Alain-Fournier

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Alain-Fournier

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Alain-Fournier en 1913 (Photo Henri Manuel).

Nom de naissance Henri-Alban Fournier
Autres noms Alain-Fournier
Activités Romancier
Naissance 3 octobre 1886
La Chapelle-d'Angillon (France)
Décès 22 septembre 1914 (27 ans et 11 mois)
Bois de Saint-Remy, commune de Saint-Remy-la-Calonne (Meuse)
Langue d'écriture Français
Genres Roman

Œuvres principales

  • Le Grand Meaulnes (Roman 1913)
  • Miracles (recueil de poèmes et de nouvelles rassemblés et présentés en 1924 par Jacques Rivière)
  • Correspondances (avec Jacques Rivière, sa famille, René Bichet, André Lhote, Charles Péguy, Madame Simone)
  • Chroniques et critiques (articles de journaux et revues)

Compléments

Alain-Fournier, demi-pseudonyme d'Henri-Alban Fournier, né le 3 octobre 1886 à La Chapelle-d'Angillon dans le Cher et mort au combat le 22 septembre 1914 (à 27 ans) à Saint-Remy-la-Calonne, est un écrivain français, dont l’œuvre la plus célèbre est Le Grand Meaulnes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance berrichonne[modifier | modifier le code]

maison natale à La Chapelle-d'Angillon.

Henri-Alban Fournier est né à La Chapelle-d'Angillon, chef-lieu de canton du département du Cher, à 32 km au nord de Bourges. Son père, Augustin Fournier (1861-1933), habituellement appelé Auguste, jeune instituteur, vient d'être nommé à Marçais, où le petit Henri vit ses cinq premières années. Sa mère, Marie-Albanie Barthe (1864-1928) est également institutrice. L'essentiel de son enfance se passe à Épineuil-le-Fleuriel, tout au sud du département. Il y sera, sept ans durant, l'élève de son père et aura pour compagne de jeux et de lectures sa sœur Isabelle (1889-1971). Dans une lettre à ses parents du 20 mars 1905, évoquant « la classe où entraient […] tout le soleil doux et tiède de cinq heures, toute la bonne odeur de la terre bêchée », il ajoute : « Tout cela, voyez-vous, pour moi c’est le monde entier ». Les trois quarts des chapitres de son futur roman auront pour cadre « Sainte-Agathe » et ses environs qui ressemblent à s’y méprendre au petit village de son enfance heureuse.

Années de lycée[modifier | modifier le code]

À douze ans, Henri part pour Paris, où il commence ses études secondaires au lycée Voltaire, récoltant presque tous les prix. Rêvant d’« être marin pour faire des voyages », il convainc ses parents, en septembre 1901, d’aller à Brest préparer le concours d’entrée à l’École navale : l’expérience sera trop rude et il y renonce quinze mois plus tard. C’est au lycée de Bourges qu’il prépare le baccalauréat ; il l’obtient, sans mention, en juillet 1903. Comme beaucoup de jeunes provinciaux, comme Péguy et Giraudoux avant lui, il va poursuivre des études supérieures de lettres au lycée Lakanal, à Sceaux – « l’internat des champs » –, puis au lycée Louis-le-Grand de Paris, où il prépare le concours d'entrée à l'École normale supérieure. C'est au lycée Lakanal qu'il rencontre Jacques Rivière avec lequel il se lie d'une amitié profonde. Celui-ci étant reparti à Bordeaux en 1905, il entretient avec lui une correspondance presque quotidienne qui sera publiée en 1928. Jacques Rivière épousera sa jeune sœur, Isabelle, en 1909.

Rencontre au Grand Palais[modifier | modifier le code]

Le 1er juin 1905, jour de l'Ascension[1] – il a dix-huit ans –, il croise, à la sortie d'une exposition de peinture au Grand Palais, une grande et belle jeune fille, qui lui dira son nom dix jours plus tard : Yvonne de Quiévrecourt (1885-1964). Mais cet amour est impossible : Yvonne épousera, l'année suivante, un médecin de marine, Amédée Brochet, avec postérité. Bouleversé par cette brève rencontre, Fournier ne cessera, huit années durant, de penser à la jeune femme et de l’évoquer dans sa correspondance. Il s'en inspirera pour le personnage d’Yvonne de Galais dans Le Grand Meaulnes.

