Jean-François Carteaux
| Jean-François Carteaux | |
| Naissance | 31 janvier 1751 Gouhenans |
|---|---|
| Décès | 12 avril 1813 (à 62 ans) Paris |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Grade | Général de division |
| Conflits | Guerres de la Révolution française |
| Faits d'armes | Siège de Toulon |
| Autres fonctions | Artiste peintre Administrateur de la Loterie Nationale |
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Jean-François Carteaux, né à Gouhenans en Haute-Saône, le 31 janvier 1751, mort à Paris, le 12 avril 1813, général des armées françaises
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Biographie [modifier]
Fils d'un dragon au régiment de Thianges, il fut élevé dans les garnisons et suivit son père à l'Hôtel des Invalides où il reçut une éducation en rapport avec sa position. Le peintre Gabriel-François Doyen, ayant remarqué dans le jeune Carteaux des dispositions pour le dessin, le prit sous sa protection et lui fit faire d'assez rapides progrès.
Cependant son goût dominant pour la carrière des armes le fit servir quelques années dans plusieurs régiments. Il revint plus tard reprendre la palette et les pinceaux, fit plusieurs tableaux d'histoire et de batailles qui furent remarqués, et parcourut ensuite plusieurs contrées de l'Europe.
Rentré en France, à l'époque de la Révolution française, il en embrassa les principes avec ardeur, et devint, en juillet 1789, aide de camp du général commandant la place de Paris. Il n'abandonna pas pour autant son activité artistique et réalisa un portrait équestre de Louis XVI en 1791.
Nommé lieutenant dans la garde nationale parisienne, il se distingua dans la journée du 10 août 1792, obtint d'abord le grade d'adjudant-général, et devint ensuite commandant d'une division de l'armée des Alpes.
Envoyé contre les insurgés du Midi, il les battit à Pont-Saint-Esprit le 13 juillet 1793, entra à Avignon le 25, battit à nouveau les royalistes à Cadenet) et les força à se disperser. Le 25 août, Marseille lui ouvrit ses portes[1].
Désigné par la Convention pour diriger l'armée de siège de Toulon en 1793. Il installa son quartier général dans la bastide de Montauban, à Ollioules, dont la vue dominait la rade de Toulon.
Il quitta ce commandement pour passer successivement à ceux de l'armée d'Italie et de l'armée des Alpes.
Arrêté à Marseille par ordre du comité de salut public, il fut transféré et enfermé à la Conciergerie le 2 janvier 1794.
Rendu à la liberté après la journée du 9 thermidor, il se vit confier par le gouvernement le commandement d'un corps d'observation en Normandie, destiné à soutenir l'armée du général Hoche dans l'Ouest. Destitué peu après, il protesta énergiquement contre cet acte, fut réintégré dans son grade, et défendit la Convention au 13 vendémiaire an IV (octobre 1795).
Le Premier Consul le nomma, en 1801, l'un des administrateurs de la Loterie Nationale, et lui confia, en 1804, l'administration provisoire de la principauté de Piombino.
Rentré en France en 1805, il obtint de l'Empereur une pension de retraite, et vécut dès lors entièrement éloigné des affaires.
Il mourut à Paris en 1813.
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
- « Jean-François Carteaux », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail de l’édition]
Articles connexes [modifier]
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
- Albert Ceccarelli, La Révolution à l’Isle sur la Sorgue et en Vaucluse, Éditions Scriba, 1989, 2-86736-018-8, p 34-35
