Christophe de Margerie

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Christophe de Margerie

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Christophe Jacquin de Margerie, en 2009.

Naissance 6 août 1951 (63 ans)
Mareuil-sur-Lay-Dissais (Vendée)
Profession
Président-directeur général de Total
Famille

Christophe-Gabriel-Jean-Marie Jacquin de Margerie dit Christophe de Margerie (né le 6 août 1951 à Mareuil-sur-Lay-Dissais, Vendée, France) est un cadre français. Depuis le 13 février 2007, il est directeur général de Total, et président directeur général depuis le 21 mai 2010[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Christophe de Margerie est le fils du capitaine Pierre Rodocanachi et de Colette Taittinger, qui se remarie avec Pierre-Alain Jacquin de Margerie, qui l'adopta[2]. Il est donc, par sa mère, le petit-fils de Pierre Taittinger et le demi-frère de Victoire de Margerie.

Il est diplômé de l´ESCP Europe (promotion 1974).

Carrière[modifier | modifier le code]

Il entre chez Total en 1974, à la direction financière. Il aime raconter qu'il a choisi Total « uniquement parce que c'était l'entreprise la plus proche de chez lui[3] ». En 1995, il est nommé au poste de directeur général de Total Moyen-Orient. Il entre ensuite au comité exécutif. Il est nommé en 1999 directeur général pour l'exploration et la production, et apparaît alors progressivement comme le dauphin naturel de Thierry Desmarest[4]. Le 13 février 2007, il est nommé directeur général de Total par le Conseil d'administration du Groupe, Thierry Desmarest restant président de ce conseil sans mandat exécutif jusqu'au 21 mai 2010, date à laquelle Christophe de Margerie le remplace à cette fonction et devient PDG[5].

Dans le volet français de l'affaire Pétrole contre nourriture, Margerie a été mis en examen le 19 octobre 2006 par le juge Philippe Courroye, pour complicité d'abus de biens sociaux et complicité de corruption d'agents publics étrangers[6],[7].

Il figurait parmi la dizaine de Français invités à la 56e édition de la conférence Bilderberg (du nom de l'hôtel où elle s'est tenue la première fois), qui s'est déroulée du 5 au 8 juin 2008 au Westfields Marriott à Chantilly, Virginie, États-Unis[8].

Le 23 juillet 2011, Christophe de Margerie s'est joint à 15 autres patrons français (Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal ; Liliane Bettencourt, actionnaire de L’Oréal ; Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement ; Denis Hennequin, PDG d’Accor ; Marc Ladreit de Lacharrière, président de Fimalac ; Maurice Lévy, PDG de Publicis ; Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale ; Claude Perdriel, président du conseil de surveillance du Nouvel Observateur ; Jean Peyrelevade, président de Leonardo & Co France ; Franck Riboud, PDG de Danone ; Stéphane Richard, PDG d’Orange ; Louis Schweitzer, président de Volvo et d’AstraZeneca ; Marc Simoncini, président de Meetic, fondateur de Jaïna Capital ; Jean-Cyril Spinetta, président d’Air France-KLM, président du conseil de surveillance d’Areva ; Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën) pour demander une augmentation de leurs impôts[9].

Il défend l'utilisation de la fracturation hydraulique pour l’exploration des gaz de schiste dans le sud de la France[10].

Le 18 décembre 2013 Christophe de Margerie a été classé 12e patron du CAC 40, en termes de performances, par Challenges[11].

Mandats sociaux[modifier | modifier le code]

  • Membre du conseil de surveillance de Vivendi
  • Membre du conseil d'administration de Total SA

Réseaux[modifier | modifier le code]

Affaire pétrole contre nourriture[modifier | modifier le code]

Christophe de Margerie a été mis en examen et renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire « Pétrole contre nourriture », pour avoir participé aux paiements de surcharges versés par Total pour acquérir des cargaisons de pétrole irakien[13],[14]. Christophe de Margerie a été relaxé le 8 juillet 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Il a perçu à ce titre 3 000 000 € en 2010. Il est le 9e patron le mieux payé de France ; « Les salaires des patrons », Le Journal du Net.
  2. Jean-Marc Sylvestre, « Ceux qui dirigent le CAC 40 : Total – Christophe de Margerie », 4 août 2011, sur le site jeanmarc-sylvestre.com, consulté le 9 juin 2012.
  3. Challenges, no 218, 24 juin 2010, p. 48.
  4. Les Échos, 13 février 2007.
  5. Communiqué Total, 21 mai 2010
  6. « Le futur numéro un de Total mis en examen », Le Monde, 20 octobre 2006.
  7. « Christophe de Margerie, une carrière chez Total », Le Monde, 20 octobre 2006
  8. Éric Chol,« Secrets bien gardés à Bilderberg », L'Express, 19 juin 2008.
  9. « L'appel de très riches Français : "Taxez-nous !" », Le Nouvel Observateur, 23 juillet 2011.
  10. « Total se rapproche de ses records avec 12 milliards d'euros de bénéfices », Le Nouvel Observateur , 10 février 2012.
  11. Classement : les patrons les plus performants de 2013 (CAC 40), Challenges, 18 décembre 2013
  12. Charles-Emmanuel Haquet, « Les réseaux de Christophe de Margerie », L'Express, 1er avril 2007.
  13. « Pétrole contre nourriture » : non-lieu requis pour Pasqua », Le Journal du dimanche, 25 octobre 2010.
  14. « Pétrole contre nourriture » : Pasqua et Total seront jugés », Le Figaro, 8 aout 2011.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]