Étienne Richaud

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Étienne Richaud

Nom de naissance Étienne Antoine Guillaume Richaud
Naissance 11 janvier 1841
Martigues (Bouches-du-Rhône)
Décès 31 mai 1889 (à 48 ans)
Golfe du Bengale
Nationalité Drapeau : France Française
Diplôme
Activité principale Chef de cabinet
Gouverneur de l'Inde Française
Gouverneur de la Réunion
Gouverneur-général de l'Indochine Française
Formation
Conjoint
Georgina Geringer (1864-1870)
Émilie Marguerite Dol (1870-1889)

Étienne Richaud, né Étienne Antoine Guillaume Richaud le 11 janvier 1841 à Martigues (Bouches-du-Rhône) et mort le 31 mai 1889 dans le golfe du Bengale, est un homme politique français qui exerça notamment comme Chef de cabinet, Gouverneur de l'Inde Française, Gouverneur de la Réunion et Gouverneur-général de l'Indochine Française.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Monument érigé en hommage à Étienne Richaud à Martigues (Bouches-du-Rhône)
Monument érigé en hommage à Étienne Richaud, détail

[2] dans une famille martégale de pêcheurs, Étienne Richaud aurait embrassé cette profession comme son frère cadet si ses parents n'avaient préféré lui faire poursuivre ses études, car, affecté par une forte myopie, ils jugèrent que c'était un handicap pour exercer ce métier. Il fut néanmoins inscrit au registre de l'Inscription maritime[3] au cas où il opterait quand même ultérieurement pour les métiers de la mer.

C'est sa mère qui s'occupe de son éducation et, suivant un engouement pour la prêtrise à cette époque, elle le pousse dans cette voie. En attendant qu'il ait atteint l'âge d'être admis au Petit séminaire, elle juge bon de lui faire suivre des cours de latin.

Le jeune Étienne entre au Petit séminaire d'Aix-en-Provence au milieu des années 1850 où il traduit « avec enthousiasme Virgile, le premier poète latin »[1].

Mais Étienne, d'un caractère bien trempé, doté d'un verbe facile, et guère enclin à s'attendrir (il est surnommé en provençal « cagnóu »[4],[1]), fait craindre au supérieur du Petit séminaire qu'il n'ait les qualités requises pour le sacerdoce et demande à ses parents de le retirer du séminaire. Il est alors admis à la Confrérie des Frères Pénitents Gris[5] d'Aix où il obtient son baccalauréat après une première tentative. Il prépare ensuite sa licence de droit, passe avec succès le concours du Commissariat à la marine, et entre en 1861 dans cette administration alors qu'il a tout juste vingt ans.

C'est à La Réunion qu'il fait la connaissance de Georgina Geringer qu'il épouse à Saint-Denis le 18 juin 1864. Georgina meurt lors d'un voyage en mer le 19 avril 1870 et Étienne se remarie quelques mois après à Martigues avec Émilie Marguerite Dol[6].

Il est affecté comme Secrétaire général à la Direction de l'Intérieur en Cochinchine en 1875 puis, en 1880, réussissant le concours, il est nommé Inspecteur adjoint des services administratifs des Colonies. Après avoir obtenu une dispense, il occupe la fonction de Chef de cabinet du ministre du Commerce et des Colonies Maurice Rouvier dans le Gouvernement Léon Gambetta de novembre 1881 jusqu'à la chute de ce Gouvernement en 1882. Il retrouve alors son affectation précédente. Il est ensuite nommé Gouverneur de l'Inde Française de 1884 à 1885 puis Gouverneur de la Réunion du 11 octobre 1886 jusqu'au 16 décembre 1887.

Il devient Résident général en Annam-Tonkin au début de l'année 1888 avant d'être chargé de l'intérim du Gouvernement général de l'Indochine puis, succédant à Ernest Constans, il est promu Gouverneur-général de l'Indochine Française en avril 1888, mais alors qu'il vogue dans le golfe du Bengale vers la France où il est rappelé en 1889, il est atteint par le choléra et décède le 31 mai 1889 (à 48 ans) à bord du paquebot Calédonien.

À l'initiative du compositeur Ange Flégier[7], résidant à Martigues, un monument[8] est érigé à sa mémoire et inauguré le 2 juillet 1899[9] devant l'ancienne prud'homie de sa ville natale et se trouve, de nos jours, sur une petite place du quartier de l'Île près du pittoresque Miroir aux oiseaux[10].

La Ville a également donné son nom à l'un des boulevards centraux du quartier de Jonquières.

Étienne Richaud a été fait officier de la Légion d'honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Source principale : Lucien Dégut (maire de Martigues de 1892 à 1896) et Octave Vigné (maire de Martigues de 1942 à 1943), préface de Marcel Pagnol, Martigues, pages 272 à 276, Éditions de La Capitelle, 318 pages, Uzès, 1964, fonds Archives municipales de la Ville de Martigues.
  2. Maison natale située au 7, rue Galinière.
  3. D'où une légende racontant qu'il avait été mousse dans sa jeunesse.
  4. « Requin » en français.
  5. Fondée à Aix par le cardinal Jérôme de Grimaldi (Girolamo Grimaldi-Cavalleroni) en 1677. Source : site officiel de la Mairie d'Aix-en-Provence
  6. Source : « Mi-aime-a-ou.com », guide touristique de La Réunion.
  7. Né et mort à Marseille (25 février 18468 octobre 1927).
  8. Bronzes par Félix-Alexandre Desruelles et socle en pierre par l'architecte-sculpteur Arthur Sassua.
  9. Source Les Martégaux illustres
  10. À l'extrémité de la rue de la République où le canal Saint-Sébastien rejoint le canal Galliffet.