Ligne de Miramas à l'Estaque

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Ligne
de Miramas à l'Estaque
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Carte de la ligne
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Un TER Marseille > Miramas sur le viaduc de La Vesse le 23/07/2010.
Pays Drapeau de France France
Villes desservies Miramas, Istres, Port-de-Bouc, Martigues, Carry-le-Rouet, L'Estaque
Historique
Mise en service 1879 - 1915
Concessionnaire RFF (depuis 1997)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 935 000
Longueur 61 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

1500 V continu
entre Miramas et Lavalduc

Nombre de voies Double voie
Signalisation BAL de Miramas à Martigues
BAPR à compteur d'essieux au-delà
Trafic
Propriétaire RFF
Exploitant(s) SNCF, Euro Cargo Rail (ECR)
Trafic TER, fret
Schéma de la ligne

La ligne de Miramas à l'Estaque, parfois surnommée ligne de la Côte Bleue[1], est une ligne ferroviaire française du département des Bouches-du-Rhône qui constitue un itinéraire alternatif à la section de Miramas à l'Estaque de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles en passant par Port-de-Bouc et en longeant la Côte Bleue.

Elle constitue la ligne 935 000[2] du réseau ferré national.

Sommaire

Histoire [modifier]

Dès le milieu du XIXe siècle, il existe une ligne principale d'Avignon à Marseille qui traverse le Massif de l'Estaque entre l'Étang de Berre et l'Estaque, au nord de Marseille, par le tunnel de la Nerthe. Achevée le 8 janvier 1848, elle a été construite sur les plans de l'architecte Paulin Talabot.

À la fin de la guerre franco-prussienne de 1870, la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) envisage de doubler partiellement la ligne entre Miramas et Marseille en cas de problème dans le tunnel de la Nerthe. Le tracé retenu, dit « par Port-de-Bouc », contourne l'Étang de Berre par l'ouest, traverse la passe de Caronte près de Martigues, puis longe la Côte Bleue jusqu'à l'Estaque. C'est un des trois trajets qui avaient été antérieurement proposés pour la construction de la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles, malgré la difficulté du tracé.

L'État signe la convention le 25 mai 1883 avec le PLM. Le 29 juin 1904, la loi d'utilité publique pour la construction de cette ligne est votée. L'enquête et les expropriations peuvent commencer. Depuis 1882, la Compagnie des Chemins de Fer Méridionaux exploitait une ligne à voie unique entre Miramas et Port-de-Bouc. En 1907, le PLM rachète cette ligne, et en 1908, double la voie et commence la construction entre Port-de-Bouc et l'Estaque.

Les plans de la ligne furent établis à Lyon par les services techniques du PLM, dirigés par l'ingénieur en chef Canat. Ils furent approuvés par le directeur du PLM, Gustave Noblemaire, en 1904. Paul Séjourné, nouvel ingénieur au PLM, supervisa la construction. La difficulté des travaux consistait au fait qu'il n'y a pas de plaine littorale ; la ligne est donc accrochée au flanc de la chaîne de l'Estaque.

La ligne Miramas à Port-de-Bouc est doublée en totalité le 1er juillet 1913 et la portion Port-de-Bouc - L'Estaque ouverte le 15 octobre 1915.

La ligne a été électrifiée entre Miramas et Lavalduc, au sud d'Istres, où un embranchement a été construit pour donner accès au complexe pétrochimique et au port de Fos-sur-Mer. Le projet d'électrification en 1500 Volts en courant continu prévoyait une électrification totale de cette ligne, cependant, le nombre de tunnels à mettre au gabarit, étant rédhibitoire, l'électrification du tronçon entre Lavalduc et l'Estaque a été abandonnée, aussi pour des raisons de coûts (il fallait impérativement électrifier en 1500 Volts en courant continu, le 25Kv alternatif, moins coûteux, aurait compliqué l'exploitation, contrairement à la Côte d'Azur). Avec la généralisation des BGC 81000, ces véhicules bi-mode pourront, changer de mode en marche, au niveau de la bifurcation de Lavalduc, lorsque cette opération sera autorisée dans tous les dépôts gérant ces AGC, dont Marseille.

Infrastructure [modifier]

Ouvrages d'art [modifier]

La ligne comprend 18 viaducs et 23 tunnels.

Exploitation [modifier]

Desserte [modifier]

Les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur assurent une bonne desserte des gares de la Côte Bleue et de Martigues et Istres : 14 circulations quotidiennes dans chaque sens en semaine, dix les samedis, dimanches et fêtes, selon un horaire cadencé sur base horaire, en correspondance à Miramas avec les TER de ou vers Salon de Provence, Arles, Montpellier, Avignon et Lyon.

L'unique train direct, de nuit, de Paris à Marseille via Port-de-Bouc, surnommé ironiquement « le Fosséen » par analogie au célèbre Phocéen, a été supprimé dans les années 1990.

L'été, un train touristique, mis en place par la Région, fonctionne sur la ligne[3]. La ligne sert occasionnellement pour les détournements de trains en cas d'interruption sur la ligne via Rognac.

Photos de la ligne [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Le train de la Côte bleue, dépliant d'informations de la région PACA
  2. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-44-0, volume 2, page 200.
  3. la SNCF commercialise l'été des forfaits incluant le voyage et une visite à pieds ou en bateau : cf. site internet de la SNCF sur les trains touristiques

Bibliographie [modifier]

Iconographie [modifier]

  • Nouvelle Ligne, Chemin de Fer P.-L.-M. de l'Estaque à Miramas. Le Viaduc de Caronte. 943 M. de long, hauteur 24 m. 50, carte postale n° 41, LL, avant 1917 (1 exemplaire a voyagée en 1917).

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. Le train de la Côte bleue, dépliant d'informations de la région PACA
  2. Livre : Reinhard Douté, Les 400 profils de lignes voyageurs du réseau ferré français, édité par La Vie du Rail en août 2011, ISBN 978-2-918758-44-0, volume 2, page 200.
  3. la SNCF commercialise l'été des forfaits incluant le voyage et une visite à pieds ou en bateau : cf. site internet de la SNCF sur les trains touristiques

Liens externes [modifier]