Fin de la jeunesse[modifier | modifier le code]

Après son échec à l'oral de Normale en juillet 1907, il effectue son service militaire d'octobre 1907 à septembre 1909, d'abord à Vincennes et dans diverses casernes de Paris, de Vanves et de Laval, puis comme sous-lieutenant de réserve au 88e Régiment d'Infanterie à Mirande (Gers). Libéré à l'automne de 1909, il ne reprend pas ses études, mais est engagé comme chroniqueur littéraire à Paris-Journal en 1910. Il commence à publier quelques poèmes, essais, ou contes, qui connaissent quelque succès. Il rencontre alors plusieurs grands peintres et écrivains de son temps : Maurice Denis, André Gide, Paul Claudel, André Suarès et Jacques Copeau, et se lie d'une grande amitié avec Charles Péguy et Marguerite Audoux. Mais surtout il élabore lentement l'œuvre qui le rendra célèbre : Le Grand Meaulnes, paru en novembre 1913 chez Émile-Paul. Ce roman manquera de peu le prix Goncourt, mais sera salué presque unanimement par la critique de l'époque.

Nouvel amour[modifier | modifier le code]

Le 5 mai 1912, présenté par Charles Péguy, il devient secrétaire de Claude Casimir-Perier, fils de l'ancien président de la République et l'aide à mettre au point un gros ouvrage Brest, port transatlantique qui sera publié en avril 1914 chez Hachette. Il fréquente dès lors l'épouse de celui-ci, Pauline Benda, célèbre au théâtre sous le nom de Madame Simone et lui rend de multiples services. Simone révèlera en 1957 la liaison passionnée, souvent orageuse, qu'elle a eue, à partir de juin 1913, avec le jeune écrivain, de neuf ans son cadet, dans son livre Sous de nouveaux soleils (Gallimard). Alain-Fournier est fréquemment reçu dans leur propriété de Trie-la-Ville, où sont également accueillis Charles Péguy ou Jean Cocteau. C'est sous les arbres du parc du château de Trie que Fournier écrira, en 1914, plusieurs chapitres de son second roman qu’il appelle alors « Colombe Blanchet », mais qu'il ne pourra achever avant la déclaration de guerre. La correspondance des deux amants a été publiée en 1992, présentée et annotée par Claude Sicard.

Retrouvailles[modifier | modifier le code]

Durant cette même année 1913, qui voit, en juin, le début de sa liaison avec Pauline Benda-Perier - Madame Simone -, Fournier rencontre pour la seconde fois Yvonne de Quiévrecourt. Les chastes retrouvailles ont lieu au cours de l’été, sans doute du 1er au 4 août 1913, à Rochefort-sur-Mer, où la jeune femme, mère de deux enfants, est de passage chez ses parents. Le jeune homme est bouleversé — des notes sur un petit carnet noir en témoignent — mais sa vie sentimentale a pris désormais irrévocablement une direction nouvelle. Il échangera encore quelques lettres avec Yvonne de Quiévrecourt, mais ne la reverra pas.

Guerre et mort[modifier | modifier le code]

Lieutenant de réserve, mobilisé le 2 août 1914, Alain-Fournier part de Cambo dans le Pays basque, où il était en vacances avec Simone[2], pour rejoindre son régiment, le 288e régiment d'infanterie à Mirande ; il est affecté à la 23e compagnie. Partis d'Auch en train jusqu'au camp de Suippes, ses hommes et lui rejoignent le front après une semaine de marche jusqu'aux environs d'Étain. Avec sa compagnie, il participe ensuite à plusieurs combats meurtriers autour de Verdun.

