. Affecté dans un premier temps, à partir de mai 1921, à la 7e Escadrille du 11e Régiment de bombardement de Metz-Frescaty, il saute bientôt sur l'occasion de quitter la vie de caserne et de rejoindre la Syrie, où la France défend son mandat de protection, contre les tribus dissidentes. Il débarque à Beyrouth le 17 septembre de l'année, puis est intégré à la 54e unité de combat. Toujours volontaire pour des missions périlleuses, il tombe plusieurs fois en panne dans le désert, dont une lui imposera, à lui et son mécanicien, une marche forcée de plusieurs jours en territoire rebelle, d'où ils seront sauvés in-extremis et totalement déshydratés, par une colonne de méharistes. Le 24 avril 1922, il compte 600 heures de vol, en dix-huit mois. Il quitte le Moyen-Orient pour revenir en France, le 3 mars 1923 décoré de la Croix de Guerre des TOE (Théâtre des Opérations Extérieures) et de la Médaille du Levant, en ayant découvert une civilisation millénaire qui le marqua profondément. Il bénéficie alors d'un congé de longue durée, après avoir contracté des crises de paludisme. Il rejoint ensuite, dans un premier temps, le 11 juin, une unité de bombardement, le 23e Régiment d'aviation, de Essey-lès-Nancy, avant d'être finalement affecté, le 29 août, au 1er régiment de Chasse, basé à Thionville-Basse-Yutz, qui sera ensuite absorbé, au 1er janvier 1924, par le 38e Régiment d'aviation. Mermoz, intégré à la 7e Escadrille du 2e Groupe, y renforcera son dégoût pour la chose militaire mais y gagnera un futur très grand ami et pilote, en la personne de Henri Guillaumet. Disposant d'un congé libéral de trois mois, le 25 mars, il est finalement démobilisé en juin 1924, et dès lors administrativement rattaché au 33e Régiment d'aviation, basé à Douai, pour d'éventuelles périodes de réserve. Il sera ensuite, en août 1930, affecté en tant que sous-officier de réserve, au Centre de mobilisation d'aviation N° 71, de Toulouse, avant d'être nommé sous-lieutenant de réserve, par un décret du ministère de l'air, à la date du 7 juillet 1933. Une promotion exceptionnelle, particulièrement en temps de paix, mais principalement due à la forte image nationale de Mermoz, à cette époque. Une belle revanche pour le pilote rebelle d'Istres et de Thionville qui effectuera même des périodes de réserve volontaires, à la 34e Escadre, au Bourget, ce qui lui a permis de se familiariser avec de nouveaux matériels militaires. Il sera ensuite affecté, toujours en tant que réserviste, à la base de Toulouse-Francazal.

Période difficile[modifier | modifier le code]

S'ensuit, après l'armée, pour Mermoz, une des périodes les plus noires de son existence. Ne trouvant pas d'emploi auprès des compagnies aériennes, il connaît la misère et doit vivre de petits emplois, tour à tour balayeur, gardien de nuit, manoeuvre, laveur d'automobile avant de finir à copier des adresses sur des enveloppes, le tout juste égayé par la participation à un film " La fille de l'air ", où il reprend enfin, le temps d'une journée, les commandes d'un avion, un Sopwith, qu'il doit écraser dans l'Oise, avec l'interprète principale du film, en place arrière. Ce n'est qu'au bout de 6 mois que la délivrance arrive, en recevant, le 28 septembre 1924 une proposition de contrat des Lignes Latécoère, dirigées par Didier Daurat.

La Compagnie Latécoère et Aéropostale[modifier | modifier le code]

Le désert[modifier | modifier le code]

