Un nommé La Rocca

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un nommé La Rocca

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Tournage extérieur à Marseille

Titre original Un nommé La Rocca
Réalisation Jean Becker
Scénario Jean Becker d'après le roman de José Giovanni L'Excommunié
Acteurs principaux
Sociétés de production Da Ma Produzione
Les Films du Cyclope
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Film policier
Drame
Sortie 1961
Durée 102 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un nommé La Rocca est un film franco-italien réalisé par Jean Becker et sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Roberto La Rocca, au passé trouble, s'est retiré des « affaires » à la campagne. Un jour, un informateur lui apprend que son ami Xavier Adé a été injustement incarcéré pour meurtre. Afin de venir en aide à son ami, La Rocca contacte à Marseille Villanova, l'ex-associé de Xavier qu'il soupçonne de cette machination. Lors de leur affrontement, La Rocca l'abat et, du coup, renoue avec le milieu en accaparant son tripot. Il poursuit néanmoins son objectif en joignant Geneviève, la sœur de Xavier. Lors d'un racket, il est blessé et capturé. Il retrouve Xavier en prison. On leur propose d'anticiper leur libération s'ils acceptent de participer au déminage de garrigues maritimes restées piégées depuis la Seconde Guerre mondiale. Lors de l'une de ces dangereuses opérations, Xavier perd un bras en voulant protéger La Rocca. Cet acte héroïque leur vaut d'être immédiatement libérés. Pour l'avenir, Xavier et Geneviève souhaitent s'associer avec La Rocca en achetant ensemble une grande propriété. Sans en informer La Rocca, Xavier profite de l'infirmité de Nevada, un riche truand, pour lui extorquer l'argent nécessaire. Pendant que Xavier est parti signer l'acte d’achat, les hommes de main de Nevada font irruption à son domicile où ils trouvent La Rocca et Geneviève. Durant la rixe qui s'ensuit, Geneviève est mortellement blessée en s'interposant devant le revolver qui visait La Rocca. Celui-ci rompt définitivement son amitié avec Xavier qu'il rend responsable du décès de Geneviève.

Point de vue de la critique[modifier | modifier le code]

  • Patrick Raynal[1] : « Le passage où l'on voit les condamnés obligés de nettoyer un champ de mines allemand, en échange d'une remise de peine ou d'une grâce plus ou moins illusoire, est un morceau d'anthologie aussi bien dans le livre que dans le film, d'ailleurs, qu'en tira Jean Becker en 1961. Les histoires de Giovanni sont si simples, on pourrait même dire si simplistes, que les rendre avec succès à l'image exige autant de pudeur et de retenue que l'écrivain a mis lui-même à les écrire. Bourrées de valeurs morales un peu désuètes et parfois grandiloquentes, elles ne tiennent souvent que par l'émotion et le véritable sens de la tragédie qu'elles véhiculent. Servi par un Belmondo sobre et élégant, encore transfiguré par son passage chez Jean-Luc Godard et un Pierre Vaneck qui n'a jamais été aussi convaincant, Un nommé La Rocca se tire parfaitement de cette gageure et tient tout à fait son rang dans la longue liste des bons films noirs français des années 60. À noter que José Giovanni ne dut pas être tout à fait convaincu par le film de Becker puisqu'en 72 il en tourna un remake. Est-ce la couleur, le parti-pris plus flamboyant de la mise en scène ou les grimaces plus accentuées de Belmondo, mais La Scoumoune est à mon sens moins convaincant qu'Un nommé La Rocca. »

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Directeur de la collection Série noire (Éditions Gallimard). Extrait de sa présentation du film dans l’édition DVD StudioCanal Vidéo 2001.
  2. Hameau de La Couronne.
  3. Fils de Jacques Becker.
  4. Fils de Max Ophüls.