Le 22 septembre, un détachement de deux compagnies, la 22e, commandée par le lieutenant Paul Marien et la 23e, commandée par le lieutenant Fournier reçoit l'ordre d'effectuer une reconnaissance offensive sur les Hauts de Meuse, en direction de Dommartin-la-Montagne, à vingt-cinq kilomètres au sud-est de Verdun. Si l'on doit en croire les témoignages postérieurs, assez divergents, du sergent Zacharie Baqué[3] et du soldat Laurent Angla, Fournier et ses hommes parviennent jusqu'à la Tranchée de Calonne où ils sont rejoints par le capitaine de Savinien Boubée de Gramont qui prend la direction des opérations et décide d'attaquer l'ennemi. Entendant des coups de feu, ils veulent rejoindre la 22e compagnie de Marien qui s'est trouvée face à un poste de secours allemand et a ouvert le feu. Après avoir fait quelques prisonniers, ils sont pris à revers par une compagnie prussienne à la lisière du bois de Saint-Remy et décimés par la mitraille. Trois officiers (dont Alain-Fournier) et dix-huit de leurs hommes sont tués ou grièvement blessés, tandis que Marien et le reste du détachement parviennent à se replier. Sur le Journal de marche et d'opérations du 288e R.I., trois officiers, un sergent et dix-huit soldats des 22e et 23e compagnies sont portés « disparus » au « combat de Saint-Remy, du 21 au 30 septembre ».

S'il faut croire certaines sources, la patrouille dont Alain-Fournier faisait partie avait reçu l'ordre de « tirer sur des soldats allemands rencontrés inopinément et qui étaient des brancardiers », et avait obéi, ce que les Allemands auraient considéré comme un crime de guerre[4]. Selon Gerd Krumeich, professeur à l’Université de Düsseldorf, il est exact que la patrouille d'Alain-Fournier attaqua une ambulance allemande, mais il est difficile d'établir les faits précis[5].

Sa fiche militaire de décès publiée sur le site Mémoire des Hommes[6] mentionne qu'il a été tué à l'ennemi le 26 septembre, à Vaux (Meuse), commune proche de la Tranchée de Calonne. Le Bois de Saint Rémy se trouve entre la limite de cette commune et la tranchée de Calonne (qui n'est pas une tranchée mais une route). Un monument dédié à Alain-Fournier s'élève à l'intersection entre cette route et le chemin menant de Vaux à Saint-Rémy-la-Calonne[7].

Gloire et vicissitudes posthumes[modifier | modifier le code]

Tombe d'Henri-Alban Fournier, dit Alain-Fournier, dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne.

La disparition du lieutenant Fournier, rapportée par la presse, impressionna fortement ses contemporains, bien qu'il n'ait été officiellement déclaré « mort pour la France » qu’en juin 1920. Il fut ensuite décoré de la Croix de guerre avec palme et nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume.

Le lieu exact de sa sépulture demeura inconnu pendant plus de trois quarts de siècle. Son corps et ceux de ses vingt compagnons d'arme, originaires, pour la plupart, de la région de Mirande, furent retrouvés par Jean Louis, le 2 mai 1991[8], dans les bois près de Saint-Remy-la-Calonne. Ils avaient été enterrés dans une fosse commune creusée par l'armée allemande, sur le lieu du combat[9]. Après des fouilles archéologiques méthodiques et un examen approfondi des squelettes en laboratoire, ils furent ré-inhumés solennellement dans la nécropole nationale de Saint-Remy-la-Calonne.

La légende d'un écrivain mort pour la France en pleine jeunesse, après avoir écrit un seul roman, a sans doute contribué à assurer la fortune littéraire d'Alain Fournier. Son nom figure sur les murs du Panthéon, à Paris, dans la liste des écrivains morts au champ d'honneur pendant la Première Guerre mondiale.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Alain-Fournier est généralement considéré comme l’auteur d’un seul livre : son roman Le Grand Meaulnes publié en 1913, alors qu’il avait vingt-sept ans, n’est pourtant pas son seul écrit. C’est d’abord par des poèmes en vers libres qu’Henri Fournier manifeste à partir de l’été 1904 – il a dix-sept ans – son désir de devenir écrivain. Quelques-uns de ces premiers poèmes et nouvelles ont été publiés de son vivant dans diverses revues, connaissant un certain succès ; avec la plupart des autres, ils furent rassemblés en 1924, par son beau-frère Jacques Rivière chez Gallimard, sous le titre Miracles. Dès le 13 août 1905, au cours de son séjour à Londres, Henri Fournier déclarait, dans une lettre à son ami Jacques, former un autre projet, celui d’être romancier, à la manière de Dickens. Et sans doute peut-on dater de cette époque les toutes premières ébauches du Grand Meaulnes.

