Alain-Fournier
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| Alain-Fournier | |
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Alain-Fournier en 1905.
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| Nom de naissance | d'Henri-Alban Fournier |
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| Autres noms | Alain-Fournier |
| Activité(s) | Romancier |
| Naissance | 3 octobre 1886 La Chapelle-d'Angillon (France) |
| Décès | 22 septembre 1914 (27 ans) Tranchée de Calonne, commune de Vaux-lès-Palameix (Meuse) |
| Langue d'écriture | Français |
| Genre(s) | Roman |
| Œuvres principales | |
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| Compléments | |
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Alain-Fournier, demi-pseudonyme d'Henri-Alban Fournier (3 octobre 1886 - 22 septembre 1914) est un écrivain français, mort à l'âge de 27 ans après avoir écrit un unique roman, le Grand Meaulnes.
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[modifier] Biographie
Alain-Fournier est né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher. Il passe son enfance en Sologne et dans le Bas-Berry, à Épineuil-le-Fleuriel, où ses parents sont instituteurs. Il part à Brest préparer le concours d'entrée à l'École navale, mais il y renonce bientôt, revient à Bourges et poursuit des études littéraires au lycée Lakanal, à Sceaux, près de Paris, où il prépare sans succès le concours d'entrée à l'École normale supérieure. C'est au lycée Lakanal qu'il rencontre Jacques Rivière avec lequel il se lie d'une amitié profonde. Rivière épousera sa jeune sœur, Isabelle, en 1909.
Pour faire deux ans de service militaire, il interrompt ses études en 1907 et ne les reprend pas. Il publie quelques textes, poèmes, essais, contes, réunis par la suite dans un recueil intitulé Miracles. Mais surtout il élabore lentement, douloureusement, l'œuvre qui le rendra célèbre : en juin 1905, au cours d'une brève promenade sur les quais de la Seine, Alain-Fournier avait rencontré Yvonne de Quiévrecourt ; c'est le premier grand amour de sa vie. En fait, cette brève rencontre n'a aucune suite concrète puisqu'il ne la retrouve que huit ans plus tard, mariée et mère de deux enfants mais de toute évidence, il s'en inspire pour composer le personnage d'Yvonne de Galais dans son roman, Le Grand Meaulnes paru en 1913.
En 1957, Pauline Benda — connue au théâtre sous le nom de Madame Simone— révèle la liaison qu'elle a eue avec l'écrivain lorsque celui-ci était secrétaire de son mari Claude Casimir-Perier[1]. Elle l'avait fréquemment reçu en sa propriété de Trie-la-Ville, où elle avait créé un petit cercle littéraire où l'on pouvait croiser son ami Charles Peguy, qui les avait présentés, ou Jean Cocteau. Leur correspondance a été publiée en 1992. Après la mort d'Alain-Fournier, Madame Simone refit sa vie avec le poète cognaçais François Porché, mais la famille d'Alain-Fournier lui reprocha de ne pas rester fidèle au souvenir d'Alain-Fournier.
Lieutenant de réserve, il quitte son domicile parisien du 2 rue Cassini à Paris 14e (où il a écrit Le Grand Meaulnes ) pour rejoindre en campagne dès la mobilisation le 288e régiment d'infanterie. Une plaque apposée sur la façade de l'immeuble commémore le fait. On porta Fournier disparu au cours des combats des Éparges, près de Verdun, le 22 septembre 1914, dans les premiers affrontements de la Première Guerre mondiale (la presse rapporta d'abord la date du 26 septembre, donnée par l'Etat-Major). Cette disparition fit travailler l'imaginaire de beaucoup de contemporains jusqu'à ce que Henri Alban Fournier fût officiellement déclaré mort pour la France en juin 1920 par un jugement du tribunal civil de la Seine et que son corps fût retrouvé et identifié en 1991 à quelques centaines de mètres de la Tranchée de Calonne. Il avait été enseveli dans une fosse commune creusée par l'armée allemande à Dommartin-la-Montagne, avec 20 autres soldats français originaires pour la plupart de la région de Mirande[2].
Il est inhumé l'année suivante dans le cimetière militaire de Saint-Rémy-la-Calonne.
Son nom figure sur les murs du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains morts au champ d'honneur pendant la guerre 1914-1918.
La légende d'un écrivain qui n'aurait écrit qu'un seul roman a pu contribuer à caractériser la gloire d'Alain-Fournier. Cependant, le texte Colombe Blanchet, que Jean Paulhan contribua à mettre en forme en 1920, prouve que l'oeuvre d'Alain-Fournier ne peut être restreinte au Grand Meaulnes.
[modifier] Œuvres
- 1913 : le Grand Meaulnes (publié de juillet à novembre dans La Nouvelle Revue française et chez Émile-Paul la même année)
- La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière
- 1925 : Correspondance avec Jacques Rivière
- Lettres au petit B... (Le petit B est René Bichet, poète, ancien camarade du lycée Lakanal, ami d'Alain-Fournier et de Jacques Rivière)
- Lettres à sa famille (1905-1914)
- Miracles (poèmes)
- 1992 : Alain-Fournier, Madame Simone, Correspondance 1912-1914, Fayard, 04/11/1992, (ISBN 2-213029989)
- 1990 : Colombe Blanchet - Esquisses d'un second roman inédit. Transcription d'un manuscrit de 133 pages éparses (esquisses et brouillons, notes préparatoires), Le Cherche Midi, 1990.
[modifier] Liens externes
- Site consacré à Alain-Fournier et au Grand Meaulnes
- Le cimetière où repose Alain Fournier
- « Henri Alban Fournier » dans le fichier des morts pour la France du ministère de la défense
- Localisation de la tombe d'Alain Fournier sur WikiMapia
(fr) Livre audio mp3 gratuit 'le grand Meaulnes' d'Alain-Fournier.- Le grand Meaulnes en pdf
[modifier] Bibliographie
- Alain Buisine, Les Mauvaises Pensées du Grand Meaulnes, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Le texte rêve », 1992, 126 p. (ISBN 2-13-044698-1).
- Violaine Massenet, Alain-Fournier : biographie, Paris, Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2005, 295 p. (ISBN 2-08-068173-7).
- Michel Forrier, Madame Simone, des théâtres parisiens à l'Académie d'Angoumois, Paris, le croît vif, 2008, 237 p., (ISBN 978-2-916104-39-3)
[modifier] Notes
- ↑ François Dufay, « Alain-Fournier sans légende », le point 05/10/06 — N°1777 — Page 110
- ↑ Le cimetière où repose Alain Fournier