Comme tous les pilotes de la lignes, Mermoz commence chez Latécoère comme mécanicien, afin de parfaire ses connaissances techniques, puis après un examen de pilotage particulièrement mouvementé, où il est vivement réprimandé par Daurat, pour avoir effectué un numéro de voltige, plutôt que le tour de piste demandé, il est rapidement affecté en qualité de pilote, sur la ligne Toulouse-Barcelone, aux commande de Breguet XIV, alors que la ligne, franchissant les Pyrénées est un défi permanent pour les avions de l'époque. En 1925, il assure la liaison Barcelone-Malaga et lors d'un passage à Paris, retrouve par hasard, à la terrasse d'un café, son ami Henri Guillaumet qu'il convainc de postuler chez Latécoère. En 1926, il prend en charge le courrier sur la liaison Casablanca-Dakar, où lors de son 4e vol, le 22 mai, il perd de vue, dans la brume, l'avion de Eloi Ville, qui l'accompagne. Victime d'une casse moteur, il est contraint de se poser en bord de mer, dans une région insoumise, avec son interprète chleuh, Ataf. Après avoir marché une journée en tentant de retrouver Cap Juby, ils se laissent capturer par les Maures, afin de ne pas mourir déshydratés, ayant été contraint de boire le liquide du radiateur de l'avion. Après trois jours de captivité et de nombreux sévices, ils est libéré contre une rançon de 12 000 Pesetas. Trois semaines plus tard, de nouveau en panne, il échappe de justesse à une nouvelle captivité en s'envolant aux yeux et à la barbe des Maures. Mais atteint de sinusite aigüe et d'ulcère à l'estomac, suite à sa marche dans le désert, il bénéficie d'un congé sanitaire où les médecins craignent le pire pour sa vie, alors que lui n'entrevoit que la menace de ne plus pouvoir voler. Après deux mois de soin et de convalescence, il rejoint son poste au Maroc, où il retrouve ses amis, Henri Guillaumet, Marcel Reine et Antoine de Saint-Exupéry, ce dernier nouvellement promu chef d'aéroplace à Cap Juby. En novembre de la même année, il sauve Éloi Ville, qui avait été contraint d'atterrir dans le désert.

Les 10 et , Mermoz et Élisée Négrin réussissent un vol sans escale de Toulouse à Saint-Louis du Sénégal, à bord d'un Laté 26-2R, baptisé Spirit of Montaudran, en clin d'œil au Spirit of St Louis de Charles Lindbergh, victorieux de l'Atlantique. Leur but était également de concurrencer l'équipage du Breguet 19 GR , Nungesser et Coli, piloté par Dieudonné Costes et Joseph Le Brix, et partis le même jour qu'eux de métropole, en vue de rallier ensuite l'Amérique du Sud. Mais si l'équipage de la Compagnie Latécoère réussit le pari d'arriver en premier à Dakar, leur projet secret de continuer également au-dessus de l'océan s'avèra impossible à la suite de la casse de l'hélice, lors du capotage de l'avion, à l'atterrissage. Il ont effectué leur raid, Toulouse-Dakar, d'une distance de 4 270 kilomètres, en 23 heures et 30 minutes.

L'Amérique du Sud et la Cordillère des Andes[modifier | modifier le code]

En 1927, Marcel Bouilloux-Lafont, président et fondateur de la Compagnie Générale Aéropostale (qui prend la suite des Lignes aériennes Latécoère) envoie Mermoz, en tant que chef pilote, à Rio de Janeiro. Il embarque, le 6 novembre, de La Rochelle, à bord du paquebot Groix afin d'aller développer de nouvelles liaisons en Amérique du Sud, jusqu'en Patagonie et au Chili. Pour cela, il développe les vols de nuit, puis s'attaque à franchir un obstacle majeur la Cordillère des Andes. Le 3 mars 1929, lors d'un vol de reconnaissance, à bord d'un prototype de Laté 25, dérivé du Laté 17 dont il a gardé l'immatriculation, F-AIEH, et en compagnie de son nouveau et fidèle mécano, Alexandre Collenot, ainsi que du Comte Henry de La Vaulx, Président de la Fédération aéronautique internationale (FAI), il est victime d'une première panne, minime, qui l'oblige à se poser en pleine montagne. Très vite réparé par Collenot, l'avion redécolle et se pose sans encombre au Chili. Le 9 mars suivant, pour le vol retour, sans le Comte de La Vaulx à bord, l'avion est pris dans des courants ascendants et plaqué contre le sol, cette fois avec de graves avaries mécaniques, semblant irrémédiables. Après une tentative de retour à pied à travers la montagne, les deux hommes s'escriment à réparer le Laté, durant 3 jours, alors que Mermoz élabore un plan de décollage qui devrait lui permettre de lancer son avion dans un précipice puis de rebondir à deux autres reprises sur des plateaux inférieurs, afin de réussir ainsi à garder la vitesse nécessaire au décollage. Il y parviendra, mais les durits de radiateur ayant une nouvelle fois cédé, l'obligeront à se poser en vol plané à Copiapo, Ce n'est qu'en allant récupérer les restes de l'épave de l'avion, abandonnés par l'équipage dans la montagne, que les plus septiques finiront par admettre l'exploit du pilote. Enfin, le , il ouvre la ligne des Andes avec Henri Guillaumet, nouvellement arrivé sur le continent, et à qui il laissera la succession des vols sur la Cordillère, pendant qu'il est rappelé en France pour procéder aux essais d'un nouvel appareil.