Brouillons et manuscrits[modifier | modifier le code]

Recueillis et classés méthodiquement par sa sœur Isabelle Rivière, les brouillons du roman ont été, avec tous les autres manuscrits de l’auteur, donnés en 2000 par Alain Rivière à la Ville de Bourges et ils sont aujourd’hui conservés à la Bibliothèque municipale de cette ville, qui envisage leur mise en ligne. Ils avaient été publiés intégralement en 1986 dans la collection des « Classiques Garnier », formant la dernière partie du volume, sous le titre « Dossier du Grand Meaulnes ». Cet ouvrage est épuisé depuis plusieurs années, mais les brouillons du roman ont été reproduits en 2010 dans le Bulletin des amis de Jacques Rivière et d’Alain-Fournier. Avant que le roman n’atteigne à la forme définitive au début de 1913, Alain-Fournier est passé par maints tâtonnements au cours des huit années précédentes. Ses manuscrits en témoignent, composés de notes rapides, de plans, de fragments de journal ou de lettres, d’ébauches, de reprises. Ni le manuscrit définitif du roman ni le dactylogramme ne sont parvenus jusqu’à nous ; il parut d’abord dans La Nouvelle Revue Française sur les cinq numéros publiés de juillet à novembre 1913, avant d’être publié par Émile-Paul à la fin d’octobre 1913, quelques jours avant la parution du premier volume de À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust Du côté de chez Swann que Fournier semble ne jamais avoir lu.

Résumé du Grand Meaulnes[modifier | modifier le code]

C’est « l’aventure » d'Augustin Meaulnes, racontée par un narrateur d’abord anonyme, ensuite nommé François Seurel, François et Augustin sont tous deux élèves du Cours supérieur à Sainte-Agathe, un village proche des bords du Cher, de Vierzon et de la Sologne. Lors d'une fugue, Augustin Meaulnes arrive par hasard dans un domaine mystérieux et ruiné où se déroule une « fête étrange », pleine d'enfants qui y font la loi. Le château est bruissant de jeux, de danses et de mascarades. Meaulnes apprend que cette fête est donnée à l'occasion des noces de Frantz de Galais. Au cours d’une promenade en barque sur l’étang, Meaulnes rencontre une jeune fille dont il tombe aussitôt amoureux. Il ne fait cependant que la croiser et apprendre son nom : Yvonne de Galais ; la fiancée attendue s'est enfuie, le mariage n'a pas lieu et la fête prend tristement fin. Revenu à sa vie d'écolier, Meaulnes n'a plus qu'une idée en tête : retrouver « le domaine mystérieux » et la jeune fille qu'il aime. Ses recherches restent infructueuses, malgré l’aide d’un jeune bohémien qui s’avère être Frantz. Il s'en va étudier à Paris où il se lie à Valentine, qui n’est autre – il le découvrira trop tard – que l’ancienne fiancée de Frantz. De son côté, François Seurel, devenu instituteur, retrouve la jeune châtelaine et en apporte « la grande nouvelle » à Augustin. Après une « partie de plaisir » et de longues fiançailles, le mariage a lieu, mais le jeune homme s’enfuit dès le lendemain pour accomplir la promesse faite à Frantz et réparer sa faute. Quand il revient au Domaine, sa jeune femme est morte en couches, et le narrateur imagine qu’il va repartir, avec sa petite fille « pour de nouvelles aventures ».

Deux autres projets[modifier | modifier le code]

Avant même l’achèvement du Grand Meaulnes, Fournier avait entrepris l’écriture d’un second roman, qu’il voulait appeler « Colombe Blanchet », inspiré par les compagnonnages et l’atmosphère de sa période de garnison à Mirande : il espérait le terminer à la fin de 1914, mais la guerre l’en empêcha. Il nous en reste aujourd’hui sept chapitres inachevés et quelques esquisses et notes, qui ont été publiés en 1990. Au mois de janvier 1914, Simone l’avait pressé d’écrire une pièce de théâtre, et il avait, en une nuit, jeté sur le papier, une ébauche de scénario en trois actes qu’il avait intitulée « La Maison dans la forêt », où passe le souvenir du conte « Boucle d’or et les trois ours » ; mais il abandonna bientôt ce projet pour reprendre celui de « Colombe Blanchet ».

