1851 en France

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Chronologie de la France


Cette page concerne l'année 1851 du calendrier grégorien.

Événements[modifier | modifier le code]

  • 1er juillet : un « traité d'amitié et de commerce » est signé entre la France (Auguste Bouët) et Ghézo, le roi du Dan-Homé (Dahomey), qui veut écouler sa production agricole.
  • 18 juillet : la Chambre refuse d’entamer une procédure de révision de la Constitution.
  • 19 juillet : la réélection du président est repoussée par l’Assemblée.
  • 13 novembre : pour se réconcilier avec la gauche, Louis Napoléon annonce officiellement qu’il est en faveur de la révision et pour l’abrogation de la loi du 31 mai 1850. Cette annonce provoque un nouveau remaniement ministériel. L’Assemblée, qui rejette la proposition du président, est coupée du corps électoral.
  • 26 novembre : Bombardement de Salé.
    • Un navire français, échoué près de Salé, au Maroc, est pillé par la population. Le gouvernement français n’obtenant pas réparation fait bombarder Salé.
Pierre-Antoine Berryer harangue la foule à la fenêtre de la mairie du Xe arrondissement de Paris le 2 décembre 1851. Gravure tirée de l’Histoire populaire contemporaine, Paris, Ch. Lahure, 1864.
  • 2 décembre : coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Le président fait composer dans la nuit du 1er au 2 des affiches annonçant la dissolution de l’Assemblée législative (jugée trop lente) et le rétablissement du suffrage universel par abrogation de la loi du 31 mai. Une vague d’arrestations touche tous les meneurs présumés d’une résistance : des militaires légitimistes comme Changarnier aux 80 chefs présumés des sociétés ouvrières, des orléanistes comme Adolphe Thiers aux républicains comme Nadaud ou Perdiguier.
  • Les 2 et 3 décembre, l’Assemblée vote vainement la déchéance du président par l’unanimité des 200 présents. À Paris, quelques députés (Hugo, Schoelcher, Alphonse Baudin) tentent de soulever le peuple.
  • 4 décembre : Morny, nommé ministre de l'Intérieur, déclenche l’écrasement systématique par l’armée de l’insurrection naissante et fait mitrailler rue Beaubourg les badauds suspects d’être favorables aux insurgés. Les insurrections qui éclatent en province sont réprimées par l’armée. 11 000 insurgés sont condamnés au bagne ou au renvoi en conseil de guerre. Plus de 2000 sont morts. 70 députés républicains sont envoyés en exil dont Hugo et Schoelcher, et 5 orléanistes.
  • Du 4 au 11 décembre, grands mouvements populaires de révolte contre le coup d'État dans certaines régions, notamment en Provence dans le Var, la Drôme, les Basses-Alpes.
  • 11 décembre :
  • Les 20 et 21 décembre : plébiscite confirmant le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte (7,5 millions de oui, 1,5 million d’abstentions, 600 000 non).

Articles connexes[modifier | modifier le code]