Traversée de l'Atlantique-Sud[modifier | modifier le code]

En mai 1930, avec le radiotélégraphiste Léopold Gimié et le navigateur Jean Dabry, il réalise d'abord, sur avion Latécoère 28, de nombreux records en circuit fermé, en vue de développer la première liaison entièrement aérienne entre la France, Dakar et l'Amérique du Sud. Puis, les 12 et 13 mai 1930, le même équipage relie d'un trait Saint-Louis à Natal au terme d'un vol de 21 heures et 10 minutes, sur un hydravion Latécoère 28-3 baptisé le Comte de la Vaulx, qui venait de disparaître tragiquement dans un accident d'avion, au New Jersey. Mermoz prouve ainsi que le courrier peut être transporté d'un continent à l'autre avec l'avion, alors que précédemment, la traversée du courrier sur l'atlantique-Sud s'effectuait avec l'aide des navires avisos. Malheureusement, l'avion sera définitivement perdu en mer, lors du vol retour, une fuite d'huile moteur ayant contraint Mermoz à se poser dans l'océan. Après que l'équipage a été recueilli par l'aviso le Phocée, le Comte de La Vaulx finit par sombrer, à cause d'un flotteur abîmé.

Il faudra ensuite à Mermoz, patienter presque trois années, avant de traverser à nouveau l'Atlantique-Sud, ce qu'il fera le , en décollant de l'aérodrome de Paris-Le Bourget, à bord de l'avion trimoteur Couzinet 70 Arc-en-Ciel pour rallier ensuite, Buenos Aires, le 22.

Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué vingt-quatre traversées de l'Atlantique-Sud, sur des appareils aussi divers que, les hydravions, Latécoère 28-3, 300 et 301 ou Blériot 5190, Santos-Dumont, aussi bien que sur les avions terrestres, Couzinet Arc-en-Ciel ou quadrimoteur Farman F.220.

Disparition[modifier | modifier le code]

Il disparait à bord de l'hydravion quadrimoteur Latécoère 300, la Croix-du-Sud, le 7 décembre 1936 avec à son bord Alexandre Pichodou, copilote, Henri Ézan, navigateur, Edgar Cruveilher, radio, et Jean Lavidalie, mécanicien, après un premier retour à l'hydrobase de Dakar, suite à un problème de réducteur moteur, empêchant l'hélice arrière droite, de passer au grand pas. Après un échange de la pièce défectueuse et un nouveau décollage, sous les yeux d'Henri Guillaumet, alors chef de l'hydrobase, le radio annonce régulièrement le message TVB. Puis, à 10 h 43, Cruveilher lance le dernier message radio depuis la Croix-du-Sud : « Avons coupé moteur arrière droit », sans détail supplémentaire, et complète en répétant les coordonnées de position : 11°08 Nord, 22°40 Ouest[3]. Malgré de nombreuses recherches, on ne retrouva aucune trace de l'appareil ni de son équipage. L'hypothèse soulevée serait que le réducteur du moteur aurait une nouvelle fois cassé et que l'hélice, emportée par sa vitesse de rotation, aurait fini par se détacher, sectionnant au passage, une partie du fuselage, derrière laquelle courait la câblerie permettant de commander une partie de l'appareil.