Correspondances et courrier littéraire[modifier | modifier le code]

Depuis son arrivée à Paris en 1898 jusqu’à sa mort, Alain-Fournier a entretenu une abondante correspondance, d’abord avec ses parents et sa sœur, puis avec ses condisciples du lycée Lakanal, Jacques Rivière surtout, qui deviendra son beau-frère – près de 370 lettres échangées en dix ans – et René Bichet – «  le Petit B » – le peintre André Lhote, Charles Péguy, son aîné de treize ans, et enfin Madame Simone, les trois dernières années. Elles ont été presque entièrement publiées par sa sœur et son neveu et couvrent huit volumes. La correspondance avec Jacques Rivière, en particulier, a nourri des générations de lecteurs et d’écrivains, de Simone de Beauvoir à Guy Debord, car elle donne un aperçu saisissant de la vie littéraire de la Belle Époque. Alain-Fournier fut également, trois ans durant, un chroniqueur littéraire très apprécié, dans Paris-Journal et dans d’autres revues de l’époque. Un choix de ses plus intéressants articles a été publié en 1990 par André Guyon sous le titre Chroniques et critiques.

Chronologie des publications[modifier | modifier le code]

  • 1913 : le Grand Meaulnes (publié de juillet à novembre dans La Nouvelle Revue Française, puis chez Émile-Paul frères la même année) ; très nombreuses rééditions, dont sept éditions de poche parues à partir de 1971, puis en 2008, 2009 et 2010, ainsi qu'une édition savante de Marie-Hélène Boblet, chez Honoré Champion en 2009.
  • 1924 : Miracles (poèmes et nouvelles, rassemblés par Jacques Rivière), Gallimard ; réédités et complétés en 1986 chez Fayard par Alain Rivière.
  • 1926 : Correspondance avec Jacques Rivière, publiée par Isabelle Rivière chez Gallimard en 4 volumes de 1926 à 1928 (deux rééditions d'abord en 2 volumes en 1947, puis complétée et entièrement refondue en 2 volumes par Alain Rivière et Pierre de Gaulmyn en 1991).
  • 1929 : Lettres à sa famille (1905-1914); réédition complétée sous le titre Lettres à sa famille et à quelques autres' par Alain Rivière en 1991 chez Fayard.
  • 1930 : Lettres au petit B. (Le « petit B. » est René Bichet, poète, ancien camarade du lycée Lakanal, ami d'Alain-Fournier et de Jacques Rivière) ; réédition complétée par Alain Rivière en 1986 chez Fayard.
  • 1973 : Charles Péguy - Alain-Fournier, Correspondance, Paysages d'une amitié, présentée par Yves Rey-Herme, rééditée et complétée en 1990 chez Fayard.
  • 1986 : La peinture, le cœur et l'esprit. Correspondance inédite (1907-1924). André Lhote, Alain-Fournier, Jacques Rivière (William Blake & Co).
  • 1990 : Colombe Blanchet - Esquisses d'un second roman inédit. Transcription d'un manuscrit de 133 pages éparses (esquisses et brouillons, notes préparatoires), Le Cherche Midi, 1990.
  • 1992 : Alain-Fournier, Madame Simone, Correspondance 1912-1914, présentée et annotée par Claude Sicard, Fayard, 04/11/1992, (ISBN 978-2-213-02998-6)
  • 2014 : Lettres à Jeanne, édition établie, préfacée et annotée par Ariane Charton, Paris, Mercure de France, 2014, 112 p. (ISBN 978-2-7152-3523-6)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

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Principaux ouvrages sur Alain-Fournier[modifier | modifier le code]

