Giani Esposito

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Giani Esposito

Nom de naissance Gianni Sandro Esposito
Naissance 23 août 1930
Etterbeek (Belgique)
Nationalité Drapeau : France Française
Décès 1er janvier 1974 (à 43 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Films notables French Cancan
Cela s'appelle l'aurore
Les Misérables
Site internet Giani Esposito

Giani Esposito, né Gianni Sandro Esposito, le 23 août 1930 à Etterbeek (Belgique) et mort le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un auteur-compositeur-interprète, acteur et poète français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il naît à Etterbeek, commune de l'agglomération bruxelloise, d'une mère française et d'un père italien.

Acteur de formation, on le voit essentiellement, depuis ses débuts dans les années 1950 et jusque dans les années 1970, dans des seconds rôles, mais il sera sélectif aussi bien au cinéma qu'à la télévision, tournant sous la direction de réalisateurs notables comme Jean Renoir, Luis Buñuel, André Cayatte, Pier Paolo Pasolini ou en jouant dans des films d'auteurs comme Alexandre Astruc, Pierre Kast, Jacques Rivette, René Wheeler, Ivan Govar, Roger Leenhardt.

Il vient à la chanson en 1952 et passe dans des cabarets comme La Rose Rouge et L'Écluse où il interprète des chansons étranges, teintées de mysticisme, comme Souvenirs d'enfance d'un barbare, La Descente en ville[2]. Le succès arrive avec sa chanson Le Clown en 1957.

En 1959, il fait la connaissance de Pascale Petit lors du Festival de Moscou. Ils se marient pendant le tournage de Une fille pour l'été[3].

En 1971, il rencontre Ersie Pittas, la nièce du metteur en scène grec Cacoyannis, qui étudie à Paris l'histoire de l'art et la danse. Il quitte Sèvres, où réside son épouse Pascale Petit et leur fille Doushka Esposito (prénom bulgare « Bojidarka »), pour s'installer avec Ersie dans un studio à Saint-Germain-des-Prés.

Ils montent ensemble un spectacle dans lequel il dit des poèmes et chante tandis qu'Ersie Pittas danse. En janvier 1973, il lance avec Ersie une tournée de représentations à travers toute la France. La tournée avait commencé en septembre 1972, interrompue en décembre pour 15 jours de congé. Il donne cette année-là 70 concerts. Il reçoit des scénarios de projets de téléfilms, ou de séries, de la part de l'ORTF. Il songeait aussi à retrouver les studios de cinéma pour un projet de film avec Raymond Devos, projet jamais réalisé à cause de son décès. Plus tard, Raymond Devos reprendra la chanson "le clown" de son ami dans ses spectacles. Il envisageait de concrétiser son divorce avec Pascale Petit, mais faute de temps, il reportait sans cesse les formalités, ce qui attisait son conflit, apaisé en Mars 1973, date effective du divorce. À la fin de l'année, des signes de fatigue étaient très visibles, mais il refusait de prendre du repos, son public étant plus important.[réf. nécessaire]

Au début de 1974, sa tournée devait passer par les Pays-Bas, ou il était très apprécié en tant que poète, puis passer par la Belgique. Sa mort brutale stoppa ces projets.

On lui doit aussi quelques recueils de poèmes et de textes de chansons ainsi que des illustrations.

Atteint d'une hépatite virale[1], il meurt le 1er janvier 1974 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Marina Vlady[4] : « Giani Esposito, acteur-poète passionné et délicat, me donne la réplique ; il m'enchante par ses mélodies susurrées d'une petite voix bouleversante. »[5]
  • Gilles Schlesser[6],[7] : « Giani Esposito fait partie de ces figures mythiques et confidentielles qui ont traversé les années 50-60 sur la pointe des pieds. Son physique de beau ténébreux, associé à un charme mystérieux, lui vaudra de tourner, entre 1953 et 1955 dans des films de Cayatte, Buñuel ou Astruc. Éclectique, curieux de toute expression créative, Giani Esposito se lance dans la chanson en 1952. « Peut-on, du reste, qualifier de « chansons » les textes étranges, décalés, qu'il psalmodie au hasard de ses auditions, dans les cabarets d'une rive gauche inféodée au dogmatisme des chapelles littéraires ? La chanson, lui répète-t-on, se doit de respecter des codes, des conventions. Il éveille néanmoins la curiosité de Nico Papatakis puis de Léo Noël et peut enfin se faire entendre à La Rose rouge, à L'Écluse, devant un public attentif. […] La voix d'Esposito, lacérée entre aigu et grave, s'imposait à tous dans sa beauté formelle. Une voix à hauteur d'homme qui rendait plus dérisoires encore les toquades de la radio nationale pour les niaiseries franchouillardes de l'époque[8]. » Giani Esposito sera un fidèle de L'Écluse, interprétant parfois Le Clown sans soutien musical. […] Il s'accompagne souvent au tam-tam ou en tapotant simplement au dos d'une chaise. Complaintes méditatives, mélopées lancinantes, tendresse désespérée… Esposito a laissé un souvenir magique par son talent tout en rigueur et dépouillement. Le Clown, À titre posthume ou Un noble rossignol, chantés par une voix incomparable, donnaient le frisson. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Collaborations[modifier | modifier le code]

Compilation[modifier | modifier le code]

Les clowns, Paris le désert, La réponse en mariage, Les ombres sont chinoises, Humilité, Les petits pains secs, Souvenirs d'enfance d'un barbare, à titre posthume, Le corps est Abélard, L'arbre de Santal, Les croisés, Jardiniers qui doutez, Il y a en moi, Quand vous aurez lancé votre première pierre, Parlerai-je, Les quatre éléments, J'espère entendre un jour, Le désert, Amoureux et savants, Un noble rossignol, Au fond du cœur, La valse des geignards, Au jardin de l'oubli, Timidité, Deux écoliers, Aubade, Même à celui qui meurt, Les enfants des pauvres, Victoire, Qui, Où vivent les enfants, Champ de blé à midi, Trois chevaux nains, 22 instants u faces d'une croix, Shantih, Petite marche sur les pieds du voisin, Polka avec ou sans œillère

Anthologie (double CD Rym Music)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteur[modifier | modifier le code]

Illustrateur[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : Les Gens du Cinéma
  2. Source : Pierre Saka et Yann Plougastel, Guide Totem : La Chanson française et francophone, Paris, Éditions Larousse,‎ 1999, 480 p. (ISBN 2035113466), p. 221
  3. La Biographie de Pascale Petit
  4. Sa partenaire dans le film Pardonnez nos offenses de Robert Hossein (1956).
  5. Extrait de ses mémoires : Marina Vlady, 24 images/seconde, Paris, Éditions Fayard,‎ 2005, 374 p. (ISBN 9782213623580, présentation en ligne)
  6. Fils d'André Schlesser, l'un des quatre fondateurs du cabaret L'Écluse.
  7. Extrait de l'anthologie : Gilles Schlesser, Le Cabaret rive gauche (1946-1974) : de La Rose Rouge au Bateau Ivre, Paris, Éditions de l'Archipel,‎ 2006, 682 p. (ISBN 9782841878499, présentation en ligne)
  8. Extrait d'un article paru dans la revue Chorus en 1995.