L'événement est vécu en France comme une catastrophe nationale. Une cérémonie officielle à la mémoire de tout l'équipage a lieu le , à l'Hôtel national des Invalides[4], en présence d'Édouard Daladier et de Camille Chautemps[5].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Après la mise en liquidation de son employeur, la Compagnie générale aéropostale en mars 1931, Mermoz se fait, comme le montre Emmanuel Chadeau, « le défenseur acharné des anciens propriétaires de la compagnie, par sentimentalité envers ses collègues navigants soudain dépourvus d'outil et d'emploi » et, dans les conflits politiques qui président à la naissance d’Air France en 1933[6], « considère que les soubresauts qui conduisent l'aviation marchande de l'âge aventureux vers l'âge organisé ne sont pas les conséquences normales d'une évolution économique — la concurrence allemande et américaine sur les liaisons entre l'Ancien et le Nouveau Monde —, mais le fruit d'une trahison des dirigeants »[5]. Il adhère aux Volontaires nationaux, dont il est le porte-drapeau au défilé du 14 juillet 1935. Bientôt intégré par La Rocque aux instances dirigeantes des Croix de feu, il multiplie discours et articles dans Le Flambeau, l'organe du mouvement. Après la dissolution des ligues en juin 1936, il figure enfin au nombre des membres fondateurs du Parti social français (PSF), dont il devient vice-président[5].

Dénonçant la démagogie parlementaire asservie par les intérêts particuliers, adepte du culte du chef, il est ainsi l’une des figures emblématiques de la « droite d’ordre ».

Il est, cependant, tout aussi bien intégré immédiatement après sa disparition au panthéon républicain en tant que « prototype de l'homme du peuple tiré de l'anonymat par ses œuvres et son mérite »[réf. souhaitée]. Célébré de même par le régime de Vichy, il continue à être considéré comme un des héros de l'aéronautique et de l'aviation au même rang que Louis Blériot, Charles Lindbergh et Georges Guynemer[5].

Hommages[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

  • En 1923, il devient titulaire de la Croix de Guerre des TOE et de la médaille du Levant avec citation à l'ordre de la division, " très bon pilote, plein d'allant et toujours volontaire pour les missions difficiles. S'est particulièrement distingué en effectuant avec succès, de nombreuses et difficiles évacuations sanitaires, au-dessus du désert de Syrie ".
  • En décembre 1925, il reçoit la médaille de l'Aéro-Club de France, récompensant l'aviateur français ayant parcouru le plus de kilomètres dans l'année. 120 000 km, en 800 heures de vol.
  • En avril 1928, il reçoit la médaille de Vermeil de l'Aéro-Club de France.
  • Il est fait Chevalier de la Légion d'Honneur, le 26 juillet 1930.
  • Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le [7].
  • En 1934, Il est lauréat du Prix Henri Deutsch de la Meurthe de l'Académie des sports, qui récompense un fait sportif pouvant entraîner un progrès matériel, scientifique ou moral pour l’humanité.
  • En 1937, trois timbres postaux, un vert-gris, un vert-jaune valant tous deux valant trente centimes et un lilas valant trois francs[8] sont émis à son effigie.
  • Une frégate météorologique (1948-1958) a porté le nom de Mermoz (sister-ship du Le Brix).
  • Un paquebot de croisière, lancé le 17 Novembre 1956, aux chantiers de Penhoët, à Saint-Nazaire, et entré en service le 4 mai 1957, portait le nom de Jean Mermoz, au sein de la compagnie Fabre Fraissinet. Réquisitionné en 1962 pour le rapatriement des troupes françaises d'Algérie, il intègre ensuite les Croisières Paquet, en janvier 1965, en perdant le prénom " Jean ". Il abandonnera son pavillon français en 1985, le navire étant ré-immatriculé aux Bahamas, puis sera finalement vendu en 1998 à l'armateur grec Louis Cruises où il sera rebaptisé Serenade avant d'être vendu, 10 ans plus tard, aux ferrailleurs pour démolition. D'une longueur de 161,96 mètres pour 19.76 mètres de large, l'ex Mermoz disposait de 300 cabines et affichait une capacité de 682 passagers.
  • L'ancien aéroport de Grenoble, fermé en 1967, s'appelait aéroport de Grenoble-Mermoz .
  • Parmi toutes les manifestations qui ont salué en France le cinquantenaire de la disparition de Jean Mermoz, deux initiatives laisseront une trace plus durable : une plaque à l'effigie du pilote est dévoilée, le , sur l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, par Jacques Douffiagues, ministre chargé des Transports. Quelques jours plus tard, à Aubenton, où est né l'« Archange », le maire Christian Pillot et le docteur Alain Schlienger inaugurent un musée Mermoz sur la place du village : « À jamais, Aubenton gardera ta mémoire, Aubenton, ô Mermoz ! que tu couvres de Gloire. » [9]
  • En 1998, l'équipage du Catalina 9767 composé de Patrick Baudry, Franklin Devaux et Patrick Fourticq, qui avait refait sur les traces de Mermoz un périple qui l'avait emmené jusqu'à Buenos-Aires[10], se voit décerner le prix André de Saint-Sauveur de l'Académie des sports pour son exploit commémoratif[11].
  • Les pilotes d'Air France ont longtemps porté la cravate noire (mais depuis peu peuvent opter pour du bleu marine), pour rappeler le deuil de Mermoz (et de Guynemer pour les militaires).
  • Le stade du club de football de l'AS Orly (Val-de-Marne) porte le nom de Jean-Mermoz.
  • Des collèges à Blagnac, Laon, Yutz, Marly, Wittelsheim, Biscarrosse, Faches-Thumesnil, Bois-Colombes, Saint-Laurent-de-la-Salanque ainsi que des lycées à Aurillac, Dun-sur-Meuse, Montpellier, Montsoult, Saint-Louis et Strasbourg portent le nom de Jean Mermoz ainsi que l'école primaire de Schiltigheim.
  • Une école de pilote de ligne à côté de l'aéroport de Paris Orly s'appelle, l'Institut Mermoz en son honneur.

