Paul Arène
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Paul Arène
Paul Arène, buste par Jean-Antoine Injalbert
| Nom de naissance | Paul-Auguste Arène |
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| Activités | poète provençal et écrivain français |
| Naissance | 26 juin 1843 Sisteron |
| Décès | 17 décembre 1896 Antibes |
| Langue d'écriture | français et provençal |
| Mouvement | régionalisme |
Œuvres principales
Fontfrediero, Lis Estello negro, Raubatori, Parnassiculet, Jean des Figues, Le Tors d'Entrays, Le Clos des âmes, Le Canot des six capitaines, Au Bon Soleil, La Gueuse parfumée, La Chèvre d'or.
Paul Arène, né le 26 juin 1843 à Sisteron et mort le 17 décembre 1896 à Antibes, est un poète provençal et écrivain français. Inhumé à Sisteron
Sommaire |
Biographie [modifier]
Après avoir préparé une licence de philosophie, Paul Arène travaille comme maître d'études aux lycées de Marseille, puis de Vannes. Une petite pièce jouée avec succès à l'Odéon, Pierrot héritier, lui fait quitter, en 1865, l'université pour le journalisme. Il a 23 ans. Il prit part à la guerre de 1870 avec le grade de capitaine et reçut en 1884 la Légion d'Honneur.
À Paris, il fréquente les cafés littéraires et devient l'ami de Alphonse Daudet, François Coppée, Catulle Mendès. Il écrit régulièrement pour Le Journal, puis Le Figaro littéraire des articles et des chroniques. En relation constante avec Joseph Roumanille (il compose ses premiers vers provençaux qui paraissent dans l'Almanach avignonnais), Frédéric Mistral et Théodore Aubanel, ses deux maîtres ; il regroupe ses amis occitans de Paris, puis, s'inspirant du Félibrige de Fontségune, il organise en 1879 le Félibrige parisien, dont il sera le président après Charles de Tourtoulon et Jasmin. Il anime diverses revues : La Cigale, La Farandole, Lou Viro-Soulèu.
Le sujet de toutes ses pièces provençales est tiré de quelques particularités de mœurs ou de paysages de la contrée de Sisteron : Fontfrediero, Lis Estello negro, Raubatori.
En langue française, Paul Arène publia son Parnassiculet, qui lui valut de vives inimitiés. Les auteurs du Parnasse y étaient appelés « des Turcs attardés qui ont oublié, ou qui ne savent peut-être point, que le carnaval romantique est clos depuis trente ans. » Comme l'a révélé Octave Mirbeau en 1884, Paul Arène a collaboré activement avec Alphonse Daudet à l'écriture des chroniques provençales publiées par L'Événement et qui furent ensuite rassemblées sous le titre Les Lettres de mon moulin, collaboration si dense que Paul Arène est décrit par quelques spécialistes de l'histoire de la littérature provençale comme le nègre de Daudet.
En 1868, Paul Arène écrivit ce qui reste son chef-d'œuvre, Jean des Figues. Après 1870, il publia des chroniques, des contes, des poèmes, dont notamment Le Tors d'Entrays, Le Clos des âmes, Le Canot des six capitaines, Au Bon Soleil et La Gueuse parfumée, deux recueils de contes. Vinrent ensuite La Chèvre d'or, puis Les Ogresses, Le Midi bouge et Domnine.
Un grand tableau peint par Paul Chabas, chez Alphonse Lemerre, à Ville D'Avray à la demande de l'éditeur des poètes parnassiens, représente Paul Arène aux côtés de Sully-Prudhomme, de Jules Claretie, de Leconte de Lisle ou de l'écrivain et académicien français Paul Bourget.
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Stèle commémorative de Paul Arène à Sisteron
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Buste de Paul Arène par Benoît Lucien Hercule dans le Jardin des Félibres, Sceaux, Hauts-de-Seine
Origine du nom [modifier]
Le nom Arène provient probablement du provençal arenié, issu du grec classique arènos, qui signifie sable.
Œuvres [modifier]
- Pierrot héritier (théâtre) (1865)
- Jean-des-Figues (1868)
- Les comédiens errants (théâtre) (1873)
- L'ilote (théâtre) (1875)
- Le char (théâtre) (1875), en collaboration avec A. Daudet
- La gueuse parfumée (1876)
- Contes de Noël (1879)
- Au bon Soleil (1880)
- Paris ingénu (1882)
- La Vraie tentation du grand Saint-Antoine (1880)
- Des Alpes aux Pyrénées (1884)
- Vingt jours en Tunisie (1884)
- Contes de Paris. Contes de Provence. L'Âne de Nazaire. La Mule (1887)
- La Chèvre d'or (1889, considérée comme sa meilleure oeuvre
- Nouveaux contes de Noël (1891)
- Le Midi bouge (1891)
- Les Ogresses (1895)
- Domnine (roman) (1894)
- Friquette et Friquets (1896)
- Août de provence
Hommages toponymiques [modifier]
Par ordre alphabétique des villes :
- une rue Paul-Arène à Avignon
- une école primaire Paul-Arène à Aix-en-Provence
- une école primaire et une rue Paul-Arène à Antibes (ville de sa fin de vie)
- une avenue et une école primaire Paul-Arène à Draguignan
- une rue Paul-Arène à La Fare-les-Oliviers
- une école maternelle Paul-Arène à La Valette-du-Var
- une impasse Paul-Arène à Manosque
- un boulevard Paul-Arène à Marseille"
- un atelier à Montreuil-sur-Maine
- une avenue Paul-Arène à Nice
- une rue Paul-Arène à Nîmes
- une rue Paul-Arène à Pertuis
- un collège Paul-Arène à Peymeinade
- un lycée, un collège et une avenue Paul-Arène à Sisteron (ville de sa naissance)
- une rue Paul Arène à Gap
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Page personnelle d'un admirateur du poète
- Le Parnassiculet contemporain, recueil de vers nouveaux, précédé de L'Hôtel du Dragon-Bleu (1872).
- Paul Arène
Bibliographie [modifier]
- Juliette Bonfils, Paul Arène : poète, félibre et conteur, Editions du Feu, Aix-en-Provence, 1933, 317 p.
- Bruno Durand, Paul Arène, A. Chastanier, Nîmes, 1924, 19 p.
- Roger Gagnier, Paul Arène : sa vie, son œuvre, M. Petit - C.P.M, Raphèle-les-Arles, 1993, 173 p.
- Paul Arène : 1843-1896 : cent cinquantième anniversaire de sa naissance : journées commémoratives, 19 juin-4 juillet 1993, Société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence, Digne-les-Bains, 1995, 166 p.
- Le nouveau dictionnaire des auteurs - de tous les temps et de tous les pays, 1994 - sous la direction de Guy Schoeller - Bompiani et Robert Laffont éditeurs - tome 1 - page 123 : article Paul Arène.
- R. Duché, la langue et le style de Paul Arène, Paris, 1949, in 8°