La Vendetta
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| Auteur | Honoré de Balzac | |||||||
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| Genre | Étude de mœurs | |||||||
| Pays d'origine | ||||||||
| Lieu de parution | Paris | |||||||
| Éditeur | Mame et Delaunay-Vallée | |||||||
| Collection | La Comédie humaine | |||||||
| Date de parution | 1830 | |||||||
| Série | Scènes de la vie privée | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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La Vendetta est le titre d’un roman d’Honoré de Balzac paru en 1830 aux éditions Mame et Delaunay-Vallée. Il fait partie des Scènes de la vie privées de la Comédie humaine.
L’action commence à Paris en 1800 et finit au même endroit, en 1830.
Sommaire |
Personnages principaux [modifier]
- Bartholoméo di Piombo, vieux compatriote de Napoléon
- Ginevra di Piombo, la fille de Bartholoméo di Piombo
- Amélie Thirion, rivale de Ginevra en peinture
- Servin, le maître de peinture de Ginevra
- Luigi Porta, mari de Ginevra
- Mme Servin : femme de Servin
- Elisa : Femme de Bartholoméo
Résumé [modifier]
Après avoir tué tous les Porta par vengeance. Bartholoméo di Piombo quitte la Corse pour Paris en 1800. De ce carnage, seul subsiste Luigi Porta, désormais proscrit. C'est dans l'atelier du célèbre peintre Servin que Ginevra rencontre pour la toute première fois Luigi Porta, dont elle tombe amoureuse. Malgré l'interdiction de son père, elle part vivre avec lui et tombe enceinte.
Ils sombreront dans la misère et la pauvreté. L'enfant mourut, suivi de sa mère, heureuse malgré tout d'avoir vécu dans l'amour jusqu'à la fin. C'est l'achèvement de la vendetta.
Thèmes [modifier]
L'art [modifier]
Dans la nouvelle, l'art est un des thèmes centraux de l'histoire. En premier, on constate que l'art est présent à l'intérieur du récit, dans l'histoire elle-même. Tout d'abord, on remarque que cela passe par les personnages : Ginevra a un don pour la peinture et Servin est peintre. L'action principale se déroule dans l'atelier de l'artiste qui est le lieu central de l'histoire et qui va être le théâtre de l'amour naissant entre les deux jeunes. De plus, c'est grâce à l'art que Ginevra gagne de l'argent, après avoir été reniée par son père, Bartholoméo Di Piombo. Puis, dans la forme de la nouvelle, on retrouve ce thème. En effet, on peut le constater dans les nombreuses références de Balzac à des œuvres d'art, lors des descriptions de personnages. Pour citer un exemple, l'écrivain fait allusion au tableau de Girodet « L'Endymion », pour évoquer le personnage de Luigi. De plus, la minutie et le sens pointu du détail de Balzac font que les descriptions des personnages et des scènes finissent par ressembler à de véritables peintures, la nouvelle peut être interprétée comme un exercice artistique en elle-même.
On peut faire le lien avec les autres œuvres de Balzac, dans lesquelles on retrouve le thème de l'art. Dans La Maison du Chat-qui-pelote, le personnage principal, Théodore de Sommervieux, est un peintre aristocrate voué corps et âme à son art. Dans la nouvelle intitulée La Bourse, il est question d'Hippolyte Schinner, un jeune peintre pauvre.
L'amour, la passion [modifier]
L'amour est une force dominante dans la nouvelle, elle est à l'origine de tous les maux. Ce thème est récurrent dans l'ensemble des œuvres de la Comédie Humaine. En premier lieu, il est question d'une histoire d'amour entre Ginevra et Luigi Porta, déchirant alors la famille Di Piombo. Dans Le Bal de Sceaux, on retrouve une histoire d'amour entre Emilie de Fontaine et Maximilien de Longueville. Il est question aussi d'un amour paternel, se transformant en jalousie extrême dans le cas de Bartholoméo. En effet, à l'annonce du mariage de sa fille chérie, il ne peut s'empêcher de réagir excessivement : il impose à celle-ci un choix et tente de la culpabiliser pour la garder auprès de lui. Cet ultimatum annonce le début des malheurs de la famille. On retrouve la notion d'amour, de passion, mais sur le plan politique. Par exemple, on remarque que Bartholoméo Di Piombo se pose en effet en soutien inconditionnel de Napoléon, il reste partisan de ce dernier même après son départ forcé du pouvoir. Quant à Luigi, il voue un véritable culte à l'empereur, en étant prêt à risquer sa vie pour La Bédoyère, un des généraux de celui-ci. C'est à cause de sa dévotion et conviction politique qu'il se retrouve proscrit.
Bibliographie [modifier]
- Claudie Bernard, « Raison et déraison vendettales dans La Vendetta de Balzac et Les Frères corses de Dumas », Stendhal, Balzac, Dumas : un récit romantique ? Toulouse, PU du Mirail, 2006, p. 265-81.
- Pierrette Jeoffroy-Faggianelli, « De Paoli à La Vendetta », L'Année balzacienne, 1975, p. 307-10.
- Franc Schuerewegen, « La Toile déchirée : texte, tableau et récit dans trois nouvelles de Balzac », Poétique, fév. 1986, n° 17 (65), p. 19-27.
Liens externes [modifier]
- Florence Terrasse-Riou, Analyse, résumé et arrière plan historique de la Vendetta sur le site de la Maison de Balzac.
- La Vendetta, version audio