Amérique latine[modifier | modifier le code]

Dans les pays latino-américains, la mémoire de Mermoz est vive.

  • À Buenos Aires, capitale de l'Argentine, une plaque rappelle le lieu où se trouvait le bureau de l'Aéropostale. À l'aéroport, un monument est dédié à « Jean Mermoz y sus compañeros ». Au lycée franco-argentin qui porte son nom, construit en forme d'avion, les élèves ont dessiné des épisodes de sa vie pour le cinquantenaire de sa disparition.
  • Le Chili reste reconnaissant de l'avoir sorti de son isolement grâce au pont aérien qu'il organisa sur la cordillère des Andes. Santiago, la capitale, a baptisé une de ses artères en son honneur. On y trouve une stèle avec cette phrase de Joseph Kessel : « La route céleste l'attirait comme un aimant ».
  • Une autre stèle lui est dédiée sur l'aéroport de Campos dos Alfonsos (aéroport militaire de Rio de Janeiro au Brésil).

Sénégal[modifier | modifier le code]

À Dakar, on trouve plusieurs lieux qui rappellent son passage :

  • un hôtel sur l'avenue Albert-Sarraut porte le nom de son avion, la Croix du Sud ;
  • l'un des plus prestigieux quartiers situé à 4 km du centre-ville porte son nom ; ce quartier est au bord de l'ancienne piste d'atterrissage de la base française ;
  • le lycée français de Dakar porte son nom.
Mes vols par Jean Mermoz.

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Lycée international Jean-Mermoz à Abidjan.

Œuvres et citations[modifier | modifier le code]

Citations de Mermoz[modifier | modifier le code]

  • « L'accident, pour nous, ce serait de mourir dans un lit[12]. »
  • « Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir[13]. »
  • « La vie moderne autorise les voyages, mais ne procure pas d’aventure[14]. »
  • « Tu sais, je voudrais ne jamais descendre[15]. »

