Jean-François Carteaux

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Jean-François Carteaux
Image illustrative de l'article Jean-François Carteaux

Naissance
Gouhenans
Décès (à 62 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Général de division
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes Siège de Toulon
Autres fonctions Artiste peintre
Administrateur de la Loterie Nationale

Jean-François Carteaux, né à Gouhenans en Haute-Saône, le , mort à Paris, le , général des armées françaises

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un dragon au régiment de Thianges, il fut élevé dans les garnisons et suivit son père à l'Hôtel des Invalides où il reçut une éducation en rapport avec sa position. Le peintre Gabriel-François Doyen, ayant remarqué dans le jeune Carteaux des dispositions pour le dessin, le prit sous sa protection et lui fit faire d'assez rapides progrès.

Cependant son goût dominant pour la carrière des armes le fit servir quelques années dans plusieurs régiments. Il revint plus tard reprendre la palette et les pinceaux, fit plusieurs tableaux d'histoire et de batailles qui furent remarqués, et parcourut ensuite plusieurs contrées de l'Europe.

Rentré en France, à l'époque de la Révolution française, il en embrassa les principes avec ardeur, et devint, en juillet 1789, aide de camp du général commandant la place de Paris. Il n'abandonna pas pour autant son activité artistique et réalisa un portrait équestre de Louis XVI en 1791.

Nommé lieutenant dans la garde nationale parisienne, il se distingua dans la journée du 10 août 1792, obtint d'abord le grade d'adjudant-général, et devint ensuite commandant d'une division de l'armée des Alpes.

Général Jean-François Carteaux, vainqueur des fédéralistes et des royalistes en Provence

Envoyé contre les insurgés du Midi, il les battit à Pont-Saint-Esprit le , entra à Avignon le 25, battit à nouveau les royalistes à Cadenet) et les força à se disperser. Le 25 août, Marseille lui ouvrit ses portes[1].

Désigné par la Convention pour diriger l'armée de siège de Toulon en 1793. Il installa son quartier général dans la bastide de Montauban, à Ollioules, dont la vue dominait la rade de Toulon. Son chef de l'artillerie, le lieutenant-colonel Elzéar-Auguste Cousin de Dommartin ayant été blessé en septembre 1793, celui-ci est remplacé par le jeune capitaine Napoléon Bonaparte que Carteaux n'apprécie guère et qui pourtant aura un rôle décisif dans la prise de la ville.

Il quitta ce commandement pour passer successivement à ceux de l'armée d'Italie et de l'armée des Alpes.

Arrêté à Marseille par ordre du comité de salut public, il fut transféré et enfermé à la Conciergerie le .

Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, il se vit confier par le gouvernement le commandement d'un corps d'observation en Normandie, destiné à soutenir l'armée du général Hoche dans l'Ouest. Destitué peu après, il protesta énergiquement contre cet acte, fut réintégré dans son grade, et défendit la Convention au 13 vendémiaire an IV ().

Le Premier Consul le nomma, en 1801, l'un des administrateurs de la Loterie Nationale, et lui confia, en 1804, l'administration provisoire de la principauté de Piombino.

Rentré en France en 1805, il obtint de l'Empereur une pension de retraite, et vécut dès lors entièrement éloigné des affaires.

Il mourut à Paris en 1813.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p 34-35