  • Jacques Rivière, « Alain-Fournier », article paru en 1922-1923 dans La Nouvelle Revue Française et repris en introduction à Miracles, Gallimard, 1924.
  • Le Mail, Cahier XIV, numéro consacré à Alain-Fournier et au Grand Meaulnes, Orléans, 1929.
  • Isabelle Rivière, Images d'Alain-Fournier, Émile-Paul, 1938 ; réédition chez Fayard en 1989.
  • Isabelle Rivière, Alain-Fournier (rééd. de Vie et Passion d'Alain-Fournier, paru en 1963), Paris, Fayard, 1989.
  • Pierre Suire, Alain-Fournier au miroir du Grand Meaulnes, Seghers, 1988.
  • Claudie Husson, Alain-Fournier et la naissance du récit, Paris, PUF (Écrivains), 1990.
  • Jacques Lacarrière, Alain-Fournier : ses demeures, Coll Maison d'écrivain, Saint-Cyr sur Loire, Christian Pirot, 1991, rééd. 2003, sous le titre Alain-Fournier : les demeures du rêve.
  • André Guyon Alain-Fournier Chroniques et critiques, Paris Le cherche midi, 1991
  • Alain Buisine, Les Mauvaises pensées du Grand Meaulnes, Presses Universitaires de France, 1992.
  • Patrick Martinat, Alain-Fournier : destins inachevés, Royer, 1994.
  • Alain Rivière, Alain-Fournier : les chemins d'une vie. Guide biographique illustré, Paris, Le Cherche Midi Éditeur (Coll. Amor Fati), 1994.
  • Jean-Pierre Guéno et Alain Rivière, La mémoire du Grand Meaulnes, Paris, Robert Laffont, 1995.
  • Zbigniew Naliwejek, Alain-Fournier romancier : Le Grand Meaulnes, Orléans, Éditions Paradigme, (Coll Références), 1997.
  • Gerd Krumeich, « 1914 Alain Fournier Disparaît. L´Archéologie des sources allemandes », in : 14/18 Aujourd’hui 2 (1999), p. 85-93. (Cette étude, d'après une note figurant dans une publication codirigée par G. Krumeich lui-même, étudie la façon dont la propagande exploita le fait que la patrouille de Fournier avait attaqué une ambulance allemande. Elle montre aussi qu'en raison de ce rôle de la propagande, il est difficile d'établir les faits exacts. (« Frankreich und Deutschland im Krieg (18.-20. Jahrhundert) : Zur Kulturgeschichte der europäischen ‚Erbfeindschaft » (Darstellung nach Kommunikatorengruppen) Ein gemeinsames Forschungsprojekt der Historischen Seminare der TU Braunschweig und der HHU Düsseldorf, gefördert von der Deutschen Forschungsgemeinschaft (2001-2004); Projektleitung: Ute Daniel, Gerd Krumeich, p. 44, note 126, en ligne.)
  • Michèle Maitron-Jodogne, Alain-Fournier et Yvonne de Quiévrecourt. Fécondité d'une renoncement, PIE-Peter Lang, Bruxelles, 2000.
  • Denis Langlois, La mort du Grand Meaulnes, Le Miroir, 2001.
  • Denis Langlois, Un amour de Meaulnes, Cairn, 2002.
  • Patrick Antoniol, Le sacré et le laïc chez Alain-Fournier, Lille ANRT, 2003
  • Sylvie Sauvage, Imaginaire et lecture chez Alain-Fournier, PIE-Peter Lang, Bruxelles, 2003.
  • Michel Baranger, Sur les chemins du Grand Meaulnes avec Alain-Fournier. Guide de voyage littéraire dans le département du Cher, Saint-Cyr-sur-Loire, Christian Pirot, 2004.
  • Violaine Massenet, Alain-Fournier : biographie, Paris, Flammarion, coll. « Grandes biographies », 2005 (ISBN 978-2-08-068173-7).
  • Frédéric Adam, Alain-Fournier et ses compagnons d'arme, Serpenoise, Metz, 2006.
  • André Agard, La nécessité du chagrin d'amour : Alain-Fournier ou l'invention de l'adolescence, (étude psychanalytique) Epel, 2008.
  • Michel Baranger, Alain-Fournier et le Paris du Grand Meaulnes. Guide de promenade littéraire, avec quarante photos d'Alain Guillon, Artena, 2011.
  • Michel Baranger, Au bois de Saint-Remy. Le dernier combat et la mort d'Alain-Fournier et de ses vingt compagnons d'armes, Chemins du Grand Meaulnes (chez l'auteur : 21, allée Père Julien Dhuit 75020 PARIS), 2011.
  • Jean-Christian Petitfils, Le frémissement de la grâce. Le roman du Grand Meaulnes, Fayard, 2012
  • Michel Baranger, Le dernier été d'Alain Fournier; éd. Bernard Giovanangeli, 2013, (ISBN 978-2-7587-0109-5)
  • Emmanuel Le Bret, Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes ou l'impossible amour. Éditions du Moment. 2013
  • Ariane Charton, Alain-Fournier, Folio Biographies, Gallimard, 2014
  • Alain Denizot et Jean LOUIS < l'énigme Alain-Fournier éditeur Nouvelles Editions Latines février 2000 ISBN 2-7233-2018-9