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Mes vols, Flammarion, 1937.
  • Lettres de Mermoz regroupées sous le titre Défricheur du ciel, Archipel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Ollivier, Mermoz, l'esprit de l'Aéropostale, Paris, Sélection du Reader's Digest, (ISBN 2-709-81315-7)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • D'abord prévu pour être réalisé par le célèbre cinéaste, Jean Dréville, qui ne put aller au bout du projet en raison de la guerre, le film Mermoz, fut finalement mis en scène par le réalisateur Louis Cuny, et sortit en salles, le 3 novembre 1943. Il avait pour acteur principal, un comédien de théâtre inconnu, mais dont la ressemblance avec le pilote était marquante, Robert-Hugues Lambert. Malheureusement, ce dernier est dénoncé aux Allemands, pour homosexualité, et interné, au camp de Royallieu près de Compiègne, en 1942. Afin de finir le tournage du film, il fut remplacé par un jeune comédien qui deviendra célèbre, Henri Vidal. Mais pour restituer la voix de Robert-Hugues Lambert, l'équipe du film réussit à entrer clandestinement en contact avec le prisonnier, et à lui faire enregistrer les dialogues des scènes tournées avec Vidal, à l'aide d'un micro tendu au travers des barbelés. Lambert fut ensuite, malheureusement déporté à au camp de Buchenwald, et mourut au camp de Flossenbürg, en 1945.
  • Après-guerre, en 1949, les aventures de l'Aéropostale sont portées au grand écran, par Henri Decoin, sur un scénario de Joseph Kessel, sous le titre, Au grand balcon, du nom de l'hôtel toulousain qui accueillait les pilotes et le personnel de la compagnie. Le rôle de Mermoz, rebaptisé Jean Fabien dans le film, y est tenu par Georges Marchal.
  • En 1957, dans, S.O.S. Noronha, un film réalisé par Georges Rouquier, c'est le comédien Jean Marais qui interprète Jean Mermoz, rebaptisé alors, Frédéric Coulibaud. Ce film relate l'épisode de l'atterrissage de l'Arc-en-Ciel sur l'île de Fernando de Noronha, lors de la révolte des prisonniers du pénitencier brésilien.
  • Dans la mini-série téléfilm, L'Aéropostale, courrier du ciel , de Gilles Grangier, diffusée sur FR3, entre décembre 1980 et janvier 1981, le personnage de Mermoz apparait sous les traits du comédien, Jean-Pierre Bouvier .
  • Dans le téléfilm de Robert Enrico, réalisé en 1994, Saint-Exupéry : La Dernière Mission, son rôle est joué par le comédien Frédéric Van Den Driessche .
  • Dans le film, hommage à Guillaumet, produit et réalisé par Jean-Jacques Annaud,en images IMAX 3D, Guillaumet, les ailes du courage, diffusé depuis 1996 au Futuroscope, son rôle y est tenu par l'acteur américain, Val Kilmer.
  • En 1999, dans le film, Le Plus Beau Pays du monde, le réalisateur, Marcel Bluwal, relate l'histoire du tournage du film, Mermoz de 1947, ainsi que les derniers mois de la vie du comédien, Robert-Hugues Lambert.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Michel Marmin, Mermoz, Editions Chronique, , 136 p. (présentation en ligne)
  2. Jacques Le Groignec, Jean Mermoz : l'Archange, Paris, Nouvelles éd. latines, , 174 p. (ISBN 2-723-32033-2 et 978-2-723-32033-7), p. 14
  3. René Chambre, Histoire de l'aviation, Paris, Flammarion, (1re éd. 1958), 250 p. (ISBN 2-080-10033-5)
  4. « L'émouvante cérémonie à la mémoire de Mermoz et de ses compagnons », Le Figaro, no 366,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  5. a, b, c et d Emmanuel Cheadeau, « Mermoz : un héros au pays des Croix-de-feu. », L'Histoire, no 205, décembre 1995, p. 62.
  6. « A la conception d'une "aviation, école de chefs", "école sociale" où la "jeunesse aéronautique trouvera l'équilibre physique, la santé morale [et] se pénétrera de toutes les formes d'énergie et de courage", selon la formule de Mermoz, s'oppose, avec l'avènement du Front populaire, celle d'une "aviation populaire", "école de la République". », Emmanuel Cheadeau, « Mermoz : un héros au pays des Croix-de-feu. », L'Histoire, no 205, décembre 1995, p. 62.
  7. « Cote LH/1841/53 », base Léonore, ministère français de la Culture
  8. Voir le timbre de 3 F de 1937
  9. Ainsi se termine ''l'Hymne à Mermoz de Blanche Gréhant, figurant dans ce musée...
  10. Ivan Hairon, « Le PBY-5 Catalina s’envole d’Orly », sur aerobuzz, (consulté le 22 décembre 2015)
  11. « Prix André de Saint-Sauveur », sur Académie des sports (consulté le 20 décembre 2015)
  12. Biographie de Jean Mermoz, sur le site civilisations.ca
  13. Ce sont les échecs bien supportés qui donnent le droit de réussir, sur le site dicocitations.com
  14. Citationes, sur le site libertas.co, consulté le 21 septembre 2017
  15. à Joseph Kessel, Tu sais, je voudrais ne jamais descendre, sur le site crash-aerien.aero