Articles[modifier | modifier le code]

  • Bulletin des amis de Jacques Rivière et d'Alain-Fournier : articles consacrés au Grand Meaulnes depuis 1975.
  • Bibliographie dans Miracles et autres textes, établie par Jacques Dupont pour Les Classiques de Poche en 2011.
  • Elisabeth Dousset, « Le patrimoine Alain-Fournier/Jacques Rivière dans le département du Cher », Revue Jules Verne, no 12, 2001, p. 90-94.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « C'est à cette heure qu'il y a quatre ans, ce même jour de l'Ascension, descendant lentement le grand escalier de pierre, elle a fixé sur moi ce regard si pur que je me suis retourné », Lettre d'Henri Fournier à Jacques Rivière, 20 mai 1909, in Correspondance : 1904-1914 ; Vol. 2, juin 1907-juillet 1914, Gallimard, 1991, p. 298.
  2. Lettre no 152 des Lettres à sa famille, Fayard, 1986, p. 532 ; Correspondance Simone Alain-Fournier, Fayard, 1992, p. 257-260, Simone, Sous de nouveaux soleils, p. 275. Voir la photo d'Alain-Fournier prise en avril 1913 sur le quai de la gare de Saint-Antonin avec son paquetage, tel qu'il est parti en août 1914 pour le front sur le site de l'Association des Amis de Jacques Rivière et Alain-Fournier à la rubrique Biographie
  3. Cités par Jean Loize Alain-Fournier sa vie et Le Grand Meaulnes, Hachette, 1968, p. 438-439.
  4. On lit dans la préface de Jean-Jacques Becker à la rééd. de la tétralogie Ceux de 14 de Maurice Genevoix (Le grand livre du mois, 2000, p. XI) qu'« on sait maintenant » que l'officier qui commandait la patrouille dont faisait partie Alain-Fournier donna l'ordre de « tirer sur des soldats allemands rencontrés inopinément et qui étaient des brancardiers », d'où la sévérité de la réaction allemande. Ludwig Harig a trouvé dans les archives militaires des documents contenant des détails sur les évènements du 22 septembre 1914. Les soldats français avaient attaqué une voiture allemande et tué deux soldats grièvement blessés par des coups dans la tête. Ensuite, on a exécuté les soldats français, parmi eux l'écrivain. (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 12 mai 2001 : « Spuren einer Schlacht »).
  5. Gerd Krumeich, « 1914 Alain Fournier Disparaît. L´Archéologie des sources allemandes », in : 14/18 Aujourd’hui 2 (1999), p. 85-93. (Cette étude, d'après une note figurant dans une publication codirigée par G. Krumeich lui-même, examine la façon dont la propagande exploita le fait que la patrouille de Fournier avait attaqué une ambulance allemande. Elle montre aussi qu'en raison de ce rôle de la propagande, il est difficile d'établir les faits exacts. (« Frankreich und Deutschland im Krieg (18.-20. Jahrhundert) : Zur Kulturgeschichte der europäischen ‚Erbfeindschaft » (Darstellung nach Kommunikatorengruppen) Ein gemeinsames Forschungsprojekt der Historischen Seminare der TU Braunschweig und der HHU Düsseldorf, gefördert von der Deutschen Forschungsgemeinschaft (2001-2004); Projektleitung : Ute Daniel, Gerd Krumeich, p. 44, note 126, en ligne.)
  6. Fiche militaire de décès d'Henri-Alban Fournier[1]
  7. Voir carte IGN au 1/25000ème.
  8. Michel Baranger, Le Dernier Été d'Alain-Fournier, Bernard Giovanangeli éditeur, (ISBN 978-2-7587-0109-5), p. 98-99
  9. « Alain Fournier, tombé en 14 et retrouvé 77 ans plus tard », sur centre-presse.fr,‎ 22 septembre 2014 (consulté le 22 septembre 2014).

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